Category: Santé & Environnement

Nettoyage et assainissement de l’espace côtier : 434 brigadiers mobilisés sur les plages de Sèmè-Podji

lancement-de-la-campagne-a-la-plage-de-sekandjiLe top de la campagne nationale de salubrité et de sécurisation des plages dans la commune de Sèmè-Podji a été donné le mercredi 14 décembre à Sèkandji. 434 brigadiers et 38 superviseurs sont mobilisés pour exécuter le travail et faire des plages de Sèmè-Podji, les plus propres du littoral béninois.
Faire des neuf plages de la commune de Sèmè-Podji, les plus belles de tout le littoral béninois. C’est le défi qu’entendent relever les 434 brigadiers et 38 superviseurs mobilisés dans le cadre de la campagne nationale de salubrité et de sécurisation des plages du littoral béninois. Officiellement lancées lundi à Cotonou par le ministre du Cadre de vie et du développement durable (Mcvdd), les opérations ont connu leur démarrage à Sèmè-Podji par une cérémonie officielle. Y ont pris part, le préfet du département de l’Ouémé, Joachim Apithy, le maire de Sèmè-Podji, Charlemagne Honfo, et la directrice de cabinet du Mcvdd, Jeanne Josette Acacha. Le préfet, qui est revenu sur le bien-fondé de cette initiative gouvernementale, a annoncé que 434 brigadiers et 38 superviseurs sont mobilisés pour nettoyer de fond en comble, les 9 plages de Sèmè-Podji, à commencer par celle de Sèkandji, qu’il a qualifiée de « trop insalubre». Le maire Charlemagne Honfo a invité ces brigadiers et l’ensemble des citoyens de la commune à faire preuve de rigueur et à adopter les bonnes habitudes visant à maintenir les plages propres et surtout et à faire de celles de Sèmè-Podji, les plus propres du Bénin. Le maire a apprécié le lancement de cette opération à un moment où sa commune s’apprête à accueillir le pèlerinage annuel des chrétiens célestes. Il a d’ailleurs profité de l’occasion pour lancer un appel afin que les plages soient propres aussi bien avant, pendant qu’après le pèlerinage. La Directrice de cabinet du Mcvdd a, pour ce qui la concerne, invité les agents nettoyeurs à se conformer aux prescriptions qui leur ont été données à savoir, balayer tout ce qui est étranger sur les plages et laisser les plantes du littoral qui, elles font partie de l’écosystème, de même que les coquillages.

Flore S. NOBIME

Lutte contre la criminalité faunique au Bénin: Trois trafiquants emprisonnés à la prison civile de Lokossa

trois-trafiquants-arretesLa justice décide du sort d’un nouveau lot de spécialistes trafiquants d’ivoires. Il  s’agit de Gérard Gbénonchi, Mongbégnon Kpétodé et Jean-Luc Eki.  Interpelé pour trafic d’ivoire à Aplahoué, ils écopent tous de quatre mois de prison ferme. La sentence est tombée le jeudi 8 Décembre 2016 au tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué. En dehors de l’emprisonnement, ils doivent chacun, une amende de100.000F Cfa. Le juge qualifiant les faits, a parlé de détention de défense d’éléphant, espèce intégralement protégée. Et l’article 153 de la loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, « punit d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans,  quiconque  détient des animaux sauvages sans le permis requis ; fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine ; commercialise la viande de chasse en dehors des cas permis … ». Et ces trafiquants ont été pris en fragrant délit, les éléments des commissariats d’Aplahoué et d’Azovè avec le soutien technique du programme: ‘’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN). Ils ont voulu commercialiser un morceau d’ivoire pesant 2 kilogrammes. Cette condamnation de ces trafiquants à quatre mois de prison plus amende, vient après les décisions des tribunaux de Cotonou et de Natitingou qui ont condamné respectivement les trafiquants à 2 mois et 3 mois d’emprisonnement ferme. Certes, la justice prononce des sentences suivant les articles de la loi citée supra. Mais il est vivement souhaité que les décisions soient plus dissuasives pour décourager les braconniers et trafiquants afin de protéger les ressources naturelles. Prononcer la peine maximale à l’encontre des trafiquants serait un exploit que la justice béninoise ferait dans le sens de la lutte contre la criminalité faunique. C’est vrai qu’il n’est jamais tard pour mieux faire. Mais au regard des massacres que subissent les éléphants, les espèces intégralement protégées en général, la justice jouerait vraiment sa partition à travers des décisions plus corsées, pour accompagner le gouvernement dans la lutte contre la criminalité faunique au Bénin.

Emmanuel GBETO

Lauréate du Prix du leadership de l’économie verte: Dr Juliette Biao Koudénoukpo honore le Bénin et l’Afrique

dr-juliette-biao-koudenoukpo-prixL’ancienne ministre de l’Environnement, Dr Juliette Biao Koudénoukpo , a décroché le mardi 6 décembre 2016, le prestigieux Prix du leadership de l’économie verte dénommé « AFRICA GREEN FUTURE LEADERSHIP ». Décerné dans le cadre de la 6e Edition du World LEADERSHIP CONGRESS & AWARDS,  tenue à l’ile Maurice, ce prix honore le Bénin et l’Afrique tout entière.

