Category: Editorial

3ème et 4ème journée des éliminatoires CAN 2017: Razack Omotoyossi dans la liste des 23 contre le Soudan du Sud

Razak-OmotoyossiLe sélectionneur des Ecureuils du Bénin, Oumar Tchomogo a rendu publique la liste des joueurs qu’il a retenus pour le compte de la double confrontation entre le Bénin et Soudan du Sud. Sur celle-ci, on note la présence de 23 joueurs, tous évoluant à l’extérieur. Il s’agit, entre autres, du gardien de but du Havre, Fabien Farnolle, des défenseurs Junior Salomon de Plateau United dans le championnat nigérian, Khaled Adénon (Amiens/France), Nana Badarou (MC Oujda/Maroc), David Kiki (Niort/France), Jordan Adéoti (Caen/France). Au niveau des milieux de terrain, le capitaine Stéphane Sessègnon, Bello Babatoundé et Koukou Djiman ont été retenus alors que chez les avant-centres, on remarque le retour du taureau de Pobè, Razak Omotoyossi pour appuyer Rudy Gestede, Frédéric Gounongbé et Steve Mounié qui sont également présents. Il faut préciser que ce groupe va se regrouper dès le 19 mars prochain en France, précisément à Paris, avant de s’envoler pour Djouba où il affrontera son homologue, le 23 mars. Après, les deux équipes rejoindront Cotonou pour la manche retour.
Les 23 joueurs convoqués
Gardiens (3)
Fabien Farnolle (Le Havre /France)
Saturnin Allagbe (Niort/France)
Christophe Aifimi (As Tanda/Côte d’ivoire)
Défenseurs (7)
Junior Salomon (Plateau United/Nigéria)
Khaled Adénon (Amiens/France)
Nana Badarou (MC oujda/Maroc)
David Kiki (Niort/France)
Paterne Kounnou (Akwa United/Nigéria)
Appolinaire Danvide (As Douane/Niger)
Jordan Adéoti (Caen/France)
Milieux (6)
Djiman Koukou (Niort/France)
Sessi d’Almeida (PSG/France)
Stéphane Sèssegnon (West Brom / Angleterre)
Jodel Dossou (Austria Lustenau/Autriche)
Bello Babatoundé (Frydek-Mistek/R. Tchèque)
David Djigla (Niort/France)
Attaquants (7)
Rudy Gestede (Aston Villa/Angleterre)
Frédéric Gounongbé (Westerlo/Belgique)
Steev Mounié (Nîmes/France)
Michael Poté (Adana Dermispor / Turquie)
Abdel Fadel Suanon (Dhamak/Arabie Saoudite)
Jacques Bessan (Gafsa/Tunisie)
Razak Omotoyossi

Anselme HOUENOUKPO

Remaniement ministériel à trois semaines de la fin de son mandat: Boni Yayi forme un gouvernement électoral

Yayi EPLe secrétaire général du Gouvernement, Alassane Tigri, a confirmé le remaniement ministériel intervenu à environ trois semaines de la fin du régime du docteur Thomas Boni Yayi. L’annonce a été faite  au cours de l’édition de 20 heures du journal télévisé du vendredi 11 mars sur la chaine du service public (ORTB).   En effet, le projet de remaniement avait été envoyé au parlement dans la journée du jeudi pour avis consultatif du bureau de l’Assemblée nationale. Mais un peu plus tard dans la nuit, la nouvelle de son retrait a été ventilée. Le chef de l’Etat aurait sursis au remaniement parce que, selon son entourage, le moment ne s’y prêtait pas. Mais, avec la sortie du secrétaire général du Gouvernement, on se rend à l’évidence que le nouveau Gouvernement est une réalité. Il est consacré par le décret n° 2016-125 du 10 mars 2016 et comprend trois nouveaux ministres d’Etat, à savoir, le ministre d’Etat chargé de la défense nationale, Théophile Yarou ; le ministre d’Etat chargé du travail, de la fonction publique et de la réforme administrative et institutionnelle, Aboubacar Yaya ;  le ministre d’Etat chargé des Travaux publics et des Transports, Gustave Sonon. Et parlant des six nouveaux ministres, il s’agit de Toussaint Adjèhounou au Ministère de l’intérieur en lieu et place de Placide Azandé, Antoine Domah, en remplacement de Pascal Dossou Togbé au Ministère de la santé. Valentin Sokpin est allé au Ministère  de la Micro finance en lieu et place de Nadine Dako Tamadaho et Frédéric Dohou est nommé au   Ministère de l’industrie et du commerce. Le tout nouveau ministre chargé de l’emploi des jeunes se nomme Aziz Yarou et Clarisse Amoussou remplace Honorine Atikpa au Ministère de la famille. Comme la précédente, la nouvelle équipe gouvernementale est composée de 28 membres et les passations de service doivent être faites au plus tard le lundi 14 mars 2016, selon le communiqué lu par Alassane Tigri.

Voici ce que pensent les Béninois du dernier gouvernement de Yayi
Yannick Saîzonou, étudiant en droit
« Le chef de l’Etat est dans ses prérogatives.  Même si le moment ne s’y prête pas, on lui concède ça. Et je lui souhaite bon vent et à ses nouveaux ministres qui ont accepté de rester avec lui pour les quelques jours qui restent. Pourvu que le pays avance !»

Heraclès Mètognon, enseignant
« A mon avis, le président Yayi n’a pas besoin d’un remaniement de son gouvernement à quelques jours de la fin de son second mandat. Je trouve que c’est un remaniement technique électoral ; il s’agit de la tenue d’une promesse électoraliste faite à certaines personnes. Il a agi comme pour honorer ceux qui ont mouillé le maillot et doubler le galon à ceux qui ont conservé leur électorat pour le candidat Zinsou au premier tour de l’élection présidentielle de 2016. C’est tout simplement ce que je constate.»

