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Le triomphe de la vérité

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Retour progressif de l’essence frelatée:Difficulté de fermeture du robinet du « Kpayo » par le gouvernement


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Petit à petit, les étalages de vente de l’essence frelatée communément appelée « Kpayo » vides, il y a quelques jours, se ravitaillent. Au grand regret des autorités, ce jeudi 15 novembre, certaines stations trottoirs de l’informel disposent du peu pour approvisionner leur clientèle. Le prix du litre est aujourd’hui passé de 700 Fcfa à 550 Fcfa. « Nous recevons au moins deux (02) bidons de 25 litres pour garder la clientèle.

Ce n’est pas encore ce qu’il faut, mais on garde espoir », a confessé Léon Bokossa, vendeur de « Kpayo » rencontré à Vêdoko. « Le gouvernement a engagé une lutte mais nos patrons, eux aussi, ont leurs stratégies », poursuit-il. De Calavi en passant par Godomey, Mênontin, Vêdoko et Akpakpa, le constat est le même.

En effet, depuis lundi, le prix du carburant dans le secteur informel avait connu une hausse. Précédemment à 450 fcfa, il a augmenté de façon empressée avec des motifs difficiles à définir par les consommateurs. Contrebandier rencontré à la berge lagunaire de Mênontin, Frédéric Dégbey confie que « c’est seulement par les entrées inconnues des agents de sécurité que les vendeurs sont approvisionnés ».

Sur les berges lagunaires, c’est la grande méfiance dans le rang des contrebandiers. Les véhicules et motos de transport des bidons d’essence sont au repos. Les agents distributeurs profitent de l’occasion pour discuter des sujets de leur choix. A la vue d’une personne étrangère dans les environs, ils cessent toutes discussions pour s’intéresser à l’objet de visite de l’étranger qu’ils confondent aux forces de sécurité. « Tant que les contrebandiers seront surveillés, les commandes ne viendront pas », a révélé une riveraine. « Les commandes sont sur l’eau et ne pourront venir à destination qu’au moment où le calme reviendra. Il y a du carburant bloqué sur l’eau », poursuit-elle.

La nouvelle politique du gouvernement marchera-t-elle ?

L’origine de cette crise sociale que traverse actuellement le Bénin a bien une explication. En réalité, c’est simplement parce que le gouvernement a déployé des moyens de surveillance. Il faut rappeler que c’est après la dernière crise de la Sonacop qui a connu le secours du gouvernement par une subvention de 3.000.000.000 f cfa que le Chef de l’Etat a décidé mettre fin à la pagaille.

C’est ainsi que les forces de l’ordre ont été dépêchées pour contrôler de jour comme de nuit toutes les portes d’entrée du « kpayo » sur le territoire national. Selon certains contrebandiers, des instructions auraient été données par le gouvernement au Nigéria, le grand fournisseur du kpayo pour que le carburant ne soit plus livrer aux contrebandiers béninois. Dans tous les cas, la lutte a également atteint le secteur formel. En effet, dans les stations Sonacop, des inspecteurs ont été positionnés pour mettre en déroute toute personne voulant échanger des tickets valeur contre des billets de banque.

En contraignant donc les citoyens à prendre le carburant à la station au lieu d’échanger les tickets contre l’argent pour se faire approvisionner dans l’informel, le gouvernement entend également imposer le produit formel afin de renflouer les caisses de l’Etat.

 Au regard de ce constat, tout laisse croire que le gouvernement ne va plus tarder à baisser les bras dans cette lutte qui ne cesse de refaire surface. Le gouvernement doit déployer d’autres moyens plus efficaces en commun accord avec les acteurs. Une table ronde s’impose entre le gouvernement et « le réseau des contrebandiers » afin qu’une solution définitive puisse être trouvée.

Emmanuel GBETO

 

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