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Le triomphe de la vérité

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Agriculture béninoise: Le ministre Koudandé découvre une unité de production avantageuse


Du 3 au 6 octobre 2017, le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Delphin Koudandé a effectué une tournée de prise de contact avec les personnels des directions départementales de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche du Borgou, Alibori, de la Donga et de l’Atacora. Il a bouclé la dernière étape, vendredi dernier, à la ferme semencière d’Alafiarou située à quelques kilomètres de Parakou.

Une ferme située dans les encablures de Parakou a pour principale mission, la production des semences de base de coton, de maïs, de soja, des boutures de manioc. Autrement, c’est elle qui met à la disposition des producteurs les semences de coton, de maïs, de soja… Le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Delphin Koudandé l’a visitée vendredi dernier compagnie du préfet du Borgou. Le préfet a promis saisir les autorités de la mairie de Parakou et de Ndali pour régler le problème foncier auquel est confrontée la ferme. Pour la petite histoire, cette ferme est sous la tutelle de la Direction de la Production Végétale (DPV) du Maep basée à Porto-Novo. Son directeur est M. ZOGLOBOSSOU Roland Justin, un ingénieur Agronome – Chercheur. La Ferme Semencière d’Alafiarou (FSA) a été créée vers les années 1970 par la Compagnie Française de Développement des Textiles (CFDT) pour les essais variétaux de coton. Elle s’étendait sur une superficie initiale de 515ha et était essentiellement consacrée à la production des cultures vivrières. De 1978 à mars 1993, elle était sous la tutelle de l’EX CARDER Borgou. Avec l’avènement du Programme de Restructuration du Secteur Agricole dans les années 1990, la ferme fût transformée en Unité de Production et de Conditionnement (UPC) et est passée sous la tutelle de la Direction de la Production Végétale (DPV), l’EX Direction de l’Agriculture (DAGRI) en avril 2013. Placée sous la supervision technique du Service National Semencier, elle a pour principale mission la production des semences de base de coton, de maïs, de soja, des boutures de manioc… cette unité de production a déjà fait ses preuves dans un passé récent. Les réalisations de la ferme semencière au titre de la campagne 2017-2018 se présentent comme suit, maïs 15 ha, soja 03 ha, variété TGX1910-14F, manioc 2 ha en 1ère végétation composé des variétés RB 86052, BEN et le Coton 40 ha. A ce jour, la plupart des spéculations sont en phase de fructification et les opérations champêtres en cours sont les traitements phytosanitaires sur les cotonniers, l’épuration et le désherbage manuel sur l’ensemble des cultures. La ferme bénéficie de l’accompagnement des partenaires dont l’AIC et le PAPVIRE ABC.

Déclaration du ministre MAEP, Delphin Koudandé après la visite de la ferme :
« Cette ferme est indispensable pour la production de coton »

«Depuis trois jours nous sommes en tournée, et nous finissons aujourd’hui la visite de terrain par la ferme d’Alafiarou, qui est une ferme pilote. En effet, l’objet de notre tournée est d’aller visiter les champs de coton avec l’expérimentation qui est en cours, celle de l’intensification. Mais la ferme d’Alafiarou est celle qui produit les semences de base pour le coton. Des semences de base qui doivent être transférées vers d’autres zones pour la production de semences certifiées. Donc fondamentalement, cette ferme est indispensable pour la production de coton au niveau du pays. Nous avons vu ce qui est de la productivité depuis l’année dernière et il semble qu’avec les superficies emblavées nous allons avoir une production encore meilleure. Pour notre économie, c’est un résultat très probant. Mais cette ferme malheureusement, quand on voit son aspect, est vielle. Et nous avons pu constater que le matériel pour travailler n’existe pas. Heureusement, il y a une négociation qui est en cours avec l’Association Interprofessionnelle du Coton (AIC) et les structures connexes, et une prise en charge de cette ferme est envisagée. Ce n’est pas encore la réalité mais c’est une négociation qui a démarré et je crois que cela peut apporter un boom au cœur à cette ferme qui est au centre de la production du coton. C’est vraiment impensable que la spéculation qui nous donne assez de contribution à l’économie, que la base soit dans cet état. Les installations sont vielles et je crois qu’on peut faire mieux à partir de maintenant. Rien qu’à regarder la ferme d’Alafiarou, je crois qu’il y a beaucoup d’espoir, parce que la semence est le premier point de départ de la production agricole. C’est une ferme qui produit des semences de coton, de maïs, de soja et les boutures de manioc. Et la ferme à la capacité d’aller plus loin. On a juste besoin d’une demande, que nous allons satisfaire en organisons la ferme en fonction de cela. Vu ce qui s’observe dans les champs de coton et de maïs, je crois que les objectifs seront atteints, voire même dépassés bien sûr avec la nature qui est clémente jusqu’à là et la bénédiction de Dieu».

José Mathias COMBOU

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