Category: Editorial

Assainissement de l’examen du baccalauréat béninois: La ministre Attanasso satisfaite des prouesses du DOB, Alphonse da Silva

Marie-Odile Attanasso ministreLa chute du taux d’inscription au bac 2016, un grand succès enregistré par le directeur de l’office du baccalauréat (Dob), Alphonse da Silva. C’est ce que la ministre de l’Enseignement supérieur, Marie-Odile  Attanasso,  est allée constater le mardi 19 avril 2016 à l’occasion d’une visite effectuée dans les locaux de la Direction de l’Office du Baccalauréat. Elle y est repartie  le mercredi 20 avril 2016 pour se rassurer qu’elle a abordé tous les problèmes de l’office. Des visites inopinées qui n’ont pas surpris les autorités de la Dob, ni les agents toujours ponctuels à leurs postes respectifs. La prise de contact avec cet office sous tutelle s’est déroulée dans la sobriété totale. Accueillie par le directeur Alphonse da Silva, l’autorité ministérielle a eu un tête-à-tête avec le Dob suivi d’une visite guidée dans les bureaux et les différents ateliers. Ainsi,  l’autorité ministérielle a visité hors caméra l’atelier d’impression des épreuves dirigé par le DOB pour raisons de sécurité et confidentialité, l’atelier de scanning  des photos, une mesure phare adoptée par l’office qui s’est révélée très efficace pour lutter contre les faussaires et l’atelier d’impression des enveloppes pour le  conditionnement des épreuves. La démarche de l’autorité qui a visité tous les bureaux respectifs pour apprécier le cadre de travail a surpris agréablement les agents de l’office du baccalauréat. Pour ce qui  concerne l’inscription au bac 2016, le nombre des candidats a chuté de 116.865 candidats en 2015 à 115.322 en 2016 contrairement à  la tendance observée depuis une décennie. C’est le résultat de l’assainissement à l’inscription. Annoncé depuis deux ans,  la Direction de l’Office du bac a rejeté tous les candidats ajournés en 2015, les candidats libres n’ayant pas obtenu le BEPC et les candidats officiels, c’est-à-dire, en situation de classe dont la moyenne au dernier BEPC est inférieure ou égale à 5. Ces rejets représentent une économie pour le pays. Au plan de la gestion, l’autorité a constaté que les outils modernes sont mis en place  pour assurer la transparence. Le dernier en date est le logiciel  de gestion du matériel au niveau du service de la comptabilité. Le défi de l’office, en ce moment, selon le Dob, Alphonse da Silva, est de maintenir le cap de la bonne organisation du Baccalauréat. C’est avec beaucoup de modestie que le Dob, Alphonse da Silva a renouvelé cet engagement. Le Direction  de l’office du Baccalauréat a exposé  à  l’autorité les efforts consentis par son équipe  et qui ont déteint  positivement sur la qualité de l’organisation du bac et la qualité  du parchemin. Entre autres,  son équipe a réussi à assainir le milieu du baccalauréat contre vents et marées au point de crédibiliser le Bac béninois à l’international.  Toutes les grandes universités du monde accueillent les bacheliers béninois directement dans leurs instituts et écoles. Les chefs de représentations diplomatiques, notamment, les ambassadeurs de la France et des États-Unis décernent leurs satisfecits au Dob chaque année. L’UEMOA a distingué l’office pour son rôle pionnier, ses performances au regard de la qualité des épreuves et sa contribution à la sécurité du premier parchemin universitaire. Les Béninois de la diaspora ont retrouvé leur fierté. Ceci parce que l’Office a mis en place un dispositif efficace pour détecter les faux diplômes en un laps de temps. L’autre motif de fierté est la position qu’occupe le BAC dans la sous-région. La liste des lauréats béninois est systématiquement publiée sur le site de l’Office du Baccalauréat. Le Bénin qui a une importante expérience dans le domaine de la lutte contre la fraude est sollicité pour étendre sa connaissance au niveau des autres pays de l’UEMOA dans la perspective de l’harmonisation de l’examen du Bac. Le Bac blanc prévu pour 2018 permettra d’expérimenter le processus d’harmonisation en cours. Satisfaite de la qualité managériale du directeur de l’Office du Baccalauréat,  la ministre a prodigué quelques conseils à l’équipe pour qu’elle maintienne le cap de la réussite. Elle a surtout dopé le moral aux agents qui sont sous pression en ce moment où l’Office égrène les derniers jours qui le séparent du 20 juin 2016, date de lancement des épreuves écrites au plan national.