Le Bénin a de quoi être fier, très fier même, car l’une de ses filles, Dr Juliette Biao Koudénoukpo,  fait partie,  depuis le 6 décembre dernier, des lauréats du World LEADERSHIP CONGRESS & AWARDS. Le prestigieux événement dont la 6e édition s’est tenue, cette semaine à l’île Maurice et a récompensé le meilleur des meilleurs d’Afrique. La béninoise, fierté de toute une nation y a décroché le prestigieux prix de  l’économie verte : « AFRICA GREEN FUTURE LEADERSHIP». Réputée pour son leadership dans le domaine de la gestion des ressources naturelles et de l’environnement, la béninoise a été primée par un panel impressionnant de membres du jury. Ce panel a œuvré sur la base de recherches menées par des professionnels choisis dans toutes les régions du monde pour produire la liste des lauréats parmi lesquels Dr Juliette Biao Koudénoukpo, en lice dans la catégorie du leadership de l’économie verte. Ce prix brillamment décroché vient couronner 26 années d’expériences avérées de la béninoise dans le domaine de la gestion des ressources naturelles et de l’environnement, aussi bien en termes de connaissances techniques, politiques que managériales. Il est à relever et à bien préciser ici que c’est bien à titre personnel, et non en sa qualité de Directrice et Représentante Régionale du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, Bureau Afrique, que Dr Juliette Biao Koudénoukpo a reçu ce prix. Au cours de la soirée qui l’a sacrée, l’ancienne ministre de l’Environnement a prononcé un discours sur la consommation et la production durables, devant les 150 cadres supérieurs, et chefs d’entreprises de renom dans le monde en plus des professionnels de divers pays ayant pris part à la cérémonie de remise des prix. Le LEADERSHIP WORLD CONGRESS & AWARDS met en avant, ceux qui ont démontré un leadership dans la création d’opportunités d’affaires par lesquelles la croissance et le développement sont possibles. Le prix de Dr Juliette Biao Koudénoukpo, vient renforcer la crédibilité de la béninoise à la tête du Bureau Afrique  pour le Programme des Nations Unies pour l’Environnent.

Flore NOBIME

Lutte contre la criminalité faunique: Un trafiquant d’ivoire condamné à Natitingou

les-deux-etaient-arretes-a-porga-okUn trafiquant d’ivoire vient d’être condamné à trois mois d’emprisonnement ferme. Le verdit a été donné par le tribunal de première instance de Natitingou. C’était le mardi 06 décembre 2016. Il était impliqué dans une opération de trafique d’ivoire avec un camarade où ils ont été arrêtés, le vendredi 11 Novembre 2016 à Porga ,  vers la frontière Bénino-Burkinabé. Au cours de l’audience, le procureur a requis 6 mois d’emprisonnement ferme pour le sieur Y. Mamoudou, et la relaxe de  I. Karim. Le juge, prenant ses décisions sur son intime conviction, confirme la mise en liberté du sieur Karim, au bénéfice du doute. Car, il  estime qu’il a juste accompagné son ami Mamoudou sur les lieux de la transaction, et il n’y a aucune preuve justifiant son implication dans ce trafic. Cependant, Y. Mamoudou est condamné à trois mois d’emprisonnement ferme avec 100.000F CFA d’amende et 100.000F CFA de dommages et intérêts au profit de l’administration du parc. Certes, il faut prendre acte de la décision du juge, mais il n’est pas exclu qu’on signale que, même si Karim n’est pas propriétaire des produits, il devrait être pris comme un complice. Et l’article 166 de la loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin stipule que  » les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions ». Avec cette décision, la « tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage », que prône la communauté internationale est en sursis. Car c’est sous ce thème que la journée mondiale de l’environnement a été célébrée le 5 juin 2016.  Et opinant sur ce thème, Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies s’est indigné et a fait savoir que « l’heure est grave. Des éléphants sont massacrés pour leurs défenses… ». Ce qui voudra dire qu’il faut inverser la tendance. Et pour le faire, aucune mesure de clémence ne devrait être observée à l’endroit des trafiquants. La lutte se poursuit.

Emmanuel GBETO

Journée mondiale de la lutte contre le VIH/SIDA: Les Ong RID et IFA sensibilisent les jeunes à Porto-Novo

