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Le triomphe de la vérité

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Zone franche industrielle de Sèmè-Podji: La viabilisation du site reste une priorité


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Lentement mais sûrement, le site de la Zone franche industrielle (Zfi) de Sèmè-Kpodji s’achemine vers sa concrétisation. Au détour de la dernière visite de la ministre du commerce, Sofiatou Onifadé Baba-Moussa, il ressort qu’actuellement, le taux d’exécution physique du projet de viabilisation de la Zfi est estimé à 42%, et héberge déjà deux (02) entreprises. Il s’agit de « Reddy Investiment » qui travaille l’extraction du plomb qu’il exporte.

Le second « Alpha Bénin » est dans l’agro-industrie et fabrique des pâtes alimentaires. Une entreprise que le Chef de l’Etat, Boni Yayi a visitée, il y a quelques mois. Le domaine couvre une superficie de 230 hectares répartis en trois tranches à savoir : les tranches A, B et C respectivement de 77, 2706 hectares, 85, 5027 hectares et 67,2267 hectares. La tranche A a fait l’objet d’une étude globale d’aménagement en 2003 qui a prévu l’aménagement et le drainage d’un ensemble de huit (08) voies principales d’accès et de dessertes du site, totalisant un linéaire de 6 344 mètres.

A ce jour, vingt deux (22) sociétés sont agrées au régime de la Zfi dont huit (08) sur la Zone géographique délimitée (Zgd) de Sèmè-Podji et quatorze (14) au titre de Points francs situés un peu partout sur le territoire national. Tous les Points francs sont pratiquement opérationnels.

Les tracés de moyens d’accès et de drainage des eaux

Beaucoup d’avancées sont à noter dans l’exécution des travaux de ce site. A cette date, la Zfi bénéficie des voies et dégagement des emprises avec leur rechargement. Des caniveaux ont été construits pour le drainage des eaux pluviales le long de l’ensemble des voies accompagnées de la mise en place partielle des dalles de couverture. De même que le pavage des chaussées pour quatre (04) rues sur un linéaire de 3175 mètres. Actuellement, le ministère en charge de l’industrie a entamé les procédures pour une deuxième phase des travaux en vue de l’achèvement de la mise en place de la voirie et du drainage des eaux pluviales pour la tranche A.

Par appel d’offres ouvert, l’Agetur Sa a été choisie pour conduire les travaux. Cette deuxième phase prend en compte les travaux de voirie et de drainage non exécutés dans la première phase des travaux et concerne principalement quatre volets. Il s’agit du pavage du reste des chaussées sur les 77 hectares, de l’ensemble des trottoirs, la correction des rayons de courbure aux carrefours pour faciliter le déplacement des camions gros porteurs et la construction des talus contre les éboulements. La mise en œuvre effective de cette phase permettra de boucler la viabilisation de la tranche A et de rendre opérationnelle une partie de la Zfi.

L’urbanisation et l’aménagement du site

Les études d’urbanisation et d’aménagement de l’ensemble du périmètre de la zone géographiquement délimitée ont été confiées au bureau d’études « Espace 2020 », suite à une procédure d’appel d’offres ouvert. Après la signature du contrat, les études ont été exécutées diligemment et le plan d’aménagement d’ensemble (PAE) du site a été adopté par le ministère en charge de l’industrie et tous les acteurs de la Zfi. Le reste des travaux est réparti en quatre (04) lots notamment, la construction des murs de clôture, de check point, du parking gros porteur, des bâtiments administratifs et des annexes.

Il est également prévu une adduction d’eau à la Zfi et sa distribution le long du réseau de voirie suivie de la réalisation sur le site d’un système de télécommunication à haut débit et enfin de la construction d’une station d’épuration des eaux usées et du système de gestion des déchets solides. En réalité, les conventions de maitrise d’ouvrage déléguée y relatives ont été signées respectivement le 20 juin 2008 et le 11 juillet 2008 et les travaux ont démarré depuis le mois de septembre 2008 sur le site. La clôture de tout le site (230 hectares) est presque achevée, la construction du bâtiment des services de la douane est totalement achevée, la réception définitive dudit bâtiment a été faite.

Les études architecturales pour la construction de tous les autres bâtiments tels que définis dans le Plan d’aménagement d’ensemble (Pae) sont achevées et validées. Il a été réalisé cinq autres bâtiments, à savoir, les bâtiments des services de l’infirmerie, de la police, des sapeurs pompiers, des services de la sécurité de la Zfi et des impôts. Les documents d’Avant-projet sommaire (Aps) et d’Avant-projet détaillé (Apd) pour les travaux de construction de la station d’épuration et de mise en place du réseau de collecte des rejets industriels ont été élaborés.

La communication et l’énergie

Les études techniques pour la mise en place d’un système de télécommunications ont été entièrement réalisées et les différents rapports d’étape ont été validés. Des études techniques pour l’alimentation en eau potable ont été réalisées et ont permis de conclure que, seul le Plateau de Porto-Novo est à même de fournir de l’eau potable en quantité suffisante pour la Zfi. Pour ce faire, un forage de reconnaissance été réalisé à Agbokou à Porto-Novo.

Par ailleurs, le ministère de l’industrie a signé avec la Sbee, le marché N°299/MDEF/MIC/DNMP/SP du 28 novembre 2006 pour la construction d’une sous-tension 63/15KV 4X5 MVA et d’un réseau de réparation et de distribution le long des voies de l’énergie électrique. Trois transformateurs ont été installés sur les quatre demandés. Leur réseau de répartition et de distribution est en train d’être mis en place.

Les avantages de la Zfi pour l’économie nationale

L’objectif principal de la mise en place de la Zfi est d’accroître la production industrielle béninoise afin d’agir sur la croissance économique. Et pour y parvenir, il faut travailler à l’installation de beaucoup d’investisseurs nationaux voire étrangers. La Zfi, une fois finalisée, offrira aux unités industrielles une zone viabilisée pour un développement efficace de leurs activités. A travers cette initiative, le Bénin valorisera ses ressources locales avec la promotion des petites et moyennes industries. Ainsi, de nouveaux pôles de développement seront promus dans les départements, de même que l’exportation et la réduction du déficit de la balance commerciale.

Pourquoi la finalisation du site tarde-t-elle?

Le projet est exclusivement financé sur le budget national. En réalité, les ressources financières nécessaires pour viabiliser la Zone géographiquement délimitée (Zgd) de Sèmè-Pdji ont été estimées au départ à 14 146 millions de francs Cfa. Mais après les différentes études, le coût actualisé du projet est évalué à 54 464 millions de francs Cfa. De 1997, date de démarrage des travaux à ce jour, l’Etat a investi 9.236 millions de francs Cfa.

Il ressort donc que les ressources financières allouées n’ont pas permis de mettre en œuvre avec célérité tous les volets du projet. Actuellement, les crédits nécessaires pour achever et mettre en exploitation la Zgd de Sèmè-Podji sont estimés à 45.228 millions de francs Cfa. Le coût de viabilisation est donc trop élevé pour le budget national.

Cependant, les travaux se poursuivent au point où, au titre de la gestion 2013, il a été alloué au Projet, un montant de 1.032 072 000 de francs Cfa. Ce qui servira, entres autres, à financer le paiement d’une partie de la convention signée avec Agetip Bénin pour l’alimentation en eau potable de la Zfi.

Emmanuel GBETO

 

 

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