Narcisse Boko, Agent comptable
« Je ne suis pas dans le secret des dieux pour savoir les raisons qui ont motivé le chef de l’Etat à remanier son équipe gouvernementale. Mais tout compte fait, nous ne devons plus nous plaindre, nous sommes au soir de ce dernier mandat et le peuple a déjà décidé clairement de tourner cette page de l’histoire de notre pays. Arrêtons de le commenter, ça n’intéresse plus. »

Rock Dossou-Yovo, militant Pcb
: « Alors que nous n’avons pas fini de digérer un décret sans base réelle mais qui comporte des avantages rétroactifs avec la signature du candidat Lionel Zinsou, privilégié par des partisans de la continuité dans la gabegie, la corruption, l’enrichissement illicite, les concours frauduleux, la promotion des personnes qui ont pillé notre économie et on vient nous jeter au visage un remaniement technique qui n’a pas de sens. Il est temps que nous mettions un terme à cette comédie à la tête de notre pays…»

Josephine Mèdjigbodo, fondatrice école privée, militante Fcbe
« C’est le chef de l’Etat du Bénin et il le demeure jusqu’au soir du 05 avril 2016. Alors pourquoi devons-nous lui en vouloir pour un réaménagement technique de son équipe s’il sent qu’il en a besoin ? Les textes en vigueur lui donnent les pleins pouvoirs pour le faire. Ne soyons pas étonnés de le voir former entièrement un nouveau gouvernement avant la fin de son mandat. (…) S’il m’appelle à servir à ses côtés même le 04 avril prochain, je ne vais pas refuser. »

Yannick SOMALON

Tractations pour le second tour de la présidentielle: Sébastien Ajavon s’engage pour Patrice Talon, tous les candidats de la rupture réaffirment leur adhésion

Talon, Ajavon et consortsLe candidat Sébastien Ajavon était face à la presse le samedi 12 mars 2016 à Bénin Marina hôtel de Cotonou. A cette occasion, le candidat arrivé en troisième position au terme du scrutin du dimanche 6 mars dernier, selon les premières tendances de la Céna, s’est prononcé sur le choix qui sera le sien dans le cadre du second tour de l’élection prévu pour se tenir le 20 mars prochain. A cet effet, Sébastien Ajavon a laissé entendre qu’il «…reste serein et attend les résultats de la Cour constitutionnelle ». Il a aussi affirmé que « quel que soit celui qui sera au second tour, nous resterons dans la coalition de la rupture.»
Madame et monsieur, Chers journalistes, je vous remercie pour votre présence pour la courte intervention que je m’apprête à faire.
Dimanche dernier, des millions de béninoises et béninois se sont rendus aux urnes. Je tiens à les en remercier car, les conditions d’organisation du scrutin n’étaient pas des plus simples. Par leur vote, nos concitoyens ont témoigné leur attachement à notre démocratie. Je tiens plus particulièrement à remercier les centaines de milliers d’électeurs qui m’ont accordé leur suffrage. Par leur vote, ils ont clairement exprimé leur volonté de rupture apaisée dans un large rassemblement.
C’est pour moi, mais aussi, pour tous les membres de la coalition de rupture, le signe que le changement s’impose. Plus que jamais, il nous faut tourner la page.
Depuis comme tout le monde, j’attends sereinement que la cour constitutionnelle prononce les résultats. Notre constitution est très claire, seule la cour constitutionnelle a les prérogatives pour prononcer les résultats.
Compte tenu du faible écart prononcé par la CENA entre Monsieur Patrice Talon et moi, et même avec Monsieur Lionel Zinsou, il est important que la cour constitutionnelle  prenne tout le temps nécessaire pour vérifier l’authenticité et la validité de tous les résultats, ce que ne pouvait pas faire la CENA. Par conséquent, tout reste encore ouvert. Quoi qu’il en soit, nous sommes avec monsieur Patrice Talon et d’autres candidats dans la coalition de rupture. Et nous avons pris l’engagement mutuel de soutenir celui d’entre nous qui sera présent au second tour.
Quel que soit l’ordre d’arrivée, cet engagement sera respecté.

Je vous remercie

Proclamation des résultats du premier tour de l’élection présidentielle: La Cour confirme la victoire de Talon et Zinsou

Patrice Talon nouveau netUne  peur bleue avait visiblement gagné beaucoup de Béninois hier dans l’attente de la proclamation  des résultats de la présidentielle 2016 par la Cour constitutionnelle. Les  alertes les moins vraisemblables inondaient sans cesse les réseaux sociaux ; un peu  comme pour laisser craindre le pire pour le Bénin. Le déploiement des forces de sécurité publique à plusieurs carrefours de Cotonou et à des lieux publics n’a fait que raviver la psychose  chez un grand nombre de Béninois. «  Si  les résultats de la Cour  ne reflétaient pas ceux de la Cena, le pays va s’embraser », « Si on sort Talon de la course, comme cela se murmure,  nous allons bloquer  le second tour », « Attention, la Cour veut  faire de la mascarade, ça va chauffer dans le pays »… Tellement de menaces et d’alertes, mais qui finalement se sont révélées vaines.  Le président Théodore  Holo et les six autres sages de cette haute juridiction ont rendu un verdict incontestable. L’accueil  de ces résultats par la population en dit long sur la sincérité du travail abattu par la Cour constitutionnelle. Pouvait-il en être autrement ? La question était sur toutes les lèvres.  Patrice Talon est  bel et bien au second tour, en deuxième position après Lionel Zinsou. Maintenant que tout est clair et que le dernier round  est annoncé pour le dimanche 20 mars 2016, chacun devra se calmer et redescendre sur le terrain électoral pour  travailler à faire gagner son candidat.
Le  Bénin de Béhanzin, de Kaba, d’Agonglo,  de Mathieu Kérékou et autres illustres personnalités,  traverse ainsi aisément une période électorale qui  avait suscité de grandes inquiétudes.  Coïncidence pour coïncidence,  ce même dimanche 13 mars est une date  mémorable pour le peuple béninois, qui a perdu il y a 17 ans jour pour jour, un grand homme et  un artisan majeur de la conférence nationale de février 1990, à savoir, Mgr  Isidore de Souza. Il n’y a pas de hasard dans la vie. Si  le premier tour de ce scrutin présidentiel a dû être prolongé entre temps, d’une semaine, pour  que la Cour en arrive  hier dimanche à situer tous les Béninois sur les résultats issus du vote, l’on pourrait parler de la main de Dieu, qui, guidée par  le  défunt prélat en ce jour de son départ de ce monde, a  agi dans le cœur des uns et des autres. « Plaise le ciel qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse et ne nous emporte dans ses flots», avait lancé comme une bénédiction éternelle, Mgr de Souza au temps fort de la conférence nationale de 1990.

