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Tournoi international des centres de formation de football: ABI sort grand vainqueur de l’édition 2016

Le tournoi international des centres de formation de football, organisé par Mounirou Daouda a connu son épilogue hier dimanche 24 avril 2016 au stade Mathieu Kérékou à l’issue de la finale remportée par le centre ABI sport du Bénin.

1 but à 0. C’est le score qui a sanctionné la finale de la 6ème édition du tournoi international des centres de formation de football qui a opposé ABI du Bénin aux 36 Lions du Nigeria. En effet, dans un match peu maitrisé par les joueurs des deux formations, l’équipe béninoise, sur un coup de génie de Gédéon Falola, a pris l’avantage.  7ème minute après la reprise, ce dernier a expédié une frappe tendue dans la lucarne gauche pour battre gardien du centre nigérian, 36 Lions. Un but qui a eu le mérite de réveiller les jeunes nigérians qui auront essayé de revenir au score mais en vain. Puisque leurs tentatives ont échoué sur le gardien béninois Issiaka Ogoubiyi, très présent sur sa ligne et qui a permis aux poulains de Médard Gbedessi de conserver leur avantage jusqu’à la fin de la partie. Ainsi, ABI s’impose et remporte son premier trophée à un tournoi international.

ABI, irrésistible face aux favoris
Pour y arriver, la formation béninoise n’a laissé aucune chance à ses adversaires. Même si elle a connu un faux pas (2-0) face à son homologue du centre Bénin foot académie (vainqueur des 1ère et 2ème éditions du tournoi), l’équipe d’ABI a tenu bon en battant d’entrée le tenant du titre Kosaf (1-0), en éliminant le centre Sporting Club d’Accra en demi-finale (0-0, 4-2 après tirs au but) avant de boucler la série par une victoire lors de cette finale. Une performance qui a non seulement valu la première place au classement, mais aussi, la distinction au rang de la meilleure équipe du tournoi. A côté de cela, il faut noter la mainmise des joueurs d’ABI sur les distinctions individuelle. Car, Issiaka Ogoubiyi, Gédéon Falola et Simon Adingra (auteur de 4 buts) sont  respectivement élus meilleur gardien, meilleur joueur et meilleur  buteur du tournoi.

Sporting club d’Accra arrache la 3ème place à Kozaf
Avant la grande finale, le public qui a effectué le déplacement a d’abord eu droit à la petite finale. Celle-ci mettant aux prises Kozaf, éliminée en demi-finale par 36 Lions (1-1, 4-3 après les tirs au but) à Sporting club d’accra, a connu la victoire des Ghanéens. Ceux-ci ont attendu la fin de la partie pour inscrire 2 buts par l’entremise d’Aboul Azit et de Bright Nutornutsi qui n’ont laissé aucune chance à Simon Bigbouré contraignant le tenant du titre à finir la compétition au pied du podium.

Le comité d’organisation satisfait
A l’issue de la compétition, Mounirou Daouda, le promoteur, n’a pas caché ses sentiments de joie. Il s’est dit très satisfait du bon déroulement de la compétition, de la présence effective des experts, des recruteurs et surtout de l’appui reçu pour conduire l’organisation à bon port. Parlant de recruteurs, tous ceux qui ont été annoncés ont tous répondu présents. Il s’agit de  Japhet Ndoram de Nantes, José Anigo de Marseille, Christian Karambeu et bien d’autres. Ce qui réconforte le promoteur qui n’a pas manqué de féliciter les différentes délégations qui ont pris part à cette édition. Il a également salué les recruteurs qui, espère-t-il, ont pu dénicher quelques jeunes. « Parce que c’est notre but. C’est l’objectif global de ce tournoi à qui nous voulons donner une dimension internationale afin d’en faire un rendez-vous inoubliable chaque année pour les joueurs, encadreurs et recruteurs », a-t-il conclu après la cérémonie des remise de lots aux méritants.

