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Le triomphe de la vérité

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Crise dans la filière véhicules d’occasion: Le Nigéria arrête plus de 10.000 véhicules provenant du Bénin


Les services des douanes nigérianes ont commencé à appliquer effectivement l’interdiction d’importation de véhicules par voie terrestre imposée par le gouvernement. Cette decision a pris effet dès le 1er  janvier.  L’association des commissionaires agréés en douanes du Nigeria (ANCLA) s’est plainte du fait que plusieurs véhicules d’occasion en provenance du Bénin ont été bloqués aux frontières terrestres, plusieurs heures même avant le 1er janvier 2017.   Aux frontières de  Sèmè-Kraké et d’Idiroko, il est impossible à ces véhicules de passer désormais. Tous les véhicules ayant tenté de passer outre l’interdiction ont été arrêtés. Le Président de  l’ANLCA, Alhaji Bisiriyu Danu, a assuré que les douanes nigérianes procèdent à l’arrestation de tout véhicule fautif.  Dans un communiqué rendu public, ce mercredi 11 janvier 2017, le contrôleur général des Douanes du Nigeria, Colonel Hameed Ibrahim Ali, a affirmé que « malgré les équipements  les plus performants dont disposent les ports du pays, les statistiques ont montré que 90% des véhicules importés dans les ports des pays voisins sont destinés au marché nigérian ».  Il a  laissé entendre que plus de 10.000 véhicules ont été arraisonnés en dix jours d’application de la mesure gouvernementale. Le Colonel Hameed Ibrahim Ali  note que les véhicules importés de façon légale à travers les frontières terrestres entre janvier 2014 et décembre 2016 sont au nombre de 209.691 pour 38,5 milliards de naira de droits de douanes payés, alors que  5998 autres véhicules ont été arraisonnés  et ont dû payer  10,2 milliards de naira. Selon lui, alors que les droits de douanes payés aux frontières terrestres comme dans les ports ont été ramenés aux mêmes niveaux, les importateurs  ont toujours préféré passer par voie terrestre pour  faire  la fraude, soit en utilisant des voies de contournement secrète, soit en corrompant les agents de douane. Ainsi, la mise en œuvre effective de la mesure gouvernementale pourrait entraver ces manœuvres  frauduleuses et créer de nombreuses opportunités aux demandeurs d’emploi, selon lui.

Le sénat tente un coup de boutoir
Malgré la décision du gouvernement, le sénat a tenté, ce mercredi de bloquer l’application de l’interdiction. Il a officiellement demandé au gouvernement d’annuler sa mesure qui a pris effet dès ce 1er janvier. A travers le vote d’une motion, les législateurs ont critiqué le gouvernement, en soulignant que cette mesure pourrait entraîner la perte de 500.000 emplois créés dans le secteur des véhicules d’occasion dans le pays.   Ils ont décrit la mesure comme « anti-pauvre », dans une motion intitulée « L’interdiction de l’importation des véhicules à partir des frontières terrestres ». Cette motion qui n’a pas une valeur exécutoire, a été portée par les sénateurs  Barau Jibrin, ( de Kano), Kabiru Gaya ( de Kano), Sabi Abdullahi ( du Delta du Niger), Shehu Sani (de Kadana Central) et  Ali Wakili (de Bauchi South). A une majorité écrasante, les législateurs ont demandé la suspension immédiate de la mesure  d’interdiction. Le vice-président du sénat, le sénateur  Ike Ekweremadu, qui a présidé la séance plénière de ce mercredi, a demandé au Président Muhammadu Buhari d’écouter les cris de ses concitoyens. Le sénat a également mis sur pied une commission chargée d’investiguer sur les circonstances réelles dans lesquelles le gouvernement a subitement pris  cette décision

Olivier ALLOCHEME   

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