whatsapp-image-2016-12-01-at-19-14-39-okLa Communauté internationale a commémoré ce jeudi 1er Décembre 2016, la Journée internationale de la lutte contre le VIH/Sida. Au Bénin, le consortium des organisations non gouvernementales de référence RID (Recherches et Initiatives pour le Développement Durable) et IFA  (Institut François Abiola) n’est pas resté en marge de l’évènement. Les responsables de ces deux organisations engagées au service de la jeunesse, ont réuni plusieurs dizaines de jeunes au siège de l’institut IFA à Porto-Novo. L’objectif de cette initiative a été d’entretenir les participants sur les moyens de prévention et de lutte contre ce mal afin de les amener à convaincre d’autres jeunes gens. Avec des chiffres alarmants, le directeur de l’Institut François Abiola (Ong-Ifa), M. Elvis Adjibodou, a souligné qu’il s’agit d’une maladie qui persiste depuis plusieurs décennies malgré les efforts conjugués des organismes publics et privés dans le monde. Raison pour laquelle, le consortium des organisations RID et IFA s’engagent à contribuer au renforcement de la lutte contre ce mal qui gangrène la jeunesse béninoise, africaine et celle du monde et qui, selon ses propos, ralentit considérablement l’élan de développement des dirigeants africains. Le directeur de RID-ONG, M. va ajouter que le virus du Sida détruit les bras valides notamment, dans les pays africains où le niveau d’instruction est très peu élevé. Il a lancé un appel à l’endroit des autorités politiques afin qu’elles développent d’autres stratégies de sensibilisation de la couche juvénile et assurer une véritable prise en charge des séropositifs au cours de l’année 2017 pour freiner le taux de contamination. Après ses mots introductifs, un film documentaire relatant l’état des lieux du combat contre le mal et les attitudes des jeunes qui les exposent fréquemment à la maladie, a été présenté aux participants. Il y avait de la matière pour toucher ces jeunes, leur faire prendre conscience du mal. Ils ont été visiblement convaincus sur la nécessité de se protéger à chaque instant, afin d’éviter de s’exposer au virus du Sida. « Toi SIDA, maladie sans frontière, tu ne passeras plus par moi !!! Moi Ambassadeur de l’Ong-IFA, je m’engage « No Condom, No Sex », ont-ils entonné ensemble sous forme d’engagement commun à lutter contre la propagation du virus.

Germin DJIMIDO

dr-imorou-ali-bah-chabi-okLutte contre le VIH au Bénin
« Le Bénin fait partie des meilleurs élèves en matière de mise sous ARV », dixit Dr Imorou Ali Bah Chabi, Coordonnateur du Pnls»
La communauté internationale a célébré ce jeudi 1er décembre, la 29e journée mondiale de lutte contre le VIH sida. En marge d’un atelier de restitution et d’adoption des recommandations OMS 2015 sur la prévention, les soins  et le traitement pour le VIH et les hépatites virales, la semaine dernière, Dr Imorou Ali Bah Chabi, le Coordonnateur du Programme national de lutte contre le sida (Pnls) au Bénin, est revenu sur la situation de la pandémie au Bénin « On a des estimations qui nous permettent de dire qu’il y a 70.000 béninois qui sont porteurs du VIH ». La prévalence du VIH, de 1,2%, est stable au Bénin depuis 2006. Toutefois, relève Dr Bah Chabi, des disparités existent avec des taux élevés au sein de certaines populations cibles. Il en est ainsi des hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes, des utilisateurs de drogues injectables et des travailleuses de sexe. Ces dernières ont une prévalence VIH de 16%, souligne-t-il, révélant au passage qu’« un béninois sur deux qui se contamine, se contamine par l’intermédiaire d’une travailleuse de sexe ». Seuls 53% des porteurs du virus ont pu être dépistés et parmi ceux-ci, 65% se trouvent être des femmes. Ceci a son explication. « Chaque année au Bénin 500.000 femmes tombent enceintes et quand elles vont dans les maternités, nous les dépistons systématiquement. Et nous arrivons à dépister au sein de ces femmes-là, environ 4.000 nouveaux cas chaque année. Pour le reste, nous avons 2000 hommes », explique-t-il.  Pour lui, « les hommes devraient pouvoir accompagner leurs femmes à la consultation prénatale et pourvoir être dépistés en même temps  qu’elles, pour pouvoir accompagner la lutte contre le VIH ». Un souhait difficilement réalisable à l’heure actuelle puisque les hommes se montrent plutôt réticents. « Ils sont toujours en train de refuser de faire le dépistage », déplore-t-il, alors que les hommes ont une grande partition à jouer dans la lutte contre le virus. « Il faut que chaque homme puisse se faire dépister pour pouvoir accompagner la lutte contre le VIH. (…) Si tous les Béninois porteurs du VIH sont dépistés et mis sous ARV, nous allons mettre fin à l’épidémie du VIH sida parce que tous ceux qui sont sous ARV ne contaminent plus les autres ». Le Coordonnateur du Pnls a aussi évoqué la situation des enfants et des adolescents béninois porteurs du VIH. « Nous sommes à 53% de dépistage. A l’intérieur de ces 53% nous avons à peu près 5% qui sont des enfants. Selon lui, à ce niveau, le problème est celui de la sous notification des enfants dont les mamans n’ont pas été dépistées pendant leur grossesse et qui ont accouché à domicile. Nous avons à peu près 2.000 enfants que nous avons couverts sur près de 6.000 que nous attendions. Donc, nous avons à peine 30% d’enfants couverts contre près de 50% d’adultes couverts. La  couverture, au niveau des enfants, est faible parce qu’ils ne sont pas demandeurs de soins spontanément », a-t-il expliqué. Concernant la prise en charge qui a permis la réduction sensible du nombre de nouvelles infections, Dr Bah Chabi s’est montré plutôt satisfait des progrès réalisés par le Bénin, 3e meilleur élève en la matière après le Burkina-Faso et l’ile Maurice. « Le Bénin fait partie des meilleurs élèves en matière de mise sous ARV. Nous avons 49% de mise sous ARV contre 25% pour la moyenne communautaire », a-t-il dit, se réjouissant des recommandations OMS 2015 qui permettront, une fois adoptées par le Bénin, « de rendre le traitement précoce, efficace et plus simple, avec, par  exemple, des protocoles thérapeutiques avec une formule à un comprimé par jour».

