Category: Politique & Actualités

Vie politique au Bénin: « Le parti Ecole Les Républicains » en gestation

Photo Donatien okL’arène politique béninoise sera bientôt enrichie par un nouveau parti politique baptisé « Le parti Ecole Les Républicains ». Face aux journalistes ce lundi 17 avril 2016 au Codiam, les initiateurs ont expliqué leurs objectifs.

Ils sont pour la plupart des jeunes à porter cette initiative. A l’occasion de la conférence de presse qu’ils ont animée, ils ont expliqué les réelles motivations de ce nouveau parti qu’ils s’apprêtent à mettre sur les fonts baptismaux. Selon Cephise Béo Aguiar, l’un des responsables de l’initiative,  « le personnel politique béninois  souffre de qualité ». Et c’est  l’une des raisons pour lesquelles il faut un parti Ecole. Ce parti Ecole dénommé Les Républicains, selon les explications de Céphise Béo Aguiar, sera une « école de formation aux valeurs républicaines, citoyennes, patriotiques et au militantisme politique ». Il ne sera donc pas, selon ses propos, ni un parti de gauche, ni un parti de droite. Mais le Parti Ecole Les Républicains entend, dès son congrès constitutif prévu pour bientôt, œuvrer pour que la voix de la jeunesse pèse lourd dans les nombreuses réformes envisagées par le régime du Nouveau départ. Il en est ainsi parce que, pour Céphise Béo Aguiar, « pour qu’il y ait un nouveau départ, il faut des énergies fraiches, des gens maîtrisant les enjeux actuels et futurs ». Et pour lui, il n’y a que la jeunesse qui peut valablement exprimer les défis qui s’imposent actuellement pour les générations actuelles et à venir. C’est pourquoi il compte œuvrer avec ses pairs pour que les réformes annoncées prennent appui sur la jeunesse afin que l’on assiste désormais à des solutions durables pour le développement du Bénin. Après cette troisième rencontre des initiateurs du Parti Ecole Les Républicains, les responsables comptent, selon les précisions qu’ils ont données, parcourir toutes les localités pour asseoir les bases de leur formation politique  avant sa mise sur les fonts baptismaux.

Donatien GBAGUIDI

Supposée réconciliation entre les présidents Talon et Yayi: Réactions en cascades contre la rencontre d’Abidjan

Yayi Talon okCe n’est plus un secret de polichinelle que le président Patrice Athanase Guillaume Talon et son prédécesseur  Boni Yayi  ont tenu  une rencontre  le lundi 18 avril 2016 à Abidjan   sous le parrainage des  présidents ivoirien et togolais,  Alassane Ouattara  et Faure Gnassingbé. Une rencontre dite de réconciliation entre les deux hommes d’Etat mais qui, en réalité, est pour  Patrice Talon, un acte de paix et d’unité nationale. En effet, la rencontre d’Abidjan entre Patrice Talon et Boni Yayi est aux yeux du monde un acte de réconciliation surtout à entendre la déclaration du président sortant Boni Yayi. Mais, pour ceux qui ont suivi depuis 2013 la   guéguerre qui a été  entretenue par  les deux hommes, tout ce qui a été dit pendant et après la campagne électorale de 2016 par le président sortant Boni Yayi contre son successeur Patrice Talon, une ‘’réconciliation’’ à pareil moment serait ‘’précipitée’’.  Certes, Patrice Talon qui ayant une vision pacifique non seulement pour son pays mais également pour la sous-région a tenu à honorer de sa présence cette rencontre organisée par son homologue ivoirien. Il est important de rappeler les derniers meetings de remerciement fait par le président sortant Boni Yayi dans certaines villes du septentrion et au cours desquels des propos tendancieux ont été prononcés à l’encontre du président Patrice Talon et de son gouvernement. Et s’il devait tenir compte de tout cela, il est encore tôt de parler  d’une réconciliation quelques jours seulement après son investiture. C’est dire que la présence de Patrice Talon traduit toute sa volonté d’opter pour un climat national et sous régional apaisé.

Lire les déclarations des personnalités à la fin de la rencontre d’Abidjan

Patrice Talon, président de la République du Bénin
« Je fais le serment à Yayi Boni d’être un bon président….»
«  Je remercie les présidents Faure et Ouattara pour le soutien dont nous avons bénéficié. Le temps que nous venons de passer ensemble est le témoignage de leur leadership. Je fais le serment à Yayi Boni d’être un bon président et je rassure que je donnerai le meilleur de moi-même pour garantir au Benin et à toute la sous-région une bonne ambiance de solidarité et de paix. Les intrigues de la compétition politique ne prendront pas le pas sur notre devoir d’œuvrer pour la paix. »

Boni Yayi, ancien président du Bénin
« Que Dieu aide Patrice à réussir son mandat.»
« Je remercie les autres présidents pour la journée passée ensemble. Nous avons échangé conformément à l’esprit qui prévaut dans la sous-région. Les présidents Alassane et Faure viennent de poser un acte fort. Je voudrais renouveler mes félicitations à Patrice Talon pour sa brillante élection. Il y avait cette complicité entre mon frère Patrice et moi. J’ai eu l’occasion d’appuyer mon frère dans sa mission qui est de faire du Benin un pôle de croissance. Nous étions des amis et nous le demeurons dans l’intérêt du peuple béninois et de notre sous-région. Que Dieu aide Patrice à réussir son mandat. Le président Alassane Ouattara appuyé par le président Faure joue un rôle de leadership. »