Anselme HOUENOUKPO

Edito: Quand la mort célèbre la vie

logo journalIl y a deux semaines, Papa Wemba laissait entendre à ses proches qu’il voudrait mourir sur scène. Alors que le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo bat son plein dans la nuit de samedi à dimanche à Abidjan, le chanteur congolais s’écroule sur scène, victime d’un malaise, et meurt quelques heures plus tard, à l’âge de 66 ans, laissant un peuple et un continent orphelins. Le pape de la Rumba congolaise était l’une des stars de l’événement organisé chaque année par le groupe Magic System.
Vers 5 h 10 du matin, après une longue soirée de concerts, il succède au rappeur Kery James et à la star de la musique camerounaise Charlotte Dipanda, face à plusieurs milliers de personnes. Devant la scène, les filles enchaînent des pas de n’dombolo, célèbre danse congolaise remise au goût du jour en France avec la chanson « Sapés comme jamais » de Maître Gims, fils d’un ex-musicien de Papa Wemba. Le show est diffusé en direct sur la RTI, chaîne de la télévision nationale ivoirienne. Un quart d’heure après le début du concert, alors qu’il entame sa troisième chanson, il s’évanouit derrière ses danseuses. Les musiciens continuent à jouer quelques secondes avant de tenter de lui porter secours. Le public sur place reste interloqué tout comme les téléspectateurs qui peuvent suivre le concert chez eux. La RTI stoppe sa retransmission. Les lumières du festival sont éteintes, plongeant une marée humaine dans l’obscurité. Quelques heures plus tard, le public apprend le décès de la star congolaise. A 66 ans, Papa Wemba, roi de la Sape et de la Rumba, s’en va comme il l’a souhaité, sur scène, devant un monde fou venu l’applaudir.
Tôt ce dimanche matin, Koffi Olomidé, l’autre star de la musique congolaise, laissait éclater sa rage et sa désillusion, face à la vie qui se termine comme un coup de vent, en quelques secondes, sans même que l’on s’aperçoive du drame qui se déroulait. Il disait en substance : « Nous ne sommes rien. Quand nous écrasons les cancrelats, les fourmis, il y a sûrement des êtres qui nous voient comme des cancrelats aussi. Nous ne valons rien. C’est pour ça il faut qu’on s’aime quand on est vivant. Il faut qu’on soit beaucoup plus intelligents dans la vie. Les bijoux, les voitures, les suffisances, les grands airs, c’est rien. Moi aujourd’hui j’ai envie de demander pardon à Dieu d’accueillir Papa Wemba, c’est son fils. » Ces paroles valent quelque chose, lorsqu’elles sortent de la bouche et du cœur d’un symbole du bling-bling comme Koffi Olomidé. Lui qui est habitué à vivre dans le luxe le plus insolent depuis des décennies, en vient à conclure aujourd’hui que la vie ne vaut rien et que l’homme lui-même n’est que vanité.
La finitude humaine éclate sous nos yeux devant les tragédies de l’existence. Mais dans le cas de papa Wemba, pouvons-nous sincèrement parler de tragédie ? Tout comme Molière, autre monstre sacré de la scène, l’artiste voulait mourir devant son public. Il avouait, comme dans une espèce de délire prémonitoire, qu’il se sentait planer lors de ses concerts, un peu comme s’il était entre ciel et terre, un peu comme si, déjà, il sentait venir son heure. Et cette heure arriva si brutalement que tout le monde en fut consterné.
Ce sont des dizaines d’années au sommet du show-biz africain qui se sont écroulées cette nuit-là à Abidjan. L’œuvre d’une vie s’éteint sous les projecteurs de la télé, en quelques secondes, comme si la vie elle-même n’avait pas plus de valeur qu’un souffle dans la nuit.
Nul ne sort indemne de la vie. Et chaque jour, nous mourrons encore un peu plus, jusqu’au souffle final. Et si tout cela n’était qu’une vaste machination de Dieu.
Mais il faut refuser la finitude humaine qui est un appel à la fatalité. Non, la fragilité de notre existence a beau être un déterminant de notre espèce, les vanités de la vie la définissent plus que tout autre. Il n’est pas possible de parler de l’homme sans évoquer sa soif en un lendemain meilleur, en une vie plus belle et plus digne. Est-ce de la vanité ? Je persiste à croire que non. C’est la nécessaire conquête de soi pour ennoblir le souffle divin qui habite en nous.
Contrairement à beaucoup, il me semble que la vie doit célébrer l’homme dans sa grandeur comme dans ses infirmités, en reconnaissant, après tout, que nous ne sommes  que de passage.

