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Le triomphe de la vérité

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Séminaire national sur le phénomène de migration au Bénin: Le réseau des organisations syndicales se préoccupe des droits des travailleurs migrants


Depuis des années, les organisations syndicales béninoises, notamment la Csa-Bénin, la Cgtb, la Cosi-Bénin, l’Unstb, la Csub et la Cspib ont considéré la situation des travailleurs migrants comme étant marginale alors même que l’une des valeurs cardinales de l’action syndicale reste la solidarité qui devrait conduire à considérer chaque travailleur comme bénéficiaire des sollicitudes. Dans de nombreux textes fondamentaux de syndicats, il apparaît clairement la condition de nationalité pour militer et être membre. C’est prenant conscience de la situation que les organisations syndicales béninoises ont décidé de se mettre en réseau pour accorder aux travailleurs migrants leur place. C’est dans cet esprit que la Bourse du Travail de Cotonou sert depuis ce jeudi 28 juin 2018, de cadre à une rencontre sur la question. Il s’agit d’un séminaire sur les conditions de vie des travailleurs migrants dont l’objectif est de renforcer les capacités des militants syndicaux qui doivent agir avec et sur les décideurs pour obtenir une plus grande mise en exergue de cette thématique. Prévue pour durer du 28 au 29 Juin 2018, la rencontre a démarré par une cérémonie d’ouverture assurée par la Ministre du travail et de la Fonction Publique, Marthys Adidjatou. En sa qualité de Point focal-Migration du réseau, le Secrétaire général de la Csa-Bénin, Anselme Amoussou, a présenté le contexte. A l’en croire, le choix du thème du séminaire et la mise en place du réseau reflètent la grande priorité qu’est devenu le sujet de la migration pour les organisations syndicales du pays. Et pour cause, l’actualité en Afrique et dans le monde rend encore plus audible et plus préoccupante la question des migrations. « Nous devons donc en tant qu’organisations sociales modernes, être prêtes à élaborer et à mettre en œuvre, des stratégies pour ne pas cautionner l’exclusion et le déni des droits dont sont victimes les travailleurs migrants d’ici et d’ailleurs », a souhaité Anselme Amoussou, avant de préciser que le principe suivant : « tout migrant régulier ou non irrégulier jouit de droits fondamentaux et le syndicat doit y contribuer ou y veiller ». Pour lui, il est important de considérer les migrants comme des personnes qui, une fois leur dignité assurée, leurs droits respectés, peuvent contribuer au bien-être et au progrès de tous, en particulier ceux qui les accueillent. Se réjouissant de la mise en place de ce réseau, le représentant de la Confédération syndicale internationale (CSI-Afrique), Joël Oldigie a rassuré de l’engagement de l’organisation à accompagner la lutte afin que les objectifs visés soient atteints. Car, pour la Csi-Afrique, « le droit migratoire est un phénomène naturel et humain qui nécessite une unité d’action tant du gouvernement que des organisations syndicales et de la société civile ». Au nom du ministre de l’intérieur, le Directeur général de l’Agence nationale de la protection civile, le Commissaire Aristide Dagou a partagé les efforts faits par le gouvernement qui manquent de soutien. C’est à ce titre qu’il a salué l’organisation de ce séminaire qui selon lui, ne doit pas seulement s’occuper des droits des travailleurs migrants mais aussi de leurs devoirs. Pour sa part, la Ministre du travail et de la Fonction Publique, Marthys Adidjatou a invité les participants à un état des lieux de la question des migrants au Bénin, avec le rôle des organisations syndicales, et les techniques de lobbying et de plaidoyer qu’il faut utiliser pour obtenir les ratifications souhaitées.

Emmanuel GBETO

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