Allasane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire
« Je voudrais dire au président Talon que nous sommes fiers de son parcours. »
« C’est une joie pour moi d’accueillir mes frères. Nos pays sont membres du Conseil de l’Entente. Nous faisons de sorte à renforcer la coopération entre nos États. Je voudrais dire au président Talon que nous sommes fiers de son parcours et dire à son excellence Yayi Boni que le Bénin est entre de bonnes mains avec le président Patrice Talon. Au président Faure Gnassingbé du Togo, je voudrais dire que c’est un immense plaisir pour moi de le recevoir. Nous avons eu une rencontre d’amitié et de fraternité. »

Faure Gnassingbé,  président de la République du Togo
« Ils ont démontré que ce qui compte, c’est le Bénin. »

« Je remercie le président Alassane Ouattara pour l’initiative. Je voudrais saluer mes deux frères du Bénin qui ont su s’élever et nous démontrer que la perception qu’on pouvait avoir d’une mésentente n’a rien à voir avec la réalité. Ils ont démontré que ce qui compte, c’est le Bénin. »

« La rencontre de la Côte d’Ivoire est du cinéma », dixit El Hadj Moutawakil Malik Boukari
La rencontre entre l’ancien président, Boni Yayi, et l’actuel Patrice Talon fait couler déjà assez d’encre et de salive dans l’opinion publique béninoise. Et pour cause, ses non-dits. L’imam de la mosquée centrale, Médine II d’Agori Plateau à Abomey-Calavi, El Hadj Moutawakil Malik Boukari, a donné sa position. Le dignitaire religieux a déploré l’initiative. Pour lui, cela n’a aucune importance au regard des défis qui attendent le pays et le régime nouvellement installé. De sa lecture, il relève que cette invitation à laquelle le président Patrice Talon a répondu n’est que du « cinéma » pour distraire le peuple. Or, poursuit-il, « Talon doit démarquer la gestion du pouvoir de son amitié avec l’ancien président Yayi ». Sinon, ajoute-t-il, « les deux hommes cachent des choses au peuple béninois ». « Ils étaient de très bons amis et personne ne pouvait savoir ce qu’ils se partageaient. Le peuple veut savoir les réels problèmes qui opposent les deux présidents et que ce soit hors du territoire que cela se passe », se demande le dignitaire. Sur la question, il a cité en exemple la fin des mandats des présidents Nicéphore Soglo – feu Mathieu Kérékou en 2001 et feu Mathieu Kérékou – Boni Yayi en 2006. De son analyse, il ressort que tous les problèmes internes qui ont existé, en leur temps, ont été gérés avec les grands hommes du pays. Appelant donc le peuple à ne pas se laisser endormir par cette situation, El Hadj Moutawakil Malik Boukari a invité le président Talon à s’occuper de sa mission puisqu’il n’a que 5 ans à passer à la tête de ce pays.

Le Président Talon « a sali le peuple », selon Laurent Mètongnon

Le chef de l’Etat béninois, Patrice Athanase Guillaume Talon, a rencontré hier, à Abidjan son prédécesseur Thomas Boni Yayi. Les deux hommes se sont retrouvés dans la capitale économique ivoirienne pour fumer le calumet de la paix grâce à la médiation des présidents Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire et Faure Gnassingbé du Togo. Si au terme de la rencontre, toutes les parties prenantes se sont félicitées de l’issue, il n’en est pas ainsi pour tous. A Cotonou, cette rencontre est désapprouvée par de nombreux Béninois au nombre desquels le secrétaire général de la Fédération des syndicats des travailleurs de l’administration des Finances (Fésyntra-Finances), Laurent Mètongnon. Le syndicaliste pense, en effet, que le chef de l’Etat béninois a trahi le peuple. « Le président qui a prêté serment devant le peuple ne peut pas prêter serment devant Yayi », a regretté Laurent Mètongnon avant de s’interroger si Boni Yayi est supérieur au peuple béninois. Le président Talon, lors de la conférence de presse tenue à la fin de la rencontre à Abidjan a, rappelons-le, déclaré ceci : « Je fais le serment à Yayi Boni d’être un bon président et le rassure que je donnerai le meilleur de moi-même ». Pour le secrétaire général de Fésyntra-Finances, à travers ce serment, le président Talon a simplement fait allégeance au président Yayi dont la gouvernance est décriée par les Béninois. « Le Nouveau départ, en plus des pas qui avaient été posés, vient de salir ce peuple », a jugé le Sg Mètongnon.

Yannick SOMALON et Emmanuel GBETO

Désignation du nouveau président de la Commission des lois au parlement: Duel serré entre Abdoulaye Gounou et Idji Kolawolé

IDJI Kolawolé AntoineLa Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme aura un nouveau président dans quelques jours. En effet, après avoir comblé le vide créé par le départ de l’Assemblée nationale de deux députés, Candide Azannaï et Jospeh Djogbénou, le président de l’Assemblée nationale a officiellement ouvert la bataille pour l’élection d’un nouveau président. Me Adrien Houngbédji a informé le parlement, le vendredi 15 avril dernier que les députés Guy Dossou Mitokpè et Orden Alladatin qui ont suppléé respectivement aux honorables  Azannai et Djogbénou ont adressé au bureau, leur demande d’inscription dans la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme. Une commission à laquelle appartenaient leurs titulaires depuis le début de la législature. Le président du groupe parlementaire Union fait la Nation (UN) a, pour sa part, informé que ses deux nouveaux collègues députés ont également rejoint le groupe parlementaire dont étaient membres leurs titulaires. Ainsi, pour l’élection du nouveau président de la commission, on apprend de sources dignes de foi, que les députés Abdoulaye Gounou, Orden Alladatin et Antoine Kolawolé Idji seraient dans les starting-block. Le deuxième secrétaire parlementaire, Alexis Agbelessessi, dont le nom avait circulé la semaine écoulée, ne serait plus dans le jeu. Car, sa démission n’a pas été faite jusque-là. A l’analyse des compétences de ces trois candidats, on peut déduire que le véritable duel aura lieu entre les deux anciens parlementaires, Abdoulaye Gounou et Antoine Idji. Puisque le député OrdenAlladatin, par respect du droit d’aînesse et des principes du groupe, pourrait se retirer de la course et soutenir le président du groupe parlementaire UN. La bataille se mènera donc entre les deux anciens ; le premier juriste de formation et compétent du domaine des lois et l’autre un expérimenté des pratiques parlementaires. Tous les regards sont donc tournés vers cette commission technique qui désignera au plus tard vendredi, le successeur de Me Djogbénou. Faut-il le rappeler, le président Houngbédji avait insisté sur le respect des dispositions de l’article 31 (alinéa 1 à 5) du Règlement intérieur qui établissent les conditions d’élection en cas  de vacance de poste.

