COP21: Le ras-le-bol des femmes rurales d’Afrique

Les femmes rurales COP21Alors qu’elle fait partie des premières victimes du changement climatique, avec plus de 90% des catastrophes naturelles qui lui sont liées, l’eau n’a pas été au cœur des négociations de la COP21. Et pourtant, les choses avaient bien commencé la première semaine de la COP, avec au Bourget, du 30 novembre au 6 décembre, des initiatives telles «L’eau c’est le climat» qui ont fait le lien entre l’eau et climat et le besoin d’agir à tous les niveaux pour répondre aux défis du changement climatique pour la ressource en eau. Mais, noyées par les ‘’piliers’’ de la COP21, à savoir l’accord de Paris en lui-même, les contributions nationales par pays, les financements et l’agenda de l’action et des solutions, la question de l’eau, ainsi que d’autres préoccupations urgentes pour les populations des régions vulnérables sont passées au second plan. Une situation inacceptable pour les activistes africains outrés de voir les négociateurs  éluder la problématique de l’accès à une eau de qualité et dont le manque est une porte ouverte à la propagation de maladies hydriques, d’infections cutanées et de bien d’autres maux qui périodiquement déciment les populations africaines. Au Bourget, quelques heures avant la signature du fameux accord sur le climat, plusieurs d’entre ces jeunes activistes avec la sénégalaise Bintou Datt, sont montés au créneau pour dénoncer le manque de considération des puissants de ce monde, pour des questions touchant à la survie de tout un continent. Car l’eau est un enjeu capital pour le Continent Noir en proie à la sécheresse, aux inondations, à l’avancée de la mer, à une insécurité alimentaire, et sur lequel planent des menaces sécuritaires.  Le passage à la trappe d’une question aussi importante, est lourd de conséquences pour les femmes africaines dont « les préoccupations n’ont pas été prises en compte » à la COP21, pour Bintou Datt. Un manquement imputé par les activistes et plusieurs membres de la société civile présents à Paris, du peu d’attention dont elles jouissent de la part des décideurs des multinationales qui pensent « business » en lieux et place de  la dignité humaine. Les négociateurs africains ont aussi leur part de responsabilité, incapables qu’ils ont été de défendre à la grand-messe du Bourget, l’une des priorités du continent.

Collaboration Flamme d’Afrique/L’Evénement Précis

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