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Le triomphe de la vérité

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Enseignement supérieur: Le Prof. Jean-Claude HOUNMENOU au sujet des réformes et de la nouvelle carte universitaire


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Prof Jean-Claude-Hounmènou

Le Professeur Dr Jean-Claude HOUNMENOU, Psychopédagogue et  Recteur honoraire, se prononce sur les dernières réformes dans l’enseignement supérieur. Dans une réflexion, le consultant a donné son point de vue sur la contraction de la carte universitaire. Sur la question, il pense qu’une politique de définition d’une nouvelle carte universitaire  sur la base de bassins universitaires existants, devrait tenir compte des impératifs d’autonomie et d’harmonie du fonctionnement, ainsi que d’efficacité pédagogique des universités à constituer. Il a également abordé la création en Conseil des Ministres, le 22 février 2017, de 09 Instituts Universitaires d’Enseignement Professionnel (IUEP), chargés de préparer les étudiants des formations technico-professionnelles, au Diplôme Universitaire de Technologie (DUT) et la réforme de soumettre les étudiants des Etablissements d’Enseignement Supérieur privés, à des examens nationaux de Licence et de Master.

 

 

Pour un réajustement de la politique de l’Enseignement supérieur au Bénin  du Nouveau Départ

(Professeur DrJean-Claude HOUNMENOU, Psychopédagogue,  Recteur honoraire)

 

A son accession  à la tête de l’Etat du Bénin en Avril 2016, le régime du Nouveau départ a affiché, très tôt, et surtout mis en œuvre,  sa vision politique dans le domaine de l’Enseignement supérieur.

 

La première concrétisation  majeure de cette vision a été  la contraction de la carte universitaire, dans le dessein proclamé de la rationaliser. C’est ainsi que de sept (7) avant l’arrivée au pouvoir du Président TALON,  le nombre d’universités sera ramené à quatre (04). Cette contraction de la carte universitaire va se traduire  par la dislocation-suppression pure et simple des Universités de Porto-Novo, la Capitale du pays, de Natitingou au Nord-Ouest,  de Lokossa au Sud-ouest et de Kétou au Centre-Est. Dans le même temps, sont confirmées, grossies et lestées  des débris  et dépouilles de certaines des universités saccagées, les Universités  d’Abomey-Calavi, de Parakou, et l’Université Polytechnique d’Abomey rebaptisée pompeusement  “Université  Nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques”. Ce trio est complété par la création d’une autre Université thématique « nationale » sur les dépouilles de l’ancienne Université d’Agriculture de Kétou, l’Université Nationale d’Agriculture, dont seulement une partie du Rectorat sera basée à Porto-Novo, l’autre partie et presque tous les établissements constitutifs étant implantés à Kétou, à plus de 100 kilomètres.

Une deuxième action majeure découlant  de la vision politique de l’Enseignement Supérieur du régime du nouveau départ, a été la création en Conseil des Ministres, le 22 février 2017, de 09 Instituts Universitaires d’Enseignement Professionnel (IUEP), chargés de préparer les étudiants des formations technico-professionnelles, au Diplôme Universitaire de Technologie (DUT).

Enfin, la troisième illustration de cette vision, qu’il me plaît de retenir dans le cadre de la présente réflexion, est la décision gouvernementale, et précisément ministérielle, de soumettre les étudiants des Etablissements d’Enseignement Supérieur privés, à des examens nationaux de Licence et de Master, pour une durée de 3 ans, le temps que lesdits établissements satisfassent aux exigences de qualité et d’« homologation ».

 

Que le Président TALON veuille faire de l’Enseignement Supérieur  national, un puissant moteur pour le progrès et la prospérité, c’est une intention louable que nul ne saurait manquer de saluer, et des initiatives comme  l’évaluation du système LMD, et  la Cité du Savoir et de l’Innovation, me paraissent aller dans la bonne direction.