Rastel DAN

Installation du « Comité de transition » par le ministre Agbenonci: Deux semaines pour une thérapie de choc au MAEC

Ministre Aurélien AGBENONCIDéfinir les grandes orientations de la diplomatie béninoise à la lumière du Programme d’actions du Gouvernement. C’est la mission assignée au « Comité de transition » du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération installé hier lundi à la « Salle rouge » de ce Ministère, par le chef de la diplomatie béninoise, SEM Aurélien Agbenonci.

Le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbenonci, a procédé ce lundi à l’installation officielle du « Comité de transition », l’organe de réflexion mis en place dans le cadre de la restructuration du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération (MAEC). A cette occasion, il a d’abord remercié les membres à divers niveaux de ce comité (douze (12) au total) pour leur présence effective au lancement de cette importante initiative de redynamisation du dispositif diplomatique du Bénin. Il a ensuite situé les contours de la mission assignée à ce groupe de réflexion. « Le Comité de transition qui a un rôle consultatif, a pour mission de définir les grandes orientations de la diplomatie béninoise, à la lumière du Programme d’actions du Gouvernement. A ce titre, il est chargé de procéder à un état des lieux de l’action diplomatique au cours des dix dernières années, de passer en revue l’organisation et le fonctionnement du Ministère tant à la centrale que dans les postes diplomatiques, de proposer les éléments de restructuration du Ministère à la lumière de sa nouvelle mission et de suggérer les grandes lignes de la politique extérieure du Bénin. »
Le ministre Agbenonci a souligné que le comité de transition dispose de quinze (15) jours pour proposer des mesures spécifiques à adopter en termes de modalités et critères de désignation des chefs de mission diplomatique, des postes consulaires et autres représentants plénipotentiaires, de rénovation du nouveau bâtiment du Ministère, de redistribution des espaces de travail en tenant compte de la réintégration de l’ancien bâtiment dans le patrimoine du Ministère, de dispositif de sécurité à mettre en place pour l’accès dans l’enceinte et aux bâtiments y compris l’annexe, de définition des attributions, de l’organisation et du fonctionnement des services internes et externes du Ministère, d’état des lieux du processus d’élaboration du Plan stratégique du Ministère, de définition des grandes lignes d’une politique de communication du Ministère, de réexamen du Projet de Guide du Protocole en vue de sa validation par le Conseil des Ministres, de protection des Béninois à l’Extérieur, d’exploitation de la disponibilité des Béninois de l’Extérieur à contribuer aux efforts de développement économique et social du Bénin et de placement des cadres dans les organisations internationales. Le chef de la diplomatie béninoise n’a pas manqué de remercier Monsieur Jacques Adandé, ambassadeur à la retraite, ancien représentant de l’Unicef, grand connaisseur de la diplomatie bilatérale et multilatérale, pour avoir accepté de présider ce comité et le ministre Rogatien Biaou pour son expertise maintes fois éprouvée.
« Nous sommes flattés et honorés d’être associés à ce chantier hautement stratégique que vous a confié le chef de l’Etat. C’est vraiment une idée lumineuse que d’avoir associé aux fonctionnaires et aux anciens fonctionnaires, des compétences venant d’autres horizons. Il est vrai que 15 jours, c’est suffisant et ce n’est pas suffisant pour des raisons évidentes qu’il n’est pas utile de rappeler ici. Disons plutôt que nous avons 15 jours pour faire un beau costume, pas le plus beau costume. » Pour le diplomate à la retraite et président de l’Association des ambassadeurs et ministres plénipotentiaires à la retraite (AMPR), il est évident que ce que recherche le chef de la diplomatie béninoise à travers ces 15 jours d’intenses activités, ce n’est pas décrocher la lune, mais avoir des solutions pratiques et immédiatement applicables pour que le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération joue au mieux sa partition pour le Nouveau départ.

Wandji A.

Après le départ de leur leader du pouvoir: Voici ce que sont devenus les Yayistes

