.
.

Le triomphe de la vérité

.

Opinion: Célébrer le 1er Aout comme moment privilégié de réflexion


Vues : 0

Critiques destructives

 Halte à la sinistrose et  à  l’auto-flagellation

 La meilleure manière d’appréhender la nature d’un être est de le voir à l’épreuve de la réalité, dans son quotidien. C’est pour cela que j’estime nécessaire de rapporter une anecdote qui m’a été contée au sujet du président Boni Yayi. Lors d’un sommet international, le président américain Barack Obama annonça un ensemble de mesures visant à venir en aide à certains pays africains ayant besoin de moyens de lutte contre la faim. Le président Boni Yayi réagit auprès de l’un de ses collaborateurs: « rédigez-moi immédiatement une lettre de demande d’aide que je porterai personnellement au président Obama, notre pays a aussi besoin de la communauté internationale pour mieux affronter la faim. Tant qu’il y a encore à faire, rien n’est fait », et ceci malgré un contexte  où le Bénin est félicité par l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour avoir réalisé les objectifs de lutte contre la faim, qui faisaient partie des objectifs du Millénaire pour le développement, avant l’échéance de 2015. « Ces nations montrent la voie vers un avenir meilleur. Elles prouvent qu’avec une coopération, une coordination et une volonté politique forte, il est possible de réduire rapidement et durablement la faim », a constaté le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva.

Cette anecdote fait ressortir deux choses, le volontarisme incontestable du Président de la république qui impulse cette dynamique au gouvernement, et le refus de toute autosatisfaction.

 

Préférer les faits à leur interprétation

S’il est vrai qu’aucun dirigeant n’attend de son peuple qu’il lui tisse une couronne de célébrations pour ses efforts, il est également vrai que la preuve n’a jamais été donnée que la critique destructive des efforts du dirigeant ait aidé le pays à mieux se porter. Le constat fait au Bénin est le choix de certains de tout critiquer en mal. Les psychologues nous apprennent que pratiquer le jugement, c’est préférer vivre dans l’imaginaire que dans la réalité. Dans notre interprétation des faits, et non dans les faits eux-mêmes. Les faits, c’est justement que le Bénin est un pays en voie de développement dont les efforts pour la gestion budgétaire et l’amélioration de la situation macro-économique ont été salués par les experts du Fonds monétaire international en juillet 2013. La réalité est que d’un pays sans contenu social au profit des populations, le Bénin est passé depuis quelques années à un pays où les secteurs de la santé et de l’éducation reçoivent la forte implication du gouvernement qui soulage ainsi les populations. Les faits, c’est également que le gouvernement mène depuis 2006, une politique agricole volontariste dont tous les Béninois sont témoins, car ce secteur contribue à sept emplois sur dix et fournit les principaux produits d’exportation du Bénin.

La politique du gouvernement en la matière est simple et compréhensible : augmenter la production agricole, réduire la faim au sein des populations et améliorer les recettes des exportations qui contribueront à financer d’autres secteurs de développement et les mécanismes de partage de la richesse nationale que sont, entres autres, les microcrédits, la gratuité de l’enseignement, de la césarienne, le régime d’assurance maladie universelle (Ramu).

La part de chacun

La réalité des faits que nous feignons d’ignorer est que la fraude fiscale pratiquée par certaines entreprises et la forte densité de l’informel dans le tissu économique, continuent à priver l’Etat de ressources essentielles pour financer le développement. Nous feignons donc d’ignorer ces réalités pour nous réfugier dans la critique permanente parce que nous sommes en partie responsables des goulots d’étranglement auxquels les dirigeants sont confrontés. Réussir à inverser cette tendance nécessite un engagement sans relâche pour l’assainissement de la  gouvernance, la création de conditions incitatives pour le secteur privé et le renforcement de mesures sociales en faveur des populations. Quel Béninois pourrait relever que ces préoccupations ne transparaissent pas dans les actions du gouvernement au quotidien ? La réalité que nous éludons souvent pour nous réfugier dans notre propre interprétation est que nous sommes une société qui avait des mœurs et des habitudes et qu’aucun dirigeant ne peut faire à la place de chacun de nous le travail qui nous incombe.

Il est légitime que nous attendions de nos élus de façon générale qu’ils comblent nos besoins, mais avons-nous la certitude avant toute chose que nos actes de tous les jours dans notre travail, et notre comportement de citoyen ne constituent en rien des obstacles à la manifestation de la volonté politique ?

                       Frumence ALGO

Reviews

  • Total Score 0%


Plus sur ce sujet

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You cannot copy content of this page