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Le triomphe de la vérité

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Retrait du droit de grève dans certains secteurs d’activités: Une multitude de mouvements de grève annoncés dès demain


Le président de la République Patrice Talon

Pour une première fois depuis plusieurs années, les travailleurs béninois décident de paralyser la machine administrative, sanitaire, éducatif, juridique du pays. En premier, ce sont les magistrats qui ont déclenché une grève illimitée de 5 jours sur 5, depuis le 02 janvier 2018. Ils ont été suivis des greffiers et autres auxiliaires de justice. Après la justice, c’est le secteur de la santé qui renoue avec la fronde sociale pour 72 heures sans service minimum, après celle qui a laissé récemment un bilan triste décrié de tous. La fameuse rencontre avec le chef de l’Etat n’aura finalement rien donné de tangible et de rassurant. Le comble dans ce nouveau bras de fer, c’est l’invite des travailleurs de l’éducation dans la danse, où 49 syndicats des enseignements maternel, primaire et secondaire, réunis au sein du Front d’action des syndicats de l’éducation, ferment les portes des établissements publics pour 72 heures. Leurs aînés de l’enseignement supérieur n’ont pas hésité à apporter leur soutien avec une plate-forme revendicative bien fournie. Ils expriment leur mécontentement contre les velléités du régime en place avec une liste de 17 revendications déposée sur la table du gouvernement. En dernier ressort, ce sont les centrales et confédérations syndicales qui viennent boucler la boucle en annonçant lors d’un sit-in au Parlement, une grève de 72heures tacitement reconductible à partir de demain. Il s’agit de la Csa-Bénin, de la Cgtb, de la Cosi-Bénin, de la Cstb, de l’Unstb, de la Cspib et de la Csub. La conséquence de l’implication des organisations syndicales dans ce mouvement est que l’administration publique restera paralysée dans tous les secteurs. A l’origine de ce mouvement généralisé qui démarre demain mardi dans les secteurs cités, la tentative de retrait du droit de grève à certains agents de l’Etat par le régime en place. Tous observeront une grève d’au moins 72 heures. A en croire les syndicalistes, sous la rupture, l’administration qu’on veut performante est devenue une administration de réquisition. Ils estiment que le travailleur ne demande que la liberté et l’amélioration de ses conditions de travail. Face à cette situation qui présage déjà des lendemains malheureux aux populations, le gouvernement risque gros face à ses réformes qui pourraient prendre du plomb dans l’aile, surtout si la décision de la Cour Constitutionnelle en venait à valider la loi adoptée par les députés.

Emmanuel GBETO

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