Komi Koutché EpIls ont scandé pendant de longues semaines le slogan «Après nous,  c’est nous». Certains en nourrissaient un véritable espoir, convaincus que  la succession de Boni Yayi sera dans leur camp. Le verdict final des urnes à la présidentielle 2016 en a décidé autrement. Yayi est parti du pouvoir avec toute sa machine politique. Déjà deux semaines, aujourd’hui, que le prince de Tchaourou a rendu le tablier à un successeur inattendu, Patrice Talon. Comme un éclair, le passage dans l’oubli de ces nombreuses figures de proue du régime défunt s’est fait à la vitesse de la lumière. Après  leur chef, le 06 avril 2016 au palais de la présidence, tous les ministres de Yayi ont  transféré tour à tour, leurs pouvoirs respectifs aux nouveaux membres du gouvernement, 24 heures après, dans la foulée d’une série de passations de service  assez sobres et moins tapageuses qu’auparavant. Le rideau tombait ainsi sur les années Yayi. La lumière s’éteignait brutalement sur ses nombreux hommes forts du pouvoir d’alors, comme un certain Komi Koutché, l’ex tout puissant ministre d’Etat, en charge de l’économie et des  finances, qui se déplaçait avec une horde de gardes du corps dans des véhicules blindés.  Komi Koutché, dans un post Facebook appelait ses partisans et admirateurs à  « rester dans la même dynamique », un peu comme pour dire que rien n’était fini. Les dernières informations sur ce jeune leader de Banté qui s’est révélé il y a trois ans, rapportent qu’il se prépare à redynamiser  la structure politique qu’il a montée à la veille de la présidentielle 2016. Il s’agit de la Ligue des Forces Progressives (LFP).  Des rencontres successives sur les nouvelles directives  se multiplieraient depuis peu dans son camp.  Loin des regards indiscrets. Quant à l’alliance des Forces Cauris pour un  Bénin Emergent  (FCBE) à laquelle il a pourtant appartenu à un moment donné, basta.   Ce n’est plus son affaire. Il l’a d’ailleurs prouvé à la présidentielle 2016, en s’investissant plutôt pour la LFP dans ses actions de soutien au candidat malheureux Lionel Zinsou, alors désigné par le régime Boni Yayi.
Mais Komi Koutché ne serait plus aujourd’hui le seul, à tourner dos  à  l’alliance FCBE. D’autres ténors  s’y prépareraient aussi. Dans la 6ème circonscription, on annonce la probabilité d’une nouvelle alliance qui partirait du coin, avec comme initiateurs, des figures de proue, locales, dont un certain Valentin Djènontin, député à l’Assemblée nationale, et Etienne Kossi, ex-ministre de la communication. Quant aux membres de la coordination nationale des FCBE,  ce serait aussi la débandade en ce moment. Alors que certains s’attendraient  qu’ils maintiennent les relations et la flamme des FCBE en dépit de la perte du pouvoir, ils seraient tous décidés à voler de leurs propres ailes pour les futurs combats.   Eugène Azatassaou, le numéro 1 de cette coordination aussi n’en dit plus le moindre mot depuis la fin du système Yayi. Cet émérite enseignant supérieur de mathématiques retournera-t-il à la craie pour le reste du temps ? La question se pose parce qu’il pourrait encore faire valoir son savoir-faire dans le secteur privé, étant déjà admis à la retraite au niveau du secteur public.
« Gaterie gatée », célèbre nom de Allassane Soumanou Djemba, tout puissant ex ministre de Yayi, bon harangueur de foule en période électorale dans son Djougou natal est aussi passé sous silence, un peu comme  Gustave Sonon de Zakpota ou encore le truculent  David Gbahoungba de Dogbo dans le Couffo. Il y a aussi un autre grand Yayiste que l’on recherche aujourd’hui : François Abiola. Resté sage et fidèle jusqu’au départ de Yayi du pouvoir, le professeur titulaire de médecine animale se serait offert un bon temps de repos depuis peu. Plutôt observateur de tout ce qui se passe sous  la nouvelle ère de la Rupture, François Abioala se donne sans doute du temps pour rebondir à la manière des grands hommes politiques.
Certains yayistes députés s’offrent, quant à eux, l’officine du parlement  pour s’afficher encore sur la scène nationale,  mais restent apparemment   prudents sur les positions à adopter vis-à-vis du pouvoir Talon dont ils ont combattu en vain l’avènement.
Au finish, il n’y a que Yayi même qui ne semble pas encore prêt à s’éteindre de si tôt  sur la scène nationale et internationale. Il n’est plus au pouvoir  mais multiplie les stratégies et actes subtiles pour rester au devant de l’actualité. Ses récentes tournées dites de remerciement dans le nord mais vues comme des occasions de critiques contre son successeur, en disent long. Un peu comme cette fameuse rencontre d’Abidjan tenue ce lundi, il était en face de son frère ennemi Patrice Talon pour une tentative de réconciliation initiée par le président ivoirien, Alassance Ouattara et son homologue du Togo, Faure Gnassingbé.

Wandji A.

Comité de pilotage des réformes politiques annoncées: Talon saisit les responsables de partis politiques

Talon, Ajavon et consortsLes réformes politiques sur lesquelles repose le Nouveau départ tiennent à cœur au président Patrice Talon. Comme annoncé lors du premier Conseil des ministres tenu le mercredi 13 avril 2016, les réformes institutionnelles et constitutionnelles sont les premières actions auxquelles le nouveau chef de l’Etat entend commettre les partis politiques. Selon des sources proches de ces derniers, le chef de l’Etat a déjà saisi les responsables des formations politiques aux fins de lui faire parvenir deux représentants devant siéger au sein du comité national de la mise en œuvre des réformes politiques. Le parti du renouveau démocratique (Prd), la Renaissance du Bénin (Rb), les forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et bien d’autres mouvements politiques régulièrement inscrits ont été déjà saisis et les tractations vont bon train en vue de la désignation des têtes de pont qui devront représenter vaillamment ces formations politiques au sein de ce comité. Au sein des Fcbe, les choses sont allées très vite depuis la fin du régime de la refondation. En effet, Eugène Azatassou et les siens se sont réunis aussitôt après la formation du premier gouvernement de la Rupture pour apprécier l’acte posé par le successeur du président Boni Yayi. Ainsi, après la saisine, l’alliance aurait, apprend-on, de source digne de foi, désigné le coordonnateur national Eugène Azatassou et un autre leader politique de la région du Nord comme ses deux représentants au sein du comité national chargé de coordonner les réformes institutionnelles et constitutionnelles prévues par le nouveau régime. C’est dire que le président Patrice Talon reste ouvert pour une large concertation avec tous les acteurs de la classe politique nationale afin d’opérer des réformes consensuelles acceptées de tous.