Lire ci-après l’intégralité de la décision de la  haute juridiction

 L’attente a été   plus ou moins longue. Environ une semaine. Mais tout est fait depuis hier. La Cour constitutionnelle a fini par proclamer les résultats du premier tour de la présidentielle 2016. Et ceci, sans grands changements par rapport aux tendances générales, annoncées 48 heures après le vote du dimanche 06 mars 2016.  Les deux  candidats  qui s’affronteront pour le second tour sont bel et bien  Lionel Zinsou et Patrice Talon. Le premier, selon la  Cour constitutionnelle a  recueilli  858 080 voix et le second  Patrice Talon s’en sort avec 746. 528 voix. Etant donné qu’aucun des deux n’a recueilli la majorité absolue des voix, s’impose alors un second tour fixé au dimanche 20 mars 2016. Lire ci-après l’intégralité de la décision de la  haute juridiction.

La Cour constitutionnelle,
VU la loi n° 90-032 du 11 décembre 1990 portant
Constitution de la République du Bénin ;
VU la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
VU  la loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant code électoral en République du Bénin ;
VU le décret n° 2014-118 du 17 février 2014 portant attributions, organisation et fonctionnement du secrétariat général de la Cour constitutionnelle ;
VU le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ;
VU   le décret n° 2016-035 du 12 mars 2016 portant
convocation du corps électoral pour l’élection du        président de la République ;
VU   les procès-verbaux du scrutin du 06 mars 2016 et les feuilles de dépouillement y annexées provenant des postes de vote établis sur le territoire national et dans les représentations diplomatiques et consulaires du Bénin transmis par la Commission électorale nationale autonome (CENA) ;
VU   les autres pièces, documents et rapports des délégués de la Cour constitutionnelle dans chaque poste de vote ;
Considérant qu’il ressort de l’examen minutieux, poste de vote par poste de vote, de l’ensemble des documents électoraux transmis à  la Cour que des irrégularités ont été commises dans certains postes de vote en méconnaissance et/ou en violation des dispositions de la Constitution et du code électoral qui tendent à assurer la régularité et la sincérité du scrutin ; que ces irrégularités relevées sont, notamment :
- le défaut de décompte des voix par pictogrammes ;
- les surcharges et ratures sur certains documents électoraux ;
- le décompte fantaisiste des suffrages exprimés ;
- la contradiction entre les mentions portées au procès-verbal de déroulement du scrutin et sur la feuille de dépouillement ;
- l’absence de renseignements exploitables sur la feuille de dépouillement et/ou le procès-verbal de déroulement du scrutin;

Considérant qu’il en  est ainsi, par exemple et entre autres,pour :
le défaut de décompte des voix  par pictogrammes :
au poste de vote n°4 du centre de vote EPP Mary,village Mary, commune de Kouandédans le département de l’Atacora ; aux postes de vote n°6 du centre de vote EPP Vadocomey,village Somè, arrondissement Togbaet n° 10 du centre de vote Mairie d’Abomey-Calavi,village Sèmè, dans le département de l’Atlantique ; aux postes de vote n°1 du centre Témè-Téka,village Témè,et n°8 du centre de vote CEG Titirou,village Titirou, commune de Parakou dans le département du Borgou ; au poste de vote n°1 du centre de vote EPP Djaloukou,village Djaloukou, commune de Savalou dans le département des Collines ; au poste de vote n° 4 du centre de vote EPP Quartier,village Bassila Abiguédou, commune de Bassila dans le département de la Donga ; au poste de vote n° 4 du centre de vote EPP Lomnava,quartier Lomnava, du 2ème arrondissement de Cotonou, département du Littoral ; au poste de vote n° 5 du centre de vote CEG Entente,quartier Gbodjètin du 12ème arrondissement de Cotonou dans le département du Littoral ; au poste de vote n° 1 du centre de vote Hangar face Eglise catholique,village Akadja-Goutédo, arrondissement de Banigbé, commune d’Ifangnidans le département du Plateau ; aux postes de vote n°1 du centre de vote EPP Djeffa Agué, village Djeffa Houédomey Gbago, n°2 du centre de vote EPP Kanhonou de Ekpè 1,village Ekpè1, commune de Sèmè-Podji,et n° 3 du centre de vote EPP Houinvié,quartier Houinvié, du 5ème arrondissement de Porto-Novo dans le département de l’Ouémé ; au poste de vote n° 1 du centre de vote EPP Tchada-Akpo,village Illéchin,commune de Kétoudans le département du Plateau ;
les surcharges et ratures dans les documents
électorauxau poste de vote n° 2 du centre de vote EPP Gbégourou Groupes A et B,villageGbégourou, commune de N’Dalidans le département du Borgou ;
les décomptes fantaisistes des suffrages exprimés
aux postes de vote n° 1 du centre de vote EPP Dodopanè,village Dodopanè, commune de Kandiet n° 3 du centre de vote CVEC Guéné-Guidigo,village Guéné-Guidigo, commune de Malanville dans le département del’Alibori ; au poste de vote n°2 du centre de vote EPP Dèkoungbé,village Gninkindji, commune d’Abomey-Calavi dans le département de l’Atlantique ; au poste de vote n° 1 du centre de vote EM Bèwacodji,village Ahozon, commune de Ouidah dans le département de l’Atlantique ; au poste de vote n° 6 du centre de vote EPP Sanson,village Sanson, commune de Tchaouroudans le département du Borgou ; au poste de vote n° 6, centre de vote EPP Xwlacodji, Groupes B et C, 5ème arrondissement de Cotonou dans le département du Littoral ; aux postes de vote n°4 EPP Igolo, centre de vote EPP Igolo, commune de Ifangni et n°1 du centre de vote EPP Oïtchada-Akpo,village Illéchin, commune de Kétou dans le département du Plateau ;
les contradictions entre les mentions portées au
procès-verbal de déroulement du scrutin et sur la feuille de dépouillement au poste de vote n° 1 du village Glogbo, arrondissement de Tohouè, commune de Sèmè-Podji dans le département de l’Ouémé ;
l’absence de renseignements exploitables sur la
feuille de dépouillement au poste de vote n°1 du centre de vote Magasin Kondiga,village Pournlari, commune de Matéridans le département de l’Atacora ;au poste de vote n°1, centre de vote EPP Touvou, village Touvou, dans l’arrondissement de Kissamey, commune d’Aplahoué, département du Couffo ; au poste de vote n° 1 du centre de vote EPP Marotingou, village Wansokou, arrondissement de Tampegre, commune de Toucountouna, département de l’Atacora ; au poste de vote n°5, centre de vote EPP Sodo, village Sodo, arrondissement de Godomey, commune d’Abomey-Calavi, département de l’Atlantique ; au poste de vote n°3 centre de vote EPP Tamarou Groupe A, village Tamarou dans l’arrondissement de Ouénou, commune de N’Dali, département du Borgou ; au poste de vote n°1, centre de vote EPP Igbo-Lokpa, village Adjimon, arrondissement de Bassila, commune de Bassila, département de la Donga ; au poste de vote n°2, centre de vote Magasin Intrants, village Sonsoro, arrondissement de Sonsoro, commune  de Kandi, département de l’Alibori ; au poste de vote n°1, centre de vote Place publique Mededjihoué, village Mededjihoué, arrondissement de Sokouhoué, commune de Djakotomey, département du Couffo ;

