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Le triomphe de la vérité

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Raoul Gléssougbé, administrateur gestionnaire, diplômé de troisième cycle en droit, cadre politique au siège de l’événement précis: «La révision est nécessaire ; elle n’équivaut pas au maintien au pouvoir de Boni Yayi en 2016 »


100_2302L’audience des personnalités du plateau d’Abomey à la Marina
Le chef de l’Etat, président de la république, le Docteur YAYI BONI, nous a fait l’honneur de nous recevoir. Mieux, il nous a fait le privilège de saisir l’occasion de notre présence pour ouvrir son cœur à son peuple, face à la polémique qui défraie la chronique. Vous savez mieux que moi, la région d’Abomey a toujours joué un rôle déterminant dans l’histoire politique de notre pays. Je voudrais saisir cette occasion, pour remercier tous les membres de cette délégation de cadres, d’Imams, de sages et de dignitaires de la région d’Abomey, qui ont effectué ce déplacement le vendredi 06 septembre 2013, qui sera une date gravée dans la mémoire du peuple béninois. Il faut souligner qu’il ne s’agit que d’une partie de toutes ces couches qui a été reçue par le Chef de l’Etat. Avec lui, il n’y avait pas que la question de la révision de la constitution qui a été abordée. L’état de la voie menant à Abomey faisait aussi partie des sujets débattus. Le premier volet de l’entretien était même la voie Akassato-Bohicon. Nous avons estimé que c’est un effort qui a été fait par le gouvernement pour boucler le financement de la construction de cette voie en ce temps de crise qui défie tout le monde entier, voire les puissances occidentales. C’est vrai, le gouvernement nous a dit qu’il reste que l’Assemblée nationale ratifie cet accord et que les riverains de la voie soient dédommagés afin que les travaux prennent corps. Mais, le bouclage du financement de la voie Akassato-Bohicon à lui seul, procure déjà un ouf de soulagement et d’espérance. Je pense que, pour avoir fait couler beaucoup d’encre et de salive, c’est nécessaire d’aller remercier le Chef de l’Etat pour l’effort fourni par le gouvernement dans le cadre du bouclage du financement de cette voie et l’encourager à poursuivre le processus. Donc, c’était la première partie de notre entretien avec le Chef de l’Etat. Le deuxième volet, naturellement, comme vous venez de le dire, c’est celui de la révision de la constitution. Ça aussi, c’est d’actualité. Et nous avons estimé qu’il fallait écouter le président de la république sur cette réforme et lui dire le soutien franc et sincère de la population du plateau d’Abomey, pour avoir eu le courage de s’y engager dès lors que la révision, selon lui, ne vise pas à le maintenir au pouvoir après son second mandat. Pour moi, c’est une reforme qui engage toute la république et à laquelle tout le monde doit pouvoir adhérer.

Opportunité de la révision
Je voudrais, dans un premier temps, dire que la constitution, elle-même, a prévu les modalités de sa révision aux articles 154 à 156 du titre XI. La révision de la constitution est donc une réforme prévue par la constitution elle-même. Prôner le contraire relève de l’anti constitutionnalité.
Dans un second temps, je dirai que c’est de la prérogative du président de la République concurremment avec les députés d’enclencher la réforme constitutionnelle. Le chef de l’Etat en envoyant un projet de décret portant révision de la constitution, est en phase avec la constitution elle même. Je m’étonne de constater, que certains disent qu’ils sont catégoriquement contre le principe de révision. De mon point de vue, on peut être contre les dispositions révisées, on peut être contre la procédure, c’est de bon droit. Mais dire ou défendre qu’on ne puisse pas réviser, relève d’une autre époque anti démocratique. Car, la constitution, elle-même, a prévu les modalités de sa révision.
La troisième chose que je voulais dire concerne ce sur quoi aucune révision de la constitution ne saurait porter. Il s’agit de l’intégrité du territoire, de la forme républicaine et de la laïcité de l’Etat. Pour autant que la réforme ne touche pas ces principes, elle est possible.
Cela dit, je pense que la tension sociale que cette réforme suscite, participe de la vitalité de notre démocratie. Dans un régime démocratique, on ne saurait faire l’unanimité autour d’une question aussi sensible. C’est pourquoi, il faudrait laisser les gens s’exprimer en attirant l’attention sur l’essentiel.

