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Le triomphe de la vérité

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Condamnés pour 4 ans et 3 ans 6 mois pour trafic d’ivoires: Les deux inculpés libérés par la Cour d’appel de Parakou , après 6 mois


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Alors qu’ils étaient condamnés pour quarante-huit (48) mois et quarante (40) mois d’emprisonnement ferme, deux trafiquants pensionnaires de la prison civile de Natitingou depuis le 18 août 2017, ont été libérés. La décision est prise par la Cour d’Appel de Parakou, le mardi 13 février 2018, suite à un appel qui  concède désormais à ses trafiquants, six (06) mois d’emprisonnement ferme, et solidairement à un million (1000.000) F CFA d’amende. Or, l’alinéa 2 de l’article 158 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin stipule que « les peines d’amende et d’emprisonnement normalement encourues sont portées au double lorsque l’infraction est commise dans une aire protégée ou aux dépens d’un animal intégralement protégé ».  En réalité, ces deux trafiquants de produits de faune sauvage qui devraient  séjourner pendant 4 ans et 3 ans 6 mois, ont été pris en fragrant délit de commercialisation de quatorze (14) pointes d’ivoires le vendredi 11 août 2017 à Natitingou. Ces défenses, ils l’ont eu après avoir abattu 7 éléphants et peut-être plus, une espèce intégralement protégées par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Le délibéré de cette affaire a valu aux deux trafiquants 48 mois et 40 mois d’emprisonnement ferme. Précisons que les deux inculpés ont été en plus solidairement condamnés à une amende de 400.000F CFA et au paiement à l’Etat béninois de la somme de trois millions (3.000.000) de francs CFA à titre de dommages-intérêts. Celui qui a écopé de 48 mois de prison est un récidiviste. Il est par conséquent coutumier des faits. Le bon sens veut que des individus de son acabit subissent les rigueurs de la loi pour la sauvegarde des espèces menacées d’extinction.

Un verdict effrayant

Là où le bât blesse est qu’il n’est pas exclu que le récidiviste, une fois en liberté, renoue avec ses vieilles pratiques pour alimenter son réseau. En matière de lutte contre la criminalité faunique, la sensibilisation répressive doit être de mise pour dissuader les auteurs des crimes fauniques. Pendant que le gouvernement brave monts et marées pour mobiliser les ressources afin de protéger les animaux sauvages, il urge que tous les acteurs jouent leur partition pour que la lutte contre la criminalité faunique n’est pas de plomb dans l’aile.     En 2016, la célébration de la journée Mondiale de l’Environnement a eu pour thème « tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage ». Ban Ki-moon, l’ex Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies invitait la communauté internationale à se rendre compte que l’heure est grave parce que les éléphants sont massacrés. C’est encore le moment de rappeler que ces messages ont leurs sens et constituent pour tous les acteurs de lutte contre les crimes fauniques, une invite pour qu’aucune clémence ne soit accordée aux trafiquants.

Emmanuel GBETO

 

 

 

 

 

 

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