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Venezuela: L’UIP demande la libération des parlementaires arbitrairement emprisonnés


CARACAS, VENEZUELA – APRIL 02: A man passes by empty National Assembly Building as a preventive measure against the new type of coronavirus (COVID-19) pandemic in Caracas, Venezuela on April 02, 2020. Carolina Cabral Fernandez / Anadolu Agency

La détérioration de la situation de plusieurs parlementaires vénézuéliens de l’Opposition préoccupe l’Union interparlementaire (Uip). Les membres de l’Organisation l’ont fait savoir à travers un communiqué dans lequel ils ont mis un accent particulier sur le sort des parlementaires de l’opposition se trouvant en détention au Venezuela, en particulier à la lumière de la pandémie de Covid-19. En effet, selon l’Organisation mondiale de la santé, les personnes se trouvant en prison et d’autres lieux de détention sont plus vulnérables que le reste de la population face à la montée du coronavirus. C’est pourquoi, l’UIP demande à nouveau aux autorités vénézuéliennes de libérer les parlementaires qui ont été arrêtés sans procédure régulière et sans respect des droits de l’homme fondamentaux.

Lire la déclaration

L’UIP a reçu de nouvelles informations concernant la détention de membres de l’Assemblée nationale opposés au régime de M. Maduro. Selon ces informations, deux autres parlementaires ont été placés en détention – M. Renzo Prieto le 10 mars et M. Antonio Geara le 15 mars. Leurs arrestations ne semblent pas avoir été menées conformément aux dispositions constitutionnelles relatives à l’immunité parlementaire. En outre, les intéressés n’ont ni eu accès à leurs avocats, ni été dûment informés des raisons de leur détention. M. Geara serait en mauvaise santé et aurait besoin d’un traitement médical spécialisé.

Parmi les autres parlementaires de l’opposition en détention figurent M. Juan Requesens, détenu depuis août 2018, et M. Gilbert Caro, détenu depuis décembre 2019.

M. Nassirou Bako-Arifari, Président du Comité des droits de l’homme des parlementaires de l’UIP, a déclaré : « Compte tenu des circonstances exceptionnelles imposées par la pandémie, je demande aux autorités vénézuéliennes de libérer les parlementaires détenus dès que possible, à moins que les procédures n’aient été régulières et que les intéressés aient été effectivement reconnus coupables d’une infraction. Les autorités doivent également noter que, selon le droit international des droits de l’homme, la détention avant jugement ou sans procès doit être extrêmement limitée et constituer une exception. »

L’UIP a également reçu de nouvelles informations concernant d’autres violations des droits de l’homme visant des parlementaires de l’opposition au Venezuela. Au moins 13 membres de l’Assemblée nationale auraient reçu des menaces sous forme de graffitis intimidants apposés sur les murs de leur domicile les 28 et 29 mars. Le 30 mars, Mme Delsa Solórzano, Vice-Présidente du Comité des droits de l’homme des parlementaires de l’UIP et opposante acharnée de M. Maduro, a également reçu des menaces de mort et des messages d’intimidation par messagerie instantanée. Mme Solórzano est victime de harcèlement depuis longtemps. L’UIP condamne fermement tous les actes qui empêchent les parlementaires de s’acquitter de leurs fonctions. En cette période de crise, il est d’une importance capitale que le parlement puisse contribuer efficacement aux efforts visant à prévenir la propagation du coronavirus. L’UIP demande instamment aux autorités vénézuéliennes de mettre immédiatement fin à toutes les formes de harcèlement à l’encontre des membres de l’Assemblée nationale, y compris aux détentions arbitraires et systématiques des parlementaires. L’État a l’obligation de protéger chacun contre toute atteinte ou violation de ses droits fondamentaux, que les auteurs soient des acteurs étatiques ou non étatiques.

Laurent D. KOSSOUHO

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