Emmanuel GBETO

Tractations politiques en cours au parlement: Des députés Fcbe sautent dans la Rupture

GbadamassiDepuis la fin du règne du président Boni Yayi le 06 avril 2016, on observe une accalmie au sein de sa famille politique. Les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) restées jusque-là la première puissance politique pour avoir réussi à tenir en respect plusieurs alliances et partis politiques, sont réduites à leur plus petite expression. A l’Assemblée nationale, ses députés qui interviennent encore dans le débat parlementaire du fait de leur présence au sein de la 7ème législature, tentent vaille que vaille de rejoindre la vague du Nouveau départ. Après Jean-Michel Abimbola, Lucien Houngnibo, on apprend de sources dignes de foi qu’un groupe de députés Fcbe et alliés s’apprête à rejoindre leurs collègues qui ont, à visage découvert, œuvré pour le sacre du président Patrice Talon. André Okounlola, Bénoit Dégla et certains députés de la région septentrionale seraient en train de négocier leur ralliement au camp de la rupture. Un ralliement qui serait rendu favorable par la volonté de leur leader de « soutenir » le président Talon à réussir son mandat, si l’on s’en tient à la véracité de ses propos tenus à la rencontre d’Abidjan ce lundi 19 avril 2016.

Quid du contrôle parlementaire de l’action gouvernementale

Le contrôle de l’action gouvernementale est l’une des trois missions essentielles dévolues aux députés à l’Assemblée nationale. Le rapport d’activités de Me Adrien Houngbédji mentionnant l’exécution de cette mission pendant les six derniers mois, a révélé un faible taux. Une situation qui pourrait s’empirer et dégrader l’image de la nouvelle législature au cas où celle-ci serait réduite à un seul bloc de députés. En effet, le ralliement tous azimuts des députés alliés aux Fcbe et ceux ayant travaillé pour le candidat de l’alliance républicaine à l’élection présidentielle de 2016, suscite beaucoup d’interrogations. La question que nombre de Béninois se pose est de savoir quel groupe de députés initiera au cours des prochaines sessions des questions orales ou écrites ou des interpellations au gouvernement sur un quelconque dossier dont on n’aurait pas compris la gestion. Puisque pour ceux qui ont vu passer l’histoire du parlement aux 5ème et 6ème législatures, on peut déjà se poser la question de savoir ce qui empêche les députés Fcbe et alliés d’interpeller le nouveau gouvernement au sujet de la suspension des concours de recrutement dans la fonction publique organisés en 2015.

Edito: Réconciliation avez-vous dit ?

logo journalTous ceux qui pensaient en avoir fini avec les farces congénitales de Boni Yayi doivent encore attendre. L’ancien président et son successeur ont fait la « paix des braves » ce lundi à Abidjan sous les auspices de Faure et Ouattara. Je revoie encore le film des embrassades faussement amicales et des sourires hypocrites entre les deux hommes devant les caméras de la télévision ivoirienne. J’entends encore mon président faire à Yayi le « serment » qu’il va gouverner le Bénin dans la paix, un peu comme si les agapes officielles de Porto-Novo avaient besoin d’un clone sur les bords de la lagune Ebrié. Lunettes noires barrant le visage, larmes aux coins de l’œil, sourire théâtral comme jamais, Boni Yayi s’est bien payé la tête de son successeur en l’obligeant à reconnaitre qu’il n’est pas grand-chose, tant que lui s’appellerait toujours Boni Yayi. Il va transformer son mandat en un enfer.
Autant le dire tout de suite, Talon n’est pas allé à Abidjan par plaisir. Ouattara avait déjà été son mentor pour son retour pacifique au pays, en octobre dernier. C’est donc à juste titre qu’il a offert ses bons offices pour calmer les velléités de Boni Yayi. Une fois déchargé du pouvoir, l’ancien président a trouvé  l’ingénieuse idée de se répandre en invectives à travers le septentrion. Ses meetings servaient à distribuer à visage découvert la haine et la désunion. Yayi, il est clair applaudirait toute initiative permettant de déstabiliser son pays. Personne ne peut imaginer la suite s’il continuait  sur la même lancée. Patrice Talon poussé à bout, finirait un jour par mettre la main sur son prédécesseur. Il lui suffirait de déterrer l’un des nombreux scandales ayant émaillé ses deux quinquennats, pour lui rendre la vie dure. Mais là, il aurait fabriqué un héros dangereux pour les prochaines consultations électorales…
C’est sans doute aussi pour se prémunir contre l’éventualité même d’une poursuite judiciaire  que l’ancien président est allé à Abidjan. Les mauvaises langues prétendent qu’il a exigé une amnistie sur ses sales dessous : ICC, PPEA II, etc. arrachant au forceps l’engagement de Talon à ne pas le poursuivre, lui et ses acolytes. Elles prétendent aussi que l’ancien président  a demandé que Patrice Talon lui accorde son soutien pour le poste convoité de secrétaire général adjoint de l’ONU en charge des changements climatiques. Ce strapontin international lui accorderait  d’office une immunité diplomatique qui pourrait être profitable dans les tumultes qui s’annoncent.
Il est curieux que celui qui avait annoncé urbi et orbi qu’il deviendrait pasteur après ses deux mandats, oublie de se consacrer à l’œuvre de Dieu pour consacrer toute son énergie désormais à la politique des faux semblants et des manœuvres de coulisses. Tel est Yayi, incapable de comprendre qu’il est nécessaire voire indispensable de respecter sa parole. Il faut même se demander combien de chrétiens ont leur temps à perdre à écouter un pasteur aussi couvert de plaies. Mais après tout, l’apôtre Paul ne fut-il pas un véritable mécréant avant de devenir un l’apôtre zélé que l’on connut ? Les adeptes de miracles peuvent encore espérer.
Et c’est pourquoi, nombre d’analystes voient déjà poindre l’échec  de cette fausse réconciliation. Elle  est à la fois utile et dangereuse. Utile pour arrêter les dérives régionalistes de Yayi et inutile parce que centré sur les lubies d’un homme qui a du mal à constater qu’il n’est plus aux premières loges de la république. Il retombera toujours dans le cinéma pour telle ou telle autre raison. Elle est surtout dangereuse  en ce qu’elle laisse  de notre pays l’image d’un Etat en crise et ayant besoin de l’intermédiation des pairs, avant de sortir de l’ornière. La communauté internationale avait pourtant salué le modèle que constitue la démocratie béninoise. Lundi, elle découvre que nous couvons une grave crise politique nécessitant l’intermédiation d’un certain Allassane Ouattara et de Faure Gnassingbé. Il faut donc comprendre les réactions indignées des citoyens désabusés par le fair-play de Patrice Talon qui a cédé à la pression de ses pairs pour venir faire le cinéma d’Abidjan. Nous redoutons  par-dessus tout que l’on utilise les ententes de couloirs pour noyer les exigences de justice.
S’il faut qu’Abidjan dicte désormais ceux qui doivent passer devant la justice à Cotonou après dix années de félonie, il y a lieu de se demander si le Nouveau Départ n’est pas l’autre nom de la continuité.

