.
.

Le triomphe de la vérité

.

Tentative de conciliations entre le gouvernement et les syndicats: La présence de l’UNSTB bloque les négociations


Vues : 2

syndicatLes négociations entre les membres de la commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives/gouvernement, centrales et confédérations syndicales ont effectivement démarré hier, lundi 04 février à l’Infosec. Autour de la table, aux environs de 15 h 10 mn, huit ministres dont François Abiola, Eric N’dah, Alassane Soumanou, Martial Sounton, Dorothée Kindé Gazard, Jonas Gbian, Marie Laurence Sranon, des représentants de la présidence tels que Véronique Brun Hachémè, Emmanuel Tiando et les six centrales et confédérations syndicales en lutte. Mais cette rencontre dirigée par le président du Conseil économique et social, Nicolas Adagbè, le Haut commissaire à la gouvernance concertée, Moïse Mensah et le médiateur de la république, Joseph Gnonlonfoun va très tôt connaitre un échec.

Raison de l’échec
En réalité, tout est parti d’un préalable posé par les organisations syndicales. L’un après l’autre, les secrétaires généraux de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) de Paul Essè Iko, de la Centrale des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) de Dieudonné Lokossou, de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) de Pascal Todjinou, de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin) de Noël Chadaré, de la Centrale des syndicats du privé et de l’informel du Bénin (Cspib) de Christophe Dovonou et de la Fédération des syndicats des travailleurs en charge des finances (Fesyntra-Finances) de Laurent Mètongnon ont exigé le retrait de la salle du secrétaire général de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), Emmanuel Zounon et celui de la Centrale des syndicats unis du Bénin (Csub), Jean Sourou Agossou. Et pour cause, ils sont tout le temps allés contre le mouvement, mieux ne sont pas signataires des motions.

Plaidoyer des facilitateurs

En réponse à la doléance des organisations syndicales qui estiment qu’elles sont les seules signataires des motions et ne doivent pas se retrouver à la même table que les deux autres syndicats, le président du Ces, Nicolas Adagbé a appelé à l’apaisement des esprits. Car, pour lui, les institutions sont venues en qualité de facilitatrices pour concilier les camps en « conflit ». « Il n’est pas question ce soir du règlement de la crise. Nous voulons jeter les bases pour vous permettre de discuter avec le gouvernement », a précisé le président de séance. Le médiateur de la république, Joseph Gnonlonfoun, pour sa part, a exhorté les partenaires à comprendre la situation pour sauver le Bénin.

30 minutes de suspension sans issue

Après une suspension d’une trentaine de minutes demandée par le président du Ces, la séance a repris vers 16h 15 mn. Mais, la situation a pris une autre allure. La doléance de Nicolas Adagbè à entendre les deux secrétaires généraux de l’Unstb et de la Csub a rencontré la désapprobation des autres centrales et confédérations syndicales. Elles menacent de vider la salle. Emmanuel Zounon et Jean Sourou Agossou persistent à prendre la parole, au point où le président de la séance les a autorisés. Vers 16h 30mn, les syndicalistes vont au bout de leur décision en vidant réellement la salle. L’un après l’autre, les deux syndicalistes rejetés par leurs pairs ont pris la parole pour justifier leur présence. « C’est une grue de 400 tonnes qui peut me faire déplacer de cette salle. Moi, je reste et vous vous sortez», a déclaré le secrétaire général de l’Unstb, Emmanuel Zounon. Il estime que sa présence se justifie par son appartenance à la commission de négociation depuis sa création et mieux, qu’il y a des syndicats qui lui sont affiliés qui sont aussi en grève. Pour son collègue de la Csub, Jean Agossou, il ferait du tort à sa base s’il sortait de la salle de négociations.

Nicolas Adagbè demande le retrait de Zounon et Agossou
Le non des deux syndicalistes a été radical même après l’intervention du président Adagbé pour faciliter les choses. « Je dis ‘’non’’ et je garde ma position », a lâché Emmanuel Zounon. Déçu de leur position radicale, le président Adagbé s’est attelé à leur rappeler les conditions de création de la commission de négociations. Mais, cela n’aura pas d’effet pour modifier quoi que ce soit. En conclusion, Nicolas Adagbé déclare « si les deux parties gardent leur position, on ne peut que constater l’échec des négociations ». Les négociations ont été reportées sine die.

Emmanuel GBETO

Reviews

  • Total Score 0%



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

You cannot copy content of this page