Par Olivier ALLOCHEME

Audience à Paris entre les présidents béninois et français: Talon rencontre Hollande à l’Elysée demain

Patrice Talon nouveau netAbsent du territoire national depuis plusieurs jours, le président de la République du Bénin, Patrice Talon, élu démocratiquement au soir du 20 mars 2016 pour un mandat de cinq ans, sera reçu à l’Elysée demain mardi 26 avril 2016 à 17h00 (heure de Paris) par le président de la République française, François Hollande (17H00 : Entretien avec M. Patrice TALON, Président de la République du Bénin). En effet, depuis son investiture le 06 avril 2016, le président Patrice Talon s’est engagé depuis quelques jours dans sa première visite officielle à travers l’Afrique et l’Europe. Abidjan le lundi dernier puis, tel que l’indique l’agenda du président français, François Hollande, un entretien est prévu entre les deux hommes d’Etat à Paris, demain à 17h00. Cela risque de durer plus de deux heures d’horloge, car, selon l’agenda officiel du président français, c’est à 20H que François Hollande a un autre rendez-vous (20h00 : Entretien avec Sir Peter COSGROVE, Gouverneur général du Commonwealth d’Australie).C’est dire que le président Patrice Talon engage officiellement à travers cette rencontre les liens de coopération entre les deux pays qui ont une histoire commune depuis la période coloniale en passant par les indépendances jusqu’ à nos jours. Et comme on peut en douter, cette rencontre, la première entre Hollande et Talon, sera en grande partie consacrée à la prise de contact entre les deux hommes même s’ils se connaissaient sous d’autres cieux. Cette fois ci, c’est une rencontre entre deux hommes d’Etat qui, de façon officielle, ont un serment d’œuvrer chacun pour l’intérêt supérieur de leurs nations respectives. En voyage sur Paris depuis quelques jours, le président Patrice Talon sera reçu à l’Elysée comme tous les chefs d’Etat et sera interrogé à sa sortie par la presse française et internationale. Il est important de souligner que la France est une deuxième patrie pour le président béninois Patrice Talon d’autant plus qu’en 2013 au début de ses dissonances avec l’ancien régime de Boni Yayi, il a élu domicile à Paris et a été protégé en grande partie par le gouvernement français. Le voilà, de retour de Paris, devenu président de la république du Bénin, il y repart en cette qualité avec les honneurs dus à son rang.

Yannick SOMALON

Accostage à Cotonou du navire Nossa Senhora da Graça en provenance du Gabon: La COBENAM gagne le pari d’ouverture d’une ligne d’échanges commerciaux grâce à Oba Dénis

Passagers en provenance du GabonC’est la première fois que le navire Nossa Senhora da Graça revient sur les côtes béninoises après le lancement officiel de la ligne maritime Cotonou-Libreville-Pointe noire, effectué à Cotonou. Fruit du partenariat public/privé noué entre la Compagnie béninoise de navigation maritime (COBENAM) et la Diallo and Macedo Shipping Company, cette ligne maritime vise à faciliter les échanges commerciaux et le déplacement des personnes entre les pays côtiers de l’Afrique occidentale et centrale, à moindre coût. En provenance de la capitale gabonaise, le navire a accosté hier à Cotonou pour décharger plus de 300 passagers. Après avoir accueilli les premiers passagers descendus et les avoir remerciés de choisir le transport maritime et en l’occurrence le navire Nossa Senhora da Graça, Dénis Oba Chabi, le directeur général de la COBENAM, a exprimé sa satisfaction. « Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître », se réjouit-il, tout en reconnaissant que tout n’est pas parfait. Néanmoins, les résultats sont encourageants, soutient-il, pour proclamer que la COBENAM a relevé le défi et pourrait faire mieux si elle avait davantage le soutien de l’Etat. « Si le gouvernement continue de nous accompagner, Cotonou sera, dans les années à venir, la plate-forme tournante dans les opérations de paquetage », promet-il. Dénis Oba Chabi informe ensuite du prochain itinéraire du paquebot. Après l’opération de déchargement du fret qui s’effectuera ce jour, le navire lèvera l’ancre pour Lomé afin de charger des conteneurs, avant de retourner sur les côtes gabonaises. Il rassure aussi que d’ici mai-juin, le transport fluvio-lagunaire Cotonou/Porto-Novo et Cotonou/Calavi annoncé, sera une réalité. Pour sa part, Naomi Azaria, la directrice générale du port autonome de Cotonou se dit émue parce que cela fait près de 20 ans qu’un navire spécialisé dans le transport des personnes a accosté à Cotonou. Ce paquebot, renseigne-t-elle, a quitté Libreville le jeudi dernier et est arrivé à destination hier. Elle invite toute la population béninoise à emprunter ce navire, moyen sûr de transport à moindre coût. Ceci, pour améliorer les prestations de service du port de Cotonou et contribuer au développement du Bénin et de la sous-région. Naomi Azaria rassure, par ailleurs, que toutes les dispositions sécuritaires ont été prises, conformément au code ISPS qui exige par exemple qu’un moyen de transport soit affecté pour le déplacement des passagers de la ville vers le port pour embarquement, et du port vers la ville après accostage. Les passagers, souligne-t-elle, se rendront au bureau portuaire de la COBENAM pour remplir toutes les formalités préalables au débarquement de leurs marchandises.