Considérant que la Cour, en sa qualité de garante de la régularité de l’élection du président de la République et seule juge du contentieux en cette matière, après avoir statué sur les irrégularités ainsi relevées, opéré diverses rectifications matérielles et procédé aux redressements nécessaires sur les bulletins de vote irrégulièrement déclarés nuls aux postes de vote, arrête les résultats du scrutin du 06 mars 2016 ainsi qu’il suit :

-  Electeurs inscrits:            4 746 348
-  Votants :                3 134 988
-  Suffrages exprimés :        3 018 458
-  Majorité absolue :            1 509 230

-  Suffrages obtenus par :
1- Monsieur Lionel Alain Louis ZINSOU-DERLIN :858 080
2-Monsieur Patrice Athanase Guillaume  TALON : 746 528
3-Monsieur Sébastien Germain Marie Aïkoué AJAVON : 693 084
4-Monsieur Abdoulaye BIO TCHANE : 262 389
5- Monsieur Makandjou Pascal Jean Irénée KOUPAKI : 177 251
6- Monsieur Robert GBIAN : 46 634
7- Monsieur Fernand Marcel AMOUSSOU : 35 390
8- Monsieur Salifou ISSA : 30 855
9- Monsieur Natondé AKE : 26 501
10- Monsieur Nassirou BAKO ARIFARI : 19 012
11- Monsieur Mohamed Taofick Atao HINNOUHO : 12 441
12- Monsieur Saliou YOUSSAO ABOUDOU : 12 215
13- Monsieur Bertin KOOVI : 11 292
14-Monsieur M. D. Richard A. Marcellin SENOU : 8 123
15- Monsieur Karimou CHABI SIKA : 7 351
16- Monsieur Zulkifl Olayinka SALAMI : 6 782
17- Madame Elisabeth AGBOSSAGA : 5 802
18- Monsieur Issifou KOGUI N’DOURO : 5 130
19- Monsieur Zacharie Cyriaque GOUDALI : 4 998
20- Monsieur Kamarou FASSASSI : 4 820
21- Monsieur Gabriel Laurex Ayivi AJAVON : 4 371
22-MonsieurMarcel Alain Arsène de SOUZA : 4 247
23-Monsieur Azizou EL HADJ ISSA : 4 143
24-Monsieur Omer Rustique GUEZO : 3 999
25-Monsieur Cossi Jean-Alexandre HOUNTONDJI : 3 893
26-Monsieur Daniel EDAH : 3 694
27- Madame Akuavi Marie Elise Christiana GBEDO : 3 597
28-Monsieur Christian Enock LAGNIDE : 3 391
29-Monsieur Issa BADAROU-SOULE : 3 380
30-Monsieur Simon Pierre ADOVELANDE : 2 858
31-Monsieur Moudjaïdou SOUMANOU ISSOUFOU : 2 648
32-MonsieurGatien HOUNGBEDJI : 2 287
33-MonsieurKessilé TCHALA SARE : 1 272 ;
Considérant qu’aux termes de l’article 45 de la Constitution : « Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, dans un délai de quinze jours, à un second tour.
Seuls peuvent se présenter au second tour de scrutin les deux candidats qui ont recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour. En cas de désistement de l’un ou de l’autre des deux candidats, les suivants se présentent dans l’ordre de leur classement après le premier scrutin.
Est déclaré élu au second tour le candidat ayant recueilli la majorité relative des suffrages exprimés. » ;
Considérant qu’il résulte des résultats ci-dessus arrêtés  qu’aucun des candidats n’a obtenu la majorité absolue ; que toutefois, les candidats Lionel Alain Louis ZINSOU-DERLIN et Patrice Athanase Guillaume TALON ont recueilli le plus grand nombre de suffrages ; qu’il y a lieu de dire et juger qu’ils sont qualifiés pour se présenter au second tour du scrutin de l’élection présidentielle qui, conformément à l’article 45 de la Constitution précité, a lieu dans un délai de quinze jours après le premier tour du scrutin, soit le 20 mars 2016 ;
En conséquence,

PROCLAME :
Article 1er.- Sont qualifiés pour se présenter au second tour de l’élection présidentielle :
-Monsieur Lionel Alain Louis ZINSOU-DERLIN et
-Monsieur Patrice Athanase Guillaume  TALON.
Article 2.- La présente proclamation sera notifiée à Mesdames Elisabeth AGBOSSAGA, Akuavi Marie Elise Christiana GBEDO et à Messieurs Lionel Alain Louis ZINSOU-DERLIN, Patrice Athanase Guillaume  TALON, Sébastien Germain Marie Aïkoué AJAVON,Abdoulaye BIO TCHANE,Makandjou Pascal Jean Irénée KOUPAKI,Robert GBIAN, Fernand Marcel AMOUSSOU,Salifou ISSA,Natondé AKE,Nassirou BAKO ARIFARI,Mohamed Taofick Atao HINNOUHO,Saliou YOUSSAO ABOUDOU,Bertin KOOVI,Mahugnon Dieu-Donné Richard Alain Marcellin SENOU,Karimou CHABI SIKA,Zulkifl Olayinka SALAMI,Issifou KOGUI N’DOURO,Zacharie Cyriaque GOUDALI,Kamarou FASSASSI,Gabriel Laurex Ayivi AJAVON, Marcel Alain Arsène de SOUZA,Azizou EL HADJ ISSA,Omer Rustique GUEZO,Cossi Jean-Alexandre HOUNTONDJI,Daniel EDAH,Christian Enock LAGNIDE,Issa BADAROU-SOULE,Simon Pierre ADOVELANDE,Moudjaïdou SOUMANOU ISSOUFOU, Gatien HOUNGBEDJI etKessilé TCHALA SARE.

