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Le triomphe de la vérité

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Bio Tchané sur le bilan de l’An 1 Patrice Talon2 : « Nous allons poursuivre la gestion de l’économie qui va continuer de croitre »


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Le Ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané

Le ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, Abdoulaye Bio Tchané, était l’invité de l’émission “Le gouvernement en action” du dimanche 3 juillet 2022. Lors de cet entretien, il a donné des explications sur la coordination de l’action gouvernementale, de la planification ou encore de la conception des programmes et de leur suivi dont il est le bras exécuteur. Il a exposé les prouesses réalisées au plan du renforcement du capital humain depuis 2016 et les perspectives au terme du quinquennat.

Qu’est-ce qui est important : Pour révéler le Bénin à lui-même et au reste du monde, le président Patrice Talon dans son discours d’investiture le dimanche 23 mai 2021, a promis lutter avec toute son énergie contre la pauvreté et la mauvaise gouvernance qu’il considère comme les seuls et réels ennemis du Bénin sur la voie du développement durable. Au regard de cette volonté affichée du chef de l’Etat de faire de la lutte contre la pauvreté et la mauvaise gouvernance une priorité de son second mandat, des mesures concrètes ont été prises, selon le ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, Abdoulaye Bio Tchané. Il s’agit du développement économique et social, l’Agenda Alafia 2025 à travers le Plan national de développement(PND) et ensuite, le PAG 1 et le PAG 2. De même que les investissements massifs faits dans les secteurs de l’éducation, la santé et la formation professionnelle et de l’atteinte des ODD.

Quels outils disposent le pays pour atteindre cet objectif: Dès 2016, le gouvernement a fait un état des lieux du notaire statistique dans le pays. Il s’agissait d’un programme de réforme des statistiques avec un changement sur le cadre légal et réglementaire. C’est dans cette même logique, explique le ministre, que l’Assemblée nationale a voté une loi sur les statistiques. Il y a des décrets pour accompagner la loi et la réforme de loti statistique de l’INTSAT. « Le PND s’inscrit parfaitement à la vision Alafia. Le PND a tenu compte des contraintes mondiales dont les ODD, l’agenda de l’Union Africaine (20-63). Nous développons les outils nationaux de planification qui sont pour nous désormais le PND et les différents PAG, qui sont les outils d’opérationnalisation de ces grands outils », a dit l’autorité ministérielle qui a avoué qu’une fois la vision post Alafia définie, elle va s’imposer à tous les gouvernements. A la question de savoir ce qui justifie l’élaboration du PAG2 si le PAG1 a connu un grand succès, le ministre Bio Tchané a fait savoir que le PAG 2 tire ses fondements du bilan du PAG 1. Pour son élaboration, il a été tenu compte des avancées et des faiblesses du PAG1, du nouveau programme de Talon-Talata et du PND qui fait la jonction entre les deux périodes quinquennales.  C’est pourquoi le gouvernement va travailler sur certaines données à savoir : le nouvel esprit qui se développe dans le pays. « Tous nos concitoyens ont le sentiment qu’ils peuvent réaliser un certain nombre de choses dont ils étaient exclus par le passé. Nous avons eu l’occasion de le constater lors de la dernière tournée. Le sentiment général que nous avons capté, c’est l’optimisme », défend-t-il. L’une de ces valeurs est aussi la capacité du pays à valoriser tout son patrimoine culturel, économique et social et pour finir, le gouvernement va s’appuyer sur la responsabilisation et la réédition de compte.