Par Olivier ALLOCHEME

Supposée réconciliation entre les présidents Talon et Yayi: Réactions en cascades contre la rencontre d’Abidjan

Yayi Talon okCe n’est plus un secret de polichinelle que le président Patrice Athanase Guillaume Talon et son prédécesseur  Boni Yayi  ont tenu  une rencontre  le lundi 18 avril 2016 à Abidjan   sous le parrainage des  présidents ivoirien et togolais,  Alassane Ouattara  et Faure Gnassingbé. Une rencontre dite de réconciliation entre les deux hommes d’Etat mais qui, en réalité, est pour  Patrice Talon, un acte de paix et d’unité nationale. En effet, la rencontre d’Abidjan entre Patrice Talon et Boni Yayi est aux yeux du monde un acte de réconciliation surtout à entendre la déclaration du président sortant Boni Yayi. Mais, pour ceux qui ont suivi depuis 2013 la   guéguerre qui a été  entretenue par  les deux hommes, tout ce qui a été dit pendant et après la campagne électorale de 2016 par le président sortant Boni Yayi contre son successeur Patrice Talon, une ‘’réconciliation’’ à pareil moment serait ‘’précipitée’’.  Certes, Patrice Talon qui ayant une vision pacifique non seulement pour son pays mais également pour la sous-région a tenu à honorer de sa présence cette rencontre organisée par son homologue ivoirien. Il est important de rappeler les derniers meetings de remerciement fait par le président sortant Boni Yayi dans certaines villes du septentrion et au cours desquels des propos tendancieux ont été prononcés à l’encontre du président Patrice Talon et de son gouvernement. Et s’il devait tenir compte de tout cela, il est encore tôt de parler  d’une réconciliation quelques jours seulement après son investiture. C’est dire que la présence de Patrice Talon traduit toute sa volonté d’opter pour un climat national et sous régional apaisé.

Lire les déclarations des personnalités à la fin de la rencontre d’Abidjan

Patrice Talon, président de la République du Bénin
« Je fais le serment à Yayi Boni d’être un bon président….»
«  Je remercie les présidents Faure et Ouattara pour le soutien dont nous avons bénéficié. Le temps que nous venons de passer ensemble est le témoignage de leur leadership. Je fais le serment à Yayi Boni d’être un bon président et je rassure que je donnerai le meilleur de moi-même pour garantir au Benin et à toute la sous-région une bonne ambiance de solidarité et de paix. Les intrigues de la compétition politique ne prendront pas le pas sur notre devoir d’œuvrer pour la paix. »

Boni Yayi, ancien président du Bénin
« Que Dieu aide Patrice à réussir son mandat.»
« Je remercie les autres présidents pour la journée passée ensemble. Nous avons échangé conformément à l’esprit qui prévaut dans la sous-région. Les présidents Alassane et Faure viennent de poser un acte fort. Je voudrais renouveler mes félicitations à Patrice Talon pour sa brillante élection. Il y avait cette complicité entre mon frère Patrice et moi. J’ai eu l’occasion d’appuyer mon frère dans sa mission qui est de faire du Benin un pôle de croissance. Nous étions des amis et nous le demeurons dans l’intérêt du peuple béninois et de notre sous-région. Que Dieu aide Patrice à réussir son mandat. Le président Alassane Ouattara appuyé par le président Faure joue un rôle de leadership. »

