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Le triomphe de la vérité

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Exclusion dans la signature d’Accord de l’Alliance G4 et Force Clé: Le protocole d’union de l’opposition fermé au G13 et ouvert à ses partis


arifari-bakoL’absence de l’Alliance G13 dans le protocole d’union signé par les partenaires politiques du G4 et de Force Clé a suscité divers commentaires désapprobateurs. Beaucoup d’observateurs de la vie politique et même des responsables du G13 au plus haut niveau ont fustigé ce que qualifiaient les uns d’exclusion, les autres de manque de courtoisie politique. Mais en réalité que s’est-il passé entre le temps du G13 qui était artisan principal du séminaire de Bohicon les 27 et 28 novembre 2008 aux côtés de l’Alliance G4 et Force Clé pour crucifier le régime du Président Boni Yayi  et maintenant? Que reste-t-il par ailleurs du G13 battant le macadam en première loge mains dans la main avec les leaders charismatiques du l’Alliance G4 et Force Clé sur le ministère de la santé pour plomber le pouvoir hésitant du Changement ? Ces questions s’imposent à l’esprit d’autant plus que le protocole d’union entre l’Alliance G4 et Force Clé, qui est d’ailleurs l’acte politique ultime et majeur de cette coalition, s’est réalisé dans la grande ignorance de l’allié traditionnel que constitue le G13. Pour l’Honorable Lazare Sèhouéto qui est l’un des acteurs majeurs de cette nouvelle alliance, la situation qui a pris l’allure de l’exclusion du G13 du paraphe du protocole d’Union, n’est qu’une question de régularisation formelle des adhérents à l’Alliance G4 et Force Clé. Dès lors et à en croire Lazare Sèhouéto, ce qui est sujet au blocage de l’entrée du G13 dans la nouvelle alliance est en réalité la forme constitutive de ce regroupement qui ne serait qu’une alliance de députés issus de partis politiques divers. Il s’en dégage, comme l’a d’ailleurs précisé l’Honorable Sèhouéto dans son intervention sur une chaîne privée de télévision, que le Protocole d’union est ouvert aux partis politiques constitutifs de l’Alliance G13 sans pourtant être accessible à l’Alliance elle-même. Cette absence du G13 à ce rendez-vous essentiel de la marche de l’opposition vers une candidature unique pour les élections présidentielles de 2011 peut réveiller en tout observateur averti de la scène politique nationale, deux interprétations essentielles. Et selon que l’on effectue une analyse politique ou juridique (statutaire) de la situation qui se présente, l’on peut trouver raison ou tort à un groupe ou à un autre. En effet, à en croire les propos de l’Honorable Lazare Sèhouéto qui peuvent largement faire foi en matière de représentation de l’Alliance G4 et Force Clé, l’absence du G13 est liée à son caractère d’ « Alliance de députés » qui échappent aux normes de parti politique, seul regroupement accepté au sein de l’Alliance G4 et Force Clé. Si réellement les statuts ou règlements de cette Alliance stipulaient clairement dès le départ les critères d’adhésion, prohibant l’adhésion des alliances de la forme du G13, le débat est alors biaisé. Il ne resterait qu’aux partis membres du G13 de se conformer aux textes et règlements de l’Alliance G4 et Force Clé. Mais d’ors et déjà, l’on peut s’interroger sur la nature politique même de Force Clé de l’Honorable Sèhouéto qui a le statut de membre. L’est-il en qualité d’alliance force Clé ou de parti politique ? Par contre, le débat pris sous l’angle purement politique, impose véritablement une autre logique qui justifie les commentaires réprobateurs à l’égard de l’attitude de l’Alliance G4 et force Clé vis-à-vis du G13. En effet, il est de courtoisie sociale et par bienséance politique, au regard de toute la complicité d’actions hostiles au régime du Dr Boni Yayi, qu’un acte d’aussi grande portée politique et historique soit connu des « amis ». Cette isolation du G13 allant jusqu’à la privation du droit « amical » à l’information de ce partenaire frise donc le mépris et fausse les bases d’une large ouverture telle qu’annoncée par le point numéro 12 du Protocole d’Union signé le mardi 1er septembre 2009. En somme, dans ce débat qui prend l’allure de la formation d’un germe de dislocation de la grande opposition faite par le G4, le G13 et Force Clé, il est utile d’opérer un savant dosage entre le statutaire et le politique pour espérer une opposition viable et forte dans la conquête du pouvoir en 2011.

 Médard GANDONOU

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