Wandji A.

Prise de contact avec les partenaires sociaux : Bon départ entre Adidjath Mathys et les centrales syndicales

Mathys Adidjatou et colaboAyant pris fonction à la tête du Ministère du travail, de la fonction publique et des affaires sociales (MTFPAS) le 07 avril 2016, l’actuelle porte-voix des organisations syndicales, Adidjath Mathys était à l’écoute de ses partenaires. C’était le vendredi 22 avril 2016 dans la salle de conférence du Ministère dans une bonne ambiance de travail. L’occasion a été saisie par les deux parties pour signer un nouveau pacte.
« Je vous rassure de ma disponibilité à travailler avec vous…, à vous consulter avant la prise de toute décision liée aux travailleurs. Ceci afin de faire régner la paix sociale… Nous devons viser l’intérêt des travailleurs et du peuple…. », a confié la ministre du travail, de la fonction publique et des affaires sociales (MTFPAS), Mathys Adidjath. C’était au cours d’une séance de travail avec les responsables des organisations syndicales, vendredi dernier.  Un message qui est allé droit dans les oreilles des représentants de toutes les organisations syndicales présentes. Il s’agit de la Csa-Bénin de Dieudonné Lokossou, de la Cosi-Bénin de Noel Chadaré, de la Cstb de Paul Essè Iko, de la Cgtb de Pascal Todjinou, de l’Unstb de Emmanuel Zounon, de la Cspib de Christophe Dovonon, et de la Csub de Christophe Houéssionon. En tenant donc ces propos dans son intervention  liminaire, la ministre Mathys Adidjath entend associer les partenaires sociaux à la réussite de la mission à elle confiée par le chef de l’Etat, Patrice Talon. Pour y arriver, elle a également rassuré les syndicats que la porte de son bureau est grandement ouverte pour les échanges au sujet des différents problèmes non encore résolus pour le bien-être des travailleurs. Très vite, la ministre a rappelé quelques-uns dont l’organisation des élections professionnelles, le règlement de la situation des éducateurs et éducatrices des écoles maternelles, la signature par toutes les organisations de la charte du dialogue social.