Allasane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire
« Je voudrais dire au président Talon que nous sommes fiers de son parcours. »
« C’est une joie pour moi d’accueillir mes frères. Nos pays sont membres du Conseil de l’Entente. Nous faisons de sorte à renforcer la coopération entre nos États. Je voudrais dire au président Talon que nous sommes fiers de son parcours et dire à son excellence Yayi Boni que le Bénin est entre de bonnes mains avec le président Patrice Talon. Au président Faure Gnassingbé du Togo, je voudrais dire que c’est un immense plaisir pour moi de le recevoir. Nous avons eu une rencontre d’amitié et de fraternité. »

Faure Gnassingbé,  président de la République du Togo
« Ils ont démontré que ce qui compte, c’est le Bénin. »

« Je remercie le président Alassane Ouattara pour l’initiative. Je voudrais saluer mes deux frères du Bénin qui ont su s’élever et nous démontrer que la perception qu’on pouvait avoir d’une mésentente n’a rien à voir avec la réalité. Ils ont démontré que ce qui compte, c’est le Bénin. »

« La rencontre de la Côte d’Ivoire est du cinéma », dixit El Hadj Moutawakil Malik Boukari
La rencontre entre l’ancien président, Boni Yayi, et l’actuel Patrice Talon fait couler déjà assez d’encre et de salive dans l’opinion publique béninoise. Et pour cause, ses non-dits. L’imam de la mosquée centrale, Médine II d’Agori Plateau à Abomey-Calavi, El Hadj Moutawakil Malik Boukari, a donné sa position. Le dignitaire religieux a déploré l’initiative. Pour lui, cela n’a aucune importance au regard des défis qui attendent le pays et le régime nouvellement installé. De sa lecture, il relève que cette invitation à laquelle le président Patrice Talon a répondu n’est que du « cinéma » pour distraire le peuple. Or, poursuit-il, « Talon doit démarquer la gestion du pouvoir de son amitié avec l’ancien président Yayi ». Sinon, ajoute-t-il, « les deux hommes cachent des choses au peuple béninois ». « Ils étaient de très bons amis et personne ne pouvait savoir ce qu’ils se partageaient. Le peuple veut savoir les réels problèmes qui opposent les deux présidents et que ce soit hors du territoire que cela se passe », se demande le dignitaire. Sur la question, il a cité en exemple la fin des mandats des présidents Nicéphore Soglo – feu Mathieu Kérékou en 2001 et feu Mathieu Kérékou – Boni Yayi en 2006. De son analyse, il ressort que tous les problèmes internes qui ont existé, en leur temps, ont été gérés avec les grands hommes du pays. Appelant donc le peuple à ne pas se laisser endormir par cette situation, El Hadj Moutawakil Malik Boukari a invité le président Talon à s’occuper de sa mission puisqu’il n’a que 5 ans à passer à la tête de ce pays.

Le Président Talon « a sali le peuple », selon Laurent Mètongnon

Le chef de l’Etat béninois, Patrice Athanase Guillaume Talon, a rencontré hier, à Abidjan son prédécesseur Thomas Boni Yayi. Les deux hommes se sont retrouvés dans la capitale économique ivoirienne pour fumer le calumet de la paix grâce à la médiation des présidents Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire et Faure Gnassingbé du Togo. Si au terme de la rencontre, toutes les parties prenantes se sont félicitées de l’issue, il n’en est pas ainsi pour tous. A Cotonou, cette rencontre est désapprouvée par de nombreux Béninois au nombre desquels le secrétaire général de la Fédération des syndicats des travailleurs de l’administration des Finances (Fésyntra-Finances), Laurent Mètongnon. Le syndicaliste pense, en effet, que le chef de l’Etat béninois a trahi le peuple. « Le président qui a prêté serment devant le peuple ne peut pas prêter serment devant Yayi », a regretté Laurent Mètongnon avant de s’interroger si Boni Yayi est supérieur au peuple béninois. Le président Talon, lors de la conférence de presse tenue à la fin de la rencontre à Abidjan a, rappelons-le, déclaré ceci : « Je fais le serment à Yayi Boni d’être un bon président et le rassure que je donnerai le meilleur de moi-même ». Pour le secrétaire général de Fésyntra-Finances, à travers ce serment, le président Talon a simplement fait allégeance au président Yayi dont la gouvernance est décriée par les Béninois. « Le Nouveau départ, en plus des pas qui avaient été posés, vient de salir ce peuple », a jugé le Sg Mètongnon.

