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Le triomphe de la vérité

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24ème édition du FESPACO: Les têtes d’affiche du Bénin parlent de leurs films


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Le Bénin marque sa présence à la 24ème édition du Festival international du cinéma de Ouagadougou (Burkina-Faso). Au total, il y est arrivé avec deux séries télévisées dans la catégorie du prix de la meilleure série. Il s’agit de «Cœurs errants » et « Courses pour la vie » qui portent respectivement la griffe des réalisateurs Sorel Agbodémakou et Francis Zossou. La série ‘’Cœurs errants’’ est une production de la Direction de la cinématographie du Bénin. Quant à la seconde, elle est une production du Ministère de la santé du Bénin. Dans la catégorie du meilleur film fiction  court métrage, le Bénin est également présent. Et ce avec le réalisateur Ayékoro  avec son film « A cœur ouvert ». Basé à Paris en France, Ayékoro Kossou met pourtant son film sous la bannière du Bénin et  espère décrocher le précieux sésame de cette catégorie.  Pour ce qui concerne la catégorie des films des écoles africaines de cinéma, le Bénin s’est remarquablement représenté à travers les étudiants de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (ISMA). Ils y ont apporté trois différents films, à savoir, « DINAN » dont le réalisateur est Sènami Kpètèhogbè,  « ELISE » qui a pour réalisateur Saho Venance Simon Zoh et puis « Je danse, donc je suis » de l’étudiante Aïssata Ouarma. En attendant la délibération  et la remise des prix aux lauréats le 6 mars 2015  par les  membres du jury, les différentes têtes d’affiche du Bénin rencontrées sur le terrain parlent de leurs œuvres et en vantent les qualités.

Ils ont dit

Francis Zossou, co-réalisateur du film « Courses pour la vie »:« Nous pouvons dire que le Bénin a une mayonnaise qui est en train de prendre »

Je suis venu au FESPACO 2015 avec une série télévisée   qui s’appelle « Courses pour la vie ». Une série télévisée produite  par le Ministère de la santé en 27 épisodes. Elle traite de la problématique du VIH/Sida. En réalité, c’est une œuvre de communication pour s’approprier les bons  gestes en matière de la santé. Elle   est destinée aux travailleurs de l’hôtellerie, des transports et du secteur privé d’une manière générale. Le plus important pour nous, d’abord, c’est de participer à ce grand rendez-vous de cinéma africain.   Et  c’est ce que nous venons de faire.  Pour moi, cela est très important. Maintenant, est-ce que nous sommes convaincus  de  ce que ce  film sera primé ? Ça, il faut être Dieu pour le savoir. A l’étape actuelle des choses, personne ne peut en être convaincu. Mais ce dont nous sommes convaincus, c’est que nous avons fait un film qui répond aux normes internationales. Et c’est d’ailleurs pour ça que le film a été retenu. L’autre chose aussi dont nous sommes convaincus, c’est que nous avons travaillé avec des comédiens talentueux qui ont donné de  leur compétence et de leur savoir-faire. Ce sont des comédiens qui sont relativement jeunes, mais qui ne sont pas à leurs premières expériences.  Et ce sont aussi des comédiens professionnels qui sont formés à l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (ISMA). Nous pouvons dire désormais que le Bénin a une mayonnaise qui est en train de prendre.  Pour conclure, je dirai que nous ne sommes pas convaincus de décrocher des prix, mais nous avons plutôt bon espoir d’y parvenir ».

Tiburce Bocovo : co-réalisateur de « Courses pour la vie »:« Nous croyons en nous et espérons avoir de grandes récompenses »

« Courses pour la vie » a été une belle occasion de collaboration. Je pense que le travail avec le doyen Francis Zossou, c’est l’histoire du père et du fils. On a eu la chance de se connaître à l’Isma. On a commencé par travailler ensemble. C’est cette collaboration fructueuse qui nous a permis de nous retrouver au Fespaco 2015 avec cette série télévisée.  Si tous nos aînés pouvaient faire comme lui, on travaillerait plus à élever le niveau de notre cinéma. Je pense que si nous sommes à ce rendez-vous, c’est que la qualité de la production a été reconnue par un jury. Nous croyons en nous et espérons avoir de grandes récompenses ».

Kossou Ayékoro, réalisateur de «  A cœur ouvert »:« J’espère que « A cœur ouvert va plaire au jury »

«Je suis très content de me retrouver au Fespaco avec « A cœur ouvert » qui a déjà reçu beaucoup de distinctions. C’est un court métrage qui parle d’un couple mixte qui a commencé par avoir des difficultés à cause de leurs origines. La mère du jeune homme a du mal à accepter sa belle-fille pour plusieurs raisons. Je pense que tous les films ont la chance de recevoir un prix. J’espère que « A cœur ouvert » va plaire au jury ».

