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Révélations et mesures en conseil des ministres: Un milliard de FCFA dilapidé au PADME en 2016


Encore un nouveau scandale financier. Il a été révélé, hier en conseil des ministres, à travers le rapport de vérification de la gestion administrative et financière de l’Association Projet d’Appui au Développement des Micro-Entreprises (PADME), au titre de l’année 2016. En effet, suite à des dénonciations qui lui sont parvenues et faisant état d’actes de mauvaise gestion qu’aurait posés Mounirou BACHABI, Administrateur provisoire de PADME, le Ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a diligenté, pour vérifier les faits, une commission de vérification conduite par l’Inspection Générale des Finances. Cette opération de vérification a révélé plusieurs dysfonctionnements graves sur le plan de la gouvernance et du contrôle interne, notamment : la signature des contrats d’importants montants sans information préalable du Comité de Suivi de l’Administration provisoire, notamment un contrat de construction d’un immeuble de type R+1 de FCFA 217.666.337 à Cocotomey ; la substitution d’attributaire de contrat des lots 1 et 2 du marché de « mise en place de liens de télécommunication pour l’interconnexion des sites de PADME » de 86.700.000 FCFA au profit d’un soumissionnaire régulièrement éliminé à l’issue de la procédure d’appel d’offres ouvert ; le non-respect du plafond du seuil de consultation restreinte pour deux (02) commandes d’un montant total de 34.483.503 FCFA ; la signature de quatre (04) contrats de FCFA 441.840.516 par la procédure de gré à gré, en violation des prescriptions du manuel de procédures ; la signature de deux (02) contrats d’envergure d’un montant global de 287.310.000 FCFA hors procédures administratives habituelles du PADME et ce, sans l’avis du Comité de suivi de l’Administration provisoire. Il a été également noté des prestations entièrement payées à l’avance pour un montant de 198.000.000 FCFA, suite à la fermeture d’un dépôt à terme de FCFA 3.000.000.000, et exécutées partiellement. En tout, sur la période sous revue, soit un an seulement, les actes de mauvaise gestion reprochés à M. Mounirou BACHABI portent sur plus d’un milliard de FCFA. Il est à noter que ce dernier était en place avant l’arrivée du régime de la Rupture.
Comme on le constate de plus en plus, le gouvernement est plus que jamais décidé à promouvoir la bonne gouvernance.

Christian Tchanou

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