Flore S. NOBIME

Lutte contre le VIH et les hépatites
Les acteurs passent en revue les recommandations OMS 2015

Partager avec tous les acteurs clés, les nouvelles recommandations OMS 2015 sur la lutte contre le VIH et les hépatites virales. Tels sont les objectifs globaux de cet atelier. Au cours des deux jours qu’ont duré les travaux, il s’est concrètement agi, pour les participants, de se pencher sur ces recommandations en vue de leur adoption et de leur adaptation au contexte béninois. Les participants se sont aussi attelés à élaborer une feuille de route adéquate pour la mise en œuvre effective desdites recommandations. L’opérationnalisation de ces recommandations amènera à définir de nouvelles cibles en matière de prévention et de prise en charge. A l’ouverture officielle des travaux, Dr Bah Chabi Ali Imorou, le Coordonnateur du Pnls a déclaré que ces recommandations font suite à celles déjà éditées par l’OMS en 2002, 2003, 2006, 2010 et 2013, et visent essentiellement à faire en sorte que le traitement ARV soit initié plus tôt. Si l’OMS, en 2013, demandait de commencer le traitement quand les patients avaient des CD4 inférieurs à 500, l’institution, en 2015, encourage à initier le traitement dès qu’une personne est dépistée séropositive, a-t-il notamment déclaré. Les recommandations OMS 2015 passées en revue à Bohicon concernent aussi la simplification du traitement, a ajouté le coordonnateur du Pnls. « Ces recommandations visent aussi à faire en sorte que le traitement soit de plus en plus simple. Les recommandations 2015 proposent de mettre les patients sous un protocole constitué seulement d’un comprimé par jour pour leur prise en charge », a-t-il expliqué, n’occultant pas les défis programmatiques et financiers découlant desdites recommandations que « le Bénin trouve un intérêt particulier à adopter et à adapter ». Dr Bertin Affedjou, en lieu et place du représentant résident de l’OMS a d’abord salué le Bénin pour «les efforts considérables fournis par les acteurs de la lutte contre le sida au niveau du pays ». Concernant le volet des hépatites, Dr Affedjou a relevé les actions importantes déjà menées, «notamment la sensibilisation et le plaidoyer à divers niveaux, et l’élaboration d’un plan stratégique national de lutte contre les hépatites qui est en attente d’être validé ». Il a dit la confiance qui est la sienne avec la tenue de l’atelier de Bohicon, quant à l’atteinte par le Bénin des  90 90 90 de l’ONUSIDA dans la vision de mettre fin à l’épidémie du VIH sida d’ici les 15 prochaines années.

Flore S. NOBIME

Décisions du conseil des ministres: Le Ramu supprimé, l’Arch instituée

Pascal Irénée Koupaki   l'hésitant candidatL’état de vulnérabilité des populations inquiète le gouvernement de la rupture. Le dispositif actuel de protection sociale révèle que seulement 8,4 % de la population sont couvertes par l’assurance maladie. Aucun mécanisme de protection sociale n’existe pour les acteurs du secteur informel, qui représentent 95 % de la population active. Pour marquer un nouveau départ au bien-être social des populations, le gouvernement du Président Patrice Talon a œuvré pour une meilleure résolution des problèmes de protection sociale. Il s’agit du projet d’Assurance pour le renforcement du capital humain (ARCH). Il  vise en réalité, à reconstruire le système de protection sociale dans une perspective de renforcement du capital humain. Ce projet a été présenté par le Ministre d’Etat Secrétaire général de la Présidence de la République, Pascal Irenée Koupaki, lors du compte rendu du conseil des ministres du vendredi 18 novembre 2016. Plus important et pertinent que le Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) initiée par le gouvernement de Boni Yayi, le projet comporte un volet formation, crédits et l’assurance retraite et prend en compte les artisans, les conducteurs de taxi-motos, les commerçants, les vendeurs et vendeuses des marchés, agriculteurs, transporteurs, artistes, bref tous les acteurs du système informel. Il sera une combinaison de services de protection sociale aux populations. Ces services comprendront l’assurance maladie, la formation, le crédit, la retraite et divers filets sociaux, qui seront gérés par une Agence nationale de protection sociale et des Agences départementales. Ceci, dans une approche de ˝faire-faire˝ et de recours à des partenariats public-privé. Pour bénéficier de ces services, un dispositif a été mis en place pour recenser les bénéficiaires dans la base nationale de données biométriques qui sera réalisée en 2017. Pour engager la traduction de cette volonté du gouvernement dans les faits, le Conseil a adopté un décret portant création d’un Comité national de pilotage. Sa mission est d’élaborer le document du projet « Assurance pour le Renforcement du Capital Humain » et de définir un mécanisme global de protection sociale permettant aux acteurs ciblés d’accéder aux services sociaux de base à fournir par l’Agence Nationale de protection sociale à des coûts réduits. Une action qui vient répondre à la promesse faite par le chef de l’Etat, Patrice Talon, d’assurer la Sécurité sociale à ces couches.

 Rastel DAN

Appui à la santé: L’hôpital ASSAFWA de DIRECT-AID ouvre ses portes

hopital-inaugureL’organisation non gouvernementale koweitienne à caractère humanitaire Direct-Aid a procédé le vendredi 18 novembre 2016 à Fidjrossè, Cotonou, à l’ouverture officielle de l’hôpital Assafwa (Les Elites). Visant à offrir aux populations béninoises des soins de qualité à moindre coût, le centre de santé, doté d’un équipement de pointe, a été inauguré au terme d’une cérémonie à laquelle ont pris part plusieurs personnalités et les responsables de l’organisation bienfaitrice.

