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Le triomphe de la vérité

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Chasse aux commerçants d’essence frelatée à Cotonou: Le « Kpayo » toujours présent dans les réservoirs


un étalage informel de vente d'essence

un étalage informel de vente d'essence

Le gouvernement a pris depuis la semaine passée, son bâton de pèlerin pour mettre fin une fois pour de bon au commerce illicite de l’essence. Mais pendant que la police se frotte les mains d’avoir accompli sa mission, les commerçants de l’essence Kpayo changent de stratégie en gardant le contact avec la clientèle.

 
Arrestations de transporteurs de l’essence de contrebande sur des engins, saisies de bidons d’essence au bord des trottoirs, destruction d’étalages…La police est passée cette fois-ci à la vitesse supérieure en ce qui concerne la lutte contre la vente de l’essence frelatée aux abords des rues dans la capitale économique de notre pays. L’opération a connu une réussite parfaite lorsqu’on sait que ce produit est devenu rare sur les trottoirs de nos artères. Mais la question qu’on se pose aujourd’hui est de savoir si les commerçants de ce produit ont jeté définitivement l’éponge ou si c’est un recul tactique auquel on a souvent assisté ? En tout cas, c’est la première fois où, pendant 72 heures, le Kpayo a déserté les artères de nos villes même si ce liquide continue de faire le bonheur des carters de certains moteurs. Ce qui est marrant, malgré l’absence des vendeurs de ce produit pétrolier illicitement commercialisé, les stations de pompage n’ont pas connu l’affluence habituelle. Il y a donc de quoi se poser des questions sur la destination du Kpayo. « Ma moto ne consomme que l’essence Kpayo », affirme un conducteur de taxi-moto qui est sceptique en ce qui concerne la lutte contre l’essence frelatée. Nombreux sont les Béninois qui plébiscitent l’essence Kpayo pas à cause de son prix de vente, mais par nostalgie ou pour satisfaire leur moteur qui résiste à l’essence de la pompe. La police a joué son rôle, celle de réprimer mais le revers de la médaille ne rassure point.

Les bidons d’essence dans les cuisines
Si le gouvernement a décidé d’engager une lutte efficace contre ce commerce, c’est principalement parce que les acteurs occasionnent de fréquents incendies aux bilans très lourds. Mais les conséquences de cette lutte du gouvernement seront plus incommensurables lorsqu’on sait que ce liquide inflammable se retrouve sur les lits, dans les toilettes et dans les cuisines. Le vendeur attaché au nerf de la guerre n’a jamais pensé un instant aux dégâts de ce produit qui continue de braiser des âmes innocentes dans notre pays. La chasse aux vendeurs de Kpayo engagée par le Commissaire de la ville de Cotonou aura connu toutes les réussites sans mettre fin aux dégâts de ce liquide très dangereux. Au contraire, le risque d’un incendie difficilement maîtrisable s’annonce dans des foyers et les sapeurs pompiers auront fréquemment du boulot.  Tel le pétrole ou l’huile de palme, l’essence Kpayo a rejoint les maisons. Les clients savent où aller pour s’en procurer. Dans une clôture vide sise au quartier Zogbohouè, c’est des centaines de bidons qui sont empilés pour le bonheur des réservoirs des clients. Et bonjour le revers de la médaille de la lutte du gouvernement dont les inconvénients seront plus alarmants. La lutte contre le Kpayo est pour le moment hypothéquée si le gouvernement ne change pas de stratégie vis-à-vis de ces commerçants indélicats. Pourquoi ne pas aller combattre l’arrivée des bidons d’essence sur le territoire national lorsqu’on connaît l’itinéraire de ces commerçants. Car, une fois sur le territoire béninois, l’essence Kpayo va continuer non seulement à  alimenter les moteurs mais aussi de brûler.
Gabin Euloge ASSOGBA

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2 thoughts on “Chasse aux commerçants d’essence frelatée à Cotonou: Le « Kpayo » toujours présent dans les réservoirs

  1. koffi

    SVP, j’ai une exposée à faire sur l’essence frelatée. Donc j’ai besoin de savoir le danger que cela à causer ces dernière années. Surtout celui d’akpakpa tout près du feu tricolore et à kounhounou( stade de l’amitié)

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