Germin DJIMIDO (Coll.)

Unanimité autour du 2ème rapport d’activités du président du parlement: Houngbédji maintient le cap d’une législature apaisée

Me Adrien HoungbédjiLe président de l’Assemblée nationale-7ème législature, a présenté aux députés ce vendredi 15 avril 2016, son deuxième rapport d’activités pour le compte des six derniers mois. Un document adopté à l’unanimité après les appréciations et suggestions de quelques députés.
C’est par un tonnerre d’applaudissements que les élus du peuple présents et représentés à l’hémicycle ce vendredi, ont adopté le deuxième rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale. En présentant l’ensemble des différentes activités de l’institution exécutées du 1er octobre 2015 au 31 mars 2016, Me Adrien Houngbédji s’est une fois encore montré respectueux des dispositions de l’article 21 du Règlement intérieur qui impose l’obligation de reddition des comptes du président de l’institution. Le présent rapport s’articule autour de quatre points essentiels, à savoir, les activités parlementaires, la gestion de l’administration parlementaire, la coopération parlementaire et les audiences du président de l’Assemblée nationale. Dans sa présentation, l’auteur a souligné qu’au plan social, le parlement a participé aux obsèques de l’ancien président de la République, le Général Mathieu Kérékou et rendu les hommages mérités à l’un de ses députés, Feu Eric N’Dah décédé en pleine législature. L’institution a également témoigné sa compassion aux sinistrés de l’incendie survenu au Marché international de Dantokpa puis manifesté sa contribution pour la reprise des activités dans ce haut lieu de commerce. Au registre des activités parlementaires, le rapport fait cas du dernier message du président Boni Yayi sur l’état de la nation, le vote de la loi portant budget général de l’Etat, gestion 2016, de la loi portant Code de l’enfant en République du Bénin et la désignation des membres de l’Assemblée nationale dans les postes de vote pour l’élection présidentielle de 2016. Le rapport renseigne également sur la participation des députés aux activités parlementaires, notamment, les séances plénières et les travaux en commission. L’analyse de ce point révèle une légère baisse de la présence des députés aux séances par rapport à la période antérieure. Me Adrien Houngbédji a également fait savoir que 24 dossiers ont été traités sur les 54 affectés aux Commissions permanentes de l’Assemblée nationale, soit un taux de 44,44% de traitement. Il faut noter que pendant la période de référence, 08 lois ordinaires et 09 lois portant autorisation de ratification d’accord de prêts ont été examinées et adoptées pendant les 20 séances plénières tenues. L’autorisation de ratification de ces 09 accords de prêts a permis de mettre à la disposition du Gouvernement plus de 100 milliards de francs Cfa pour la mise en œuvre de sa politique de développement. Le contrôle parlementaire de l’action gouvernementale est l’une des trois missions essentielles dévolues aux parlementaires. Il se fait conformément aux dispositions constitutionnelles par des questions orales, des questions écrites, des questions d’actualité, des commissions parlementaires d’information et d’enquête et des interpellations du gouvernement. Pendant la période suscitée, seulement trois questions écrites ont été adressées au gouvernement. Elles sont relatives à la prise en charge des maladies d’insuffisance rénale ; la redevance des marchés publiques et délégations de marchés publics. Le président Adrien Houngbédji a informé ses collègues députés des démarches entreprises dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme du système partisan. Selon ses explications, plusieurs séances ont été tenues avec les représentants des structures devant être impliquées dans la mise en œuvre.

Les appréciations des députés
Pendant le débat, les députés des grandes tendances politiques ont apprécié le rapport qui, selon eux, rend compte intégralement et fidèlement des différentes activités parlementaires menées pendant la période de référence. Certains députés de la minorité parlementaire ont salué la démarche de Me Adrien Houngbédji en ce qui concerne la mise en œuvre des réformes du système partisan et sa vision de l’amélioration du système de communication de l’institution. Les députés Prd, Rb et d’autres alliances sont intervenus pour inviter le président Houngbédji à maintenir le cap afin de redynamiser l’institution. Le député Mathurin Nago et bien d’autres députés ont évoqué quelques préoccupations relatives au contrôle de l’action gouvernementale qui n’aurait pas été visible pendant les six derniers mois. Reprenant la parole, le président Adrien Houngbédji a fait savoir que les questions d’actualité adressées au gouvernement sont traitées dans les délais et qu’il revient au gouvernement d’apporter les réponses appropriées dans le délai. Il a donc invité ses collègues à prendre les dispositions nécessaires conformément aux prérogatives de l’institution lorsque le gouvernement ne répond pas à une question qui lui est adressée. « Nous essayons d’améliorer les méthodes de travail. (…) Je vous rassure, le rapport ne sera définitif qu’après avoir intégré les différentes recommandations et suggestions », a-t-il laissé entendre. Soumis au vote, le rapport a  recueilli l’assentiment de tous les députés présents et représentés.

Germin DJIMIDO (Coll.)

Activités du nouveau chef d’Etat à l’étranger: Conclave Talon, Ouatara et Faure ce lundi à Abidjan

Le président de la république, Patrice Athanase Guillaume Talon, va participer ce jour, lundi 18 avril 2016 à son premier baptême en tant que chef d’Etat à Abidjan, en Côte d’Ivoire. De sources diplomatiques de la capitale ivoirienne, il y sera rejoint par son homologue du Togo, Faure Gnassigbé, pour un conclave avec le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara. Même si les points de discussions qui seront à l’ordre du jour entre les trois chefs d’Etat restent encore à découvrir, le président Patrice Talon a déjà foulé le sol ivoirien. Selon les mêmes sources, le chef de l’Etat béninois est arrivé en Côte d’ivoire le vendredi 15 avril 2016, où il a posé ses valises dans la cité balnéaire d’Assinie au sud d’Abidjan pour y passer le week-end. Selon l’agenda du Chef de l’Etat ivoirien communiqué le vendredi 15 avril dernier par la direction de la communication de la présidence ivoirienne, Alassane Ouattara rencontrera ses hôtes à 12h00 (GMT) à la résidence présidentielle. Cette rencontre entre les trois chefs d’Etat est la première sortie du président de la république,  Patrice Talon, après son investiture le 6 avril dernier.