Les syndicalistes saluent les bonnes intentions de l’autorité
C’était la grande surprise dans les rangs des syndicalistes qui, dans leurs interventions, ont les uns après les autres, salué l’initiative et la ponctualité dont la ministre Mathys Adidjath a fait montre en invitant quelques jours seulement après sa prise de service les partenaires sociaux. Pour Pascal Todjinou de la Cgtb, la réussite est liée à la mise en place d’un cabinet efficace. «  On n’a pas besoin de voir la ministre tout le temps. On peut travailler avec les directeurs techniques s’ils sont de qualité », a-t-elle souhaité. Il a saisi l’occasion pour réclamer, de la part du chef de l’Etat, l’ajout du portefeuille relatif au « dialogue social »  au département ministériel de Mathys Adidjath. La réussite de la mission de l’autorité passera, selon le secrétaire général de la Cosi-Bénin, Noël Chadaré, par « l’implication de toutes les parties dans l’étude des concours à polémiques et des futurs concours à organiser au nom de l’administration ». Si pour Chadaré, « tous les concours organisés en 2015 ne sont pas à polémique, et que le gouvernement doit valider certains », c’est l’organisation des élections professionnelles qui a  préoccupé son camarade de la Csa-Bénin. Dieudonné Lokossou réclame, avec vigueur et fermeté, leur réorganisation dans les meilleurs délais et avec la plus grande transparence. A la suite de leurs collègues, les secrétaires généraux de la Cspib, de l’Unstb, de la Cstb et de la Csub ont, tour à tour, exigé de la part de la ministre la revue du dialogue social. Tous ont salué la promptitude, la qualité, le courage de l’autorité avec qui ils entendent travailler pour le bien-être des Béninois. Les regards sont tournés vers le  1er mai 2016, fête du travail, pour la présentation des cahiers de doléances.

Emmanuel GBETO

Assemblée nationale: Plusieurs propositions de loi pour soutenir les réformes de Talon

photos assemblée nationale 108Les députés de la 7ème législature se retrouvent demain mardi 26 avril 2016 en séance plénière au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Convoquée par le président de l’institution, cette séance qui suit celle de l’adoption du rapport d’activités de Me Adrien Houngbédji, sera consacrée à l’étude de quelques projets de loi portant autorisation de ratification d’accords de prêts signés entre la République du Bénin et certaines institutions financières (Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (SIFC), la BADEA, Crédit Suisse AG, Succursale de Londres). Ces projets de loi initiés par le gouvernement seront examinés par les élus du peuple pour leur adoption ou rejet. Ceci en vue de mettre à la disposition du gouvernement des ressources pour la mise en œuvre de sa politique de développement. Pour rappel, le gouvernement a été autorisé à ratifier des accords de prêts de plus de 111 milliards de francs Cfa dans la période allant du 1er octobre 2015 au 31 mars 2016, selon le rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale. Et pour la session ordinaire en cours au parlement, six (06) projets de loi relatifs aux  accords de prêts sont à l’ordre du jour.

Les six projets de loi portant autorisation de ratification à l’ordre du jour de la session
Projet de loi portant autorisation de ratification de la Convention de Minamata sur le mercure adoptée et signée à Koumamoto au Japon le 10 octobre 2013 ;

1. Projet de loi portant autorisation de ratification, de l’accord de Mourabaha signé à Maputo le 9 juin 2015 entre la République du Bénin et la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (SIFC) dans le cadre de l’acquisition d’intrants agricoles au titre de la campagne 2015-2016 ;

2. Projet de loi portant autorisation de ratification, de la convention de crédits signée à Cotonou, le 15 décembre 2015 avec Crédit Suisse AG, Succursale de Londres dans le cadre du financement du projet d’électrification de 300 localités rurales au Bénin ;

3. Projet de loi portant autorisation de ratification, de l’accord de prêt relatif  au financement du projet de réduction des pertes d’eau et d’amélioration de la viabilité des Systèmes d’Alimentation en Eau Potable (AEP) de Cotonou, Porto-Novo et leurs agglomérations  ;

4. Projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé à Lima (Pérou), le 09 octobre 2015, entre la République du Bénin et la BADEA, dans le cadre de la mise en place de la dernière ligne de crédit au profit  du Fonds National de la Micro finance ;

5. Projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt additionnel du projet de transport urbain à Parakou ;

Germin DJIMIDO (Coll.)

Mise en œuvre des concepts « Rupture » et « Nouveau départ »: Le FARRE offre les clés du succès à Patrice Talon

FarreLe parti Forum africain pour la restauration, la réconciliation et l’émergence (FARRE) a procédé le dimanche 24 avril 2016 au Codiam de Cotonou, à la restitution des résultats du forum organisé du 15 au 17 avril 2016 à Parakou. C’était à l’occasion d’une conférence publique au cours de laquelle il a enregistré les contributions des participants devant permettre la  participation  du FARRE  à la gestion active du pouvoir à travers des propositions.

