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Le triomphe de la vérité

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Traitement violent de migrants africains au Maroc: Le député Biokou dénonce la barbarie


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Le député Biokou David Camille Gbossè

Près de 200 migrants venus d’Afrique Subsaharienne ont été réprimés par la police marocaine, le lundi 27 juin 2022 pendant qu’ils tentaient de rejoindre clandestinement l’Europe via l’enclave espagnole de Melilla. Cette violente répression, que dénonce le député Biokou David Camille Gbossè, s’est soldée par la mort de 23 migrants.

Ce que vous devriez savoir : Des affrontements sans précédents sont survenus entre les migrants africains et les forces de l’ordre marocain aux portes de l’enclave espagnole de Melilla. C’est une violence de l’assaut collectif des migrants qui a coûté la vie à 23 personnes dans leur rang. Suite à la mort brutale de ces citoyens africains, le député béninois David Camille Biokou se dit sous le choc.

Que dit-il : Le parlementaire béninois n’a pas caché ses émotions suite au traitement qu’il qualifie « d’ignoble » de la part de la police marocaine envers leurs frères. Tout en dénonçant cette répression violement orchestrée pour des raisons, qui selon lui, ne sont pas encore élucidée, est contre les droits humains. « C’est une violence des droits humains et de la personne », a-t-il insisté pour marquer son indignation. Il va plus loin pour dénoncer un complot, une barbarie. Même si pour lui, l’immigration n’est pas à souhaiter, il est inconcevable que ce traitement dégradant de la personne humaine, vienne des forces de l’ordre. L’autorité parlementaire dit vouloir qu’une attention particulière soit accordée à ce drame pour que cela ne se reproduise plus. A cet effet, l’honorable David Camille Biokou interpelle les autorités marocaines ainsi que l’Union africaine et les organismes internationaux des droits de l’Homme sur cette barbarie. Il exige tout de même qu’une enquête soit ouverte pour responsabiliser ces agissements et ces actes répréhensibles.

Entre les lignes : Ce n’est pas la première fois que les migrants tentent cette incursion collective. Début mars, il y avait eu plusieurs essais, dont la plus importante jamais enregistrée à ce point de passage. Environ 500 migrants étaient parvenus à passer sur un total de 2 500. En 2021, dans la nuit du 16 au 17 mai, 8 000 à 9 000 migrants (dont au moins 2 000 mineurs non accompagnés) ont eu traversé à la nage ou à pied la frontière entre le Maroc et Ceuta. Il y avait eu au moins deux morts.

Pourquoi un tel assaut : Parce que depuis plusieurs semaines, les policiers marocains ratissent et détruisent régulièrement les campements des clandestins qui survivent dans la forêt du Gourougou, juste en face de la frontière avec Melilla, ce bout d’Espagne de 12 km2 situé en territoire marocain, antichambre de l’Union européenne. Intimidations, pressions, arrestations ont fini par créer selon les ONG un contexte hautement inflammable, qui a poussé les migrants à tenter le tout pour le tout.

Alban Tchalla

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