Cinq cent millions de francs CFA (500.000.000 FCFA). C’est le coût global de cet hôpital qui fait du rêve des populations de Cotonou et environs de bénéficier de soins de qualité à moindre coût, une réalité tangible. Doté d’un équipement de pointe, le centre  ultra moderne est érigé dans l’enceinte du Centre socio-éducatif Assafwa sis au quartier Fiyegnon Houta à Fidjrossè. Il est composé d’un dispensaire, d’une maternité, d’un bloc opératoire. On y retrouve aussi les unités de médecine générale, radiologie, pharmacie,  pour ne citer que celles-là. A la pointe de la technologie, l’hôpital Assafwa est équipé de matériels de dernière génération acquis pour offrir les meilleurs soins possibles aux populations. Le laboratoire est par exemple équipé de concentrateur, de lecteur d’hémoglobine, d’ionogramme, de mixeur. Unité névralgique de l’infrastructure, le bloc opératoire répond aux standards internationaux avec le matériel adéquat. Le personnel qui y travaille dispose du nécessaire pour des interventions professionnelles et en toute sécurité. Une table d’anesthésie, un moniteur multi pharmaceutique, un bistouri électrique, un défibrillateur, un aspirateur chirurgical, un aspirateur de mucosités, un autoclave géant, une radio digitale entre autres font partie du matériel de cette unité. Au cours de la cérémonie d’inauguration du centre, le Représentant Résident de Direct-Aid au Bénin, Hamid Al Absodi s’est réjoui de voir son organisation contribuer, conformément à la vision qu’elle s’est donnée, à un meilleur accès des populations béninoises à des soins de qualité à un coût social. Il s’est montré fier en évoquant « le sérieux et l’efficacité » entourant les œuvres et réalisations de Direct-Aid et qui illustrent « sans équivoque », le sens de responsabilité et de respect des engagements dont peut se targuer l’organisation depuis 1997, année de son arrivée au Bénin. A l’honneur ce jour particulier, les populations bénéficiaires ont chaleureusement remercié Direct-Aid qui vient à point  nommé alléger considérablement leurs peines. Appuyée par le chef du quartier, Eunice Sacramento, leur porte-parole a tenu à saluer Direct-Aid pour la  série d’opérations chirurgicales gratuites de hernie et lipomes organisée en avril 2016 au profit de patients provenant de plusieurs localités du Bénin.  Dr Pius Gounadon, le directeur départemental de la santé des départements de l’Atlantique et du Littoral a pour sa part remercié, au nom du ministre de la santé, le peuple koweïtien et Direct-Aid pour les nombreuses actions et initiatives visant l’amélioration de la couverture sanitaire au Bénin. « Jamais on n’a été étonné comme je l’ai été et comme je le suis à présent, de voir un centre comme celui-ci, un centre multiforme, un centre multiracial, un centre laïc », s’est pour sa part enthousiasmé Karim Urbain da Silva, une des personnalités invitées,  avant de féliciter chaleureusement Direct-Aid et le peuple koweitien.

Plus de 4 milliards au profit des Béninois en 2016

L’inauguration de l’hôpital Assafwa a été l’occasion pour le Représentant Résident de Direct-Aid au Bénin, Hamid Al Absodi, de  lever un coin de voile sur les nombreuses initiatives de l’organisation internationale au profit des communautés les moins chanceuses. L’on retient de son intervention, que Direct-Aid, au nombre de ces actions, a réalisé cinq centres de santé et un hôpital dans l’enceinte de ses centres socio-éducatifs érigés dans plusieurs localités du pays. Il s’agit des centres  Al-Houda de Parakou, La Paix de Bassila, Les Elites de Cotonou, L’Espoir de Pobè, l’Amitié de Kandi et la Réussite de Djougou. Toujours dans sa dynamique d’impacter directement les plus vulnérables, Direct-Aid a initié une campagne de secours à 2.000 familles après les inondations à Comè, organisé les camps chirurgicaux gratuits de la cataracte au profit de centaines de personnes à Comè et Djougou. Des soins gratuits ont été offerts aux populations lacustres, tandis 1000 orphelins se sont vus totalement pris en charge, etc. Créatrice de milliers d’emplois rémunérés avec un personnel déclaré, également initiatrice d’écoles 100% laïques, de centres d’apprentissage, etc., Direct –Aid a déjà investi au Bénin, depuis le début de l’année 2016, la bagatelle de quatre milliards de francs CFA. L’organisation ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, puisque Hamid Al Absodi, tout en exprimant la volonté de l’organisation de «  raffermir la coopération avec les autorités et tous les autres acteurs sérieux de développement », a rassuré sur la disponibilité de Direct-Aid à renforcer son action en mobilisant plus de ressources.