Yannick SOMALON et Emmanuel GBETO

Désignation du nouveau président de la Commission des lois au parlement: Duel serré entre Abdoulaye Gounou et Idji Kolawolé

IDJI Kolawolé AntoineLa Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme aura un nouveau président dans quelques jours. En effet, après avoir comblé le vide créé par le départ de l’Assemblée nationale de deux députés, Candide Azannaï et Jospeh Djogbénou, le président de l’Assemblée nationale a officiellement ouvert la bataille pour l’élection d’un nouveau président. Me Adrien Houngbédji a informé le parlement, le vendredi 15 avril dernier que les députés Guy Dossou Mitokpè et Orden Alladatin qui ont suppléé respectivement aux honorables  Azannai et Djogbénou ont adressé au bureau, leur demande d’inscription dans la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme. Une commission à laquelle appartenaient leurs titulaires depuis le début de la législature. Le président du groupe parlementaire Union fait la Nation (UN) a, pour sa part, informé que ses deux nouveaux collègues députés ont également rejoint le groupe parlementaire dont étaient membres leurs titulaires. Ainsi, pour l’élection du nouveau président de la commission, on apprend de sources dignes de foi, que les députés Abdoulaye Gounou, Orden Alladatin et Antoine Kolawolé Idji seraient dans les starting-block. Le deuxième secrétaire parlementaire, Alexis Agbelessessi, dont le nom avait circulé la semaine écoulée, ne serait plus dans le jeu. Car, sa démission n’a pas été faite jusque-là. A l’analyse des compétences de ces trois candidats, on peut déduire que le véritable duel aura lieu entre les deux anciens parlementaires, Abdoulaye Gounou et Antoine Idji. Puisque le député OrdenAlladatin, par respect du droit d’aînesse et des principes du groupe, pourrait se retirer de la course et soutenir le président du groupe parlementaire UN. La bataille se mènera donc entre les deux anciens ; le premier juriste de formation et compétent du domaine des lois et l’autre un expérimenté des pratiques parlementaires. Tous les regards sont donc tournés vers cette commission technique qui désignera au plus tard vendredi, le successeur de Me Djogbénou. Faut-il le rappeler, le président Houngbédji avait insisté sur le respect des dispositions de l’article 31 (alinéa 1 à 5) du Règlement intérieur qui établissent les conditions d’élection en cas  de vacance de poste.

Rastel DAN

Installation du « Comité de transition » par le ministre Agbenonci: Deux semaines pour une thérapie de choc au MAEC

Ministre Aurélien AGBENONCIDéfinir les grandes orientations de la diplomatie béninoise à la lumière du Programme d’actions du Gouvernement. C’est la mission assignée au « Comité de transition » du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération installé hier lundi à la « Salle rouge » de ce Ministère, par le chef de la diplomatie béninoise, SEM Aurélien Agbenonci.

Le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbenonci, a procédé ce lundi à l’installation officielle du « Comité de transition », l’organe de réflexion mis en place dans le cadre de la restructuration du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération (MAEC). A cette occasion, il a d’abord remercié les membres à divers niveaux de ce comité (douze (12) au total) pour leur présence effective au lancement de cette importante initiative de redynamisation du dispositif diplomatique du Bénin. Il a ensuite situé les contours de la mission assignée à ce groupe de réflexion. « Le Comité de transition qui a un rôle consultatif, a pour mission de définir les grandes orientations de la diplomatie béninoise, à la lumière du Programme d’actions du Gouvernement. A ce titre, il est chargé de procéder à un état des lieux de l’action diplomatique au cours des dix dernières années, de passer en revue l’organisation et le fonctionnement du Ministère tant à la centrale que dans les postes diplomatiques, de proposer les éléments de restructuration du Ministère à la lumière de sa nouvelle mission et de suggérer les grandes lignes de la politique extérieure du Bénin. »
Le ministre Agbenonci a souligné que le comité de transition dispose de quinze (15) jours pour proposer des mesures spécifiques à adopter en termes de modalités et critères de désignation des chefs de mission diplomatique, des postes consulaires et autres représentants plénipotentiaires, de rénovation du nouveau bâtiment du Ministère, de redistribution des espaces de travail en tenant compte de la réintégration de l’ancien bâtiment dans le patrimoine du Ministère, de dispositif de sécurité à mettre en place pour l’accès dans l’enceinte et aux bâtiments y compris l’annexe, de définition des attributions, de l’organisation et du fonctionnement des services internes et externes du Ministère, d’état des lieux du processus d’élaboration du Plan stratégique du Ministère, de définition des grandes lignes d’une politique de communication du Ministère, de réexamen du Projet de Guide du Protocole en vue de sa validation par le Conseil des Ministres, de protection des Béninois à l’Extérieur, d’exploitation de la disponibilité des Béninois de l’Extérieur à contribuer aux efforts de développement économique et social du Bénin et de placement des cadres dans les organisations internationales. Le chef de la diplomatie béninoise n’a pas manqué de remercier Monsieur Jacques Adandé, ambassadeur à la retraite, ancien représentant de l’Unicef, grand connaisseur de la diplomatie bilatérale et multilatérale, pour avoir accepté de présider ce comité et le ministre Rogatien Biaou pour son expertise maintes fois éprouvée.
« Nous sommes flattés et honorés d’être associés à ce chantier hautement stratégique que vous a confié le chef de l’Etat. C’est vraiment une idée lumineuse que d’avoir associé aux fonctionnaires et aux anciens fonctionnaires, des compétences venant d’autres horizons. Il est vrai que 15 jours, c’est suffisant et ce n’est pas suffisant pour des raisons évidentes qu’il n’est pas utile de rappeler ici. Disons plutôt que nous avons 15 jours pour faire un beau costume, pas le plus beau costume. » Pour le diplomate à la retraite et président de l’Association des ambassadeurs et ministres plénipotentiaires à la retraite (AMPR), il est évident que ce que recherche le chef de la diplomatie béninoise à travers ces 15 jours d’intenses activités, ce n’est pas décrocher la lune, mais avoir des solutions pratiques et immédiatement applicables pour que le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération joue au mieux sa partition pour le Nouveau départ.

