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Le triomphe de la vérité

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Gestion du showbiz au Bénin: Comment des promoteurs et producteurs appauvrissent les artistes


Alerte ! Les artistes vivent le calvaire. Des promoteurs et producteurs des Å“uvres artistiques exploitent dangereusement les artistes qui finissent par disparaître de la scène musicale. Nous venons de réaliser une enquête au coeur de la gestion du showbiz dans notre pays qui révèle une fois encore, l’exploitation de l’homme par l’homme qui constitue quand même un fléau dévalorisant pour l’espèce humaine. Cette fois-ci, les artistes sont les victimes qui, par faute de moyens financiers pour la production et la promotion de leurs Å“uvres se trouvent obligés de faire les frais de ces pratiques sadiques et obscènes. Des témoignages  et la vie que mènent  certains artistes que nous vous ferons découvrir à travers cette enquête vous permettront d’appréhender tous les contours de la question.

Quand des producteurs règnent en maître
Attention ! Le showbiz béninois est en souffrance. Le pouvoir de l’argent gche la vie de nos artistes qui, par peur sont contraints à garder le silence et mourir donc sans crier gars. Certains promoteurs font supporter aux artistes béninois la croix et bloquent ainsi leur émergence sur le plan professionnel. Aujourd’hui, bien d’artistes qui se trouvent dans des liens contractuels avec certaines maisons de production dont nous nous gardons pour l’instant de citer les noms se trouvent dans une situation de sabotage et d’exploitation inimaginable qu’il convient de dénoncer avec véhémence. Mais tenez vous tranquille, malgré ce désir délibéré de ces promoteurs d’artistes de bloquer la carrière de leurs cocontractants, ceux-ci se trouvent pourtant obligés de se taire puisque plus que jamais menacés de quitter la scène musicale. Et ces artistes,  se cachent donc pour mourir. Mais, votre journal, lorsque nous avons eu le vent de ces informations, nous nous sommes donné la tche de nous rapprocher quelques artistes qui vivent cette situation dramatique afin d’informer l’opinion publique sur les réalités quotidiennes que vivent les hommes de la culture. Le saviez-vous déjà ? Bien qu’étant en contrat avec un artiste, une maison de production très bien connue pour la qualité de ces productions a menacé un artiste de gcher sa carrière si celui-ci ne se tait bien que les clauses du contrat soient violées de façon flagrante par ce promoteur. Si cette menace a été proliférée, c’est juste parce que cet artiste a rappelé à son producteur de bien veiller au respect des clauses du contrat qui les lie. Aujourd’hui, ce jeune artiste qui ne vivait que des fruits de ces Å“uvres se trouve obligé de se soumettre au bon vouloir de son producteur qui lui promet de lui faire voir de toutes les couleurs s’il parvient même à décider de la rupture du contrat. Cet artiste qui s’est refusé de dévoiler son nom de peur d’être lché par son producteur qui devient pour lui un « demi dieu » vit actuellement dans une misère sans pareille puis qu’au cours de cette enquête, nous nous  sommes rendus dans sa maison, que dis-je, dans son taudis dans lequel il est actuellement menacé d’évacuation. Et pourtant, c’est un artiste connu de tout le public béninois et dont les clips passent à longueur de journées sur les écrans des postes de télévision et radios. Celui-ci n’est pas le seul. Bien d’autres artistes vivent le même calvaire, que dis-je, l’oppression de certains producteurs qui leur promettent une vie infernale si jamais ils les dénoncent.

Quand des artistes deviennent le fond  de commerce de certains producteurs.
Aujourd’hui, les promoteurs et producteurs d’artistes profitent plus des fruits des Å“uvres artistiques des artistes que les artistes eux-mêmes. Sans être nécessairement des objets, certains artistes sont devenus aujourd’hui le fond de commerce de certains promoteurs. La preuve, certains artistes, bien qu’étant dans la misère, font le bonheur de leurs producteurs. La preuve, nous avons fait la rencontre d’un artiste du septentrion qui éprouve de grandes difficultés financières pour joindre les deux bouts alors que son distributeur officiel avec qu’il a signé il y a presque une année un contrat de distribution se permet le luxe de garder par devais lui, tous les fonds issus de la vente de ses albums sans lui verser une centime. Cet artiste, vous le connaissez aussi absolument très bien puisque ces Å“uvres sont jouées sur toutes les chaînes de télévision et de radios béninoises. Un jour, désespéré par le comportement de son distributeur qui dirige aussi une maison de distribution bien connue du public, a décidé de se déplacer vers son cocontractant. Pour mieux enrichir notre enquête, nous l’avons suivi jusque dans la maison de distribution, mais tout en gardant nos distances. Ayant juste fait son entrée dans le bureau du directeur de cette maison de distribution, l’atmosphère a changé.  Notre monsieur qui était pourtant dans une ambiance de gaieté change subitement de comportement. Visage grave, il déclare avec un ton assez sec à notre artiste : « Que cherches-tu ici encore. Je n’ai pas pu écouler tes produits pour te satisfaire. C’est vrai que dans le contrat, il n’est pas dit que je te rembourserai tes fonds après la vente de tous les produits, mais les réalités sont toutes autres. Il faut partir et quand je serai prêt, je te ferai appel moi-même. D’ailleurs, quand le gouvernement a décidé d’augmenter les prix des produits, pourquoi vous ne vous êtes pas manifestés pour protester. De toute façon, je ne suis pas en mesure de te payer pour le moment ». Cet artiste, malgré tout s’est trouvé dans l’obligation de se retourner bredouille. Près d’une demi heure passée dans cette agence, nous nous sommes rendus compte que notre artiste n’était pas le seul à se trouver dans la même situation. Plusieurs autres artistes ont fait leur apparition dans  cette maison pour poser les mêmes problèmes. Certains ont même failli en venir aux mains avec le directeur de la maison, qui, bien qu’étant conscient de sa culpabilité cherche à intimider ces artistes qui ne réclament que leurs droits. Mais le jour là, nous avons également fait un constat très amer qu’il convient de noter. Vous savez que des artistes béninois échangent leurs produits contre de simples motos.

Aujourd’hui, il n’est pas rare de constater qu’à travers la Presse, certains promoteurs d’artistes, pour se faire de la publicité, viennent sur les chaînes de télévision pour donner aux artistes, des moyens de déplacement à grand renfort médiatique. Parmi ces artistes qui reçoivent les différentes motos, il en a bien qui le font juste pour donner leurs Å“uvres artistiques à ces promoteurs qui en jouissent pleinement et pendant une bonne période. Ces témoignages, ce sont les artistes eux-mêmes qui nous ont confié. Il est alors évident et juste d’affirmer que les artistes béninois sont de réels fonds de commerce que les producteurs exploitent pour s’enrichir et laissant ceux-ci dans leur galère quotidienne. Il est alors impératif que les autorités chargées de la gestion de notre patrimoine culturel installent une structure qui veillera au bon respect des différents contrats qui lient les artistes et les producteurs d’une part, et d’autre part, les artistes et le bubédra. Ceci va de l’intérêt des artistes et de la promotion de la culture béninoise.  
Donatien GBAGUIDI

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