Mauvaise gestion du PADME: Le SYNATRA-PADME dénonce le Directeur général par intérim

L’association pour la Promotion et l’appui au développement des micro-entreprises (PADME) est pris en otage par certains cadres du ministère des finances en complicité avec l’actuel administrateur et certains agents de la structure. Une situation qui n’est pas du goût du Syndicat national des travailleurs du PADME (Synatra-Padme) qui est monté au créneau pour la dénoncer. C’était à travers un point de presse donné le lundi 26 décembre 2016 à la Bourse du travail. Au nom des travailleurs, le secrétaire général, Alphonse Odjo a exposé à la presse, certains faits. A l’en croire, dès sa nomination, le Directeur général par intérim aurait procédé à « la mise en œuvre d’un plan de formation budgétivore des dirigeants sur l’extérieur de plus de 100 millions de fcfa avec la complicité du comité de pilotage ». Une manœuvre  qui a été suspendue en août 2016 par la ministre de la fonction publique, suite aux cris de détresse du syndicat.  Le Synatra-Padme regrette et met à la face du monde la gestion unilatérale faite par le directeur général dans l’organisation du marché de construction de l’agence de Cotonou B  (Cocotomey). Comme si cela ne suffisait, l’administrateur provisoire aurait noué une complicité avec les prestataires pour augmenter les coûts des prestations.  « En complicité avec le bailleur, il a porté le montant du bail du nouveau bureau d’Akassato à 500.000 fcfa alors que le bailleur avait déjà signé le contrat à 330.000 fcfa et a reçu une avance sur loyer de deux ans, ceci sous prétexte que le bailleur veut louer à d’autre pour 600.000 fcfa… »  relève le conférencier.  A cela, s’ajoutent d’autres faits de mauvaise gestion reprochés au directeur général. Au regard de ces dénonciations, le Synatra-Padme exige l’annulation pure et simple des trois arrêtés du ministère des finances pour l’administration provisoire du Padme, ensuite, la mise à nu des détracteurs de l’association  suivie des sanctions appropriées, de même, que la nomination à l’interne d’un directeur général et d’un directeur général adjoint et enfin, la formation d’un comité de suivi composé des cadres expérimentés et intègres. En cas de non satisfaction, il se réserve le droit d’organiser des marches de protestation assorties de sit-in et rend le gouvernement responsable des déconvenues qui découleraient de son obstination à maintenir la situation telle. Très remontée par l’état de gestion de l’association, la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb) s’est faite, représentée par son secrétaire général adjoint, Naïmi Kassa Mampo, pour attirer l’attention du gouvernement sur le risque de paralyser l’administration dans ce secteur.

Emmanuel GBETO

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