Wandji A.

Edito: Un héritage difficile

La fronde des admis aux concours présumés frauduleux est l’un des signes des défis qui attendent le nouveau président. L’ancien régime a tout fait pour rendre la tâche terriblement difficile à son successeur, et il n’a pas fallu deux semaines pour que l’on découvre les nombreux pièges posés par Boni Yayi.
Il y a trois gros pièges tendus par l’ex-président. Le piège politique, c’est lorsqu’il signe une série de décrets accordant des avantages financiers aux forces de sécurité publique et assimilées. Il s’agit d’une quinzaine de décrets de la dernière heure dont par exemple le décret n°2016-140 du 5 avril 2016 fixant les émoluments et avantages accordés aux officiers généraux des forces de sécurité publique et assimilées. Il y a également le décret n°2016-141du 5 avril 2016 portant attributions des indemnités de logement aux personnels de forces de sécurité publique et assimilées. On peut citer également le décret n°2016-138 du 5 avril 2016 portant allocation d’indemnités forfaitaires aux autorités de la police nationale et à leurs collaborateurs immédiats. La prise de ces actes de dernière heure était déjà à ranger dans le lot des félonies de Yayi. L’ex-président savait très bien qu’il était en train de goupiller l’armée, la police et la gendarmerie, en offrant à ces corps armés des avantages nouveaux destinés à attirer leur sympathie en cas de coup dur. Le calcul machiavélique étant que la fin du règne pourrait déboucher sur des troubles, ces avantages étaient faits pour doper le moral de la troupe pour qu’elle combatte aux côtés du donateur en Chef, Boni Yayi. Imaginez aujourd’hui le moral de celle-ci lorsqu’elle apprend que ces actes font l’objet de « suppression ». On attendait une rébellion ou autre mouvement d’humeur au sein des hauts gradés et des hommes du rang.  En procédant à la « suppression » de ces actes, le régime Talon a pris des risques pour éviter ce piège politique majeur.
Mais il y a aussi le piège social. Les concours présumés frauduleux sont en eux-mêmes un cadeau politique du régime défunt. Le cas le plus typique est le nombre de douaniers recrutés, 502 au total, qui viendraient presque pour doubler l’effectif de la douane. C’est probablement le plus gros recrutement dans ce corps depuis sa création. L’espoir tenace de Boni Yayi était d’utiliser ces nouvelles recrues comme bétail électoral dans les villages. Ce fut fait avec dextérité lors des deux tours, mais le peuple béninois avait vu venir la bêtise. Et l’a sanctionnée de fort belle manière. Mais la suspension des concours crée aujourd’hui une crise sociale dangereuse. Ce sont des milliers de foyers qui sont sur la défensive.
Au même moment, les risques pour le gouvernement de perdre la face devant la Cour Suprême, ne sont pas négligeables. Les failles sciemment orchestrées par l’administration elle-même, ont été savamment exploitées par les fraudeurs pour donner une façade de légalité à la machination. On verra si la commission mise en place par le gouvernement aura les coudées franches pour déceler les faux diplômes, les diplômes non adaptés, les candidats fictifs mais admis ou encore les notes surfaites. Ce sera tout de même un travail gigantesque de passer au peigne fin tous ces diplômes et toutes ces feuilles de composition de plus de 100.000 candidats. Et pourtant, la capacité du gouvernement à résoudre la crise avec dextérité, en éliminant chacun des faussaires, et en entamant une procédure judiciaire appropriée à leur encontre, cette capacité déterminera pour longtemps la crédibilité de l’équipe Talon.
Mais il y a une crise économique sous-jacente. La trésorerie négative dans laquelle l’Etat se retrouve est un véritable défi à Patrice Talon. Il devra faire fonctionner l’Etat dans un contexte de rareté des ressources budgétaires, alors que les engagements du même Etat sont nombreux. La conciliation entre les impératifs absolus et les autres besoins devrait s’opérer dans l’impopularité. Mais la véritable bombe, ce sera la gestion à long terme des diverses gratuités mises en place par l’ancien régime. Nous avons reçu en décembre 2015 dans nos locaux, l’ancien ministre du développement, Marcel de Souza, lequel disait qu’il n’est pas possible que le Bénin tienne longtemps avec ces gratuités engageant les finances publiques dans des dépenses sociales lourdes de conséquences.
Dans tous les cas, l’héritage négatif de Boni Yayi ne sera pas facile à juguler. Il reste au nouveau régime à répondre aux impératifs, sans tomber dans le piège de la précipitation.