Toutefois, il semble que beaucoup des décisions gouvernementales, ou ministérielles devant concourir   à concrétiser  les nobles  ambitions du Chef de l’Etat en matière d’Enseignement supérieur, n’aient pas toujours été éclairées par la meilleure philosophie, les  meilleures motivations, les meilleurs objectifs, et la meilleure compréhension des choses.

Prenons d’abord la rationalisation de la carte universitaire. Cette action aurait dû se faire de la façon la plus républicaine, la plus conceptuellement sérieuse,  la plus réaliste et la plus pragmatique qui soit. Ce ne fut pas le cas, puisque la politique de contraction de la carte universitaire, sous prétexte de rationalisation, ne fut, ni républicaine, ni sérieuse sur le plan conceptuel, ni réaliste, ni pragmatique.

Est républicaine une politique qui fait la promotion des valeurs communes et partagées de la République, qui place au-dessus de toute autre considération, l’intérêt supérieur, commun et général de la Nation, et qui se préoccupe de la justice et de l’équilibre dans l’aménagement du territoire national. A cet effet, la République ne peut définir une carte universitaire qui ne promeuve pas sa Capitale comme pôle universitaire, surtout quand cette Capitale abrite déjà sur son territoire, un bassin pédagogique universitaire de plusieurs grandes écoles et facultés, avec une population estudiantine avoisinant les 10 000 étudiants en 2016. De tels atouts devraient  suffire à constituer, sans hésitation, une Université pluridisciplinaire de plein exercice. A titre de comparaison, les fameuses « Universités nationales » créées en 2016 n’accueillent même pas 3000 étudiants chacune ; pis encore, l’« Université Nationale d’Agriculture » ne compte pas 1 500 étudiants en 2017. Il n’existe aucun Etat républicain ou même  monarchique, membre de l’ONU, dont la capitale n’abrite pas une Université de plein exercice. Cette bizarrerie, cette étrangeté, ne s’observe que dans le Bénin d’aujourd’hui.

Ensuite, la nouvelle carte universitaire que l’on a fait avaler au Chef de l’Etat, n’a fait aucun cas du souci de la justice et de l’équilibre dans l’aménagement du territoire national. Sur les 4 universités qui la composent, trois sont dans la région méridionale, et une seule au Nord, l’Université de Parakou, dont la juridiction s’étend, non seulement à la région Borgou – Alibori, qui est déjà immense, territorialement parlant, mais aussi à la région Atacora – Donga, tout aussi immense. Plus de 250 kilomètres séparent les établissements universitaires de Natitingou de Parakou, où se trouve le Rectorat de l’Université dont ils dépendent. Or, de toute évidence, une université est un impulseur du développement économique de sa région d’implantation. Donc, n’implanter qu’une seule université dans la partie du Bénin qui représente pratiquement  trois quart (¾) de la superficie du pays, c’est ne pas offrir les mêmes chances de développement à cette partie qu’à l’autre quart du territoire, qui elle, en compte trois.