Wandji A.

Abrogation des décrets présidentiels : L’ex Sg du gouvernement Boni Yayi rompt le silence et clarifie

« Les décrets sont la plupart du temps soutenus par des communications présentées et adoptées en conseil. Il s’ensuit que l’élément le plus important du point de vue de la date, c’est celui de l’adoption en conseil des ministres, étant entendu que la date de signature peut être tributaire des aléas comme la disponibilité pour déposer les signatures des ministres et du chef de l’Etat… ».  Dans un communiqué de presse qu’il vient de rendre public, Alassani Tigri donne ainsi des clarifications sur certains  décrets présidentiels à polémique, pris par l’ancien président Boni Yayi, récemment abrogés par son successeur, Patrice Talon. « Incriminer la prise des décrets les derniers jours de la mandature revient à soutenir que le gouvernement devrait arrêter de fonctionner ces derniers jours alors que constitutionnellement le mandat prend fin le 5 avril à zéro heure », précise-t-il par ailleurs. Lire ci-après, l’intégralité du communiqué de presse.

COMMUNIQUE DE ALASSANI TIGRI ANCIEN SGG

Les délibérations du premier Conseil des Ministres du Gouvernement du Président Patrice TALON ont été portées à la connaissance du Peuple béninois le 13 avril 2016. Au regard des incompréhensions, supputations ou interrogations provoquées dans l’esprit de certains de nos concitoyens, il paraît utile d’apporter des clarifications à plusieurs égards.
Les décrets sont la plupart du temps soutenus par des communications présentées et adoptées en Conseil. Il s’ensuit que l’élément le plus important du point de vue de la date, c’est celle de l’adoption en Conseil des Ministres, étant entendu que la date de signature peut être tributaire des aléas comme la disponibilité pour déposer leurs signatures des ministres et du Chef de l’Etat.
De ce point de vue, des décrets signés les derniers jours de la mandature, certains le sont du fait évoqué plus haut ou auront été effectivement pris dans la période.
Dans tous les cas, incriminer, la prise des décrets les derniers jours de la mandature revient à soutenir que le gouvernement devrait arrêter de fonctionner ces derniers jours alors que constitutionnellement le mandat prend fin le 5 avril à zéro heure.
La continuité de l’Etat est un principe et il explique que le Président Boni YAYI et son gouvernement aient fonctionné jusqu’au bout. Il explique et justifie du reste le fait que le Président Patrice TALON et son gouvernement soient fondés à apprécier les décrets et actions passés. Dans tous les cas, ce qui paraît fondamental c’est de créditer les uns et les autres d’esprit de responsabilité et de service de la Nation béninoise à construire hier, aujourd’hui et demain par toutes ses filles et tous ses fils. L’apriori ici comme ailleurs n’est guère constructif et est plutôt de nature à altérer le jugement.
En ce qui concerne la trésorerie, il ya lieu de rappeler qu’elle est dynamique et s’apprécie en regard de plusieurs paramètres notamment les instances au niveau du budget et du trésor ainsi qu’en rapport avec la qualité des infrastructures réalisées (échangeurs, routes, écoles, centres de santé, ponts, énergie etc..). Dans tous les cas, en ce moment aucun pays y compris les pays pétroliers ne connait une trésorerie équilibrée, stable et on ne saurait passer sous silence la stabilité financière héritée et la qualité de la dette totale soit un endettement de 41f sur 100f contre la norme de 70f à ne pas dépasser dans l’Uémoa. Ceci étant le Gouvernement sortant encourage le Gouvernement actuel à prendre toutes les mesures idoines pour améliorer davantage la gouvernance car le Bénin doit s’inscrire dans le développement qui appelle des initiatives nouvelles et innovations. Les ministres sectoriels sortants se tiennent prêts à apporter toute explication pouvant éclairer et permettre au Bénin de progresser.

Enfin, il est à noter que les décrets d’application de la loi 2015-20 du 19 juin 2015 portant statut spécial des personnels des forces de sécurité publique et assimilées au nombre de 18 selon le Conseil du 13 avril sont des produits des différents corps concernés que le Gouvernement a juste entérinés au regard de l’appréciation positive de l’incidence financière par les ministères concernés dont le ministère des finances. Il est à souligner en outre que ces décrets ont été signés le 17 mars 2016 et non le 05 avril 2016 et veille du départ du Président Boni YAYI comme cela est indiqué dans le communiqué du Conseil du 13 avril 2016. Il s’agit certainement d’une erreur malencontreuse qui malheureusement a énormément semé le doute dans l’esprit de nos concitoyens quant au nombre impressionnant des décrets pris la veille de son départ par le Président Boni YAYI et son Gouvernement.
Des erreurs, nous en avons certainement commises ; le nouveau gouvernement en commettra aussi comme c’est le cas. C’est dans l’ordre normal des choses. C’est pourquoi ensemble, nous devons cultiver tolérance et humilité, valeurs prônées par le Président Boni YAYI dans sa charte de gouvernement et fort heureusement reprises par le Président Patrice TALON. L’essentiel reste de ne jamais dans les décisions tourner le dos à l’intérêt général.
Dans le même ordre d’idée il serait souhaitable de s’entourer de garantie sur la véracité des faits avant de les avancer et en gardant toujours à l’esprit la nécessité de sauvegarder la paix et la cohésion nationales. Gardons nous de chercher à humilier et recherchons plutôt collectivement « à être parfaits comme notre Père céleste est parfait ».

