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Le triomphe de la vérité

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Présentation en commission du budget du Ministère des Affaires étrangères: Nassirou Bako-Arifari décroche le soutien des députés pour l’augmentation des crédits alloués au MAEIA


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Ass Nat (131)Epreuve réussie. C’est ce qu’on pourrait dire du passage du ministre des Affaires étrangères, de l’intégration africaine, de la francophonie et des Béninois de l’extérieur devant la commission budgétaire hier jeudi 14 novembre 2014 au palais des gouverneurs à Porto-Novo. En effet, dans le cadre de l’examen en commission du budget général de l’Etat, exercice 2014, Bako Arifari est allé défendre devant la commission budgétaire les grandes orientations des prévisions budgétaires de son département ministériel pour 2014. Un exercice réputé fatidique, mais qui a été une simple balade de santé pour le ministre des Affaires étrangères. En témoignent les interventions des députés au cours du débat général qui a suivi la présentation faite par le ministre Bako.   Unanimement, les parlementaires ont salué les résultats de l’action diplomatique du pays, et ont encouragé le ministre des Affaires étrangères à faire davantage. Mieux, ils ont décidé de faire un amendement pour permettre de renforcer les crédits de ce Ministère  afin de permettre d’avoir des représentations diplomatiques dignes de ce nom.

Plus de 25 milliards pour le rayonnement extérieur du Bénin en 2014

On retiendra, pour l’essentiel, que pour 2014, le budget du Ministère des Affaires étrangères s’élève à 25 milliards 162 millions. C’est un budget modeste par rapport aux ambitions de la diplomatie béninoise, par rapport à la mission assignée à ce ministère de souveraineté, a reconnu le ministre Bako Arifari. Comme actions prioritaires pour 2014, le premier responsable de la diplomatie béninoise a confié que son département n’a pas prévu la construction de nouvelles ambassades, mais plutôt, l’achèvement des chantiers déjà entamés,  notamment au Nigéria, au Niger et à New York en ce qui concerne la représentation diplomatique béninoise auprès des Nations Unies qui nécessite une réhabilitation totale.

Les députés  sont plus que jamais préoccupés du devenir de la  diplomatie béninoise. Ils l’ont fait savoir hier après la présentation du projet de budget sectoriel, exercice 2013 du Ministère des Affaires étrangères.

Le ministre Bako Arifari a reçu hier les félicitations de ses anciens collègues après avoir exposé  le projet de budget de son département ministériel, gestion 2014. Ces derniers ont salué le dynamisme et l’abnégation dont il fait preuve depuis sa nomination à la tête  du Ministère des Affaires étrangères.  Cependant, les parlementaires n’ont pas caché leurs  inquiétudes  quant à l’image actuelle de la diplomatie de leur pays. Pour  l’honorable Bani Samari,  ce qui se passe dans les ambassades ne donne pas envie  d’être nommé ambassadeur. Ainsi, il faudra faire de fortes recommandations au gouvernement pour corriger  les ratés qui s’observent.   Toujours sur ce point, son collègue  Bagri s’est intéressé au moyen de contrôle des dépenses faites  au sein des postes diplomatiques. Bio Kansi, quant à lui, a remercié d’abord le  ministre pour l’organisation sans faille  du dernier pèlerinage des musulmans.  Par la suite, il a cherché à connaître les  statistiques sur les cadres béninois travaillant dans les institutions internationales et a sollicité, en leur faveur, des formations  de renforcement de leurs capacités. Quant à l’honorable  Gbahoungba, il s’est intéressé aux difficultés que rencontre le ministre dans l’exercice de sa mission. Ainsi, a-t-il affiché la volonté de la représentation nationale d’accompagner le ministre Bako pour assainir l’image de la diplomatie nationale.

Propos de Nassirou Bako-Arifari, Ministre des affaires étrangères de l’Intégration à la fin de la présentation du budget du MAEIAFBE ce jeudi 14 novembre 2013.

 

Qu’est-ce qu’on peut retenir d’essentiel en ce qui concerne les grandes orientations de votre département ministériel pour 2014 ?

Nassirou Bako-Arifari: Le MAEIA est chargé de la mise en œuvre de la politique extérieure et de coopération internationale de notre pays avec les puissances étrangères. De ce point de vue, le budget du MAEIA s’articule autour des points relatifs à la redynamisation de l’action diplomatique de notre pays.