Par Olivier ALLOCHEME

Comité de pilotage des réformes politiques annoncées: Talon saisit les responsables de partis politiques

Talon, Ajavon et consortsLes réformes politiques sur lesquelles repose le Nouveau départ tiennent à cœur au président Patrice Talon. Comme annoncé lors du premier Conseil des ministres tenu le mercredi 13 avril 2016, les réformes institutionnelles et constitutionnelles sont les premières actions auxquelles le nouveau chef de l’Etat entend commettre les partis politiques. Selon des sources proches de ces derniers, le chef de l’Etat a déjà saisi les responsables des formations politiques aux fins de lui faire parvenir deux représentants devant siéger au sein du comité national de la mise en œuvre des réformes politiques. Le parti du renouveau démocratique (Prd), la Renaissance du Bénin (Rb), les forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et bien d’autres mouvements politiques régulièrement inscrits ont été déjà saisis et les tractations vont bon train en vue de la désignation des têtes de pont qui devront représenter vaillamment ces formations politiques au sein de ce comité. Au sein des Fcbe, les choses sont allées très vite depuis la fin du régime de la refondation. En effet, Eugène Azatassou et les siens se sont réunis aussitôt après la formation du premier gouvernement de la Rupture pour apprécier l’acte posé par le successeur du président Boni Yayi. Ainsi, après la saisine, l’alliance aurait, apprend-on, de source digne de foi, désigné le coordonnateur national Eugène Azatassou et un autre leader politique de la région du Nord comme ses deux représentants au sein du comité national chargé de coordonner les réformes institutionnelles et constitutionnelles prévues par le nouveau régime. C’est dire que le président Patrice Talon reste ouvert pour une large concertation avec tous les acteurs de la classe politique nationale afin d’opérer des réformes consensuelles acceptées de tous.

Germin DJIMIDO (Coll.)

Unanimité autour du 2ème rapport d’activités du président du parlement: Houngbédji maintient le cap d’une législature apaisée

Me Adrien HoungbédjiLe président de l’Assemblée nationale-7ème législature, a présenté aux députés ce vendredi 15 avril 2016, son deuxième rapport d’activités pour le compte des six derniers mois. Un document adopté à l’unanimité après les appréciations et suggestions de quelques députés.
C’est par un tonnerre d’applaudissements que les élus du peuple présents et représentés à l’hémicycle ce vendredi, ont adopté le deuxième rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale. En présentant l’ensemble des différentes activités de l’institution exécutées du 1er octobre 2015 au 31 mars 2016, Me Adrien Houngbédji s’est une fois encore montré respectueux des dispositions de l’article 21 du Règlement intérieur qui impose l’obligation de reddition des comptes du président de l’institution. Le présent rapport s’articule autour de quatre points essentiels, à savoir, les activités parlementaires, la gestion de l’administration parlementaire, la coopération parlementaire et les audiences du président de l’Assemblée nationale. Dans sa présentation, l’auteur a souligné qu’au plan social, le parlement a participé aux obsèques de l’ancien président de la République, le Général Mathieu Kérékou et rendu les hommages mérités à l’un de ses députés, Feu Eric N’Dah décédé en pleine législature. L’institution a également témoigné sa compassion aux sinistrés de l’incendie survenu au Marché international de Dantokpa puis manifesté sa contribution pour la reprise des activités dans ce haut lieu de commerce. Au registre des activités parlementaires, le rapport fait cas du dernier message du président Boni Yayi sur l’état de la nation, le vote de la loi portant budget général de l’Etat, gestion 2016, de la loi portant Code de l’enfant en République du Bénin et la désignation des membres de l’Assemblée nationale dans les postes de vote pour l’élection présidentielle de 2016. Le rapport renseigne également sur la participation des députés aux activités parlementaires, notamment, les séances plénières et les travaux en commission. L’analyse de ce point révèle une légère baisse de la présence des députés aux séances par rapport à la période antérieure. Me Adrien Houngbédji a également fait savoir que 24 dossiers ont été traités sur les 54 affectés aux Commissions permanentes de l’Assemblée nationale, soit un taux de 44,44% de traitement. Il faut noter que pendant la période de référence, 08 lois ordinaires et 09 lois portant autorisation de ratification d’accord de prêts ont été examinées et adoptées pendant les 20 séances plénières tenues. L’autorisation de ratification de ces 09 accords de prêts a permis de mettre à la disposition du Gouvernement plus de 100 milliards de francs Cfa pour la mise en œuvre de sa politique de développement. Le contrôle parlementaire de l’action gouvernementale est l’une des trois missions essentielles dévolues aux parlementaires. Il se fait conformément aux dispositions constitutionnelles par des questions orales, des questions écrites, des questions d’actualité, des commissions parlementaires d’information et d’enquête et des interpellations du gouvernement. Pendant la période suscitée, seulement trois questions écrites ont été adressées au gouvernement. Elles sont relatives à la prise en charge des maladies d’insuffisance rénale ; la redevance des marchés publiques et délégations de marchés publics. Le président Adrien Houngbédji a informé ses collègues députés des démarches entreprises dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme du système partisan. Selon ses explications, plusieurs séances ont été tenues avec les représentants des structures devant être impliquées dans la mise en œuvre.

