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Le triomphe de la vérité

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DECISION DCC 14-156 du 19 août 2014 mettant fin au débat sur un bonus au président Boni Yayi: La Cour rejette le 3ème mandat et donne raison à Amos Elègbè


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En condamnant l’ex ministre de l’Agriculture, Fatouma Amadou Djibril fraichement limogée du gouvernement, la Cour constitutionnelle a dans sa décision DECISION DCC 14-156 du 19 août 2014, clairement tranché et clos le débat qui a court sur un 3ème mandat pour lechef de l’Etat. L’extrait suivant est assez édifiant.  «… Remettre en cause le principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels prévu par la Constitution constitue une violation, non seulement de l’article 42 de la Constitution, mais aussi de l’article 124 alinéa 3 de la Constitution, la Haute juridiction ayant dit et jugé que sont exclues de toute révision de la Constitution les options fondamentales de la Conférence des Forces vives dont, entre autres, la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels». Cette décision éclairée des sept sages s’apparente, à n’en point douter, aux récentes déclarations du professeur Amos Elègbè, conseiller spécial aux affaires politiques du président de la république. Interrogé par la presse nationale et internationale le 1eraoût dernier, leprofesseur Amos Elègbè, rapporteur général du Comité préparatoire de la Conférence des Forces Vives de la nation de février 1990 ayant débouché sur le renouveau démocratique avait déclaré : «  Il y aura alternance en 2016. Je le confirme une fois de plus parce que le président Boni Yayi partira. Maintenant, s’il n’y a pas alternance, ce sera la faute des jeunes. Nous ne sommes que dix millions au Bénin. Si on s’aime, si nous nous tolérons, si on travaille surtout, on va avancer. Mais nous avons intérêt à travailler parce que le monde avance ».Leconseiller aux affaires politiques du président de la république est ainsi conforté dans ses déclarations du 1eraoût. La  dernière décision de la Cour constitutionnelledonne la preuve que le professeur Amos Elègbè, ancien député à l’Assemblée nationale en 1991 et ancien président du plus grand groupe parlementaire de cette législature qui comprenait les personnalités de l’envergure de Bruno Amoussou, de Me Adrien Houngbédji et du professeur Albert Tévoèdjrè, le groupe parlementaire « Démocratie et solidarité », a comme un habile homme politique, perçu qu’après deux mandats successifs, un dirigeant n’a plus beaucoup de choses à démontrer. En tranchant définitivement le fameux débat qui se mène sur un éventuel 3èmemandat pour Boni Yayi, la Cour constitutionnelle a remis les choses à leurs places et interdit à quiconque d’évoquer publiquement la possibilité d’un troisième mandat. Même les médias sont obligés désormais de censurer tout propos ou toute action concourant à faire prévaloir un débat autour du troisième mandat. Car, selon la décision de la haute juridiction, il est illégal désormais d’évoquer l’éventualité d’un troisième mandat.

Wandji

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