De même, la carte universitaire définie  à la hussarde  pour le pays en 2016, n’est pas conceptuellement sérieuse. A l’analyse, elle  semble cacher une intention inavouable de mystifier les populations. Dans la tradition universitaire de par le monde, une université est généralement caractérisée par un ancrage territorial, qui lui donne son nom. Cet ancrage peut être tout le pays, comme dans « Université du Dahomey », « Université du Bénin », ou « Université Nationale du Bénin » ; il peut aussi être régional, comme dans « Université de Picardie », « Université du Québec à Chicoutimi », ou « Université Normale du Zhejiang ; enfin l’ancrage d’une université peut être local, comme dans le cas de la plupart des Universités modernes : Université de Pittsburg, Université de Montréal, Université de Paris V, Université de Lille, Université de Harvard, Université d’Oxford, Université de Lagos, Université d’Ilorin,  Université de Dakar, etc. Pour être “nationales”, il suffit que ces Universités qui tirent leur appellation du pays, d’une région ou d’une ville, soient publiques. D’où vient-il donc que la carte universitaire plaquée sur le Bénin à l’avènement du régime novodépartiste, n’identifie pas intégralement les quatre universités qui la composent, simplement et intégralement par rapport à leur ancrage territorial, comme c’est le cas pour l’Université d’Abomey – Calavi et l’Université de Parakou ? Au lieu de cela, la dénomination des deux autres universités, en fait des entités de no man’s land : Université Nationale d’Agriculture, et Université Nationale des Sciences Technologies, Ingénierie et Mathématiques. Pourquoi ces deux Universités thématiques ne pouvaient-elles pas être désignées simplement « Université des Sciences, et Technologies d’Abomey » et « Université d’Agriculture de Porto-Novo » ? L’Université de Parakou, et l’Université d’Abomey-Calavi, ne sont-elles pas des universités “nationales” ? Alors, pourquoi ne les désigne-t-on pas comme ” Université nationale” comme les deux universités thématiques ? Pourquoi cette politique du « deux poids, deux mesures » ? Cela gênait-il quelqu’un que l’on mentionne directement Porto-Novo et Abomey  dans  des noms d’Université publique au Bénin ? Car, comme je l’ai souligné  plus haut, une Université a généralement un ancrage territorial, d’où elle tire son nom. Même les autorités communistes de Chine, qui sont réputées très “nationalistes,” “patriotes”, désignent leurs universités ainsi : la capitale de la Chine, Pékin, abrite une Université thématique d’Agriculture. Les autorités de la République Populaire de Chine ne l’ont pas appelée « Université nationale d’agriculture », mais simplement  « Université d’Agriculture de Pékin ». Visiblement, certains acteurs de la carte universitaire issue de la vision politique du Nouveau départ, à la fois ne voulaient pas du tout valoriser Abomey, et surtout Porto-Novo, Capitale du Bénin, comme pôles universitaires, mais désiraient aussi mystifier les populations des régions où des universités ont été supprimées, pour amoindrir leur frustration. Mais quelle que soit l’étendue et la diversité d’un pays, toutes ses villes, toutes ses régions ne peuvent être  « la capitale », ou des capitales. La gouvernance républicaine, la gouvernance publique dans le contexte de l’économie capitaliste et libérale, commande de concentrer les activités socio-économiques autour de la capitale de chaque pays et de pôles territoriaux, en ayant en tête le souci de la justice, de l’équilibre et du réalisme.

J’ai dit aussi que sur bien des aspects, l’action publique en matière d’Enseignement supérieur dans le Bénin du régime novodépartiste, a manqué de réalisme et de pragmatisme. Il suffit pour s’en convaincre, de voir la méthodologie de constitution de la nouvelle carte universitaire.

