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Le triomphe de la vérité

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Spécial Dossier Sport 2: Salaires de misère, athlètes peu performants


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  • Football au Bénin,L’équipe nationale, l’eldorado des footballeurs Béninois

Ecureuil contre AlgérieEtre footballeur professionnel, c’est posséder une manne financière. Mais au Bénin, c’est loin d’être vrai. Car, les jeunes qui choisissent cette voie sont désillusionnés. Les salaires ici sont insignifiants. Parfois même, ils sont absents et les revenus des joueurs se réduisent aux seules primes de match. Une situation que l’expérience de la ligue professionnelle était venue corriger parce que des efforts ont été demandés aux promoteurs des clubs afin que les footballeurs bénéficient d’un salaire conséquent. Les salaires ont alors été fixés entre 80 000 et 120 000 F Cfa. Mais, cela n’a duré que le temps d’un feu de pailles. Les promoteurs essoufflés ne parvenaient plus à respecter les échéances. Dès lors, les joueurs se sont vus attribuer des salaires fantaisistes.
Tout se gagne quand on vient en équipe nationale
Ces salaires varient entre 50 mille (pour les remplaçants) à 70 mille (pour les titulaires) et connaissent des modifications régulières avec certains joueurs qui ne reçoivent carrément rien. Les 50 mille qui représentent le plancher à Avrankou constituent le plafond au niveau des Panthères de Djougou. Car, le joueur le moins payé y est à 30 mille et le mieux payé à 50 mille. Pendant ce temps, ceux qui sont sélectionnés en équipe nationale voient la vie en rose. Selon l’arrêté de l’année 2009 N°103/Mjsl/Dc/Sgm/DRFM/DES/SA portant fixation des primes à allouer aux joueurs, encadreurs et officiels dans le cadre de la préparation et de la participation des équipes nationales de football aux compétitions statutaires de la Confédération africaine de football et de la Fédération internationale de football association, quand l’équipe nationale senior prépare et remporte un match officiel à domicile, une somme de 1 550 000 fcfa sera versée à chaque joueur (addition des primes de campement, de port de maillots, de risques et de match). Mais, quand cette victoire a lieu hors du territoire national, chacun des joueurs touche 2 300 000 FCFA. En cas de défaite, que ce soit à domicile ou à l’extérieur, chaque joueur touche 800 000 FCFA l’équivalent de dix mois de son salaires avec son club s’il gagne 80 000fcfa.

  • La pétanque, le maracaña et d’autres disciplines d’avenir laissées pour compte

Le football, sport roi, demeure la principale préoccupation des autorités en charge du sport au Bénin. En même temps, les dirigeants de clubs et joueurs d’autres disciplines doivent se débrouiller pour honorer le Bénin.
« Imaginez un champion du Benin qui voyage pour aller défendre son pays alors qu’il n’a rien laissé pour sa famille.’’ C’est en ces termes que François Comlan, Secrétaire général de l’As Pczam, le club de pétanque le plus capé du Benin résume la situation financière qui est celle des pratiquants de la pétanque. A sa suite, « nous n’avons reçu que des miettes pour notre participation au championnat d’Afrique de Maracaña Cotonou 2013 », renseigne un joueur de l’équipe du Benin de Maracaña sous anonymat. Ainsi, pendant que des sommes astronomiques sont mises à la disposition des joueurs de l’équipe nationale de football, les équipes nationales de pétanque, de Maracaña, de boxe, pour ne citer que celles-là, ne peuvent compter que sur les sponsors. « Nous finançons nous-mêmes nos activités avec l’aide des sponsors qui nous font confiance grâce à notre sérieux », a confié François Comlan. Comme fait confirmant cette absence des autorités en charge du sport aux cotés des disciplines d’avenir, la Fédération béninoise de Maracaña n’avait pas reçu l’aide du Ministère des sports lors de l’organisation de la Can Maracaña 2013 à Cotonou. Les autorités n’ont sûrement pas eu les moyens de répondre favorablement à leurs sollicitations bien qu’il ne s’agisse que de quelques millions. Dans le même ordre d’idées, les dirigeants des clubs de plusieurs disciplines sont contraints de subvenir personnellement à certains besoins de leurs joueurs. « Avec des joueurs qui ne gagnent pratiquement rien dans la pratique du sport, on est souvent appelé à les aider de notre mieux pour qu’ils puissent tenir le coup. Beaucoup de talents finissent par se lasser et abandonnent pour se concentrer sur leurs professions », a expliqué un responsable de club sous anonymat.

Réalisation: Anselme HOUENOUKPO

 

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