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Enterrement difficile à Takon dans la commune de Sakété: Le corps du professeur Albert Mukona Tudieshe retourné à la morgue après la messe


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photo0059Le corps du professeur Albert Mukona Tiedieshe, promoteur de l’orphelinat de Takon, dans la commune de Sakété et de l’Ecole Supérieure Internationale d’Enseignement Technique (ESIET) de Cotonou, décédé le 18 août dernier n’a pas pu être enterré le samedi 07 septembre dernier comme c’était programmé. Des individus armés de coupe-coupe et de gourdins ont interdit l’accès, à l’orphelinat où devait avoir lieu l’inhumation, au cortège mortuaire et à tous les amis et sympathisants du défunt.
Face à cette interdiction, les parents et amis de l’illustre disparu ont été obligés de rebrousser chemin pour déposer le corps du professeur Albert Mukona Tudieshe à la morgue. Ceci après la messe corps présent dite sur la paroisse Bon Pasteur de Cadjèhoun. Malgré l’intervention du roi de la localité, ces individus sont restés fermes sur leur position. Au nombre des délégations venues de l’extérieur, on note le roi de Kaduna (République fédérale du Nigéria). Et tout comme si cela ne suffisait pas, ces individus ont barré les deux voies qui mènent à l’orphelinat à l’aide des nervures de palmier ; un moyen utilisé par les communautés du sud-Bénin pour exprimer l’interdiction formelle d’accès à un lieu sous peine de malédictions. D’autres délégations ignorant cet incident venues plus tard ont été également éconduites. Vu la détermination de ce groupe d’individus à empêcher l’enterrement du professeur dans l’enceinte de l’orphelinat qu’il a construit depuis des décennies, on se demande alors les raisons qui pourraient justifier ce comportement. Face à cette interrogation, les commentaires vont déjà bon train. Le professeur Albert Tudieshe, ont affirmé certains, n’aurait pas acheté le domaine, et c’est la raison fondamentale qui sous-tend cette interdiction. D’ailleurs, si c’était le cas, n’est-ce pas cet homme de nationalité congolaise, exilé au Bénin depuis plus de 20 ans, qui a tout donné, de son vivant à cette localité en implantant dans ce village situé à quelques kilomètres de Porto-Novo, un orphelinat dans lequel sont hébergés nombre d’enfants béninois dont ceux de Takon? Mérite-t-il ce sort que les habitants de Takon ont réservé à sa dépouille mortelle ?
Esckil AGBO

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