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Le triomphe de la vérité

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Législatives 2019: Jean Baptiste Elias fait de graves révélations sur des candidatures de députés élus


Jean Baptiste Elias, président de l’Anlc

«Quand, dans un camp on trouve qu’il faut respecter les textes et que dans l’autre camp on ne respecte pas les textes, ce n’est pas bien; ça ne fait pas l’équilibre ». C’est l’un des regrets, vivement exprimé par le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean Baptiste Elias, réagissant à propos de l’organisation des dernières élections législatives. Invité ce dimanche de l’émission «Sans langue de bois » de Soleil Fm,il a remis en cause l’impartialité des institutions en charge de ce scrutin législatif qui avait soulevé beaucoup de passions. Il s’insurge surtout contre « la politique de deux poids deux mesures dans l’application du code électoral et de la charte des partis politiques. «Au niveau du ministère de l’Intérieur pour le récépissé ou pour le certificat de conformité, on a recalé des partis parce que les statuts et le règlement intérieur n’ont pas été signés. Ensuite on a recalé des partis parce qu’il y a eu des fautes au niveau des états civils des membres; des erreurs de noms, des erreurs de date de naissance…C’est très bien de l’avoir fait; mais quand nous sommes dans la même République, il faut que la même règle s’applique à tout le monde…Malheureusement ça ne s’est pas passé comme ça », a-t-il laissé entendre. Il dénonce le même fait en ce qui concerne la Commission électorale nationale autonome (Cena), rapportant : « …Nous avons un candidat, il est écrit sur son certificat de résidence qu’il est né le 26 décembre 1984 à Grand-Popo. Sur son certificat de nationalité, le même candidat, il est né vers 1976 à Comè. Ensuite, il est né le 3 juin 1976 à Comè, c’est ce qui est écrit sur les autres pièces du même individu élu député de la 8ème législature ».Il n’hésitera pas non plus à évoquer le cas d’un autre député actuellement membre de la 8ème législature dont le dossier de candidature porterait aussi des failles.« Sur sa carte d’électeur il est né le 04 avril 1964; mais sur les autres pièces à savoir acte de naissance, certificat de nationalité, casier judiciaire, certificat de résidence, il est né le 03 avril 1964. Ce n’est pas fini… » Et de poursuivre : « Il y a un autre qui est né à Kérou sur sa carte d’électeur puis sur les autres pièces, il est né à Kouandé. Un autre est né en 1972 dans la déclaration de candidature; maintenant sur les autres pièces, il est né en 1973. Il a été aussi élu…il y a encore beaucoup d’autres cas. Ce que je dis là, il y a au moins 17 personnes qui ont vu ça à la Cena pourtant on a validé ça…J’ai toutes les preuves en main ».

Christian TCHANOU

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