La conférence de ce dimanche a été l’occasion pour le secrétaire général du FARRE, le professeur Léon Bani Bio Bigou, de préciser le contexte du forum organisé par son parti. Il s’agit, selon lui, pour le FARRE, de contribuer, en alliance avec d’autres forces politiques, à la gestion active du pouvoir avec le nouveau régime, tout en veillant à l’ancrage du parti sur tout le territoire national et particulièrement dans les milieux d’influence.  A cet effet, sa présentation a porté sur trois (03) grands axes. Il s’agit, en premier, des résultats atteints dans la clarification opérationnelle de 22 concepts tels que « la rupture, le nouveau départ, le citoyen, la recevabilité, la démocratie, l’homme politique, le nationalisme, la République, la patrie, le parti politique…. ». La seconde partie de son intervention a exposé les résultats enregistrés dans les types  de « rupture » et de « nouveau départ ». A ce niveau, le conférencier a relevé 10 sortes de rupture, où il a mis l’accent sur le système du « multipartisme sauvage ». Il pense que le Bénin doit y renoncer pour aller vers le regroupement et la création des partis politiques sur la base de l’idéologie, de la politique et non de la région ou de l’ethnie. « Il faut évoluer vers un « Pluralisme de maturité » au sein duquel les partis politiques pourront véritablement promouvoir la démocratie du développement durable basée sur les réalités internes au pays et au continent », a-t-il proposé. Au regard de l’effectif des partis politiques au Bénin qui est de 235 partis politiques déclarés au Ministère de l’intérieur à la date du 12 avril 2016, le FARRE  appelle donc à une rupture dans la création de partis politiques, ceci par rapport à la compréhension du « multipartisme ».

Lien entre « Rupture » et « Nouveau départ »
Dans la 3ème partie de son développement, le secrétaire général du FARRE, le professeur Léon Bani Bio Bigou a parlé des résultats atteints au niveau de la réflexion sur les rapports entre « Rupture » et « Nouveau départ ». Pour le conférencier, le concept de la « Rupture » laisse supposer l’arrêt d’un processus, d’un phénomène pour les ajustements ou des abandons, selon le cas.  Après cette définition, il a établi son lien indissoluble avec celui du « Nouveau départ ». A l’en croire, la « rupture » telle que définie et comprise dans les faits sociaux, politiques et économiques, aux sens figuré et abstrait, on doit retenir que chaque rupture est suivie des faits concrets de changement, d’orientation ou de correction dans le processus  d’évolution d’un groupe, d’une société, d’un Etat… Ce début de mutation peut être,  selon lui, qualifié de « nouveau départ » par rapport à l’ « ancien » qui court jusque-là. Il conclut que « rupture rime avec nouveau départ » dans une longue et inexorable marche du genre humain qui le porte du néant jusqu’à l’infini. Par ailleurs, en attendant donc la finalisation de la plaquette qui sera présentée au président Patrice Talon, le FARRE  pense que « la renaissance des valeurs politiques au Bénin doit être une réalité qui conditionne le renforcement de la démocratie. Il souhaite et propose au gouvernement de mettre dans chaque bureau de l’administration publique, en gros plan, l’article 37 qui dispose : « Les biens publics sont sacrés et inviolables. Tout citoyen doit les respecter scrupuleusement et les protéger. Tout acte de sabotage, de vandalisme, de corruption, de détournement, de dilapidation ou d’enrichissement illicite est réprimé dans les conditions prévues par la loi ». Précisons que plusieurs personnalités politiques, dignitaires religieux et universitaires ont répondu présentes à cette conférence publique du FARRE. On peut citer, entre autres, les anciens ministres Ali Houdou, Karim Rafiatou, l’honorable Victor Dagon, les professeurs, Bienvenu Antonio, Alphonse Gaglozoun….

