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Le triomphe de la vérité

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Affaire Réckya Madougou: Me Jacques Migan dissipe les inquiétudes d’une «complicité» du gouvernement


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L’ancien Bâtonnier Jacques Migan

L’explication juridique de l’interpellation de la candidate recalée à la présidentielle d’avril prochain a été interviewé au téléphone par la radio Capp fm le vendredi 05 mars 2021. Maître Jacques Migan ancien bâtonnier de l’ordre des avocats du Bénin, a restitué les faits conduisant à cette arrestation et profité pour clarifier les mauvaises interprétations autour de cette enquête judiciaire.

Dans ses propos, le bâtonnier Jacques Migan a fait observer que le Bénin est un état de droit. Et cela suppose que toutes les institutions fonctionnent en toute liberté, surtout l’institution judiciaire qui est un pouvoir. Au sujet du déroulé des faits ayant conduit à l’arrestation de Reckya Madougou , il n’a pas fait dans la langue de bois. Actuellement, deux versions des faits circulent, celle du procureur spécial près la Criet, Mario Mètonou et d’autre part celle de l’avocat de la mise en cause Reckya Madougou . Dans ces conditions, insiste l’avocat, nous devons nous coller aux faits, aux dires de l’un et de l’autre. L’avocat a au cours de l’émission établi une comparaison entre les faits avant d’appeler les uns et les autres à faire confiance à la justice afin que la vérité soit rétablie. Il a vivement condamné les agissements de certains qui utilisent internet pour abuser de la confiance des populations. En s’appuyant sur la déclaration du procureur lors de son point de presse, l’invité a affirmé : « il faut rappeler que l’atteinte volontaire à la vie des personnes, à leur intégrité ou à leur liberté ainsi qu’à l’enlèvement ou la séquestration des personnes lorsqu’elle a pour but de contraindre indûment les pouvoirs publics à accomplir ce qu’ils ne sont pas tenus de faire ou à s’abstenir de faire ce qu’ils sont tenus de faire, est qualifié de terrorisme ». Comme le rapporte le procureur spécial près la CRIET, Jacques Migan dit que le colonel Ibrahim Mama Touré a accepté la mission qu’on veut lui confier et qu’il a reçu la somme convenue versée par un certain Georges Saka dans la journée du vendredi 26 février 2021 peu avant 11 heures. « De l’aveu du colonel Mama Touré chargé de l’exécution de la mission, il ressort que cette somme a été envoyée par madame Reckya Madougou», va-t-il ajouter. Parallèlement au procureur, l’avocat de la mise en cause dit que la procédure est banalisée parce qu’on a fait une déclaration sans avoir écouté sa cliente. « Que pourrai-je vous dire dans ce cas de figure ? » s’est-il interrogé pour montrer qu’il est trop tôt de prendre position au point d’accuser injustement l’un ou l’autre. Mais qu’on fasse confiance à la justice de notre pays. « Jusqu’à nouvel ordre, je n’ai jamais vu et entendu les mains de l’exécutif dans cette affaire. La séparation des pouvoirs est une réalité chez nous», a martelé le bâtonnier. Le procureur, a-t-il poursuivi, n’est pas de l’exécutif. Il est de l’institution judiciaire. « Je ne crois pas qu’il pourrait faire à travers l’exécutif » avance l’avocat pour rejeter l’idée d’un acharnement politique. Il faudrait que nous fassions confiance à nos institutions républicaines, a-t-il conclu.

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