Qu’est-ce qu’il faut retenir d’essentiel dans ce débat?
Je pense que nous ne devons pas avoir la mémoire courte dans ce pays. Avoir la mémoire courte, c’est oublier qu’en 2001, à l’occasion de l’élection présidentielle, il aurait fallu de peu que notre pays bascule dans une situation de crise, suite au désistement de l’ancien président Nicéphore Soglo et du président Adrien Houngbédji au second tour. Il aura fallu le candidat Bruno Amoussou pour qu’on assiste au « match amical» du second tour. Nous ne devons pas avoir la mémoire courte par rapport au délai entre les deux tours de l’élection présidentielle dans notre pays. La constitution dispose que le second tour a eu lieu quinze jours après le premier. Ces quinze jours-là, sont pris, pour la plupart du temps, pour proclamer les résultats du premier tour, de sorte que, lorsqu’on donne les résultats du premier tour, les candidats qui vont au second tour n’ont même pas 24 heures pour battre campagne. Nous ne devons pas avoir la mémoire courte que tout le monde reproche à notre Assemblée nationale de ne pas avoir dans sa mission de contrôle, un pouvoir répressif, en dehors des recommandations qui sont rangées. Ce pouvoir ne sera pas possible sans la reforme de notre constitution. Nous ne devons pas avoir la mémoire courte que la limitation de l’âge de l’article 44 est une disposition conjoncturelle contre le trio MAGA, ZINSOU et AHOMADEGBE qui était dénoncée par ceux qui en étaient victimes à l’époque. Aujourd’hui elle est caduque. Je trouve, par ailleurs, hypocrite le serment présidentiel. Vous vous rappelez, en 1996, le président KEREKOU avait omis les «mânes de nos ancêtres» parce que cela est contre sa conviction religieuse. Moi, je pense qu’il faut laisser le président élu faire son serment suivant sa foi religieuse. S’il est chrétien, il le fera devant Dieu, s’il est musulman, il le fera devant le coran, s’il est animiste, il le fera devant les mânes ou le vodoun. Le peuple l’aurait élu en connaissance de cause.
Voyez-vous, je pense qu’au-delà des arguments de la CENA et de la Cour des comptes qu’il faut constitutionnaliser, de l’imprescriptibilité des crimes économiques, Il y a bien d’autres choses sur lesquelles notre peuple a fait beaucoup d’expériences, qui du reste pouvaient conduire à des situations d’insurrection, si nous n’avions pas des leaders politiques épris de paix. Il aurait fallu moins ailleurs pour que les pays basculent dans la guerre civile. Souhaitons qu’on n’en arrive pas là. Donc, c’est nécessaire, au-delà de tout ce qu’on peut penser, de réviser notre constitution pour voir dans quelle mesure corriger ces insuffisances pour faire avancer davantage notre démocratie. La crainte de la plupart des acteurs politiques de notre pays, c’est que le président veut réviser pour rester au pouvoir.
Et pour moi, c’est un doute qui doit être dissipé d’autant plus que, le président de la République n’a de cesse de dire, à chaque occasion qui lui est offerte, qu’il ne fera pas une seconde de plus à la fin de son mandat. Il ne peut en être d’ailleurs autrement, dans la mesure où la constitution en son article 42 alinéa 2, dispose «En aucun cas, nul ne peut faire plus de deux mandats présidentiels».
C’est pourquoi, je souhaite vivement qu’un élan consensuel se dégage à l’issue de la large consultation des différentes composantes de notre pays sur cette réforme. Car, en définitive, nous souhaitons tous, pour notre pays, une démocratie apaisée et prospère.

