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Le triomphe de la vérité

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Police technique et scientifique: ARTECAO forme des coordonnateurs en scènes majeures


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L’aveu n’est plus la reine des preuves. Quel que soit le dossier monté en police judiciaire, les preuves s’imposent sans quoi, il y a problème. C’est donc dire que l’enquêteur à la phase de l’enquête préliminaire, doit pouvoir rassembler un certain nombre de preuves. A partir de ce moment, les forces de sécurité doivent rechercher des preuves matérielles et scientifiques. C’est la raison d’être du projet d’Appui au renforcement de la police technique en Afrique de l’Ouest (ARTECAO), coordonné dans la région par, Emmanuel PRAT. Par le biais de ce projet financé par l’Union européenne (UE), la France a, à nouveau, outillé une vingtaine de gendarmes et de policiers. Portant sur le thème intitulé : « Coordonnateurs PTS, gestion de scènes majeures », la formation a duré du lundi 27 novembre au vendredi 1er décembre 2017. Durant donc cinq (05) jours, les stagiaires ont reçu des cours théoriques, techniques, pratiques dans les domaines de la PTS et de gestion de scènes d’infraction.

Professionnalisme et conscience professionnelle des stagiaires saluées

A la cérémonie de remise des attestations, qui s’est déroulée, le vendredi dernier dans les locaux de la Direction centrale de la police judiciaire à Agblangandan (Cotonou), lieu de la formation, le facilitateur dépêché de la France, le Capitaine de police, Patrice LAME, Chef de service régional d’identité judiciaire à Strasbourg, a exprimé sa fierté d’avoir géré ce stage dans de très bonnes conditions avec une assiduité remarquable dans le rang des stagiaires. « J’ai pu constater le professionnalisme et la conscience professionnelle dont ils ont fait preuve dans les exercices. Chers stagiaires, je peux dire que vous avez des compétences pour faire coordonnateurs de la PTS, et c’est à vous de la faire vivre auprès de vos services et de travailler pour imposer cela », a déclaré le facilitateur avant de conclure en ces termes : « C’est une expérience très enrichissante ». Pour sa part, la représentante de l’Ambassadrice de France, le commandant de police Céline CHÂTEAU, a, elle aussi, salué l’implication des autorités béninoises et des stagiaires dans cette formation. « Cela a été très émouvant d’entendre le formateur nous faire le retour de votre implication et de l’intérêt que vous avez accordé à cette semaine de formation », s’est réjouie la représentante de l’Ambassadrice de France. Elle estime que la réussite du projet repose désormais sur leurs épaules. Car, conseille-t-elle, « vous devez transférer ce que vous avez appris avec des thématiques qui sont partagés avec vous. Travaillez à faire vivre ce projet ».

Les reconnaissances du Bénin à la France
Au nom de la Direction générale de la police nationale, c’est le Directeur adjoint des affaires économiques et financières, le commissaire de police, Edgard ZOLA, a pris appui sur un célèbre auteur Henri BRULL dans son livre intitulé « Preuve judiciaire », en ces termes : « La preuve est indissociable de la décision du juge ». Ceci, pour rappeler à ses collègues la nécessité de travailler pour les recoupements des preuves tangibles et palpables dans les dossiers qui leur seront soumis à la fin de la formation. C’est à ce titre qu’il a rappelé aux participants combien ils doivent accorder une importance à la PTS par les notions qui leur ont été inculquées. « J’ai le ferme espoir que tout au long de votre fonction, vous mettrez en pratique les connaissances acquises dans le but d’œuvrer pour la consolidation d’un Etat de droit », s’est-il rassuré. Ne pouvant dérober à la tradition de « prêter le serment » de la mise en pratique des notions acquises, les stagiaires, ont par la voix de leur porte-parole, commissaire de police de première classe, Constant BADET, exprimé leur satisfaction au terme d’une formation à travers laquelle, ils ont reçu des connaissances et de savoir-faire technique en matière de constations judiciaires et de la PTS. « Nous promettons de restituer les notions dans nos unités respectives, les connaissances acquises », avouent-ils. Cependant, ils ont émis le vœu d’avoir à leur disposition des moyens pour que des simulations soient faites régulièrement afin d’acquérir l’habitude et la routine pour faire grandir la PTS au Bénin.

Emmanuel GBETO

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