Prince Kong A. Maneng, réalisateur du film « Stigmate d’une prêtresse’’ de l’ISMA:« Il y a une nouvelle touche professionnelle qui est apportée à mon film »

« L’originalité et le caractère professionnel  de mon film, je laisserai le soin aux critiques de  les apprécier. Mais je pense que les professionnels pourront remarquer qu’il y a une nouvelle touche qui est apportée à cette œuvre par rapport à l’étalonnage,  à la succession des plans.  Le titre de mon film est ‘’Stigmate d’une princesse’’. C’est l’histoire d’une jeune fille qui est appelée à être prêtresse. Mais sa mère et elle s’opposent aux sorciers du village pour son intronisation. Malgré elle, elle sera intronisée d’une manière mystique. Ce qui va pousser sa mère à l’amener au village ».

Sènami,  Kpètèhogbè, réalisateur du film « Dinan » de l’ISMA: « Je me suis basé sur ce qui se passe dans mon milieu pour réaliser ce film »

« Je suis venu au FESPACO 2015 avec un film baptisé Dinan.  Dinan est une jeune étudiante en état de grossesse qui,  rongée par la faim, se retrouve dans une aventure nocturne et sera par la suite recherchée par la Police.  C’est un film qui a été inspiré par le dernier rapport du secrétaire général de l’ONU sur  les Objectifs du Millénaire pour Développement (OMD).  Le premier objectif parle de la lutte contre la pauvreté. Selon ce rapport, en effet, il est dit que cette lutte est en train d’être remportée, étant donné qu’en 2015, plusieurs personnes dans le monde n’auraient plus faim. Moi je me suis basé sur ce qui se passe dans mon milieu immédiat pour réaliser ce film qui contrarie ce rapport.  Les spécificités de ce film, c’est déjà la structure du scénario, la qualité de l’image. Mieux, ce film a déjà parcouru plusieurs festivals en Europe avant d’atterrir au FESPACO. C’est pourquoi je garde l’espoir que cela peut attirer l’attention des membres du jury ».

Sorel Agbodémakou, coréalisateur du film «  Cœurs errants »:« C’est une œuvre qui respecte les normes professionnelles du cinéma »

« A cette édition du FESPACO, nous présentons une série intitulée ‘’Cœurs errants’’ dont je suis l’un des réalisateurs. La qualité de ce film repose d’abord sur le fait qu’il a été réalisé par une équipe de jeunes sortis d’une école professionnelle de référence. Je veux parler de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (ISMA). Ensuite, c’est une œuvre qui respecte les règles professionnelles en matière de cinéma et qui nous paraît donc compétitive. Et ce qui est plus intéressant, c’est que cela a d’abord une thématique spécifique à notre culture. C’est un film qui parle du Fâ, de l’oracle. Je vous raconte une anecdote par rapport au sujet abordé par ce film. Je voyageais avec un Malien à qui j’ai raconté un peu l’histoire. J’ai été vraiment surpris de constater qu’il ne connaît pas du tout de quoi cela retourne. C’est donc la preuve que ce film va apporter beaucoup, aux gens, sur la culture béninoise et de façon générale sur la culture africaine ».

Donatien GBAGUIDI (Depuis Ouagadougou, Burkina-Faso)

Le Bénin marque sa présence à la 24ème édition du Festival international du cinéma de Ouagadougou (Burkina-Faso). Au total, il y est arrivé avec deux séries télévisées dans la catégorie du prix de la meilleure série. Il s’agit de «Cœurs errants » et « Courses pour la vie » qui portent respectivement la griffe des réalisateurs Sorel Agbodémakou et Francis Zossou. La série ‘’Cœurs errants’’ est une production de la Direction de la cinématographie du Bénin. Quant à la seconde, elle est une production du Ministère de la santé du Bénin. Dans la catégorie du meilleur film fiction  court métrage, le Bénin est également présent. Et ce avec le réalisateur Ayékoro  avec son film « A cœur ouvert ». Basé à Paris en France, Ayékoro Kossou met pourtant son film sous la bannière du Bénin et  espère décrocher le précieux sésame de cette catégorie.  Pour ce qui concerne la catégorie des films des écoles africaines de cinéma, le Bénin s’est remarquablement représenté à travers les étudiants de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (ISMA). Ils y ont apporté trois différents films, à savoir, « DINAN » dont le réalisateur est Sènami Kpètèhogbè,  « ELISE » qui a pour réalisateur Saho Venance Simon Zoh et puis « Je danse, donc je suis » de l’étudiante Aïssata Ouarma. En attendant la délibération  et la remise des prix aux lauréats le 6 mars 2015  par les  membres du jury, les différentes têtes d’affiche du Bénin rencontrées sur le terrain parlent de leurs œuvres et en vantent les qualités.

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