Pourquoi autant d’affiches de Boni Yayi dans les rues de Cotonou ?
Moi, je ne constate pas des affiches dans les autres villes, pour qu’on dise qu’il est en campagne permanente.
C’est l’interprétation que vous faites de la visibilité que le chef de l’Etat donne à ses actions dans le pays. Moi, j’en fais une autre interprétation. A travers ces actions de communication, le chef de l’Etat en appelle à la prise de conscience de son peuple. Il donne l’exemple par le haut, dans la lutte contre la corruption, pour le travail bien fait, dans la bonne gouvernance, dans l’obligation de compte rendu, dans son devoir d’information au peuple sur les actions menées et personnalités accueillies et j’en passe… C’est tout un symbole.
Ce n’est donc pas une interprétation de propagande électoraliste. Et j’ai dit, lorsque j’étais invité sur l’émission « La version originale » de la chaîne de télévision carrefour, que la politique est une succession de luttes sans fin. Cela veut dire que la révision de la constitution n’est qu’une lutte parmi tant d’autres. Les batailles ne seront pas rangées au lendemain de la réforme constitutionnelle.
Pour moi, la révision de la constitution n’équivaut pas au maintien au pouvoir du président YAYI BONI en 2016.
 
Abdoulaye Wade avait dit la même chose
La situation de Wade n’est pas la même que celle de Boni Yayi. Moi, je crois que le chef de l’Etat, pour l’avoir dit à plusieurs occasions, on peut lui faire confiance. Nous ne pouvons pas faire fonctionner le pays sur une crise de confiance entre le chef et son peuple.

La question de la nouvelle république
Je crois qu’il y a quelque chose que nous devons retenir : le mécanisme pour tomber dans une nouvelle république n’est pas aussi automatique que les gens le pensent. Pour donner un exemple, sous l’ancien président français, Jacques Chirac, on est passé du septennat au quinquennat. Mais la France n’a pas, pour autant changé de république. Rêvons aussi d’être une grande démocratie. Si vous lisez les dispositions de notre constitution, il y en a une, l’article 42 a2 que j’ai supra cité, qui stipule « en aucun cas, nul ne peut faire plus de deux mandats présidentiels », et si vous commentez ce groupe de mots « en aucun cas », vous pourriez vous rendre compte que l’inquiétude des uns et des autres se trouve dissipée. Ça veut dire tout simplement que, quel que soit le cas de figure, nul ne peut faire plus de deux mandats à la tête du pays.

La crise de confiance actuelle dans le pays
Ce qui explique la crise de confiance actuelle est politique. Les sujets d’actualité politique animent la vie politique. C’est pourquoi je disais tout à l’heure que cela participe de la vitalité de notre démocratie. Notre peuple est éminemment politique. C’est ce qui justifie que les questions d’actualité politique sont mobilisatrices de l’opinion nationale et passionnante. Et c’est l’interprétation que je fais de tout ce qui se passe.

Pourquoi Yayi persiste malgré tout ?
Je ne sais pas quel baromètre vous avez pour savoir que les voix qui s’élèvent contre la révision sont celles de la majorité des Béninois. Moi, je n’ai pas encore de baromètre. Le peuple, pour moi, c’est l’assemblée nationale. Le peuple, pour moi, c’est le référendum. Ce sont les deux voies par lesquelles le peuple s’exprime dans notre pays au regard de la constitution. Les représentants du peuple sont au parlement. Lorsque ces derniers diront leur mot par vote majoritaire, je dirai que le peuple s’est exprimé. Ou alors, lorsque le peuple ira au référendum pour se prononcer, on dira qu’il s’est exprimé. Mais pour l’instant, ce sont des éléments du peuple qui s’expriment et il n’y a pas de baromètre pour dire que c’est la voix majoritaire du peuple qui s’exprime pour ou contre la révision.

La voie référendaire, prépare-t-elle le K.O ?
Vous ironisez là ! Soyons sérieux. Mon souhait pour cette question n’est pas forcément d’aller au référendum parce qu’il faut faire d’économie à notre pays en ces temps de crise. C’est pourquoi, il est fortement recommandé, que tous les courants s’accordent de façon consensuelle, afin que l’Assemblée nationale vide cette question par son vote des 4/5 et là, on se passerait du référendum. Je suis confiant, qu’on peut réitérer l’expérience consensuelle qui a prévalu en 1990 en faveur de la présente constitution.

