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Attaques Djihadistes dans le nord de la république du Bénin: Le Président Soglo honore la mémoire des victimes et présente ses condoléances à leurs familles


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Nicéphore Dieudonné Soglo, ancien Chef d’Etat

A la faveur d’une déclaration qu’il a rendue publique ce mercredi 9 décembre 2021, l’ancien Président de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo a rendu un vibrant hommage aux personnes décédées il y a quelques jours lors des attaques des individus non encore identifiés contre certaines positions de l’armée béninoise dans la partie septentrionale. « Le sang de nos vaillants soldats, de nos frères et sœurs a tout de même coulé à flots dans le nord de notre pays, comme désormais dans presque tous les pays de l’Afrique au Sud du Sahara », a déploré l’ancien Chef de l’Etat qui n’a pas tari de mots pour exprimer sa compassion aux familles éplorées. « Nous nous inclinons avec déférence et respect devant ces héros et présentons nos condoléances à leur famille. Et comme disait Victor Hugo ‘’Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie… La voix d’un peuple entier les berce en leur tombeau’’ », peut-on lire dans sa déclaration. L’ancien Président de la République Nicéphore Dieudonné Soglo a saisi l’occasion pour inviter le Gouvernement à lancer un vibrant appel de mobilisation à la nation pour défendre la patrie en danger.

Rentrée médiatique après le deuil et Déclaration du Président Nicéphore Dieudonné SOGLO suite aux attaques Djihadistes dans le nord de la république du Bénin

Cotonou, le 09 décembre 2021

Béninoises, Béninois, Chers Compatriotes.

Au moment où le capitalisme mondial et le capitalisme d’Etat, d’un régime jadis communiste, ont conjugué leurs efforts avec quelques alliés arabes pour mettre le cap sur l’Afrique au Sud du Sahara, des criminels locaux, les fameux gouverneurs à peau noire leur prêtent la main.

Ils oublient simplement que comme le disait Paul Valéry, les civilisations sont mortelles.

Et, comme l’indiquait le grand économiste américain Schumpeter, nous assistons à l’agonie du capitalisme classique, dont Karl Marx et Friedrich Engels et ses successeurs ont montré le visage foncièrement dur, cruel et mauvais. Or le développement est désormais conditionné par des changements politiques, économiques et sociaux profonds, dans de grands ensembles. Car il est avant tout une révolution et une rupture.

Or, voilà que dans un petit bantoustan africain, toujours en ébullition, le Dahomey, rebaptisé par ignorance Bénin, on assiste à l’agonie d’un minuscule régime dirigé par un chef aux mêmes dimensions. Son gouvernement subit à son tour, les assauts criminels de la même coalition, qui étend partout ses ravages et a pris l’Afrique au Sud du Sahara comme cible privilégié. La raison est simple. Car comme l’a écrit mon ami Jean-Michel Sévérino dans son livre anthologie ‘’Le temps de l’Afrique’’, je cite : « L’Afrique est la deuxième région exportatrice de pétrole après le Moyen-Orient. Elle possède un tiers des réserves minières de la planète et ses forêts constituent ‘’le deuxième poumon naturel du monde après l’Amazonie’’, et l’un des plus grands réservoirs d’essences tropicales. Or la progression des besoins mondiaux, et l’épuisement rapide de nombreux stocks promettent une hausse tendancielle des prix des matières premières, énergétiques (pétrole, gaz, uranium etc), minières (or, diamant, manganèse, bauxite, cobalt) ou naturelles (bois tropicaux) ; et surtout la rareté des terres agricoles disponibles, fait de l’espace africain l’objet de toutes les convoitises… alimentaires. Cet eldorado subsaharien déchaine donc des appétits féroces ».

Devant l’attaque criminelle et crapuleuse dont notre pays est l’objet, tout gouvernement responsable devait lancer un vibrant appel de mobilisation à la nation pour défendre la patrie en danger. Le sang de nos vaillants soldats, de nos frères et sœurs a tout de même coulé à flots dans le nord de notre pays, comme désormais dans presque tous les pays de l’Afrique au Sud du Sahara, pour les raisons évoquées plus haut.

Nous nous inclinons avec déférence et respect devant ces héros et présentons nos condoléances à leur famille. Et comme disait Victor Hugo ‘’Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie… La voix d’un peuple entier les berce en leur tombeau’’.

Le gouvernement de la Rupture, déjà vomi par notre peuple, s’est à jamais déshonoré dans l’histoire de l’Afrique au Sud du Sahara : d’abord au pays de Béhanzin, Bio Guéra et Kaba ; mais aussi dans tous ceux des grands hommes de notre continent.

Justice doit être rendue à nos martyrs. Leur nombre est si grand : de Patrice Lumumba à Thomas Sankara pour ne citer que ceux-là.

Le gouvernement de la Rupture tire pendant ce temps, de ses prisons, de ses culs de basse fosse nos enfants : le Professeur Joël Aïvo et notre fille, la Ministre Réckya Madougou pour les humilier à la place des criminels djihadistes. On a la nausée !

C’est pourquoi, la Résistance Nationale exige la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques. Le retour dans leur foyer de tous les exilés. Ce n’est que justice.

Mon épouse et moi, avons appris, hélas, à nos dépens, avec un descendant de négrier, la pertinence du proverbe yoruba ‘’illé okuwa’’, ‘’la mort se trouve à domicile’’.

Je vous remercie.

Nicéphore D. SOGLO

Ancien Président de la République

Ancien Maire de la ville de Cotonou

Vice-Président du Forum des Anciens Chefs d’Etats et de Gouvernements d’Afrique,

Créé en 2006 à Maputo sous le haut patronage de Nelson MANDELA

Laurent D. KOSSOUHO

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