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Le triomphe de la vérité

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50 ans après la période révolutionnaire au Bénin: Les universitaires portent un regard rétrospectif sur cette période


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Le présidium lors de la cérémonie d’ouverture du colloque

Peu après son accession à l’indépendance, le Bénin a connu de nombreuses crises dont la récurrence des coups d’Etat. Le 26 octobre 1972, le pays a connu son cinquième renversement du pouvoir mené par des militaires qui proclamaient la révolution. C’est dans le but de célébrer ces 50 ans après cette révolution, que l’Université d’Abomey-Calavi, avec plusieurs organisations internationales et partenaires financiers a organisé un colloque sur le thème « La période révolutionnaire au Bénin : Quels regards ». C’était ce mercredi 26 octobre 2022 à l’amphithéâtre Idriss Déby en présence du recteur de l’UAC et de plusieurs autres autorités.

De quoi s’agit-il : 26 Octobre 1972-26 octobre 2022, 50 ans après la révolution prônée par l’ancien chef de l’Etat le Général Mathieu Kérékou, les historiens, scientifiques et chercheurs de l’Uac ainsi que les acteurs de premier plan dans l’histoire nationale ont initié un colloque afin de porter un regard rétrospectif  sur ce moment historique et se réjouir par la même occasion de la sortie de cette forte instabilité politique qu’a connu le pays. Ce colloque scientifique international s’est tenu grâce à l’appui de l’Ecole doctorale pluridisciplinaire, espaces, cultures et développement de l’Uac, l’accompagnement de Celhto-Ua, du laboratoire de  recherche rétrospective Afrique (LaBra) et le soutien de la fondation allemande Fiedrich Ebert Stiftung. Au cours de la cérémonie d’ouverture de ce colloque international une conférence inaugurale a été présentée par le professeur Nassirou bako Arifari sur l’essence de ladite révolution et ses enjeux. Un documentaire a été également projeté sur les grands moments de la révolution, les explications de plusieurs pionniers, historiens et également les témoignages des femmes qui ont participé à cette révolution.

Que disent les initiateurs : Selon le président du comité d’organisation le Professeur Rogatien Tossou, cet évènement de l’histoire marque une étape décisive dans les choix qui ont été opérés dans la gestion des affaires de la cité entre 1972 et 1989. « La date du 26 octobre 1972 ne peux être mise au rencard. L’année 2022 marque le cinquantenaire de cet évènement historique significatif et chronologiquement provocateur. Ces indicateurs constituent des repères précieux pour une analyse susceptible de féconder les efforts du présent en vue d’un avenir plus promoteur », a-t-il fait savoir. Il poursuit que 64 communications vont meubler ce colloque international pour deux jours. Il a pour finir exprimer sa reconnaissance à l’endroit du ministre de tutelle, Eléonore Yayi, le Recteur de l’université d’Abomey-Calavi Félicien Avlessi ainsi que tous les donateurs et participants de ce colloque. Le coordonnateur du Centre d’études linguistiques et historiques par tradition orale (Celhto), Komi N’Kégbé Fogâ Tublu, partenaire colossal de cet évènement et membre du présidium,  a pour sa part, exposé devant les participants la mission du centre et ses rapports avec l’Uac. «  Les institutions culturelles étatiques, les milieux universitaires et la société civile culturelle de l’ensemble du continent. Avec chacun d’eux, le Celhto rapports étroits de collaboration et d’accompagnement. En ce qui concerne le milieu universitaire nigérien, le Celhto a signé un accord-cadre de coopération avec l’université d’Abomey-Calavi et met en place divers accompagnements des filières, des laboratoires ainsi que des associations d’étudiants. Le Celhto met aussi à la disposition des chercheurs son centre de documentation disposant de ressources énormes », a-t-il laissé entendre.

Ce qu’en disent les autorités : Pour le Recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, le Professeur Félicien Avlessi, ce colloque vient à point nommé pour permettre aux scientifiques d’enrichir un inventaire de cette période sur de nouveau prisme avec des perspectives plus affinées. Après avoir fait un bref historique de ces moments douloureux dont a subi le peuple béninois, le Recteur Félicien Avlessi souhaite tout de même que « les 50 années qui se sont déroulées depuis ce changement mémorable à la tête du pays offrent une réflexion intellectuelle pour porter de nouveau regard sur la période révolutionnaire ». Il a pour finir félicité la détermination et le courage de tous ceux qui ont œuvré pour la tenue effective de ce colloque notamment le comité d’organisation. Après avoir observé une minute de silence demandé par le secrétaire général du cabinet du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, représentant la  ministre Eléonore Yayi, a fait savoir que cette rencontre est une opportunité pour tirer des leçons de cette période et d’en faire un usage complaisant pour une société meilleure. « Ces assises permettent de restaurer l’histoire d’un peuple et savoir d’où nous venons, d’où nous sommes passés pour être là où nous sommes aujourd’hui. J’ai l’intime conviction que les participants de ce colloque doivent saisir pleinement les enjeux de cette période politique », a-t-il laissé entendre. Il a enfin remercié le rôle capital que les historiens et les hommes de la culture ont joué pour la restitution des trésors royaux.

Entre les lignes : Au terme de la cérémonie qui est d’ailleurs agrémentée par des animations, plusieurs témoignages émouvants d’acteurs de premier plan dans l’histoire nationale ont été faits. Des autorités qui ont été touchées par les dégâts de cette révolution se sont exprimées. Il s’agit entre autre des Professeurs Jean Bio Chabi Orou, Pascal Todjinou, Noukpo Agossou, du Directeur de l’Offoce du Bac, Alphonse Da Silva et bien d’autres autorités.

Assise A.

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