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Le triomphe de la vérité

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Combat politique contre le pouvoir Talon: L’échec prophétique de l’opposition béninoise


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Boni Yayi, Rosine Soglo, Nicéphore Dieudonné Soglo, Candide Azannai et autres au présidium lors de la conférence de presse

Ils peinent toujours à affronter le pouvoir  Talon. Alors que les rangs se resserrent davantage du côté de la mouvance, les opposants continuent de s’embourber dans des actions inexactes, disparates, où chacun s’arrache la vedette devant micros et caméras pour pourfendre en vain le régime  de la rupture.

« Vous allez en souffrir, mais vous ne pourrez rien faire….». Lorsqu’il lâchait ses mots forts et poignants à l’occasion d’une rencontre avec les travailleurs du Port de Cotonou, réaffirmant, sans doute, sa détermination à ne pas fléchir avec les dures réformes qu’il a entreprises au sommet de l’Etat, Patrice Talon se voulait visiblement sincère. Mais très vite, certains ont transformé ces propos choc en un slogan «déstabilisateur» du système démocratique. D’autres y trouvent d’office la trame philosophique du régime de la rupture qu’ils accusent de vouloir forcer son action contre la volonté du peuple.  Il reste aussi que des acteurs politiques semblent s’en être  appropriés sans le vouloir, à force de continuer à s’enfoncer dans des luttes sans lendemain et mal inspirées. Ils se classent dans la catégorie de ceux qu’il convient d’appeler aujourd’hui opposants béninois. Ils ont fini par vider toutes leurs cartouches dans un combat à peine entamé. Que retiendront, finalement, par exemple, les béninois de ces multiples et divergentes actions dans lesquelles, ils se sont engagés autour des législatives 2019, appelant à tout vent à des élections inclusives? Leur cri de détresse est tombé dans un vide profond devant l’intransigeance du gouvernement et l’incapacité avouée de Talon à remettre en cause des lois votées au parlement. Le consensus espéré au fort de la crise, n’ayant pas été acquis,   les différentes institutions en charge de ce scrutin ont achevé le processus, validé le scrutin,  fermé clic et clac et rangé tout. Et c’en était  terminé. Ils ont beau continuer à dénoncer l’avènement de la 8ème législature fraichement installée, ils n’y pourront rien, apparemment. Du moins, au regard des marges de manœuvres dont ils disposent encore. Les lois de la République sont là pour sévir quand quiconque s’y enfreindrait.

A l’analyse, il faut dire que l’opposition béninoise d’aujourd’hui cache la sève  même du mal politique en Afrique. Le combat mené n’est pas le vrai, l’idéal et celui attendu par le peuple souffrant. Il n’y a que des intérêts égoïstes et personnels qui sont défendus contre vents et marrées et à tous les niveaux.  Et quand cela se révèle impossible, chacun se range en attendant d’ouvrir d’autres fronts. Ce peuple n’étant plus dupe, aussi ne s’emballe plus dans quelque lutte visant, dit-on, à sauvegarder les acquis de la démocratie béninoise. L’ambiance glaciale qui a prévalu autour des dernières législatives où les béninois, dans leur grand ensemble, ne se sont pas véritablement impliqués dans les luttes des opposants en est une preuve palpable. Il semble bien que le jeu politique qui se mène là est désormais cerné dans toutes ses dimensions par le béninois lambda, définitivement convaincu de ce que cette lutte n’est pas à son profit.

«Allez dire aux hommes politiques, qu’ils enlèvent nos noms dans leur business, on a tout compris », a chanté le reggae man ivoirien, Ticken Jah Fakoly, pour mettre en lumière la réelle motivation de ces politiciens, toutes tendances confondues, dans toutes les actions qu’ils entreprennent au nom du peuple. En tout cas, l’opposition béninoise actuelle, n’échappe pas à cette vérité toute crue du chanteur ivoirien, en ceci qu’elle continue de s’enfoncer dans un combat  peu vertueux et  interrogatif, où seule, elle connaît les tenants et les aboutissants.

Christian TCHANOU

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