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Le triomphe de la vérité

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Législatives du 28 avril 2019: La responsabilité de la Céna de Tiando devant l’histoire


Tous attendent désormais le verdict de la Commission électorale nationale autonome (Céna). Selon les dispositions du nouveau Code électoral, après l’enregistrement des dossiers de candidatures, elle dispose de 8 jours pour délivrer les récépissés définitifs aux candidatures qui ne souffrent d’aucune irrégularité. Ce délai de 8 jours expire, le mardi 05 mars, la clôture des enregistrements des candidatures ayant eu lieu le mardi 26 février dernier à minuit. Que diront donc Emmanuel Tiando et ses pairs, ce mercredi 06 mars à propos des sept dossiers enregistrés et qui sont presque tous controversés ? Les rejetteront-ils tous d’emblée, si on s’en tient aux irrégularités relevées un peu partout? Lorsqu’on évoque des doublons où les mêmes candidats qui se retrouvent tête de liste sur deux listes différentes, ou encore quand des candidats appartenant toujours à tel parti politique, sont plutôt portés par d’autres partis pour ces mêmes législatives du 28 avril ? Toutes choses contraires au nouveau Code électoral. Il y a vraiment un imbroglio. La tâche reste en tout cas énorme pour l’équipe d’Emmanuel Tiando qui a désormais le choix de suivre à la lettre les dispositions de la loi, ou de prendre en compte d’autres considérations pour le moins suicidaires. Il est évident que les partis qui n’ont pas pu déposer leurs candidatures, pour plusieurs raisons, et qui grognent davantage, ne feront pas de cadeau ici. Que faire donc ? S’il arrivait que la Céna, constatant les irrégularités multiples de part et d’autre, rejette tous les dossiers, elle aurait fait œuvre utile et serait exemptée de toute critique de favoritisme. L’article 47 du nouveau Code électoral a d’ailleurs prévu toutes les éventualités possibles dans ce cas, disposant : « Le rejet d’une candidature ou d’une liste de candidatures doit être motivé. Ce rejet doit être notifié aux intéressés dans un délai de huit (08) jours à compter de la date de dépôt et peut faire l’objet d’un recours devant la juridiction compétente. Le délai du recours en cas de rejet d’une candidature ou d’une liste de candidatures est de quarante-huit (48) heures à partir de la réception de la notification. La juridiction compétente statue sur les recours dans un délai de cinq (05) jours. » Du coup, la Céna ne devrait pas s’en vouloir en agissant dans le strict respect des textes. Sa responsabilité est, de toutes les façons, immense en ce moment. Le sort du scrutin du 28 avril dépendra de la décision qu’elle prendra mercredi à propos de chacun des 7 partis candidats qu’elle a enregistrés et dont les dossiers suscitent tant de bruits en ce moment.

Christian Tchanou

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