Flore S. NOBIME

Cop 22 à Marrakech au Maroc: Luc ATrokpo fait valider un projet du Zou

luc Atrokpo ANCBEn décembre 2015 à Paris avait été déjà sélectionné, le projet du bassin versant du Zou, seul projet béninois parmi les trois retenus en Afrique de l’Ouest et présenté a ce grand rendez-vous climatique par Luc Sètondji Atrokpo maire de Bohicon, président de la Communauté des Communes du Zou (Ccz), et de l’Association Nationale des Communes du Bénin (Ancb). La première autorité de la ville carrefour vient de rééditer l’exploit à la Cop 22 qui se tient du 7 au 18 novembre 2016 à Marrakech au Maroc. Il a réussi à faire sélectionner et valider par l’Union Européenne, le projet d’appui à l’élaboration et la mise en cohérence des outils de planification énergétique durables avec les plans de développement des neuf communes du zou. A cette rencontre annuelle sur le climat qui regroupe environ 30000 participants, Luc Sètondji Atrokpo a inscrit la Communauté des Communes du Zou parmi les pionniers de la convention des maires en Afrique subsaharienne où avec ce département du centre-Bénin, six autres villes ont été retenues. Il s’agit de Kampala en Ouganda, Tsévié au Togo, Nouakchott en Mauritanie, Lubumbashi en République Démocratique du Congo, Dakar au Sénégal et Bouaké en Côte d’ivoire. Sélectionnés par appel à proposition de projet, les maires de chacune de ces sept localités ont exposé sur le présidium de l’Union Européenne à la Cop 22, leur plan d’action pour l’atteinte des objectifs climatiques et énergétiques. Cette convention des maires en Afrique subsaharienne constitue un groupe de villes qui partage les mêmes idées et travaille ensemble pour répondre aux nombreux défis de développement à venir.

 Wandji A.

Opinion/Révélations de l’ONG GASVIE: Les vérités historiques sur l’affermage à la santé

L’Organisation non gouvernementale Groupe d’action pour la santé et la vie (ONG GASVIE), par la voix de son président, Adrien Hounsa, réagit à la décision gouvernementale relative à la mise en affermage des hôpitaux de zone de Covè, Djidja et Djougou. Tel un historien, Adrien Hounsa remonte dans le passé, et jusqu’à la genèse des zones sanitaires, pour justifier sa totale et entière approbation de la décision du gouvernement de Patrice Talon de confier la gestion des trois hôpitaux de zone à des privés. Le président de l’ONG GASVIE met en garde toutefois l’Etat contre les démons ayant œuvré à l’échec constaté aujourd’hui des autres zones sanitaires. Lire l’intégralité de sa réaction.  
L’Ong GASVIE protège les droits des usagers des Centres de santé et assimilés, puis se bat pour la promotion des soins de qualité au Bénin.

Le présent article explique l’histoire de l’évolution de notre système sanitaire en toute objectivité. Les documents originaux en constituent la référence.
Au commencement, les soins étaient gratuits. Les récessions économiques, les dévaluations économiques et autres priorités des pays africains, surtout au sud du Sahara, ne pouvaient plus continuer d’assurer cette gratuité des soins à leurs peuples.
Le besoin de participation de la communauté à sa dépense de santé a commencé entre 1981-1982, au temps de feu le Ministre Issifou Bouraïma. J’étais alors chargé de la Circonscription Médicale de Dangbo. Les centres de santé étaient autorisés à confectionner des carnets de soins vendus entre 10 et 15 francs CFA. Les consultations coutaient entre 15 et 25 francs CFA. Juste de petits sous pour régler le quotidien des centres de santé : fil de suture pour attacher le cordon ombilical des nouveau-nés, remplacer une ampoule électrique, etc.
Depuis des années, de nombreuses stratégies ont été élaborées pour tenter vainement d’améliorer l’accès aux soins de santé ainsi que leur qualité.
Les gouvernements des pays  en  développement ont porté leurs doléances à la connaissance de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) qui a organisé une Conférence internationale sur les soins de santé primaires à Alma Ata en URSS, le 12 septembre 1978.
Deux résolutions sont issues d’Alma Ata: différencier le schéma de soins entre pays développés et pays pauvres; adopter les soins de santé primaires aux pays en développement, et la santé pour tous d’ici à l’an 2000.
Dans le processus d’opérationnalisation des résolutions relatives aux soins de santé primaires :
- En 1981: La conférence de Hararé a été organisée pour harmoniser la conduite africaine des résolutions d’Alma Ata ;
- En 1987 : la 37ème session du Comité Régional de l’Oms a eu lieu au Mali avec les ministres de la santé des pays africains pour adopter l’Initiative de Bamako qui provient des expériences de Pahou et de la Guinée Conakry ;
- Trois mois après la réunion du Mali, Lusaka (Zambie) a abrité la réunion sur l’opérationnalisation de l’Initiative de Bamako
Quelle est la part contributive de notre pays, le Bénin?
1. La prise de la loi 88-444 du 18 novembre 1988 portant autorisation de la vente des médicaments et matériels de soins et la rétention de ces recettes dans la formation sanitaire pour renouveler les stocks et un taux d’amortissement pour les matériels lourds comme les véhicules, les motos et la chaine de froid ;
2. L’augmentation  du budget de santé pour la prise en charge des personnes vulnérables et celles qui habitent les zones éloignées ;
3. L’association stricte de la communauté à la gestion, aux prises de décision dans la gestion des fonds mis à disposition par les bailleurs de fonds. Ces structures sont appelées Comité de gestion de santé (Coges) et sont mises en place par la communauté à la suite d’une élection. Chaque arrondissement avait le don IDA de 1.500.000 francs de médicaments divers. Le centre de santé avait un magasin de gros avec deux cadenas. Les clefs du magasin de gros sont réparties entre l’agent de santé et le président du Coges, de telle sorte qu’aucun des deux ne peut avoir accès à ce magasin de gros sans la présence de l’autre. Par exemple, les clefs du cadenas du haut sont gardées par le président Coges, et celles du bas par le chef de poste du dispensaire. Ou vice versa.
Mais la pharmacie de détail est gérée librement par le chef poste qui ne se ravitaille que périodiquement sur invitation du président Coges. La sécurité était garantie.
4.   La prise du décret 97- 321 du 17 juillet 1997 créant un fonds des indigents pour favoriser leur accès aux soins ;
5. La réorganisation de la base de la pyramide sanitaire par le décret 98-300 du 20 juillet 1998 portant création des 34 zones sanitaires.
Liste des principaux bailleurs de fonds  pour la construction, l’équipement et le fonctionnement des zones sanitaires :
Banque mondiale
IDA
Coopération Française
Coopération allemande
Banque africaine de développement
Banque islamique de développement
Coopération suisse
Pays Bas
Chine
FED
OMS
PNUD
USAID
FNUAP
UNICEF
Etat Béninois à travers ses budgets y a mis 129 milliards 215 millions
Apres tous ces investissements, la question fondamentale qui se posait était : quelles procédures adopter pour mieux gérer ces zones sanitaires ?  Il fallait bien confier leur gestion à quelqu’un. Mais à QUI?
Aux agents de santé ?
Réponse : cela n’inspirait pas confiance !