En principe, une politique de définition d’une nouvelle carte universitaire  sur la base de bassins universitaires existants, devrait tenir compte des impératifs d’autonomie et d’harmonie du fonctionnement, ainsi que d’efficacité pédagogique des universités à constituer. Dans le monde moderne, on considère que, pour qu’une université soit efficace et fonctionne de façon satisfaisante, sa population estudiantine ne devrait pas dépasser 25 000 à 40 000 apprenants. De même, les exigences d’efficience et de rationalisation,  commandent que les universités à créer à partir de bassins pédagogiques déjà existants, puissent satisfaire à des conditions minimales  en termes d’effectifs des étudiants et des enseignants, ainsi que de capacités physiques, infrastructurelles, immobilières, mobilières et technologiques propres.  Or, à quoi avons-nous assisté au Bénin à l’occasion de la redéfinition de la carte universitaire en 2016 ? Pour constituer la nouvelle Université d’Abomey-Calavi, qui ployait déjà sous ses plus de 90 000 étudiants, (2 à 4 fois la population d’une université moderne), les têtes pensantes de cette carte n’ont trouvé  rien d’autre d’intelligent à faire, que de surcharger et d’alourdir derechef cette université, intégralement avec le bassin pédagogique de ce qui était l’Université de Porto-Novo, (5 grandes Ecoles et   une Faculté) avec ses dix mille étudiants et sa centaine d’enseignants. Alors que c’est le mouvement inverse qu’il aurait fallu faire, pour « dégraisser le mammouth » de l’UAC. Dans le même temps que l’on démantelait l’Université de Porto-Novo avec ses dix mille étudiants, sa centaine d’enseignants et son capital infrastructurel, immobilier, mobilier et technologique incontestable propre, on créait deux Universités thématiques « nationales », qui n’accueillent pas à elles deux 5000 étudiants, et dont aucune n’est vraiment viable : que pèse l’Université Nationale des Sciences et Technologies par rapport à l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi prise isolément, puis quand on y ajoute l’Institut National de l’Eau et l’Institut de Formation et de Recherche en Informatique de l’UAC ? Que pèse l’Université Nationale d’Agriculture face à la Faculté d’Agronomie de l’UAC ? Comme on le voit, la carte universitaire définie et implémentée à l’avènement du régime du Nouveau départ, n’est encore suffisamment, ni républicaine, ni conceptuellement sérieuse, ni rationnelle, ni réaliste, ni pragmatique. Par conséquent, elle mériterait d’être réajustée, pour mieux servir les ambitions de progrès, de prospérité et de révélation du Bénin, si  chères au Président Patrice TALON. A cet effet, la carte universitaire rectifiée serait composée comme suit :

 

  • Université de Porto-Novo (pluridisciplinaire, sur la base du bassin pédagogique universitaire de la capitale et de sa région)
  • Université d’Abomey-Calavi (pluridisciplinaire dans son format d’avant Avril 2016).
  • Université Polytechnique d’Abomey pour l’Industrie et l’Agriculture (UPAIA, thématique, fusionnant les campus de Lokossa, Abomey, et Kétou).
  • Université de Parakou (pluridisciplinaire, dans son format d’avant avril 2016,)
  • Université de Natitingou (pluridisciplinaire, constituée des campus de Natitingou et Djougou)

 

Une autre illustration de l’inadéquation de certains aspects de la politique de l’Enseignement supérieur implémentée au Bénin depuis  Avril 2016, c’est la création, en conseil des Ministres le 22 février 2017, des Instituts Universitaires d’Enseignement Professionnel, pour préparer les étudiants au Diplôme Universitaire de Technologie (DUT).

A la vérité, cette mesure est la manifestation d’une grande confusion : celle que les auteurs de la proposition font entre Etablissement Universitaire de Formation et de Recherche, et offre de formation. Et c’est cette confusion même qui rend la mesure   redondante et donc incohérente. Avait-on besoin de créer des établissements, des Instituts spécifiques pour préparer en deux ans, des étudiants au DUT, dans des domaines de formation dont les deux Universités thématiques de Technologie et d’Agriculture ont la vocation, à travers leurs Ecoles et Instituts, pour la plupart des nouveaux établissements universitaires ? Et que dire de l’EPAC, de la FSA, et de l’IN/Eau de l’UAC, de la Faculté d’Agronomie et de l’IUT de l’Université de Parakou, dont l’expertise est incontestablement constituée dans les spécialités-cibles des fameux IUEP ? Ensuite, on se demande si c’est d’une autre planète que vont provenir les enseignants-formateurs qui auraient la charge de conduire les étudiants candidats au DUT dans ces IUEP.