Emmanuel GBETO

Décision DCC 15-249 de la Cour constitutionnelle pour cumul de fonctions : Le député Yempabou en passe d’être éjecté de son siège

Jacques Yampabou députéL’Assemblée nationale serait-elle réduite à 82 députés ? C’est la question qui trottine dans les esprits depuis l’installation le 12 avril 2016 des 05 nouveaux députés dont les titulaires ont été appelés à diverses fonctions nominatives et suite au décès de Feu Eric N’Dah. Alors que tous attendaient à voir le député Jacques B. Yempabou ou son suppléant à cette cérémonie solennelle pour savoir ce qu’il en est, nombre de Béninois étaient confus de la situation qui a prévalu à l’hémicycle ce jour-là. En effet, à cette cérémonie d’ouverture solennelle de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale pour le compte de l’année 2016, sur instruction du président de l’institution et conformément aux dispositions du Règlement intérieur, la première secrétaire parlementaire a vérifié le quorum des députés présents par appel de la liste des 83 élus du peuple. Contre toute attente, le député Jacques B. Yempabou n’a pas été appelé dans la liste des 83 députés de la 7ème législature. Son nom n’y figure-t-il plus ? La question mérite d’être posée. Puisque quand vint le moment de l’installation des nouveaux députés, son suppléant Maurice Kototcha n’a pas été  non plus appelé. Pour mémoire, Jacques Yempabou a été évincé par la Cour constitutionnelle suite à une série de plaintes déposée contre lui pour cumul de postes électifs. Pour l’heure, tous les regards sont tournés vers l’Assemblée nationale qui a prévu en sa session ordinaire, l’examen du rapport de la Commission des lois sur la Décision DCC 15-249 de la Cour constitutionnelle relative à la demande de démission d’office du député Jacques B. Yempabou.

Germin DJIMIDO (Coll.)

Deuil dans le monde musical: Le monde entier pleure Papa Wemba

Papa Wemba s'écroule en plein concert à AbidjanPendant quelques instants, la musique ne s’est pas arrêtée. Dimanche 24 avril, au cœur de la nuit abidjanaise, l’artiste congolais Papa Wemba s’est effondré en plein concert. Le chanteur, surnommé le « roi de la rumba congolaise », est mort à la suite de ce malaise, à l’âge de 66 ans. Fondateur du label « Viva la Musica », en 1977, il avait découvert et influencé des générations de musiciens africains.
« J’ai toujours défini ma carrière en disant que je vais là où le métier m’appelle. Mais il faut que ce soit fait dans de très bonnes conditions. Donc, je suis allé très souvent en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Congo-Brazzaville, en Afrique du Sud… Ça fait plus de quarante ans que je suis sur scène, et je dis merci au Bon Dieu de m’avoir donné ce talent avec lequel j’ai traversé presque tous les océans. »
A Abidjan, c’est finalement au bord de l’Océan Atlantique que Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, dit Papa Wemba a poussé dimanche, son dernier souffle dans un micro. Une ville pour laquelle il n’a jamais boudé son plaisir lorsqu’il devait s’y rendre. Et où il avait récemment adopté la jeune rappeuse ivoirienne Nash pour un featuring sur le titre « Sapologie », très apprécié en Côte d’Ivoire.
Invité du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua), fondé par le groupe ivoirien Magic System, l’artiste congolais avait une nouvelle fois effectué le déplacement de la capitale économique ivoirienne pour deux prestations. La première qu’il n’achèvera jamais à Abidjan et la seconde à Korhogo (nord du pays), une étape annulée par les organisateurs.

« Pape » de la Sape
« C’est avec une profonde tristesse que je vous annonce le décès de l’artiste congolais Papa Wemba, survenu à la suite d’un malaise. Au vu des événements, le concert de clôture prévu à Korhogo est annulé », a brièvement annoncé aux journalistes, le Commissaire général du Festival Salif Traoré dit A’salfo, la voie prise par l’émotion. Il avait, à ses côtés, le ministre ivoirien de la culture et de la francophonie, Maurice Bandaman, venu exprimer sa « solidarité à la famille de la musique africaine. »
Né en 1949 en République démocratique du Congo, Papa Wemba a dépoussiéré la rumba congolaise, musique très populaire dans les années 1950, en y ajoutant notamment des instruments électriques. Ses tubes Analengo, Maria Valencia ou encore Yolele ont largement dépassé le continent africain, faisant du musicien l’un des ambassadeurs de la « world music ». Un statut largement renforcé par sa signature, au début des années 1990, sur le label de Peter Gabriel, Realworld.
Le Monde.Fr