Les appréciations des députés
Pendant le débat, les députés des grandes tendances politiques ont apprécié le rapport qui, selon eux, rend compte intégralement et fidèlement des différentes activités parlementaires menées pendant la période de référence. Certains députés de la minorité parlementaire ont salué la démarche de Me Adrien Houngbédji en ce qui concerne la mise en œuvre des réformes du système partisan et sa vision de l’amélioration du système de communication de l’institution. Les députés Prd, Rb et d’autres alliances sont intervenus pour inviter le président Houngbédji à maintenir le cap afin de redynamiser l’institution. Le député Mathurin Nago et bien d’autres députés ont évoqué quelques préoccupations relatives au contrôle de l’action gouvernementale qui n’aurait pas été visible pendant les six derniers mois. Reprenant la parole, le président Adrien Houngbédji a fait savoir que les questions d’actualité adressées au gouvernement sont traitées dans les délais et qu’il revient au gouvernement d’apporter les réponses appropriées dans le délai. Il a donc invité ses collègues à prendre les dispositions nécessaires conformément aux prérogatives de l’institution lorsque le gouvernement ne répond pas à une question qui lui est adressée. « Nous essayons d’améliorer les méthodes de travail. (…) Je vous rassure, le rapport ne sera définitif qu’après avoir intégré les différentes recommandations et suggestions », a-t-il laissé entendre. Soumis au vote, le rapport a  recueilli l’assentiment de tous les députés présents et représentés.

Germin DJIMIDO (Coll.)

Suspension du concours de la douane: Marcellin Laourou sort les preuves de la fraude

Marcellin Laourou, douanierLa suspension du concours de la douane 2015 par le gouvernement de la rupture a été passée au crible dans l’émission dominicale « Cartes sur table » de la radio Océan Fm le dimanche 17 avril par le secrétaire général du Syndicat des douanes du Bénin (Sydob), Marcellin Laourou. Il a salué la décision du gouvernement avant d’exposer les faits de fraude ayant conduit à la suspension.
« Il n’y a aucun doute que le concours soit frauduleux ». Pour justifier son assurance, le capitaine Marcellin Laourou se base sur certains faits qui ont entaché sa bonne organisation. Il a évoqué la problématique de la validation des épreuves soumises aux candidats par un collège conjoint de ministres dont celui des finances et de la fonction publique et des trois ordres de l’enseignement conformément à la loi. Une tradition qui n’a pas été respectée car, continue-t-il, les épreuves ont été choisies sans la contribution des ministres des trois ordres de l’enseignement. Secundo, Marcellin Laourou explique la prise en compte par le gouvernement de Boni Yayi de certains corps pour ces concours. Mieux, le secrétaire général du Sydob n’approuve pas l’effectif retenu par le gouvernement. Pour lui, le nombre 502 est pléthorique et ne repond pas aux recommandations de la loi qui exige le recrutement de 40% d’agents au regard de ceux existants. Ce qui fait un total de 292 personnes à recruter. Outre l’effectif pléthorique, l’invité avance qu’aucun acte n’avait été pris pour envoyer les lauréats en formation à Ouidah. Face à ces dérapages, s’ajoutent les cas de contestations dans les rangs des candidats, au lendemain de la proclamation des résultats du concours. Au regard de ces bévues, Marcellin Laourou explique la sourde oreille du gouvernement précédent face aux préoccupations soulevées par le Sydob et le mouvement de débrayage dont il a fait preuve pour dénoncer les faits et exiger l’annulation du concours. Il a salué la promptitude de l’actuel président de la république, Patrice Talon, qui a répondu à leurs doléances. « Nous avons cru que le président Talon allait agir et il a tenu parole. Le gouvernement  est dans notre logique. S’il peut respecter tous les engagements ce serait bien », a-t-il souhaité. Il a souhaité que les douaniers soient en amont et en aval des réformes du président, pour l’intérêt des populations et des opérateurs économiques. Il a ensuite convié les lauréats à garder leur sang-froid sans pour autant se faire manipuler.

Rastel DAN