A la Communauté ?
Réponse : ce n’était pas rassurant !
A un groupe d’opérateurs économiques ?
Réponse : oui,  mais associés à des représentants actifs de la communauté pour veiller sur leur patrimoine.
Un débat s’est instauré entre les bailleurs de fonds et les médecins en poste au Ministère de la Santé en ce moment. Les médecins de ce temps ont estimé qu’ils sont des cadres capables de gérer. Les bailleurs de fonds n’étaient pas du même avis. Ce débat risquait  de paralyser le processus et pour débloquer la crise, les bailleurs de fonds ont dû céder à la pression en faisant deux propositions :
1. Mettre des représentants de la communauté impliqués dans le Financement Communautaire (COGEC, COGES et consorts) à tous les niveaux de la pyramide sanitaire,
2. Créer des Centres pilotes d’expérimentation à confier à des personnalités morales d’obédience religieuse : ce sont les zones sanitaires à statut particulier :
- zone sanitaire de Mènontin à l’Archevêché de Cotonou
- zone sanitaire de Tanguiéta
- zone sanitaire de Banikoara
- zone sanitaire de Boko à Parakou etc.
Les partenaires du Ministère de la Santé ont accepté ces dernières propositions des bailleurs de fonds.
Le top était donné pour le démarrage des activités dans les zones sanitaires publiques et celles à statut particulier :
Aujourd’hui,  le bilan est sans équivoque : les 34 zones sanitaires publiques sont presque toutes mortes pendant que l’hôpital de Tanguiéta fait la fierté de notre système sanitaire avec les autres zones sanitaires  à statut particulier.

Des indicateurs de performance qui font honte
- Dans les zones sanitaires : de 1998 à 2012, presque tous les indicateurs de performance sont en berne parce que les objectifs ne sont pas atteints, les activités tournent au ralenti et les fonds sont épuisés ;
- les formations sanitaires sont déficitaires en médicaments ;
- le matériel de travail est obsolète et le défaut de rétention des frais d’amortissement ne permet pas leur renouvellement ;
- le fond des indigents obtenu difficilement par les organisations de la société civile pour résoudre l’exclusion n’a pas intéressé nos médecins autoproclamés gestionnaires. Sur 1.158.000.000 de francs CFA de crédit prévu pour venir en aide aux indigents, 78.093.050 étaient dépensés, soit une consommation de  6, 74 %.
- En 2006 un bailleur de fonds a réalisé une enquête des dépenses de santé au titre de l’année 2003. Le résultat est le suivant:
52, 1% des dépenses de santé viennent de la poche des familles ;
69% de consommation médicale ;
76% des frais de consommation de produits pharmaceutiques sans passer par la consultation des agents de santé ;
- pour le développement des services sanitaires avec 4 composantes, 32 millions de dollars ont été affectés aux activités par les bailleurs. 10,9 millions de dollars affectés pour réaliser l’amélioration  de la qualité et l’efficacité des services de santé prioritaires, mais rien n’a été fait ; 12,1 millions de dollars  pour le renforcement de la gestion et de l’amélioration sectorielle. Je ne sais pas si c’est demain que cela sera fait ; 900.000 dollars pour le renforcement du partenariat, la coordination et l’évaluation du programme de santé. RAS jusqu’à ce jour ;
- malgré les tableaux portant les prix officiels des médicaments et des prestations aux malades, la disparité est à un niveau jamais atteint.
- etc.
L’affermage refait donc surface
Parmi les bailleurs de fonds pour la construction et l’équipement des 34 Zones sanitaires publiques massacrées, la BAD et la BID ont eu le courage de recommencer l’expérience avec les 3 nouvelles zones sanitaires. Chasser le naturel et il revient au galop. L’argent et le désir de le gérer ne doivent pas être la préoccupation de notre nouveau choix professionnel.
Les avantages de l’affermage sont  sans équivoques :
- L’affermage n’est ni une privatisation, ni une gérance libre, mais une variété spéciale de délégation de pouvoir à une ou plusieurs personnes physiques ou morales qui sont présumées s’en occuper mieux que nous-mêmes.
- Il n’y a pas d’astreinte entre les différents acteurs et une contrepartie est versée au titulaire qui est censé créer des facilités pour ne pas pénaliser les malades dans le cas de la santé.
- Ils sont liés par un contrat synallagmatique de réciprocité pour sauvegarder les intérêts des différentes parties.
- L’affermage nous fera éviter les pénuries de médicaments qui ne sont pas toujours utilisés pour les malades, mais parce que nous les prenons comme notre patrimoine
- L’affermage permettra un accès facile aux soins, à l’IRM, au scanner, à la radiologie qui seront fonctionnels, parce qu’il y aura des gens qui s’occuperont non seulement de leur acquisition, mais aussi et surtout de leur maintenance.
- L’affermage nous évitera la gestion opaque des fonds alloués, la désinvolture, le laxisme, les nombreuses gymnastiques entre les privés et les prochaines  zones sanitaires.
- L’affermage règlera la question de la gestion morale et éthique de nos formations  sanitaires, le problème d’accueil, d’affluence de la clientèle,
-L’affermage augmentera la crédibilité juridique de nos formations sanitaires qui pourront faire des prêts bancaires, nouer des partenariats avec les bailleurs, et équiper harmonieusement le secteur santé.
Mais ATTENTION !
Si l’Etat politise les différents cheminements qui vont conduire à cet affermage, les malades seront exclus involontairement de l’accès à notre système sanitaire. Les deux banques doivent avoir leurs représentants au sein du comité de pilotage.
A ceux qui craignent la montée des frais, je répondrai que cela ne se justifie pas. A titre d’exemple consultez ce tableau de disparité des prix :