Ont siégé à Cotonou, le treize mars deux mille seize,
Messieurs Théodore HOLO                          Président
Zimé Yérima KORA-YAROU          Vice-président
Simplice C. DATO                              Membre
Bernard D. DEGBOE                         Membre
Madame Marcelline-C. GBEHA AFOUDA     Membre
Monsieur Akibou IBRAHIM G.                     Membre
Madame Lamatou NASSIROU                      Membre.

Christian Tchanou

Probité du candidat pour un Bénin Gagnant: Lionel Zinsou ne traine pas de casseroles

Lionel Zinsou okPremier sur la liste au regard des grandes tendances publiées en début de semaine par la Commission électorale nationale autonome (Cena), Lionel Zinsou a l’avantage d’être un homme exempt de toutes accusations antérieures au Bénin. C’est l’homme neuf dont rêvent aujourd’hui, sans doute, beaucoup de Béninois, pour une meilleure gestion des affaires de l’Etat. Lionel Zinsou ne traine pas de casseroles. Il n’a pas de cadavres dans les placards. Il n’a jamais détourné de l’argent du contribuable. Il n’a jamais été cité en justice. C’est un homme neuf pour des méthodes de gouvernance saines.
Les grands axes de son projet de société en disent d’ailleurs longs : continuer et améliorer voire approfondir les actions entreprises (agrandir les espaces ouverts, ouvrir de nouveaux champs) sous le régime Boni Yayi, faire des réformes de gouvernance économique, sociale, créer une union plus large pour un Gouvernement de coalition, d’unité nationale pour se donner les moyens d’opérer des réformes consensuelles. C’est aussi un projet de société du quinquennat qui est consensuel, pour cet homme qui se veut un candidat de consensus et non de dissension.
Si par ailleurs, Lionel Zinsou se réjouit de ce qu’ il y a plus d’écoles, de centres de santé, de routes… qu’en 1960, 1990, 2000, reconnaissant ainsi les efforts du consensus dans ces domaines par le régime sortant, efforts qu’il défend et assume, il pense qu’il faut accélérer les réformes et non les ralentir : il faut de l’électricité pour toutes les familles, les écoles, les ménages, promouvoir la bonne gouvernance, lutter contre la corruption et l’impunité…« Si nous voulons un Bénin gagnant, il faut améliorer les efforts déjà consentis », insiste Lionel Zinsou,  le présidentiable qualifié de « symbole de la paix et de l’unité nationale ». Le thème central de la campagne électorale qu’il a menée était : L’amour du Bénin. « Sans l’amour et la tolérance, il n’y a pas de développement », souligne-t-il.
Lionel Zinsou a fait son «devoir» de citoyen béninois avec la création de la Fondation Zinsou pour promouvoir la destination Bénin. Depuis 12 ans, il investit dans la culture, l’éducation, le social… 500 mille enfants visitent les bibliothèques construites. La Fondation Zinsou est un fragment de l’image du Bénin. Lionel Zinsou a ainsi donné la preuve qu’il aime son pays, le Bénin
Lionel Zinsou n’achète pas et ne paye pas les gens. Il a une vision claire et des ambitions nobles pour le Bénin qu’il défend et défendra davantage sur le terrain lors de la campagne électorale. Il entend impliquer les communes dans la résolution de la question du chômage des jeunes. Il veut mettre fin au bradage des produits agricoles en créant une banque agricole et en promouvant davantage la microfinance rurale. Il estime qu’avec le développement et la croissance, on va créer plus d’emploi pour les jeunes. Sa priorité reste l’emploi des jeunes. Un vrai effort de solidarité nationale sera fait pour créer des emplois utiles.

Wandji A.

Supposé engagement entre Patrice Talon et l’église de Banamè: Joseph Djogbénou dénonce une « entreprise diffamatoire »

Joseph DjogbénouMe Joseph Djogbénou, de la direction de campagne du candidat Patrice Talon, a animé ce jeudi 10 mars à Cotonou, un point de presse. Objet : dénoncer la campagne d’intoxication dont est victime le candidat depuis qu’ont été rendues publiques les grandes tendances du premier tour du scrutin présidentiel du 6 mars dernier. Au cœur de cette campagne, des accusations contre Patrice Talon au sujet « de prétendus engagements à l’égard et au profit d’une confession religieuse », l’église de Banamè en l’occurrence. Pour Joseph Djogbénou, il ne s’agit de rien d’autre que d’une « entreprise diffamatoire» instiguée par le président Boni Yayi « en personne », avec la contribution des services de renseignements dans l’unique but de «nuire » à Patrice Talon que les urnes ont hissé au second tour du scrutin. M. Talon, qui reste calme et serein malgré la cabale ourdie contre sa personne a, par la voix de Joseph Djogbénou, invité Boni Yayi « à éviter d’opposer les religions et les régions » pour éviter au Bénin qui n’en n’a pas besoin, un conflit religieux. Il a, par ailleurs, toujours par la voix de Me Djogbénou, tenu à remercier les Béninois «pour leur contribution de qualité » à la démocratie et appelé ses compatriotes « à attendre dans la sérénité la proclamation par la Cour constitutionnelle des résultats du 1er tour et à engager sans relâche la campagne pour le second tour ». Lire ci-après, dans son intégralité, la déclaration de Me Djogbénou ce jeudi à Cotonou.