Vive le Bénin et sa démocratie apaisée.
Que Dieu bénisse notre Patrie commune.
Fait à Cotonou le 15 avril 2016.
Le Secrétariat Général du Gouvernement sortant.

Premier conseil des ministres sous l’ère Talon: Grandes décisions prises

L'Evénement Précis N°1603 Page 12 okPour un  premier coup, la dose est bien forte. Le premier conseil des ministres du premier gouvernement de Talon  s’est achevé sur des décisions assez fortes qui  défraient rageusement   chronique. Tous les concours organisés depuis janvier 2015 ont été suspendus, près de vingt décrets présidentiels abrogés, des recommandations hardies pour  la gestion du patrimoine de l’Etat et plusieurs autres mesures ont été prises. Lire ci-après l’intégrabilité du compte rendu de ce premier conseil des ministres de l’ère Talon.

Lire les grandes décisions du premier Conseil des Ministres 

Le Conseil des Ministres s’est réuni le mercredi 13 avril 2016, sous la présidence de Monsieur Patrice TALON, Président de la République, Chef de l’Etat,

Chef du Gouvernement.
Cette première réunion des membres du Gouvernement a été consacrée à l’examen d’un ordre du jour spécial.
Au début de la séance, le Président de la République a défini ses orientations et directives sur le fonctionnement du Gouvernement notamment les bases de sa réussite en matière de gouvernance.
Au cours de la séance, le Secrétaire Général du Gouvernement a présenté un exposé sur la procédure d’instructions des dossiers en Conseil des Ministres.
La nouvelle procédure instaure la tenue régulière des comités interministériels en amont du Conseil des ministres. Cette méthode contribue à réduire considérablement la durée des réunions gouvernementales  et participe de la qualité de la prise de décision. Le Conseil des Ministres se tiendra selon les instructions du Chef de l’Etat les mercredis de 9h à 12h.
Certains Ministres ont évoqué des points particuliers relatifs à leur prise de fonction.
En outre, le conseil s’est penché sur quelques préoccupations majeures des populations relatives à l’offre d’énergie, à la disponibilité des produits pétroliers, aux trois secteurs de l’éducation, à la santé, à la fonction publique et  à la préparation de la campagne agricole.
Dans la même rubrique, le Ministre de l’Economie et des Finances a rendu compte de la situation de la trésorerie publique au regard des opérations de fins de mois.
A cet effet, au 07 avril 2016, le point de la trésorerie est de quarante-sept (47) milliards de franc CFA contre un besoin immédiat de cent soixante  (160) milliards FCFA.
Le Conseil s’est également prononcé sur la pertinence de la gestion des projets par les Agences spécifiques en lieu et place des Directions techniques des ministères.
Le Conseil, tenant compte des informations qui lui sont parvenues sur des irrégularités et abus qu’auraient engendrés la prise de certains décrets et autres décisions administratives, a décidé de la suppression des décrets ci-après :
- décret n°2016-024 du 11 février 2016 portant régime indemnitaire applicable aux directeurs de cabinets des ministres, aux Secrétaires généraux des ministères et à leurs adjoints
- décrets d’application de la loi 2015-20 du 19 juin 2015 portant statut spécial des personnels des forces de sécurité publiques et assimilées notamment :
décret n°2016-127 du 5 avril 2016 portant règlement des habillements et des attributs  du personnel des Douanes ;
décret n°2016-128 du 5 avril 2016  portant statuts particuliers des Corps et Personnels de l’Administration des Douanes et Droits Indirects ;
décret n°2016-129 du 5 avril 2016 portant règlement de service de l’Administration des Douanes ;
décret n°2016-130 du 5 avril 2016 portant règlement de service à la Police Nationale ;
décret n°2016-131 du 5 avril 2016 portant allocation d’indemnités aux fonctionnaires de police recrutés spécialistes ;
décret n°2016-132 du 5 avril 2016 portant allocation d’indemnités et avantages aux fonctionnaires de police affectés dans les offices, unités, services et brigades spécialisés ;
décret n°2016-133 du 5 avril 2016 portant avantages spécifiques alloués aux personnels de santé de la police nationale ;
décret n°2016-134 du 5 avril 2016 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la compagnie de musique à la police nationale + primes ;
décret n°2016-135 du 5 avril 2016 portant création, attribution, organisation et fonctionnement de la Direction du service de santé de la police nationale ;
décret n°2016-136 du 5 avril 2016 portant création, attribution et fonctionnement des unités spécialisées à la police nationale ;
décret n°2016-138 du 5 avril 2016 portant allocation d’indemnités forfaitaires aux autorités de la police nationale et à leurs collaborateurs immédiats ;
décret n°2016-139 du 5 avril 2016 portant attributions de primes de qualifications aux fonctionnaires de la police nationale titulaire du diplôme du brevet professionnel ;
décret n°2016-140 du 5 avril 2016 fixant les émoluments et avantages accordés aux officiers généraux des forces de sécurité publique et assimilées ;
décret n°2016-141 du 5 avril 2016  portant attributions des indemnités de logement aux personnels de forces de sécurité publique et assimilées ;
le décret n°2016-142 du 5 avril 2016 fixant une indemnité de sujétions particulières aux personnels des forces de sécurité publique et assimilées ;
décret n°2016-143 du 5 avril 2016 fixant les modalités de prise en charge des frais d’obsèques des personnels des forces de sécurité publique et assimilées, de leur conjoint et de leurs enfants ;
décret n°2016-144 du 5 avril 2016 portant attribution de primes de premières installations aux personnels des forces de sécurité publique et assimilées ;
décret n°2016-145 du 5 avril 2016 portant attributions de primes de risque aux personnels des forces de sécurité publique et assimilés.
Par ailleurs le Conseil a également examiné les points suivants :

1. Filière des véhicules d’occasion
Le Conseil des Ministres a décidé de la suspension de l’arrêté n°1352/MEFPD/DC/SGM/DGDDI portant augmentation et fixation du mode de répartition du produit du fonds « escorte douanière » des véhicules en transit au Bénin.
A cet égard, il sera mis sur pied un audit des redevances payées sur la filière des véhicules d’occasion.