Disparité des coûts

Au regard de ce tableau, on s’aperçoit de la grande disparité des coûts de traitement dans le même département du Mono/Couffo, et dans une zone sanitaire de l’Atlantique qu’est Ouidah. Le constat montre que l’Hôpital de zone de Comè coûte plus cher que les autres formations sanitaires, malgré le soutien de la Coopération belge à ce dernier.
L’expérience du Financement Basé sur les Résultats (Fbr) en cours est applaudie par les populations dans un système sanitaire à double vitesse. Le Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) en gestation depuis fort longtemps est demeuré un embryon parce que confié à des cadres non compétents en Gestion ou économie de santé.
Au total, il est souhaitable de procéder à l’affermage de toutes les anciennes zones sanitaires et de certains hôpitaux de département qui s’essoufflent financièrement.

Adrien HOUNSA
Administrateur Gestionnaire des Hôpitaux

(Le Président de l’ONG GASVIE est un agent de santé qui a servi aux niveaux périphérique, départemental et national avec un cursus d’Infirmier Diplômé d’Etat au départ, et est titulaire d’un Diplôme de 3ème cycle en Administration et gestion des hôpitaux obtenu au CESAG à Dakar)

Sécurité sanitaire au Bénin, à l’ère du gouvernement Talon: Le plan pour booster la médecine traditionnelle lancé

Une bonne nouvelle pour la sécurité sanitaire des populations béninoises. Longtemps rangée dans le plus grand doute des populations à cause de son mode de fonctionnement, la médecine traditionnelle connaitra désormais un nouvel essor très avantageux. En effet, le conseil des ministres du vendredi 4 novembre 2016 a adopté un projet d’installation d’un laboratoire de recherche et d’innovation de référence pour les médicaments à base de plantes au Bénin. Face aux nombreux défis  auxquels est confronté le système sanitaire béninois dont l’un est relatif à la forte dépendance de la population vis-à-vis des médicaments de la pharmacopée traditionnelle,  l’exécution de ce projet va non seulement contribuer à la lutte contre les faux médicaments, mais aussi valoriser la médecine traditionnelle béninoise en renforçant davantage la communication sur l’efficacité, l’innocuité et la qualité des remèdes à base de plantes. Il permettra également de régulariser les produits traditionnels mis sur le marché et sera un atout favorable pour la médecine moderne. Ce projet est un élément essentiel pour mettre la pharmacopée béninoise aux normes scientifiques et permettre aux populations de mieux se soigner à partir de ces produits sans courir le moindre risque. Au regard du système de soins traditionnels alliés à une riche pharmacopée dont il est difficile d’évaluer la taille du marché, le gouvernement, à travers cette approche, compte rationnaliser le secteur et favoriser son développement pour induire sa plus grande contribution à l’économie. Cette approche pourra ainsi accompagner scientifiquement les acteurs de la médecine traditionnelle et faire de la pharmacopée béninoise, un facteur de croissance économique et de bien-être. Pour parvenir à cette fin et permettre aux populations de pouvoir se soigner à base des produits traditionnels de bonne qualité, le gouvernement a mis sur pied, un comité chargé de l’élaboration du document de projet d’installation au Bénin dudit laboratoire. Une démarche noble pour promouvoir la médecine traditionnelle béninoise et permettre une certaine jonction avec la médecine moderne.

Rastel DAN