DIRECTION DE CANDIDAT PATRICE TALON
Mesdames et messieurs les journalistes
Le 6 mars 2016, l’immense majorité de nos concitoyens ont exprimé par leurs suffrages, leur volonté profonde et résolue de rupture dans la conduite des affaires de l’Etat en vue de la consolidation de nos acquis démocratiques, de la reconstruction de notre pays et de la réconciliation nationale.
Les candidats réunis au sein de la coalition de la rupture ont, majoritairement, bénéficié de cette confiance et de cette adhésion populaire et sont, par la même occasion, porteurs de cette mission de traduire en actions politique et de développement la rupture dans la paix.
Le candidat Patrice TALON dont on sait qu’il incarne ce Nouveau Départ tient encore à exprimer sa profonde gratitude à tous nos compatriotes et à réitérer ses félicitations à tous les autres candidats et, notamment, ceux de la coalition de la rupture pour leur contribution de qualité à notre démocratie.
Il appelle chacun à attendre dans la sérénité la proclamation par la Cour constitutionnelle des résultats du 1er tour et à engager sans relâche la campagne pour le second tour.
C’est sans doute dans cette perspective qu’il a été entrepris contre sa personne et contre l’ensemble des électeurs une campagne vile, outrageante, violente et pour le moins méprisante autour de prétendus engagements à l’égard et au profit d’une confession religieuse.
A ce sujet, nous tenons à rappeler que :
1. Cette entreprise diffamatoire est orchestrée par le Président de la République en personne qui exhibe un document dont la fausseté grossière n’a pour mesure que la perte de lucidité et le niveau d’affabulation de l’auteur.
2. Les services de renseignements sont mis à contribution, comme d’habitude, au travers de leurs prolongements médiatiques pour nuire au candidat Patrice TALON
Le candidat Patrice TALON invite une fois encore le président de la République à éviter d’opposer les religions et les régions. Car, à persévérer dans ces manœuvres, il ne fait que semer les graines d’un conflit exacerbé entre les religions dont notre Etat et notre Nation n’ont nullement besoin.
Il rappelle en outre que toute croyance, y compris la sienne, d’ailleurs nullement ébranlée, est personnelle et se vit de façon intime dans un Etat de laïcité et de diversité.
Pour l’heure, il s’active, avec ses équipes, dans la concertation nécessaire en vue rassemblement autour de son projet de société pour un nouveau mais réel, audacieux et durable Départ.
Il souhaite la Paix à chacun,
La Paix pour tous
La Paix pour le Bénin.
Cotonou, le 10 mars 2016

Pour la Direction de campagne,
Joseph F. DJOGBENOU

Suite aux tendances de la CENA: Ajavon dément tout soutien à l’un ou l’autre des deux candidats en lice

M AJAVON SebastienLe chantre de la vague bleue a rompu le silence. Sébastien Ajavon n’entend pas se taire sur les rumeurs qui courent dans l’opinion publique et qui évoquent son soutien à tel ou tel candidat. A travers un communiqué, l’homme de Djeffa précise que tout ce qui se dit de lui depuis les tendances de la Céna relève de l’intoxication et qu’il ne dira rien sans avoir une idée des résultats qui sortiront des décomptes de la Cour constitutionnelle.  

Lire la déclaration de Sébastien Ajavon
Béninoises, Béninois.
Chers compatriotes,
Il nous est revenu et ce, de façon récurrente que le président Ajavon Sébastien Germain aurait fait des déclarations de soutien pour tel ou tel. Il n’en est rien. C’est de l’intoxication qui n’a pour but que de vous déstabiliser. Ces fausses informations circulent abondamment sur les réseaux sociaux.
Ne vous laissez pas influencer par ces rumeurs. Gardez votre calme et votre sérénité.
En cette période cruciale et sensible pour notre démocratie où tout le peuple est tenu en haleine par l’attente des résultats; nous ne pouvons-nous permettre de laisser courir de telles rumeurs.
Aussi, voudrions-nous vous dire, tant que la cour constitutionnelle n’aura pas donné les résultats définitifs, rien et absolument rien ne sera déclaré par le président Ajavon Sébastien Germain.
Que la paix et la sérénité soient avec vous.
Vive la démocratie Béninoise.
Vive le Bénin.
Je vous remercie.

Report de suffrages pour le second tour de la présidentielle : « Opérer une rupture avec la gouvernance actuelle », dixit Pascal Koupaki

pikAprès la proclamation des grandes tendances du scrutin présidentiel du 06 mars 2016, le chantre de la Nouvelle Conscience, Pascal Irénée Koupaki, a échangé avec ses compagnonnes, compagnons,militants et sympathisantssur la conduite à tenir pour le second tour de l’élection présidentielle.  La rencontre a eu lieu hier jeudi 10 mars 2016 dans la salle bleue du Palais des Congrès de Cotonou en présence du coordonnateur général de campagne, Lambert Koty, et de l’ensemble des coordonnateurs départementaux, communaux et d’arrondissement.

