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Le triomphe de la vérité

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Menace des maladies virales sur la sécurité alimentaire en Afrique: Le cas du manioc au cœur des échanges entre chercheurs et leaders africains, dès demain


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Le Bénin abrite dès demain, une rencontre internationale sur le manioc. Elle se déroulera du 7 au 9 juin 2018 à l’hôtel  Golden Tulip de  Cotonou. Elle réunira, entre autres, les Ministres en charge de l’Agriculture et ceux de l’Enseignement Supérieur et/ou de la Recherche Scientifique des pays membres, les leaders traditionnels des pays, les acteurs de la filière manioc, les responsables institutionnels et les leaders traditionnels, les acteurs sensibilisés aux enjeux socio-économiques, les membres du gouvernement des pays membres ayant adhéré aux processus de mise en place de stratégies de gestion des maladies virales du manioc en Afrique de l’Ouest et du Centre et autres acteurs. L’objectif général de cette rencontre est de sensibiliser les gouvernants et leaders africains sur l’urgence de la mise en place d’une stratégie régionale pour répondre à la menace des maladies virales du manioc sur la sécurité alimentaire.

De quoi s’agit-il ?

En réalité, le manioc, troisième plus grande source de glucides pour l’alimentation humaine est devenu une culture de subsistance et de rente pour les producteurs. Une culture rustique et résiliente s’est imposée comme une culture stratégique pour la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté. Il constitue un aliment de base pour près de 800 millions de personnes dans le monde, dont près de 500 millions d’Africains. Malgré les atouts que présente le manioc, sa culture est sujette à plusieurs contraintes qui affectent la productivité. En dehors des maladies mineures que représentent les mycoses (cercosporiose, anthracnose, pourridiés), les bactérioses (feu bactérien, bactériose vasculaire, pourriture molle), les maladies virales demeurent les plus dommageables. De ces maladies, la mosaïque Africaine du manioc et la striure brune du manioc tiennent une place très importante mais peu soupçonnée par plusieurs acteurs de la filière manioc.   De par sa distribution géographique, la maladie de la mosaïque africaine du manioc (Cassava Mosaic Disease, CMD) causée par les Géminivirus, constitue, la première contrainte de production. Elle peut entraîner 40 à 70% de perte de rendement pouvant se traduire par une perte économique annuelle de 2 à 3 milliards de dollars (USD) pour l’Afrique sub-saharienne. De plus, l’apparition récente de la maladie de la striure brune du manioc, (Cassava Brown StreakDisease, CBSD), en Afrique Centrale vient s’ajouter au péril sur les productions avec des pertes de rendement pouvant atteindre 90% voire 100%. Ces deux maladies virales sont transmises par les insectes vecteurs que sont les mouches. C’est donc prenant conscience de la gravité de la situation, des scientifiques africains ont conçu le programme Ouest africain d’épidémiologie virale ou West African Virus Epidemiology(WAVE) pour la sécurité alimentaire.  Lancé en mars 2015, il est financé par Bill & Melinda Gates Foundation et le Department for International Development du Royaume uni. Le programme WAVE mène ses activités en Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin, Nigéria et en Afrique du Centre (République Démocratique du Congo) et collabore avec des partenaires techniques aux Etats-Unis d’Amérique et au Royaume Uni. Précisons que le programme WAVE a pour objectif global d’augmenter de façon durable la productivité des plantes à racines et tubercules (PRT) en Afrique de l’Ouest et du Centre, à travers le développement de méthodes de lutte efficace contre les maladies virales. Étant donné que toutes les maladies qui affectent le manioc ont un impact immédiat sur l’approvisionnement alimentaire des populations.

Emmanuel GBETO

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