L’appel de la Cour constitutionnelle au consensus autour du projet de révision
Je crois que c’est une question très pertinente. La Cour constitutionnelle, à travers l’une de ses décisions, a érigé le consensus en principe à valeur constitutionnelle même si elle n’a été mentionnée nulle part dans la constitution. Cela étant, je crois que le chef de l’Etat lui-même en est conscient au point où, à l’occasion de l’audience qu’il a bien voulu nous accorder, il disait qu’après avoir retenu le principe, il y aura une phase de popularisation de la réforme ; une phase au cours de laquelle, tout le monde va se l’approprier. Et que, si au cours de cette phase, on ne s’accordait toujours pas, qu’on rangerait cette affaire. Pour ce que je constate, le chef de l’Etat est aussi attaché à la large consultation, l’implication de tous. C’est pour cela qu’il a dit que dès lors que le projet de loi est envoyé au parlement, il revient à la représentation nationale de définir les conditions par lesquelles cette large consultation va se faire. Que ce soient les religieux, les universitaires, la presse, bref, tous ceux qui peuvent l’améliorer, doivent se mettre ensemble. Car, en définitive, une partie du peuple ne peut pas réviser la constitution contre l’autre partie.

Pourquoi attendue 07 ans d’exercice du pouvoir pour entreprendre la procédure
Je vois deux questions dans votre intervention. La première, c’est pourquoi attendre sept ans avant de commencer par parler de la révision. Je crois bien que c’est en 2008 que le chef de l’Etat a commencé par parler de cette question. Pas avec le même engouement. Certainement oui. Mais, il a posé au moins l’acte qui signifie que ce n’est pas après sept ans qu’il a commencé par parler de la révision de la constitution. Il l’a déjà fait en 2008 et ça veut dire que bien qu’il était dans son premier mandat et qu’il devait penser à 2011 pour sa réélection, il avait pensé à la relecture de cette loi. Deuxième chose, est-ce qu’il a mis quelque chose pour s’interdire de se maintenir au pouvoir en 2016 ? On n’en a pas besoin parce que l’article 42 alinéa 2, que j’avais supra cité a réglé cette question : « En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats».

Boni Yayi prêt à partir en 2016 ?
Sincèrement, moi j’ai constaté ce jour-là qu’il a laissé parler son cœur de sorte que le moindre doute a été dissipé. Moi, j’ai été convaincu et tous ceux qui étaient là ont été convaincus. Mieux, même ceux qui ont suivi son intervention à la télé, pour la plupart, ont été rassurés par ses propos.

Les marches de soutien
Chaque courant utilise les moyens à sa disposition pour défendre sa cause. Ainsi va la politique. Mais, pour ma part, le débat doit se faire à deux niveaux. Il est d’abord technique avant d’être politique. Les deux ne doivent pas être confondus. Cela étant, il faut respecter l’opinion de chaque groupe ou de chaque courant qui s’exprime. Toutefois, il importe d’éviter les achoppements physiques de la rue au risque d’amener des troubles à l’ordre public. Je préfère encore plus les violences verbales auxquelles notre peuple est habitué aux violences physiques.

Construction de la route Akassato-Bohicon, lancés en 2010
Au lancement des travaux en 2010, c’était un lot de la voie Akassato-Bohicon et non toute la voie. On avait bouclé le financement du lot Akassato-Misséssinto,. C’était le premier pas. Le second pas, c’était Misséssinto-Allada et le troisième lot va être Allada-Bohicon. Ça veut dire que le gouvernement a fait l’option d’aller pas à pas, en fonction des crédits mobilisés. Certes, vous avez peut être raison de dire que la voie ne serait pas achevée avant la fin du mandat de Boni Yayi. Mais, l’essentiel est de commencer et ce n’est pas évident qu’on termine en trois ans. L’administration étant une continuité, les travaux ne vont pas être interrompus à la fin du mandat de l’actuel président. Je souhaite que la représentation nationale ratifie assez vite cet accord, pour que les travaux Akassato – Bohicon prennent corps. L’autre problème est que les riverains doivent être dédommagés pour libérer les emprises afin que les travaux commencent. A ce sujet, il est vivement recommandé, qu’ils ne mettent pas la barre de leur dédommagement très haut au risque de retarder les travaux. Mais, c’est déjà une satisfaction sociale de savoir que le financement de cette voie est bouclé et que les travaux vont devoir démarrer..