Il a  comme point d’application la mise en œuvre des grandes orientations de la politique extérieure de notre pays et de la politique de coopération, à savoir, la coopération régionale, la coopération internationale et surtout aussi les questions d’intégration africaine. Nous avons également les questions en rapport avec la dynamisation de l’action diplomatique de façon générale, pour contribuer à asseoir davantage, le rayonnement de notre pays, et lui permettre de mobiliser davantage de ressources extérieures pour financer le développement. Vous savez, notre pays est aussi dans un environnement de voisinage assez important, et qui détermine beaucoup de nos actions politiques, donc les choix, les décisions politiques, économiques dans les pays comme le Nigéria, le Niger, le Ghana, le Burkina. Ce sont des décisions qui ont des impacts sur notre économie, sur la prospérité de nos compatriotes et sur la stabilité, la sécurité de notre pays. Nous avons besoin également  d’avoir des actions ciblées et déterminés en direction donc, de ces pays de manière à toujours créer les conditions d’un bon voisinage, mais d’un voisinage profitable et respectueux aussi de notre dignité, de notre souveraineté nationale.

Le budget 2014 du ministère des Affaires étrangères, pour le moment, en termes de prévision, ce dont nous avons discuté avec les députés, s’élève à 25.162 millions de FCFA. C’est un budget modeste par rapport aux ambitions de la diplomatie béninoise, par rapport à la mission assignée à ce ministère de souveraineté. C’est pour cela, les députés dans leur majorité, presque à l’unanimité, ont d’abord salué les résultats de l’action diplomatique de notre pays, et ont encouragé le ministère des Affaires étrangères à faire davantage, et ont décidé de faire un amendement pour permettre de renforcer les crédits du Ministère des Affaires étrangères, afin de lui permettre d’avoir des représentations diplomatiques dignes de ce nom. En termes d’infrastructures, en termes d’accueil, en termes aussi bien entendu d’image que notre pays devra avoir, parce que, à l’unanimité, tout le monde a affirmé que les affaires étrangères, c’est la vitrine du pays et nous devons la soigner.

En 2014, nous n’avons pas prévu la construction de nouvelles ambassades, mais plutôt, l’achèvement des chantiers déjà entamés, notamment au Nigéria, notre chancellerie à Abuja, notre ambassade au Niger qui est déjà achevée mais dont il faut solder les comptes. Nous avons également notre mission permanente  à New York auprès des Nations Unies qui nécessite d’être totalement réhabilitée. Vous avez également notre ambassade à Pretoria. Nous avons différentes missions diplomatiques. Je précise aussi que le Ministère des Affaires étrangères a engagé une vaste réflexion en relation avec le Ministère des finances pour voir dans quelle mesure on peut développer une politique d’acquisition, de construction de missions diplomatiques, sur la base d’appuis bancaires, donc trouver des financements dans le secteur privé et dans le cadre d’un partenariat public-privé, parce que, ce que nous débroussons par an en termes de loyers pour faire face à nos charges à la mission diplomatique, c’est énorme. Cela peut constituer une garantie pour des banques, pour financer la construction de nouvelles missions diplomatiques pour notre pays.

 

La situation de l’ambassadeur du Bénin en France

Toute action publique entraine des réactions. Cette accusation, disons, avancée par la lettre du Continent amplifiée par certains sites internet, je pense est dénudée de tous fondements. Vous savez, l’ambassade du Bénin en France, notamment à Paris a accumulé  des arriérés depuis une quinzaine d’année, et ces arriérés étaient sur le point de rendre presque notre ambassade insolvable. Il fallait donc une action énergique pour mettre fin à cette situation délétère et le gouvernement a consentis des crédits d’environ  600 millions de FCFA pour faire face aux urgences  et donc permettre à notre pays de conserver son image, de conserver sa respectabilité et son honorabilité. C’est de cela il s’agit. Lorsqu’un ambassadeur est nommé nouvellement et qu’il arrive dans le pays, il est toujours autorisé à l’ambassadeur de s’installer à l’hôtel. Cela fait partir de nos pratiques habituelles. Et l’ambassadeur était à l’hôtel, en entendant la fin des travaux de réfection de la résidence. Ces travaux sont déjà terminés et l’ambassadeur regagne sa résidence officielle.

Hugues Patinvoh

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