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Le triomphe de la vérité

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Fin de la longue crise des Coopératives CAR et URCAR: Encore un exploit historique du gouvernement Talon


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L’épilogue de la crise au sein des coopératives d’aménagement rural (CAR) était vendredi dernier, 24 janvier, le sujet d’une émission télévisée portant sur le Thème: coopérative d’aménagement rural : finie la crise et à laquelle ont pris part, le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui et plusieurs acteurs impliqués dans la sortie de cette crise qui a duré une quinzaine d’années.

« A partir de cet instant, plus rien ne sera comme avant. La navigation à vue est interdite. Toute modestie gardée, quelque chose va changer ». Serein et confiant, Gaston Dossouhoui l’était vendredi dernier sur les plateaux de la télévision nationale. Invité à s’exprimer sur la résolution définitive de la longue crise au sein des CAR qui aura créé moult tensions, puis des morts, en mettant à mal une partie non négligeable du tissu économique béninois, le ministre avait à ses côtés Jean-Claude Codjia, le préfet de l’Atlantique, et Bernadin Gléhouénou, conseiller technique aux organisations professionnelles et à l’entreprenariat agricole. Au cours de l’émission, le ministre a expliqué comment, avec méthode et rigueur, le chef de l’Etat, Patrice Talon et son gouvernement ont mis en place un plan de sortie de crise et mené des actions fortes ayant conduit à l’heureux épilogue qui signe le renouveau de la filière palmier à huile au Bénin. Des explications du ministre, on peut retenir que pour le gouvernement Talon, il s’agissait de redonner vie aux CAR. Pour ce faire, le gouvernement a mis en place un comité interministériel composé du Garde des sceaux, ministre de la Justice et de la législation, du ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, du ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale et du ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique.
A ce comité il a été demandé d’installer, tenant compte des groupes antagonistes en présence, des comités paritaires chargés de la mise en œuvre du processus d’actualisation des registres de coopérateurs et de la gestion courante dans les CAR en vue de poursuivre et d’achever le processus d’actualisation desdits registres.
Un comité départemental présidé par le préfet a également été mis en place pour faire le suivi de la mise en œuvre de ce programme de sortie de crise au niveau de chacun des départements, a poursuivi le ministre. Gaston Dossouhoui a poursuivi en expliquant que le préfet a été ordonné à mettre en place un comité paritaire composé de 7 membres à savoir 3 membres issus de chacun des blocs antagonistes et un membre désigné par le préfet pour être son représentant qui préside le comité. « Ça a abouti à ce que vous savez », a déclaré, enthousiaste, le ministre.
«Je suis confiant que c’est bien parti pour cette filière. Un pas décisif a été effectué dans le processus de renaissance des CAR puisque aujourd’hui, nous avons effectivement tenu les assemblées générales extraordinaires qui ont permis d’adopter les statut et règlement intérieur et de tenir les assemblés générales ordinaires qui ont amené à élire les membres des conseils d’administration et ceux des conseils de sécurité », a déclaré Jean-Claude Codjia, lui aussi rassuré pour la suite.
Le même enthousiasme était de mise chez Bernadin Gléhouénou qui a salué l’engagement et la détermination du président Talon pour le règlement de cette crise dont il a expliqué la genèse en 2004. Avant lui, Gaston Dossouhoui a fait l’historique des CAR créés par l’Etat au début des années 60 à travers deux actes à savoir la loi 61-26 du 10 août 1961 qui a défini les modalités de mise en valeur des périmètres de plantations de palmier à huile, et la loi 61-27 qui a créé les statuts et le règlement intérieur de la gestion de ces CAR.
Antoine Houessou, ancien président de l’URCAR GRAND HINVI et Coffi Franck Akpahounka, ancien président de l’URCAR GRAND HINVI étaient aussi aux côtés du ministre pour parler finances. «Pendant la période transitoire qui a duré un peu plus d’un an, nous avons globalement pu mobiliser plus d’un milliard 36 millions de francs au niveau de toutes les coopératives. Pour faire fonctionner les coopératives, les comités paritaires ont eu à dépenser au total 791 millions et aujourd’hui nous avons un solde de 245 millions sur un an et quelque mois. Il faut reconnaître que ça n’a été possible que grâce à un début de paix retrouvée » a laissé entendre le ministre.

Flore S. NOBIME

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