La démarche qui consiste à consulter sa base avant toute décision après le premier tour de la présidentielle du 06 mars dernier relève de la gouvernance participative, dira le chantre de la Nouvelle Conscience, Pascal Irénée Koupaki. En effet, le président de la Nouvelle Conscience a fait savoir à ses milliers de compagnons qu’il est venu fêter avec eux « la victoire des vaincus ». « Oui, la victoire des vaincus temporaires !!! La victoire des vaincus, c’est la victoire de ceux qui vont au combat les mains nues mais qui reviennent debout sur leurs deux jambes ». Pour l’ancien premier ministre de Boni Yayi, si le score d’environ 6% obtenu selon les grandes tendances publiées par la Cénaest loin de constituer un objet de découragement, ces presque 6% sont propres, sans fioritures, comme le toit propre du Bénin Nouveau. « Ces 6 % traduisent l’amorce d’une adhésion de nos concitoyens à l’idéal de la Nouvelle Conscience, contrairement à ce que certains ont pu penser. Ce score, loin du moins de 1 % prédit par certains, constitue une base solide, bien implantée, bien structurée ; une base qui s’enracine comme le caïlcédrat de Cotiakou », a clamé haut et fort Pascal IrénéeKoupaki. Il a invité ses sympathisants à s’engager résolument sur la voie de la rupture, car dit-il, « il nous faut former avec nos adversaires d’hier, mais partenaires d’aujourd’hui, une union citoyenne en vue d’opérer une rupture avec le système de gouvernance actuel dont tout le monde observe les effets pervers ». Mais pour lui, « quelle que soit notre position, nous ne transigerons pas sur les valeurs qui nous ont portés et qui, j’en suis convaincu, continueront de nous porter. Elles porteront le Bénin Nouveau.Je vous l’ai dit : « le pouvoir pour le pouvoir ne m’intéresse pas. Mais le pouvoir pour le service du peuple, Oui. »Le chantre de la Nouvelle conscience s’est engagé à ne rien faire sans l’adhésion de sa base car la gouvernance participative pour lui est le gage de la bonne gouvernance. Il promet prendre les dispositions nécessaires afin de faire de la Nouvelle Conscience un véritable parti politique dans les mois à venir. Après le mot d’ouverture du coordonnateur général, Lambert Koty, et l’allocution du président Pascal Irénée Koupaki, Martin Gbede, représentant des coordonnateurs départementaux, communaux et d’arrondissement , Constantin Amoussou, représentant des mouvements de jeunes de la Nouvelle Conscience et Paul Gnimagnon, représentant des partis politiques et mouvements soutenant la Nouvelle Conscience, ont fait part de leurs propositions dans le sens du second tour de la présidentielle. Pour eux, le choix du chantre de la Nouvelle Conscience est le leur et sera le choix du peuple.

Lire un extrait de L’allocution de Pascal Irénée Koupaki à la rencontre de concertation avec  ses Militants
… J’étais impatient de vous revoir, tellement nous avons partagé des moments intenses, ces dernières semaines, ces derniers mois.
Oui nous avons bravé le temps, les distances, les adversités.
Je viens célébrer avec vous ce qu’un africaniste appelait ‘’ la victoire des vaincus.’’ Oui, la Victoire des vaincus temporaires !! La victoire des vaincus, c’est la victoire de ceux qui vont au combat les mains nues mais qui reviennent debout sur leurs deux jambes. Chers amis, nous sommes revenus debout sur nos jambes… Nous sommes donc bien là ….
3. Nous devons être fiers de l’immensité de la tâche accomplie, même si nous étions en droit d’espérer mieux.
Les tendances de l’élection présidentielle du 6 mars 2016 publiées par la CENA, nous ont crédité de 5,85 % de suffrages et classé 5ème sur les 33 candidats engagés dans la compétition.
4. Mais ces presque 6% sont propres, sans fioritures, comme le toit propre du Bénin Nouveau que nous voulons construire. Ces 6 % traduisent l’amorce d’une adhésion de nos concitoyens à l’idéal de la Nouvelle Conscience, contrairement à ce que certains ont pu penser. Ce score, loin du moins de 1 % prédit par certains, constitue une base solide, bien implantée, bien structurée ; une base qui s’enracine comme le caïlcédrat de Cotiakou. Nous sommes un rassemblement de femmes et d’hommes animés d’une seule volonté, celle de faire du Bénin une Grande Idée, le Bénin de l’Unité et du Travail. Notre BUT.
5. Nous sommes une force de progrès, une force ambitieuse, ancrée dans des valeurs solides en dehors desquelles aucun développement n’est possible.
6. C’est pourquoi nous pouvons nous féliciter d’avoir réalisé une telle performance, malgré nos moyens limités. Nous devions faire beaucoup avec peu, parce que nous sommes volontaires et que nous avons bien compris le sens de notre mission : l’éveil de conscience du plus grand nombre, pour éradiquer la corruption électorale, approfondir la gouvernance et servir réellement le peuple souverain dans l’équité, la paix et la concorde nationale.
7. Nous avions un très bon projet de société ; nous avions des ressources humaines de qualité ; nous avions le Courage, la Foi et l’Abnégation. Mais force est de constater que l’environnement électoral de notre pays est loin d’être suffisamment assaini pour que le CFA éthique l’emporte sur le CFA billet de banque.
Le temps viendra où l’accomplissement sera une réalité. Nous ne devons pas être trop pressés. Le plus important, c’est d’avoir compris que nous devons prendre un autre chemin, celui de la rupture d’avec le système de gouvernance qui décrédibilise l’action publique au Bénin, et qui crée les conditions favorables à la corruption, à l’impunité et à l’injustice.
8. La Nouvelle Conscience à travers l’incarnation des valeurs demeure un impératif majeur. C’est la leçon principale que nous tirons de cette compétition. Nous en prenons acte pour l’avenir parce qu’au-delà de tout, les Béninois ont apprécié notre audace.
9. Beaucoup ont reconnu que nous avons eu des suffrages propres, que nous tenions un langage de vérité, que nous avons refusé de jouer avec la conscience des électeurs. Nous avons le devoir de faire face à la profonde crise des valeurs dans notre pays.
10. Mais au-delà des moyens limités, nous devons reconnaître que certaines de nos coordinations n’ont pas été très efficaces. Nous avons perdu des voix.
Nous sommes certes un mouvement jeune qui a besoin d’un peu de temps pour grandir. Nous sommes de plus en plus aguerris pour faire face à l’adversité et mieux préparer l’avenir. Ne baissons donc pas les bras, au nom de l’intérêt supérieur de notre chère Nation.
11. Nous sommes une force incontournable, nous sommes les gardiens, les veilleurs de la Nouvelle Conscience. Nous sommes ceux qui rappelleront et ramèneront à l’ordre tous ceux qui sortiraient de cette trajectoire.
12. Cela dit, mes chers amis, je n’oublierai jamais le chemin que nous avons ensemble parcouru depuis deux ans et demi. J’ai encore présent en mémoire toutes ces tournées effectuées plusieurs fois dans toutes nos communes.
De même, il m’est agréable de me souvenir de toutes ces rencontres, de tous ces ateliers de formation et autres séances de travail tenues parfois à des heures tardives. Je sais que vous êtes des femmes et des hommes nantis de solides expériences et dotés de compétences avérées.
13. Chacun à son niveau a offert le meilleur de lui-même : je l’ai vu, je l’ai senti, je l’ai donc vécu. Vous m’avez accompagné sans hésiter ; vous avez consenti tant de sacrifices parfois au péril de votre santé.
Je vous suis redevable et vous exprime au nom de mon épouse et en mon nom propre, ma profonde gratitude et ma fierté d’avoir travaillé avec vous à la préparation de cette belle aventure.
Mes chers amis,
14. La configuration que nous offre le second tour de la présidentielle n’est pas facile pour nous au regard du travail abattu et des perspectives qui ont animé notre projet de société.
15. Mais face à cette configuration, nous ne resterons pas de simples spectateurs ; nous devons jouer toute notre partition en tant qu’éclaireurs des routes nouvelles.
Nous nous prononcerons, et notre position, pour ne pas dire notre choix, se fondera sur la seule nécessité de préserver les valeurs républicaines, celles d’un peuple libre qui décide par lui et par lui tout seul.
16. Mais quelle que soit notre position, nous ne transigerons pas sur les valeurs qui nous ont portés et qui j’en suis convaincu, continueront de nous porter. Elles porteront le Bénin Nouveau.
Je vous l’ai dit : « le pouvoir pour le pouvoir ne m’intéresse pas. Mais le pouvoir pour le service du peuple, Oui. »
17. La Nouvelle Conscience, vous le savez maintenant, c’est la loyauté, c’est le respect des engagements pris et de la parole donnée. C’est la confiance en soi et en l’autre. Fidèle à notre engagement au sein de la « coalition de rupture » d’avant le premier tour de l’élection présidentielle, je nous demande de resserrer nos rangs, de fédérer nos énergies.
18. Il nous faut former avec nos adversaires d’hier, mais partenaires d’aujourd’hui, une union citoyenne en vue d’opérer une rupture avec le système de gouvernance actuel dont tout le monde observe les effets pervers.
Je compte sur vous pour continuer à préserver nos acquis et maintenir allumée cette flamme qui nous a guidés jusqu’ici. Soyez fiers et restez dignes.
19. Je vous dis à bientôt sur les routes nouvelles ! Retroussons nos manches et munissons-nous plus que jamais du CFA éthique. La route sera peut-être longue mais elle nous mènera à la victoire. Je vous l’assure.

