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Polémique autour des examens nationaux de licences et de masters: Comment le gouvernement tient au développement du secteur éducatif


Certains promoteurs d’établissements privés d’enseignement supérieur (EPES) contestent toujours la réforme visant à organiser des examens nationaux de licence et master pour une période transitoire de 3 ans. Après avoir passé le temps à vilipender les autorités du ministère, ils envisagent maintenant d’instrumentaliser les apprenants. En effet, des informations récurrentes font état de ce que certains promoteurs d’établissements privés d’enseignement supérieur s’apprêtent à déverser leurs étudiants dans les rues pour mettre la pression sur le gouvernement et l’amener à renoncer à une réforme qui, en réalité, ne vise qu’à promouvoir la justice sociale en leur faveur, à travers la reconnaissance de leurs diplômes. Ainsi ces promoteurs entendent amener leurs étudiants à contester le paiement de la somme de 25.000 FCFA fixée par le gouvernement et qui serait perçu comme un des moyens de collecte de fonds pour la réalisation de son Programme d’Actions. Cela est ridicule ! La somme de 25.000 FCFA à verser par les étudiants de nationalité béninoise n’a pas été fixée au hasard. C’était le même montant. De même, les établissements engagés dans la co-signature paient déjà 25.000 FCFA par étudiant. Or, après l’examen national, il n’y aura plus de co-signature puisque les diplômes seront directement délivrés par l’Etat béninois.  On pourrait même dire qu’il est curieux que des étudiants qui paient généralement des centaines de milliers de francs de contribution, contestent 25.000 FCFA qui leur permettront d’avoir directement un diplôme délivré par l’Etat. Par ailleurs, certains promoteurs font croire aux étudiants que l’organisation des examens nationaux par l’Etat vise à les faire échouer dans le seul but de discréditer les établissements dans lesquels ils étudient. A cet effet, il faut souligner que l’Etat n’est pas en concurrence avec les établissements privés d’enseignement supérieur, surtout quand on sait que le processus d’organisation de ces examens nationaux sera conduit par les enseignants de ces mêmes établissements privés. Au total, il n’y a rien d’extraordinaire dans lesdits frais querellés.

 

Avantages qualitatifs

En réalité, cette mesure regorge de nombreux avantages. On note que les EPES seront obligés de se mettre en règle pour respecter un minimum de standard. Mieux, ils pourront recruter les nombreux docteurs formés pour avoir leur corps professoral propre, ce qui réduirait le nombre de docteurs sans emplois. Concernant le personnel enseignant, la qualité sera renforcée et la formation sera meilleure. Ainsi, le système LMD aura  un début d’application réelle et conséquente au Bénin. Sur le plan social, la mesure permet entre autres, d’éviter l’impossible coût social à payer en fermant tous les EPES, de même que les inégalités et injustices créées de ce fait par le système actuellement en place. Ensuite, les importants investissements financiers que font les promoteurs d’écoles et les parents seront sécurisés et rentabilisés. A cela, s’ajoute le fait que  la légitimité des EPES et la remarquable contribution qu’ils apportent à l’Etat seront valorisées, la mobilité des jeunes pour les études sera sauvegardée. En outre, l’Etat pourra mettre davantage de moyens dans le secteur pour accompagner les EPES en se basant sur la performance de ces derniers

 

Le gouvernement dans une démarche de développement du secteur

Il en résulte qu’à ce jour, tous les actes qui régissent le secteur de l’enseignement supérieur datent d’avant l’avènement du régime de la Rupture. Le Gouvernement ne cherche qu’à favoriser leur application. En clair, la réforme transitoire préconisée par le gouvernement vise le bien des apprenants autant que des établissements privés d’enseignement supérieur. On ne comprend donc pas ce qui amène certains promoteurs à s’y opposer. Il conviendrait alors d’inviter les étudiants à savoir raison garder. A bien analyser où se trouve leur intérêt dans ce dossier. Pour eux, il s’agit d’avoir un diplôme reconnu par l’Etat, et de bénéficier de formation dans des établissements remplissant toutes les conditions. Ils doivent donc considérer que le gouvernement est préoccupé par leur devenir. C’est donc essentiellement pour eux que cette réforme a été initiée.

Wandji A.




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