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Le triomphe de la vérité

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Journée Internationale de l’Education: Le Professeur Gilbert Coovi encourage le gouvernement pour ses efforts louables dans le système éducatif


En marge de la Journée internationale de l’éducation, le professeur Gilbert Coovi, Sociologue de l’éducation décerne tout son satisfecit au régime en place du fait des résultats obtenus dans le secteur de l’éducation. Il l’a fait savoir au cours d’un entretien, le lundi 24 janvier 2022, sur la radio en ligne Crystal News. Au cours de cette entrevue, l’invité a fait un état des lieux du système éducatif au Bénin, qui selon ses explications est encourageant avec des résultats probants à mettre à l’actif du gouvernement. « Il y a un effort louable de la part de l’État qui a même dépassé les pourcentages prévus. De plus de 120% aujourd’hui. Par exemple, pour ce que j’ai de disponible. Au primaire, le taux brut de scolarisation est passé de 119,72% en 2012 à 121,13% en 2013. Aujourd’hui, il y a un progrès net grâce à la cantine, que plus de 80% des enfants issus des familles pauvres, des familles monoparentales qui désertaient l’école dans le temps sont désormais récupérés et ils restent à l’école grâce à cette motivation extérieure », a déclaré le professeur Gilbert Coovi. A la question de savoir s’il faut un repas chaud pour inverser le taux d’abandon scolaire qui augmente, l’invité a démontré que cette réforme en est une des mesures nécessaires. Pour lui, l’État a fait un pas qu’il va falloir encourager. « Ce qui est fait, répond à ce qu’il faut d’abord. Parce qu’il est remarqué et moi-même entant qu’instituteur, j’ai pu constater que nombre d’enfants abandonnent pour manque de nourritures. Quand ils vont à la récréation, ils ne reviennent pas et peuvent rester des jours parce que les parents étant partis au champ. Ce n’est pas ça nécessairement, mais cela participe à une amélioration aujourd’hui de la fréquentation et qui maintien les élèves à l’école au cours primaire », s’est-il réjoui. S’agissant du défi de la qualité de l’enseignement, le professeur pense que le gouvernement a trouvé de façon structurelle des solutions qu’ils appellent des solutions intermédiaires. Au nombre de ces solutions, figure les enseignants aspirants. Suivant son développement, l’État ne doit pas s’arrêter. Il insiste qu’il faut les former et dans le même temps résoudre l’épineuse question du manque d’enseignant. « Être aspirant n’est pas forcement être un mauvais enseignant. Il y a des aspirants qui sont dévolus au travail. L’État doit trouver un mécanisme pour les former et penser à renouveler les approches pédagogiques. Parce qu’il n’y a pas d’approche qui doit durer pour l’éternité dans l’éducation scolaire. C’est en cela que je remercie l’État par rapport au primaire, qui commence par généraliser l’approche explicite. Cette approche ne rejoint pas forcement l’approche par compétence. Donc pour moi, cette approche a de mérite de vouloir attirer dans l’anthropologie de l’apprentissage au Bénin et en Afrique pour s’établir », soutient l’invité. Car, fait-t-il comprendre, la nouvelle approche commence par l’essentiel contrairement à la pédagogie constructive, qui plonge l’enfant dans l’ancienneté, dans le stress avant d’arriver à l’essentiel. « Figurez-vous que dans les familles, dans les ménages auparavant pour apprendre quoi que ce soit à l’enfant, le père fait si c’est le côté du garçon, l’enfant voit. L’enfant et le père peuvent travailler ensemble. C’est pourquoi je dis que la pédagogie actuelle s’inspire de ce que j’appelle l’anthropologie de l’apprentissage en Afrique et au Bénin », va-t-il ajouter. Il a, pour finir, évoqué la question de l’introduction des langues nationales dans le système éducatif au niveau de l’Etat qui fait son petit bonhomme de chemin. « Je souhaite que l’État puisse faire un choix responsable qu’il assume parce qu’il y a plus de 50 dialectes au Bénin », conclut-il.

Alban Tchalla (Coll.)

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