Le hautement social : Pour cet exercice de réédition de compte d’un an d’exécution du second mandat, la dimension sociale du développement a occupé les discussions. L’invité de l’émission est revenu sur ce que le gouvernement met dans le hautement social de son PAG. « Le hautement social, c’est consacré l’essentiel des ressources au capital humain. C’est-à-dire l’éducation, la santé parce que dans ces domaines au cours du premier quinquennat, nous avons fait pas mal de choses. Nous avons décidé de mettre un accent particulier sur la formation professionnelle et technique. De même, la gestion du système sanitaire notamment dans le contexte de la Covid. Quand vous voyez les investissements faits dans ces deux secteurs, ils n’étaient pas à la hauteur », a souligné le ministre. Et c’est justement la raison pour laquelle, le deuxième quinquennat va investir beaucoup dans l’éducation et la santé, pour réduire le gap dans ces deux domaines. Pour y arriver, un montant de plus de 12. 000 milliards d’investissement est envisagé pour le PAG 2 et surtout un programme social. Ce qui va permettre à l’exécutif de prendre en charge la revalorisation du pouvoir d’achat, d’abord avec les salariés de la fonction publique, mais aussi des mesures conjoncturelles face à la crise. « Nous n’allons pas régler tous les problèmes, mais il faut décider des programmes et secteurs prioritaires », a dit le ministre qui justifie qu’après la tournée, le gouvernement a pris des décisions très fortes pour le survivre. Il a rappelé certains arrêtés pour faire contrôler et respecter les prix sur le marché. Il note une certaine stabilisation à la suite des actions prises. « La tournée était pertinente, les objectifs ont été atteints, les mesures contre la vie chère ont été saluées. Par exemple, la mise à disposition des intrants aux producteurs à un prix relativement abordable, la mise à disposition du gasoil etc. », a martelé le ministre. Même si l’économie va continuer par être impactée par l’évolution de la situation internationale, il a rappelé que le Bénin a développé une capacité de résilience.

Résilience et guerre en Ukraine : En 2020, le Bénin a connu une croissance économique de 3,8%. En 2021, cette croissance est évaluée à plus de 7%. Et le PAG 2 définit un taux de croissance qui va atteindre vers 2025, 10%. Pour y arriver, il y a un certain nombre de mesures structurelles qui sont en cours et qui vont se développer même dans les conditions difficiles. « Nous continuons de travailler pour anticiper sur ce qui peut se passer et le pire. Nous allons poursuivre à gérer une économie qui va continuer de croitre. Nous sommes le premier pays céréalier. Nous continuons à travailler sur le rendement agricole. La formation professionnelle, c’est pour combler ce gap. L’un de nos problèmes que nous continuons à avoir c’est l’emploi des jeunes », note-t-il. Le ministre Abdoulaye Bio Tchané a évoqué la construction de 30 Lycées agricoles et 7 écoles professionnelles dans différents secteurs. Ces réformes ont pour objectif, a-t-il indiqué, de mieux préparer l’économie et de la rendre encore plus résiliente. « En 2020, 70% de nos populations avaient déjà accès à l’eau potable. Nous pensons qu’en 2024, toutes nos agglomérations auront accès à l’eau potable », ajoute-t-il.

De la Coordination de l’action gouvernementale : La pertinence et l’utilité de Coordination de l’action gouvernementale ajoutée à son portefeuille ministériel a été abordée. Les gens remarquent  que le Conseil des ministres se passe de manière plus efficace aujourd’hui. C’est bien parce qu’il y a en amont et avant tout, une bonne préparation. « Il y a une préparation dans laquelle, nous investissons suffisamment assez d’énergies pour faciliter le Conseil des ministres », a-t-il précisé. Un comité interministériel s’est mis en place et les séances hebdomadaires interministérielles se passent tous les lundis au cours desquelles, il est abordé l’ordre du jour du Conseil des ministres et les décisions ainsi que le contenu. Les séminaires interministériels sont des séminaires où l’objectif est de prendre connaissance de toutes les options du dossier. C’est là que se prépare entre ministres, la décision qui va être préparée en Comité interministériel pour le Conseil des ministres. Ces deux rencontres sont présidées par le ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, Abdoulaye Bio Tchané. Ensuite, les séminaires gouvernementaux qui sont présidés par le chef de l’Etat à cause de l’intérêt du sujet et du choix de la pertinence à faire.

En ce qui concerne l’évaluation : Le suivi-évaluation reste au ministère du développement qui assure l’évaluation des politiques publiques qui sont décidées par le gouvernement. Le suivi des projets et programmes est centré à la présidence de la république. Il y a les programmes à coût termes des moyens d’investissements qui passe au ministère des finances pour le contrôle des dépenses. « Voilà cette cohérence que le chef de l’Etat a souhaité avoir », apprécie le ministre qui conclu, « le président Patrice Talon a ramené l’obligation de planification. Les années avant son gouvernement, tous ces outils ont été abandonnés ».

Alban Tchalla

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