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Nouvelles décisions au sommet de l’Etat: L’Etat met fin à l’importation des viandes congelées


Auguste bon ep« Par mesure de précaution et de préservation de la santé publique », il est temporairement mis fin à toute importation de viande et de produits congelés en provenance du Brésil. C’est ce qu’indique un arrêté interministériel pris le 24 avril 2017 par les ministres en charge du commerce, de l’élevage et celui de l’économie.  Il fait suite au scandale de la viande avariée qui,depuis quelques semaines,  agite le Brésil. Le premier exportateur mondial de viande est secoué par des révélations de la police qui a découvert que 21 sociétés exportatrices de viande, font des arrangements avec les services vétérinaires pour laisser passer de la viande avariée. De nombreux pays ont déjà annoncé une interdiction temporaire d’importation de viande provenant du Brésil. En Afrique, l’Algérie et l’Afrique du Sud en ont fait de même. Quant à la Côte-d’Ivoire et au Togo, ils ont renforcé leurs contrôles aux frontières. Selon l’AFP, le Brésil a demandé mercredi 22 mars aux pays de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de ne pas appliquer des « restrictions arbitraires » à l’importation, alors que le pays est en train de perdre certains de ses principaux marchés. Il s’agit en effet d’un rude coup pour un secteur qui a rapporté plus de 13 milliards de dollars à l’économie du géant sud-américain en 2016.

 

Auguste Issa Kora, président du Groupement  des importateurs de viande congelés du Bénin

« Cette mesure est tout à fait normale »

Interrogé sur la mesure gouvernementale qui touche son secteur, le président du Groupement des importateurs de produits congelés du Bénin (GIPC-Bénin) ne s’en émeut guère. Pour Auguste issa Kora, la situation du Bénin n’a rien d’alarmant. « Au jour d’aujourd’hui, aucun cas n’a été signalé par les services vétérinaires de notre pays », nous a-t-il signalé. Les services vétérinaires ont en effet renforcé leurs contrôles au niveau du port et des postes frontières, sans signaler jusqu’ici de  cas de cargaison suspecte sur le territoire national. Selon le président du GIPC-Bénin, sur les 21 sociétés épinglées au Brésil, aucune n’exporte vers le Bénin. Il salue la décision qui protège la population, en attendant que la situation soit totalement tirée au clair. « Nous, on accepte », dit-il tout en espérant un retour à la normale pour bientôt. Le GIPC-Bénin compte une trentaine de membres dans un secteur qui a rapporté au budget national en 2014 environ 42 milliards de FCFA, rien qu’en termes de droits de douanes.




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