Vive la démocratie béninoise !
Vive le Bénin !
A nous la Victoire !
Je vous remercie !

Yannick SOMALON

1er tour de la présidentielle 2016: La Cour proclame ses résultats d’ici «fin de semaine » selon Holo

Théodore Holo ok« D’ici la fin de la semaine, on aura la publication des résultats provisoires, rien ne se fera dans la précipitation », a déclaré hier, le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo. Les travaux s’accélèrent en ce moment au siège de cette institution vers laquelle tous les regards sont tournés depuis la publication des grandes tendances du scrutin présidentiel du dimanche 06 mars par la Commission électorale nationale autonome (Cena). Les techniciens commis à la délicate tâche d’examen et de vérification de tous les documents électoraux travaillent d’arrache-pied, selon une source interne à la Cour. Ce qui est certain, la proclamation des résultats provisoires ne traversera plus cette semaine, selon les assurances du président Holo qui entend respecter les textes en vigueur.
Il faut retenir que, selon les grandes tendances publiées lundi dernier par la Cena, deux candidats émergent de la liste des 33 présidentiables, à savoir, Lionel Zinsou avec 28, 44% et Patrice Talon crédité de 24, 80%. Le candidat venu en troisième position est Sébastien Ajavon avec 23,03%. Il reste que ce dernier conteste déjà le score qu’on lui attribue et brandit l’argument d’une omission de 120.000 voix dans le département du Plateau, à son profit. La Cour constitutionnelle va certainement décanter cette situation demain samedi ou dimanche au plus tard. Ensuite, la campagne électorale s’ouvrira pour les deux challengers et elle durera une semaine. Le second tour étant fixé pour le dimanche 20 mars 2016, selon le calendrier électoral réaménagé. A moins d’une nouvelle prolongation, mais qui ne doit en aucun cas entamer l’échéance du 06 avril, la date constitutionnellement retenue pour l’investiture du nouveau président élu.

Christian Tchanou

Tractations de grands soutiens pour le second tour de la présidentielle: Talon rencontre Soglo, Ajavon, Tévoédjrè, Amoussou…

Patrice Talon nouveau netIl était cité dans les sondages comme l’un des favorites à l’élection présidentielle de 2016. Et, effectivement, le candidat Patrice Talon reste selon les premières tendances de la Céna le deuxième candidat sur la ligne d’arriver, à l’issue du scrutin du 06 mars 2016, pour la succession de Boni Yayi. Avec un score de 746798 voix, soit 24,80%, Patrice Talon, doit poursuivre les échanges pour sa réussite au second tour face au candidat de l’alliance Républicaine, Lionel Zinsou. Mais, en attendant que ce second tour soit programmé dans quelques jours par la Cour constitutionnelle, le candidat de la rupture a engagé une course à la montre en allant au contact des différents candidats et autres personnalités dont l’opinion politique a de l’intérêt pour la Nation. Ainsi, le président de l’Union fait la Nation Bruno Amoussou, fait partir des premières personnalités visité par Patrice Talon dans la journée de ce mardi 08 mars 2016. Ce dernier lui a affirmé toute sa disponibilité à poursuivre le combat engagé par le peuple béninois pour une rupture mérité le 06 avril prochain. Dans la soirée aux environs de 18 heures, le candidat de la rupture était également chez l’ancien président, l’ancien maire de la ville de Cotonou, le Président maire Nicéphore Soglo. Dans un tête à tête qui a duré plus d’une heure, les deux personnalités ont échangé sur le processus électoral en cours et des dispositions à prendre pour le second tour imminent. Dans son périple, le président Patrice Talon s’est également rendu chez le Frère Melchior, le professeur Albert Tévoédjrè. Les échanges ont tourné autour du même sujet. Et pour qui connait déjà la position du Renard de Djrègbé, il n’y a plus de question de s’interroger car l’homme est porteur du message de la rupture depuis des lustres. Ce qui veut dire que le combat se poursuit pour le professeur Albert Tévoédjrè. C’est alors évident que cette prise de contact entamé par le candidat de la rupture se poursuit aujourd’hui vers d’autres personnalités. Une démarche qui va inéluctablement pousser le roi du coton à la Marina le 06 avril 2016.

Yannick SOMALON