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Le triomphe de la vérité

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Appuis au développement du Bénin: La contribution remarquable du Japon


Vue du nouveau bâtiment du Cpadd construit sur financement du Japon

Vieille des années 60, la coopération entre le Bénin et le Japon ne cesse d’enregistrer de précieuses actions que ce soit dans le domaine de l’éducation, la santé, la sécurité alimentaire, le sport et autres. Quelques projets exécutés ont fait l’objet de découverte par les journalistes tant de la presse écrite que de l’audiovisuel béninoise, le vendredi 6 décembre dernier, à travers une visite organisée par l’ambassade du Japon près le Bénin. 

La première étape de cette visite de presse a été le Centre de perfectionnement aux actions de déminage et de dépollution (Cpadd) de Ouidah. Créé au profit des pays touchés par la problématique des mines et des engins explosifs, le Cpadd qui reçoit l’aide du peuple japonais depuis 2009, a bénéficié en 2018, d’un financement de 1 million de dollars américains pour le renforcement des capacités humaines, techniques et matérielles du Cpadd. Il a conduit à la construction d’un bâtiment de type R+1 qui contient des salles de cours et une vingtaine de dortoirs, l’installation d’une centrale électrique fonctionnant avec des panneaux solaires et l’achat d’un véhicule 4×4. Le bâtiment construit abrite d’ores et déjà un stage anglophone « Etat-major déminage et dépollution » d’un mois au profit des Forces de défense et de sécurité de 7 pays de la Cedeao. « Nous arrivons à faire des bonds qualitatifs avec le financement que nous recevons du Japon. C’est pour nous une satisfaction d’être accompagné par le Japon », a confié le Directeur du Cpadd, le Lieutenant Colonel Saturnin Obelakou, qui a salué cette heureuse aventure avec le peuple nippon. Il faut noter que précédemment à cette aide, le Japon a procédé en  2009, à un premier financement de 2 millions de dollars ayant conduit à la transformation du bâtiment central en un bâtiment R+1 pour doubler la capacité d’accueil du centre. Il est suivi d’un second financement de 500 mille dollars américains en 2016 qui a permis la construction de la direction du Cpadd.

L’aménagement du Port de pêche artisanal de Cotonou

Une chambre froide en arrêt depuis mai 2011 pour raison de sa forte consommation en énergie électrique et bientôt transformée en usine de fabrique de glaces, une chambre de machines pour alimenter la seule chambre froide de fabrique de glaces consommables, la réfection du quai de débarquement de pirogues et enfin, la prise en charge des enfants des femmes des pécheurs. C’est l’ensemble des œuvres réalisées par le Japon au Port de pêche artisanal de Cotonou. A travers une aide financière non remboursable en 2003 et 2004 pour un montant de 1 milliard 435 millions de Fcfa, la réalisation de ce projet a contribué à l’amélioration de l’efficacité des opérations  des pirogues et du système commercial des produits maritimes. « C’est une grande aide qui est bénéfique pour nous car tout ce qui est ici est financé par les japonais », a avancé le Chargé d’exploitation du Popac, l’Inspecteur des pêches, Léonce Landry Aïssoun, qui a saisi cette occasion pour solliciter encore une fois l’aide japonaise dans la construction du marché à poisson. « Nous voulons la seconde phase du projet qui va conduire à la construction du marché à poisson et à changer les machines pour les rendre en plus modernes », a-t-il plaidé. Sur ce dernier volet, il est important de préciser qu’un soutien financier complémentaire sera apporté par le peuple japonais, en avril 2020, en vue de renforcer le mécanisme du Popac en améliorant la capacité des équipements fournis.

Des ambulances au service du GNSP

Outre le maintien de la paix et son apport capital dans le développement de la pêche au Bénin, l’aide japonaise est également attribuée au domaine de la sécurité humaine. C’est dans ce cadre que s’inscrit le dernier don de 7 ambulances au Groupement national des sapeurs-pompiers du Bénin. Estimés à un coût de 87 millions de Fcfa, ces ambulances fortement équipées sont d’une aide capitale pour les soldats du feu. « Ils nous ont beaucoup aidé sur le plan des matériels surtout en matière d’ambulances pour couvrir un peu le territoire national », a indiqué le Chef service technique du GNSP, le Capitaine Castro Sambiéni. Il n’a pas occulté les autres matériels roulants également réceptionnés notamment  ceux de lutte contre l’incendie et des pick-up, accessibles aux zones à fort relief. « Grace à ces matériels, nos difficultés se sont amoindries. Notre taux de couverture à Cotonou tourne autour de 70 à 80%. Notre ambition est de couvrir tout le territoire national et nous sommes toujours en besoin de matériels », a conclu le Capitaine Castro Sambiéni.

Rastel DAN

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