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Le triomphe de la vérité

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Dissolution des écureuils du Bénin après la Can 2010: Sébastien Ajavon revient sur sa décision


« Les joueurs sont nos frères… Nous n’avons pas deux Sessègnon au Bénin ». Ainsi s’exprimait le président de la ligue béninoise de football samedi dernier sur une chaîne de radio privée de la place. Interpellé par les journalistes de cette radio sur cette épineuse question, le président Sébastien Ajavon a revu sa copie. Il a fait plusieurs concessions lors de cet entretien. « Nous avons bien dit jusqu’à nouvel ordre… », a-t-il poursuivi. Ce propos montre une grande ouverture désormais dans la démarche du président de la ligue. Pourtant, le public sportif béninois a encore vivace dans son esprit les déclarations incendiaires d’Ajavon vis-à-vis des joueurs qui étaient à la Can 2010 et leur encadrement technique. C’est avec beaucoup de désolation que les férus du cuir rond ont entendu a maintes reprises Sébastien Ajavon dire qu’ « aucun des joueurs de l’équipe dissoute ne reviendra plus en sélection nationale », contredisant la position du président de la fédération Anjorin Moucharafou qui estimait pour sa part que certains internationaux pourront revêtir la tunique jaune. Avant la Can 2010, les joueurs avaient demandé la somme de treize millions par tête avant d’embarquer à Benguela. Malgré la médiation du président Ajavon, Chrysostome et ses coéquipiers n’ont pas démordu. N’eut été l’intervention du Chef de l’Etat en personne, le Bénin pourrait créer le scandale de la Can 2010. Au finish, chaque Ecureuil est allé en Angola avec une prime de participation de dix millions Cfa. Cet état de chose n’a pas plus au président du patronat qui a pensé que les joueurs béninois manquent de patriotisme. Ce qui a conduit à la dissolution de la formation nationale et de ses animateurs Sessègnon, Ogounbiyi, Omotoyossi, Chrysostome, Boco, Koukou, Aoudou, Djidonou… Depuis samedi, après la lettre controversée des joueurs et les conciliabules, Ajavon a compris qu’on ne peut pas confier le destin du peuple béninois, fou de foot aux locaux. « Si nous voulons aller à la Can 2012, nous ne pouvons pas nous passer de ces joueurs », a ajouté Sébastien Ajavon. « Mieux vaut tard que jamais », nous enseigne la sagesse. Et c’est ce qu’a compris l’homme.

Mathias COMBOU

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2 thoughts on “Dissolution des écureuils du Bénin après la Can 2010: Sébastien Ajavon revient sur sa décision

  1. Elias BEHANZIN

    en fait on ne peut jouer ainsi avec le foot national. Une décision doit la rester. Aucun coût n’est de nature ni ne saurait justifier que le président et les autres reviennenet sur leur décision. Que nos rapporte la ridicule prestation des vieillards qui constituent notre équipe nationale? C’est la question fondamentale à se poser. et la reponse c’est juste des centaines de millions que des cadres se partagent à la queue-leu-leu. Que par la fait de cette décision, le Bénin ne soit pas présent en 2012 aura quel impact? Aucun. Si des équipes comme le Cameroon, la Cote d’Ivoire, l’Egypte sont absentes l’impact ne ferait ressentir automatiquement. Il est don temps pour nous d’appliquer la discpline et la rigueur seul gage de résultats et de succès. Et si le prix est une absence à la phase finale de la coupe d’Afrique, il faut pouvoir le payer. Bien à vous!!!!!

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