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Le triomphe de la vérité

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Déclaration du président Abdoulaye Bio Tchané: « L’Alliance ABT reste optimiste pour les législatives »


Invité dans l’émission « l’invité du jour » de Soleil Fm, le président de l’Alliance pour un Bénin triomphant, Abdoulaye Bio Tchané a confirmé la présence d’une liste ABT aux prochaines  élections législatives, contrairement à 2011 où aucune liste ABT ne s’est positionnée.

Soleil Fm: Etes-vous candidat aux législatives ?

Abdoulaye Bio Tchané: Non. Personnellement, je ne suis pas candidat. C’est un fait maintenant. Nous avons cependant au niveau de l’alliance, des candidats dans les 24 circonscriptions électorales. Nous irons sûrement à ces élections législatives sous notre propre bannière, la bannière de l’Alliance ABT avec des candidats dans chacune des 24 circonscriptions électorales. Bien sûr que ici et là, nous aurons probablement des alliances à construire dans certaines circonscriptions avec des amis et des groupes politiques. Donc, rien n’est exclu. C’est un fait que nous voulons aller à ces élections sous notre propre bannière.

Quelle sera la différence entre 2011 et ces élections législatives à partir du moment où on sait que ceux qui se sont illustrés partisans d’Abdoulaye Bio Tchané n’ont pas pu cueillir grand fruit en 2011 ?
D’abord, je ne partage pas cette assertion qu’en 2011 ceux qui ont soutenu ABT n’ont rien eu. Dans l’état factuel des choses, nous avons eu des députés qui n’étaient pas sur une liste ABT parce qu’il n’y a pas eu de liste ABT. Nous avons des députés qui ont soutenu ma candidature et qui ont été réélus. La deuxième chose qu’il faut souligner est que nous n’avions pas eu de liste et il était difficile de dire que les soutiens d’ABT n’ont pas été élus en ce moment-là. Pour 2015, nous allons à la différence de 2011, présenter une liste ABT. Nous aurons des candidats partout dans les 24 circonscriptions électorales sauf quelques-unes où nous irons avec l’alliance de certains de nos amis politiques et groupes politiques. 2015 sera différente de 2011 du point de vue de  la présentation d’une liste mais aussi parce que nous avons de meilleurs espoirs. Maintenant, nous avons une organisation plus forte que nous n’en avions en 2011. Nous avons maintenant des candidats qui ont eu le temps de travailler sur le terrain et c’est un fait. Nous avons de meilleurs espoirs comme si nous avions présenté une liste en 2011.

Autrement dit, vous avez fait l’option d’aller en affrontement contre les Forces cauris pour un Bénin émergent ?
Nous avons des candidats et dans les 24 circonscriptions, il y aura probablement des candidats FCBE. C’est certain. Chacun aura à présenter son cas à nos compatriotes qui décideront. Je ne pense pas qu’il faut prendre les choses comme un affrontement, comme un combat de vie ou de mort. C’est un combat politique, c’est un combat d’idées, parfois aussi un combat de personnalités. Nous allons faire ces différents combats. Mais je souhaite que partout, ces élections soient marquées par la paix, par la transparence dans le processus et que, bien sûr, chacun de nos compatriotes qui aura à se prononcer le fasse sur la base de ces principes que sur la base de menaces physiques  parce que nous avons vu, par le passé, des situations où les candidats, eux-mêmes, ont subi des pressions, leurs partisans ont subi des pressions physiques, morales et parfois administratives. Donc, j’espère que, cette année, sera différente. En tout cas, il faut travailler pour cela.

Le fait de présenter une liste aux législatives de 2015, est-ce une leçon tirée de 2011 ? Parce que vous y étiez allés dans une alliance que certains ont qualifiée de confuse.
Je vous dirai que oui, nous avons appris du passé, nous avons appris de nos erreurs et nous avons appris de bonnes choses qu’on a pu faire. Surtout, sur ces plans, nous comptons nous améliorer. Et c’est sur ce point que 2015 sera meilleure que 2011

Quel est aujourd’hui l’état d’âme de l’Alliance ABT ?
Extrêmement positif partout dans le pays, dans les départements. Nous avons des partisans très optimistes sur le futur. Nous avons des partisans qui travaillent pour que demain soit différent d’hier. C’est ce qui est réconfortant. Comme je le disais, tout à l’heure, il faut que dans chacune des familles politiques, les gens soient armés de ces principes que nous allons aux élections et non à la guerre. Nous allons pour créer les bases d’une démocratie dans notre pays, pour renforcer le processus démocratique dans notre pays. Il n’y a pas de démocratie sans élections.

Et à l’étape où nous sommes, vous avez l’impression que toutes les conditions sont réunies  pour qu’on organise des élections sans contestations ?
C’est difficile de le dire. Nous avons encore à attendre la liste électorale. Nous sommes au milieu de ce principe de vérification, nous attendons la fin pour nous dire si cette liste définitive qui va sortir est celle qui nous convient ou pas. Pas qui nous convienne pour qu’on gagne ou pas mais qui soit crédible du point de vue de la transparence, du point de vue de la représentativité de l’électorat béninois tel qu’il doit l’être. Nous attendons que le gouvernement appelle les élections parce qu’il ne vous échappera pas que tout ceci se fait sans aucune réaction du gouvernement. C’est la cour constitutionnelle qui fixe la date des élections, c’est la Céna qui fixe la date de remise des dossiers et nous avons, du côté du gouvernement, un silence assourdissant. Il y a encore des raisons d’être inquiet sur le processus. Mais nous sommes optimistes, nous espérons que tout se passera bien comme ça s’est toujours passé.

Abdoulaye Bio Tchané, sauf cas de force majeure, vous serez candidat aux élections présidentielles de 2016. A l’étape où  nous sommes aujourd’hui, est-ce qu’il y a des raisons pour le Béninois d’avoir espoir à partir de 2016 ?
Vous avez raison de dire sauf cas de force majeure. Moi, parce que je suis un croyant, je dirai Inchallah, si Dieu nous prête vie. Il y a des raisons de croire que 2016 sera meilleure que 2011. Et à partir de là, il y a des raisons de penser que le Bénin va progresser et que la situation économique sera meilleure, que la pauvreté va reculer, que les Béninois pourront demain, penser que les jeunes pourront avoir des emplois, que les femmes vont avoir des revenus un peu plus que par le passé. Qu’il y aura surtout de l’eau potable partout dans notre pays. Il y a trop de chantiers sur lesquels nous avons besoin de faire des progrès pour soulager nos populations. Et je pense que l’échéance de 2016 nous donnera l’occasion de prendre ce tournant qui nous permettra d’atteindre nos objectifs. C’est pour ça que je suis optimiste et c’est pour ça que je pense que les Béninois doivent être optimistes pour 2016.

Etes-vous loin ou proche de l’Alliance Soleil de Sacca Lafia ?
Ni loin, ni près.  Ce sont des compatriotes. Ce sont des acteurs politiques que je connais pour la plupart. Je leur souhaite bonne chance pour leur initiative. Je ne fais pas partie de cette initiative. Mais, je dis qu’il faut que nous avancions. Je l’ai dit à l’occasion de la création de l’AND du président Houdé et du président Dassigli. Ce sont de bonnes initiatives. Mais, il faut aller plus loin. Nous avons besoin de consolider davantage notre système politique pour voir émerger de grands regroupements politiques nationaux, évidemment, sur la base d’idées, sur la base de principes, sur la base de pratiques que nos compatriotes soutiendront.

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