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Le triomphe de la vérité

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Malaises à répétition chez les élèves du Lycée technique Coulibaly de Cotonou:Déjà 14 cas enregistrés, le proviseur s’explique sur les mesures prises


Le proviseur du Lycée technique Coulibaly de Cotonou, Kodjo Anani Tchabossou rassure…

« Le jeudi 29 novembre dernier, quatre (04) camarades sont tombés évanouis le matin et deux (02) le soir, soit 06 cas de malaises enregistrés ce jour-là », a confié un élève en classe de second G au Lycée technique Coulibaly de Cotonou. « Même ce lundi matin, deux (02) autres ont également senti des malaises lors de la cérémonie des couleurs.

Et dans leur majorité, ce sont des filles », a révélé un lycéen. Cette situation qui inquiète depuis peu parents d’élèves et l’administration du lycée est interprétée de diverses façons, selon les animateurs de cet établissement d’enseignement qui compte à ce jour plus de 2.000 élèves. Selon les informations recueillies dans les rangs des élèves qui ont donné des témoignages sur les cas récents enregistrés au drapeau ce lundi, il ressort que certains de leurs camarades ne supportent par la chaleur. Ce qui a fait que les élèves ont été étouffés par la chaleur, car étant dans des rangs serrés. «Quand ils sont fatigués, ils tombent évanouis », a lâché une élève de la classe de 1ère.

« Le lycée a déjà vécu cette situation comme d’autres collèges»

« Il faut dire que c’est un problème auquel nous sommes habitués depuis les années antérieures », affirme un élève en terminale G. A travers ses propos, on peut retenir que la situation n’était pas criarde l’année passée et mieux, elle a été précipitée. Ce qui étonne le plus les élèves et les enseignants, c’est au bloc commercial « C » que ces cas de malaises sont enregistrés. Certains lient la situation aux effectifs dans les classes et surtout dans l’établissement. Par exemple, des enseignants rencontrés ont cité certains établissements d’Abomey-Calavi, de Cotonou et même de Porto-Novo qui ont vécu la même situation.

Le proviseur relate les faits et les raisons

Très affligé par la situation que traverse son établissement, le proviseur du Lycée technique Coulibaly de Cotonou, Kodjo Anani Tchabossou reste comme les élèves et enseignants, serein et rassurant. Rencontré dans son bureau lundi, il a passé en revue le film des cas de malaises qu’il a vécus depuis le 22 octobre.

Selon ses propos, c’est dès le premier lundi, le 22 octobre qui a suivi sa prise de service, le 19 octobre, qu’il a vécu son premier cas avec les malaises d’une élève lors de la cérémonie des couleurs. Très vite, celle-ci avait été entourée de soins par l’infirmerie du lycée et l’hôpital de zone où elle a été transportée. Les autres cas ont été traités de la même façon avec l’intervention des parents qui viennent confirmer le mal dont souffrent leurs enfants.

Les raisons environnementales et vestimentaires

A la date du 19 novembre, le nombre d’élèves ayant connu ces malaises est évaluée à 14 sans les récidivistes. En effet, selon ses explications, il a été constaté que certains élèves sont malades. Il y en a même qui sont des cardiaques. Ce qui a été confirmé par un parent dont l’enfant a connu des malaises il y a quelques jours.

 Contrairement à ces premiers, d’autres n’ont rien après les analyses. Au regard de cette situation, le proviseur a tenu une séance d’échanges avec les différents élèves du bloc commercial « C ». A cette occasion, ceux-ci ont déploré la forte concentration de la chaleur dans ce bâtiment R1. En plus, le proviseur a désapprouvé le mode vestimentaire des élèves.

Selon lui, « les enfants surtout les filles, sont souvent très mal habillés. Elles portent des vêtements trop étroits qui les étouffent. En toute objectivité, le proviseur a pris les cas récents du lundi 03 décembre qui dès qu’ils ont commencé par sentir des malaises, se sont retirés des rangs pour s’asseoir quelque part où l’air circule tout en rassurant qu’ils n’avaient rien.

Des mesures de secours déjà prises

En se basant sur la thèse relative à l’environnement d’encadrement des élèves où la chaleur règne en maître, l’administration a décidé de mettre désormais des brasseurs dans les salles. « Deux (02) brasseurs seront placés dans les salles à effectifs restreints et quatre (04) dans celles à grands effectifs », a confirmé le proviseur, Kodjo Anani Tchabossou.

Avec le personnel, le proviseur a fait le tour de toutes les salles afin de recenser celles qui manquent de fraicheur. Il entend désormais passer, de façon régulière, suivre avec l’infirmerie du lycée la situation environnementale des salles afin de mieux circonscrire le problème si éventuellement, il était logé ailleurs.

Des prières et des messes contre les mauvais esprits

A l’issue d’une rencontre qu’il a tenue avec l’Association des parents d’élèves du lycée, des décisions ont été prises. Des mesures qui, selon le directeur, sont en cours d’exécution. Il s’agit de l’organisation d’une séance de prières musulmanes et d’une messe catholique. En respect aux dispositions mises en place par le collectif des acteurs animant la vie de ce lycée, la messe catholique a été dite le mercredi 28 novembre et il ne reste que la prière musulmane.

Dans l’unanimité, les parents se sont confié la mission d’implorer chaque fois la magnanimité de Dieu afin que ce mal cesse dans le lycée. Pour le proviseur, « c’est l’union qui fait la force » dans ces genres de situation. Outre le volet naturel, l’association a décidé que chaque parent fasse un bilan de santé à ses enfants. Pour sa part, Kodjo Anani Tchabossou a mis la gestion de son établissement dans les mains de l’Eternel qui, selon lui, reste le seul protecteur des hommes et mieux de ces petites âmes innocentes que sont les élèves.

Une pensée aux deux enseignants décédés

C’est avec consternation que le proviseur Tchabossou s’est prononcé sur le décès de deux (02) de ses enseignants. Tout comme la situation de crise dans les rangs des élèves, il a également confié le corps professoral et son personnel à l’Eternel afin que l’année soit apaisée. Il faut rappeler que le premier enseignant s’appelle Emmanuel Goundjo Kiniffo âgé 37 ans et intervenant dans la filière mécanique auto. Le second, Théophile Mahougnon Fiogbé, en comptabilité, est âgé de 30 ans.

Selon les informations recueillies auprès de certains enseignants, ce dernier collègue a été malade et a procédé à un bilan de santé qui n’aurait rien révélé. C’est de là qu’il a demandé à poursuivre le traitement avec la médecine traditionnelle. « Les deux collaborateurs sont déjà inhumés dans leurs villages respectifs, Guézin (Mono) et Djakotomey (Couffo) », a confié le proviseur. Paix aux âmes des disparus et, vivement, que les malaises cessent au niveau des apprenants. Affaire à suivre !

Emmanuel GBETO

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