Lépi et prolongement du mandat des maires
On ne peut pas dire que le mandat des maires est dans l’illégalité parce que l’Assemblée nationale a voté une loi de prorogation de leur mandat. Et la Cour constitutionnelle l’a jugée conforme à la constitution. Donc, la prolongation du mandat des maires est légale parce qu’ils sont des autorités légitimées par une loi prorogative du parlement. Toutefois, je suis d’accord avec vous qu’il faut corriger la Lépi et je crois savoir que le processus a commencé. Il faut déjà s’en féliciter et souhaiter qu’il aille plus vite.

N’y a-t-il plus d’engouement à réviser la Constitution que la correction de la Lépi ?
Je suis d’avis contraire. Moi, j’observe plus d’engouement dans la correction de la Lépi que la révision de la constitution d’autant plus que l’organe chargé de la correction est mis en place et le processus est engagé. Les deux réformes n’obéissent d’ailleurs pas à la même procédure.

L’autonomie de la Cour des comptes
Le gouvernement, à lui seul, ne saurait prétendre avoir la science infuse. C’est un projet que le gouvernement a fait qui ne prend certainement pas en compte toutes les questions liées à cette réforme constitutionnelle. Il ne faut pas laisser croire que ce que le gouvernement a fait, est déjà bon ou relève du béton coulé sur lequel, on ne peut plus revenir. Je ne pense pas. Le gouvernement a fait son projet. Les préoccupations qui sont les siennes, le gouvernement les a émises. La large consultation va nous révéler les ajustements nécessaires à faire dans l’intérêt général de notre peuple, comme ce fut le cas en 1990. Et mieux, au niveau du parlement, la commission des lois va faire un travail, à ce niveau, pour voir ce qu’il faut intégrer, ce qu’il faut retrancher. Donc, rien n’est coulé dans le béton de mon point de vue. Il faut laisser les gens s’exprimer, chaque institution dira ce qu’elle pense. Et enfin, on aura quelque chose de digeste qui sera accepté de tout le monde. C’est sur cela que le peuple va se prononcer.

Le mouvement « Force Citoyenne Gbédokpo » dans les prochaines élections communales
Le mouvement « Force Citoyenne Gbédokpo » avec d’autres composantes politiques de la région d’Abomey discute pour bien négocier ce virage électoral. En politique, rien n’est figé, c’est une dynamique.
Pour ma part, je pense que les élections communales sont moins politisées. Car, il s’agit d’élire ceux qui auront à gérer les questions de développement local. Ces élections sont différentes des législatives qui, du reste, sont éminemment politisées. Les partis politiques, les alliances de partis et les groupes indépendants, doivent savoir détecter les meilleurs profils à positionner pour faire face aux défis de développement local.

Il y a combien de rois à Abomey ?
Il y a un seul roi à Abomey, c’est le roi de Danxomey, DEDJANLAGNI AGOLI AGBO que je salue avec déférence.

Et s’il vous était donné de conclure ?
Je vais vous remercier pour m’avoir accordé ce privilège. Ce grand honneur pour m’entretenir avec vous. Et j’espère, dans la mesure du possible, avoir apporté les éléments de réponses à vos questions. Je voudrais vous réitérer mes encouragements pour tout ce que vous faites et prier Dieu pour qu’il vous aide à aller plus loin, davantage plus loin afin que chacun de vous, à travers cette profession, puisse quand même être heureux parce qu’il ne faut pas seulement travailler, mais il faut être heureux à travers son travail. Donc, je vous le souhaite vivement et que Dieu vous garde. Je souhaite vivement que mon cher pays le Bénin retrouve sa prospérité à travers le travail de chacun, où qu’il se retrouve. Nous devons cesser d’être un pays en campagne politique permanente. Il y a une période pour les élections et le reste du temps doit être consacré au développement du pays et au bien-être de nos compatriotes. Cette tache incombe à tout le monde en dépit de nos opinions politiques divergentes. C’est pourquoi, je souhaite que le président de la République, le Docteur YAYI BONI, bénéficie du soutien et de la confiance de tous dans la mise en œuvre de sa vision du développement, que ce soit dans les réformes institutionnelles, agricoles, portuaires, routières, industrielles et que sais-je encore. Car, en définitive, celui qui sera élu en 2016, prendra le Bénin là où le président YAYI BONI l’aura laissé dans ses actifs et passifs.

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