En tout état de cause, la formation préparatoire au DUT n’est et ne peut qu’être une offre de formation que peuvent très valablement accueillir et assurer complémentairement, nos établissements universitaires d’Agriculture et de Technologie, dans  les Universités publiques existantes, sans qu’il soit nécessaire de créer des Instituts spécifiques pour cela. Il suffit, en cas de besoin, de renforcer ces entités en ressources infrastructurelles et humaines. Cette recommandation est d’ailleurs valable, aussi pour l’Institut  des classes préparatoires créé spécifiquement au sein de l’Université d’Abomey. Les études de classes préparatoires ne sont qu’une offre de formation qu’on aurait dû loger logiquement dans les grandes Ecoles existantes : EPAC, IUT-Lokossa, IMSP, etc.

 

Enfin, l’autre action qui conduit à s’interroger sur l’adéquation et la netteté de la vision qui sous-tend la politique de l’Enseignement supérieur au Bénin depuis Avril 2016, c’est la décision résolue des autorités en charge de ce secteur, de soumettre coûte  que coûte les étudiants des Etablissements Universitaires privés, à des examens « nationaux » de  Licence et de Master, organisés directement sous l’égide du Ministère.

Certes, on peut comprendre le souci desdites autorités de garantir la qualité et l’adéquation  des formations dispensées par les établissements concernés.

Cependant, leur détermination, voire leur acharnement à appliquer cette idée d’examens « nationaux » pour les jeunes qui suivent leurs  études universitaires dans le privé, révèle une confusion des rôles de l’Etat et des universités, dans la certification des études et formations universitaires, et conséquemment, une volonté du  Ministère de se substituer aux universités. Pis encore, cet acharnement constitue une violation aveugle du principe de l’autonomie pédagogique desdites universités.

Certes, l’Etat a le monopole de la  collation des grades et titres universitaires. Mais ce monopole, il l’exerce à travers les établissements universitaires publics, et plus généralement, à travers tous les établissements habilités par le Ministère en charge de l’Enseignement supérieur. Ce sont ces établissements qui, au vu des résultats de l’évaluation des connaissances et aptitudes, délivrent les grades et titres universitaires nationaux, qui confèrent les mêmes droits à tous les titulaires, quel que soit l’établissement qui les a délivrés. Parce que  jouissant d’une autonomie pédagogique, les établissements universitaires réalisent et proposent les  maquettes de leurs diplômes, qui sont ensuite  accrédités au nom de l’Etat, par le Ministère de l’Enseignement supérieur.

Il est vrai, au Bénin,  tous les établissements universitaires privés n’ont pas encore été accrédités ou « homologués »  par le Ministère, pour que les diplômes qu’ils délivrent reçoivent de facto, la reconnaissance requise. Cependant, il n’appartient pas à l’Etat, qui a au moins autorisé lesdits établissements à ouvrir et à donner des formations universitaires, de se substituer à eux pour délivrer leurs diplômes. Le problème d’accréditation des diplômes des établissements universitaires privés,  non encore accrédités, ne peut et ne doit être réglé que dans le cadre du respect strict de l’autonomie des universités. De quelle manière ?  Dans le cadre du partenariat entre les établissements universitaires privés, et les établissements universitaires publics. Le rôle du Ministère de l’Enseignement supérieur sera alors d’inciter fortement les établissements universitaires privés autorisés, mais non accrédités, à conclure des conventions avec les établissements publics. L’un des objectifs de ces conventions, serait de permettre aux étudiants des établissements privés, de subir  les évaluations nécessaires à l’obtention des diplômes nationaux de Licence, Master ou autres, sous l’égide des établissements publics, ou en cotutelle avec eux.

A la fin de l’élection présidentielle qui a consacré la victoire de Monsieur Patrice TALON en Mars 2016, son challenger, le professeur Lionel ZINSOU, prenant la parole pour reconnaître sa défaite et féliciter le vainqueur, a fait la profession de foi suivante : « Patrice TALON peut réussir ; il va réussir. ».

Mais pour qu’il en soit ainsi, il faut que les politiques implémentées par son Gouvernement au nom de la République, soient davantage avisées, notamment dans le domaine de l’Enseignement supérieur.

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