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Le triomphe de la vérité

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Retrait du récépissé et non-participation aux communales 2020: Azannaï justifie les options de « Restaurer l’Espoir »


Candide Azannai, président de Restaurer l’Espoir

Contrairement à ce que d’aucuns auraient cru, ce ne sont pas les prochaines élections municipales et communales qui sous-tendent la démarche du parti Restaurer l’Espoir (Re) d’accomplir les formalités d’obtention de son récépissé d’existence légale.  Candide Azannaï a dévoilé les raisons de cette démarche à nos confrères du journal catholique la Croix du Bénin. Selon l’ancien ministre de la défense de Talon, son parti « avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour se conformer à la loi de 2018 et bénéficier des avantages que conférait l’article 56 de cette loi aux partis existants. Toutefois, la volonté délibérée d’exclure n’a pas permis à ce que le parti Restaurer l’Espoir jouisse d’une mise en conformité ».

Il poursuit en expliquant qu’après le premier Conseil National du 12 Janvier 2020, les responsables de Restaurer l’Espoir sont allés déposer les dossiers issus des actes du Conseil National. « Parce que politiquement, nous avons pleine conscience de notre existence. Nous venions de commémorer nos 13 années d’existence. C’est ce que nous avons fait, car il est désormais de notoriété publique que tout ce que, du côté du pouvoir, on avait avancé pour empêcher les forces politiques crédibles hostiles à la Rupture d’aller aux élections législatives, n’était que des entraves orchestrées pour confisquer le pouvoir législatif » a-t-il ajouté.

Les vraies raisons de la démarche selon Azannaï résident dans le fait que « Le parti politique “Restaurer l’Espoir” (Re) est un patrimoine politique pour beaucoup de Béninois. Il est normal que nous fassions assez d’efforts pour le protéger surtout contre une prédation visiblement anti-démocratique. Et c’est ce que tactiquement nous avons fait » D’un autre côté, il a dénoncé le fait que le papier délivré soit un récépissé de constitution de parti politique contrairement à un Certificat de conformité brandit lors des élections législatives dites d’exclusion. « Contrairement à ce que les gens pensent, il ne s’agit pas d’un Certificat de conformité mais d’une affaire très douloureuse pour nous, très difficile pour nous, très humiliante pour nous. Mais il fallait, sur décision unanime du parti et de beaucoup de militants qui nous ont dit, nous avons raison, mais protégeons le patrimoine de notre parti et puis allons-y. C’est le sens de notre démarche », a soutenu Candide Azannaï.

Fidèle KENOU

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