Edito: Le défi de l’intégration

logo journalSi vous appelez Lomé, vous dépenserez sûrement plus d’argent que lorsque vous appelez Paris ou Pékin. Voilà l’un des paradoxes qui plombent l’activité économique interafricaine, malgré les discours et les conférences. Les africains échangent très peu entre eux. Ils préfèrent faire commerce avec leurs métropoles, cependant qu’ils sont les premiers à se plaindre du néocolonialisme et de ses avatars.
En Afrique centrale par exemple, le visa est de rigueur, pour passer d’un pays à un autre, en dépit de l’interpénétration des cultures entre les différents Etats. En dépit même des frontières réputées artificielles érigées par le colonisateur, les Africains ont trouvé le moyen de créer d’autres types de barrières qui leur évitent de travailler ensemble pour résoudre ensemble leurs problèmes communs : conflits ethniques sans fin, guerre de leadership entre Chefs d’Etats, problèmes d’infrastructures… Tout cela comporte souvent des résonnances  en barrières tarifaires ou non tarifaires érigées pour contrer les voisins, tandis que les portes sont ouvertes et parfois même défoncées pour faire plaisir aux métropoles.
Cette situation empêche l’Afrique de faire commerce  avec l’Afrique. Elle empêche l’Afrique de tirer profit de l’Afrique. N’allez pas chercher plus loin les raisons pour lesquelles l’Europe et l’Amérique ainsi que l’Asie se sont engouffrés dans la brèche pour en tirer leurs partis. Ce jeudi 14 avril 2016, en marge des activités entrant dans le cadre des assemblées de printemps de la Banque Mondiale et du FMI, Jim Young Kim, Président de la Banque Mondiale, a bien attiré l’attention sur ce phénomène qui plombe les économies africaines.  Au nombre des freins à l’intégration des économies du continent africain, le haut responsable de l’institution financière internationale note «une absence de synergie transfrontalière. Les faibles capacités des administrations douanières, une multiplication injustifiée des taxes et diverses autres formes de tracasseries policières et administratives, qui représentent une véritable source d’étouffement du commerce inter africain, de l’investissement et de la création des richesses». Mais on sait que cette situation provient également d’une faible base de production dans le tissu régional. Pour certains produits manufacturés, tout le monde se tourne vers les mêmes fournisseurs qui sont soit Européens, soit Américains, ou encore plus récemment Chinois ou Turcs
Selon les chiffres les plus récents, les pays les Etats de la CEDEAO sont parvenus à une intégration commerciale de l’ordre de 12% en 2015, tandis que le Maghreb est parvenu à un taux de 3%. C’est dire qu’il y  a une disparité remarquable, lorsqu’on passe d’une zone à une autre.
On remarquera pourtant que de grandes régions telles que l’Union européenne, l’Asie, les pays de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et l’Amérique du Sud commercent davantage en leur propre sein qu’avec le monde extérieur. Les principaux partenaires commerciaux des économies africaines, par contraste, se trouvent en dehors du continent.
Depuis quelques années, les efforts d’intégration s’intensifient, mais avec des résultats limités. Une réalisation majeure au sein de la CEDEAO, a été le lancement, le 11 janvier 2010 à Accra, du document de stratégie pour la réduction de la pauvreté à l’échelon régional, suivi d’un atelier organisé à Abuja pour examiner le plan de mise en œuvre  et les dispositions institutionnelles de mise en œuvre  ainsi que le suivi et l’évaluation. Sur le plan financier, la CEDEAO a créé une banque d’investissement et de développement (émanation du Fonds de la CEDEAO). Cette banque a pour objet de financer et de promouvoir la croissance économique et le développement au sein de la CEDEAO. Elle offre aux entreprises un éventail de produits et de services financiers. En dehors de cette banque, il y a aussi la BOAD pour la zone UEMOA, et  dont le rôle est précisément d’appuyer les initiatives de développement.
L’intégration régionale rencontre de multiples défis : accélérer l’intégration en réexaminant les méthodes actuelles, en éliminant tous les obstacles, notamment les barrières tarifaires ou non.     De ce point de vue, l’élimination des barrières douanières et policières sur les routes inter-Etats est déjà un acquis.
Constituer à terme une zone de libre-échanges devrait être un impératif absolu pour les prochaines années.

Par Olivier ALLOCHEME