2. Passation de marchés publics et Ordres de Paiement
Dans le but de clarifier les opérations récentes de passation de marchés publics, le conseil a décidé de la suspension de certains marchés de travaux  d’infrastructures en vue d’une expertise appropriée et de faire le point des garanties souveraines.
De même, le Ministre de l’Economie et des Finances a été instruit pour faire le point des Ordres de Paiement en vue de clarifier les différentes situations.

3. Parc automobile de l’Etat
En vue de préserver le parc automobile de l’Etat, et d’en faire un état des lieux complet, tous les membres du Gouvernement sont instruits pour suspendre la réforme en cours de véhicules administratifs.

4. Concours de recrutement
Le Conseil des Ministres a décidé de suspendre la procédure d’engagement dans la Fonction publique, des agents recrutés à l’occasion des concours organisés depuis le 1er janvier 2015 dans tous les corps de l’Etat notamment : douanes, impôts, trésor, justice, enseignement, jeunesse et sports.
Il a en outre décidé du gel de tous les recrutements dont le processus est en cours.

5. Mouvements diplomatiques
Le Conseil des Ministres a décidé de la suspension des nominations et des affectations intervenues dans les postes diplomatiques depuis le 31 mars 2016 aussi bien en ce qui concerne le personnel civil que militaire.

6. Nomination à la Cour de Justice de l’UEMOA
La nomination de Magistrat à la Cour de Justice de l’UEMOA intervenue au cours du Conseil des Ministres du 26 mars 2016 est annulée.

7. Audits à commander
Une mission de contrôle et de vérification sera dépêchée les prochains jours dans les postes diplomatiques de Paris et Washington.
Par ailleurs, un audit du personnel civil de la Présidence de la République sera effectué par un cabinet indépendant spécialisé.
La restructuration de l’organigramme de la Présidence de la République est envisagée de même qu’un  audit informatique des services.

8. Passeports diplomatiques et de services
Le ministre des affaires étrangères a rendu compte au Conseil des Ministres de la mesure transitoire envisagée par rapport aux passeports diplomatiques et de service dans le cadre de la mise en circulation obligatoire  des passeports biométriques pour compter de 2018.
A ce titre, le Gouvernement a décidé de l’annulation des anciens passeports diplomatiques et de service, six mois après la mise en circulation effective des passeports biométriques, diplomatiques et de service.

9. Préservation des forêts
Dans le domaine du Cadre de vie et du développement durable en raison des menaces graves qui pèsent sur nos forêts, le Ministre est instruit pour prendre des mesures conservatoires.
A cet effet, l’exportation de bois ainsi que les  agréments d’exploitation des produits forestiers sont suspendus.

10. Campagne agricole 2016-2017
S’agissant de la campagne agricole 2016-2017 et dans le cadre d’un retour à la normale de l’organisation de la filière cotonnière,  le Conseil des Ministres a décidé de mettre fin aux réquisitions des usines d’égrenage de coton.
A cet effet, le Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche instruira  le Directeur général de la SONAPRA aux fins de régler les redevances de réquisition, conformément au décret n°2014-533 du 25 août 2014 portant réquisition des usines de la Société pour le Développement du Coton (SODECO).
Une commission a été mise sur pied pour vérifier des diligences accomplies dans la fourniture d’intrants agricoles au titre de la campagne 2016-2017.

11. Utilisation anarchique des gyrophares et sirènes.
Pour mettre fin à l’utilisation anarchique des gyrophares et des sirènes, le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a été instruit pour actualiser l’Arrêté y afférent. Le contenu du nouvel Arrêté fera l’objet d’une large diffusion.
Toutefois, au titre des Hautes personnalités, seul le Président de l’Assemblée Nationale bénéficie d’un service léger d’escorte par motards en cas de nécessité.

12. Commission chargée des réformes politiques
Une commission chargée des réformes politiques a été mise en place.
Sa mission est d’étudier et de proposer au Président de la République les réformes politiques et institutionnelles visant à améliorer le modèle politique béninois conformément aux options fondamentales de la Conférence Nationale de février 1990.

13. Efficacité de l’administration publique.
En vue d’assurer une meilleure disponibilité du personnel de l’administration publique, des offices et sociétés d’Etat, l’utilisation des postes téléviseurs est proscrite dans les bureaux des agents.

14. Déclaration des biens et du patrimoine
Dans le cadre de la déclaration des biens et du patrimoine des membres du Gouvernement, le Président de la République a instruit tous les Ministres pour qu’ils s’acquittent de cette obligation constitutionnelle dans les plus brefs délais.

15. Abrogation des décrets portant nomination des membres du Cabinet de l’ancien Président de la République.
Les décrets portant nomination du Directeur de Cabinet, du Directeur Adjoint de Cabinet, des Conseillers Spéciaux, des Conseillers Techniques et du Chef de Cabinet de l’ancien Président de la République sont abrogés.
Enfin, le Directeur général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) est relevé de ses fonctions.

Fait à Cotonou, le 13 avril 2016
Le Secrétaire Général du Gouvernement,

Edouard OUIN OURO