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Le triomphe de la vérité

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Choix de Adrien Houngbédji: L’intégralité de la déclaration du candidat, de Nicéphore Soglo, Amoussou, Idji, Rosine, Léhady Soglo


Bruno Amoussou, Président de l’Union fait la nation


« Nous n’avons aucun doute qu’en 2011, nous serons au pouvoir »
Mesdames et messieurs les journalistes ; permettez-moi au nom de l’Union fait la nation d’avoir ben voulu attendre très tard pour connaître des résultats de notre délibération. Comme vous le savez, notre union avait décidé de consacrer sa session extraordinaire du 09 avril, à l’examen d’un certain nombre de questions liées essentiellement aux échéances de 2011. Comme vous le constatez également, nos travaux ont pris un certain temps et parce que nous mis beaucoup de temps à discuter, les spéculations se sont amplifiées. Mais je dois vous dire que les sujets que nous avons traités étaient d’une importance telle qu’il était utile de se  donner du temps. Les contributions que nous avons enregistrées au cours de nos travaux indiquent à souhait que l’Union se consolide chaque jour. Et c’est pour cela que nous voudrions inviter toute la presse à interpréter les conclusions de nos travaux comme la preuve d’un engagement renouvelé et d’un sérieux dans le travail dans la recherche du détail. Nous n’avons voulu rien laisser au hasard. Nous avons voulu échanger, converger, arriver à dégager ce qui nous unit et à renforcer cela. Voilà ce qui nous a pris quelque peu du temps. Nous avons en premier point,  discuté  naturellement de la procédure que nous allions suivre pour désigner le candidat unique à  l’élection présidentielle. Déjà le 02 avril, nous avions tenu une session, session au cours de laquelle nous avions convenu que tous les partis membres qui le souhaitent veuillent présenter ses candidats et  également formuler les suggestions qu’ils jugent utiles pour le renforcement de notre union et pour un bon déroulement de la campagne électorale. Cette mission a été accomplie et à la Présidence de l’Union, nous avons pu enregistrer les candidatures et les contributions que nous avons analysées. Nous avons procédé à ces appréciations  en tenant compte  du parcours politique des candidats, en tenant compte également du poids politique, de l’influence des partis qui présentaient ces candidats et en tenant compte de la contribution des candidats aux activités de l’Union. Ce sont donc ces trois critères potentiels qui nous ont guidé dans le choix que nous avons opéré. Beaucoup de partis, membres de l’Union ont souhaité ne pas présenter de candidat et nous avons enregistré donc trois partis qui ont eu à présenter des candidats. Le Prd qui a présenté la candidature de Me Adrien Houngbédji, la Renaissance du Bénin qui a présenté la candidature de Léhady Soglo et le Rdl-Vivoten qui a présenté la candidature  de Séverin Adjovi. Ce sont les trois candidatures que nous avons appréciées. Je vous donnerai tout à l’heure les résultats de ces appréciations. Le 2ème sujet qui nous a occupé, c’est l’organisation de la campagne électorale, présidentielle et législative en 2011. Nous n’avons pas voulu aller dans le détail et nous avons confié à Léhady Soglo, le soin de présider un comité chargé de proposer les structures qui doivent animer la campagne, les  modalités de fonctionnement de ces structures et la manière dont nous allons nous y prendre pour innover  en matière de campagne électorale. Ce comité nous aidera à approfondir les réflexions que nous avons commencées au cours de la présente session de la Conférence des Présidents. En troisième lieu, nous avons examiné la question de l’établissement de la liste des candidats aux élections législatives, car nous avons décidé de présenter également une liste unique aux  élections législatives et dans ce cadre, nous avons convenu également qu’un comité qui s’appuie essentiellement sur les chefs des partis politiques membres de l’Union examinera ces détails et proposera également les modalités de mise en œuvre de nos décisions en matière d’établissement de cette liste dans l’équité et en essayant de coller le plus que nous pouvons au desiderata des populations. Nous avons également examiné la question de la gestion du pouvoir d’Etat car nous n’avons aucun doute qu’en 2011, nous serons au pouvoir et  donc il faut commencer par y réfléchir. Sous cette rubrique,  nous avons convenu de la manière dont nous allons  nous y prendre dans la gestion     des affaires publiques d’une manière générale, la manière dont nous allons nous y prendre pour la formation du gouvernement, les nominations aux hautes fonctions de l’Etat, toute chose que nous voudrions déterminer bien avant la prise de pouvoir pour éviter les cafouillages et les improvisations. Enfin, nous avons considéré que l’expérience d’autres pays et notre propre expérience  nous indiquent que  pour stabiliser la situation politique de notre pays et assurer  la gestion des affaires publiques de façon  cohérente et sur longue durée, il nous faut observer une rotation dans les fonctions essentielles comme nous l’avons décidé au sein de l’Union. Vous savez qu’au sein de l’Union, nous avons convenu que la fonction du Président, la fonction de la coordination générale de l’Union  et nombre de fonctions seront assurées de façon rotative. Nous avons considéré qu’au niveau de l’Etat, il nous faut étendre cette façon de faire. Et c’est pour cela qu’admettant qu’à tour de rôle nous choisirons des candidats dans différentes formations, membres de l’Union, nous avons donc choisi pour cette fois-ci, le candidat que nous devrions  retenir et  c’est dans cette optique que le classement  en fonction des trois critères que j’avais énuméré,  que le classement a été opéré concernant les candidatures que nous avons enregistrées et dont je vous ai donné tout à l’heure les noms. C’est fort de cette évaluation que nous avons retenue le classement suivant : d’abord le Président Adrien Houngbédji, Léhady Soglo et enfin Séverin Adjovi. Se fondant donc sur ce classement, la Conférence des Présidents a décidé que notre candidat unique aux élections présidentielles de 2011, soit le Président Adrien Houngbédji. Je vais vous dire que cette décision a été prise à l’unanimité. Nous y sommes parvenus d’abord parce que chacun a donné du sien, nous y sommes  parvenus aussi parce que le Président d’honneur de notre union, le Président Nicéphore Dieudonné Soglo a apporté à tout instant, sa contribution et ses avis éclairés qui nous ont guidé dans l’exécution de cette tâche. Je voudrais enfin remercier tout particulièrement, madame Rosine Vieyra Soglo, présidente de la Renaissance du Bénin qui pendant tout le temps qu’a duré cette longue session n’a cessé de nous ramener à l’essentiel, de nous aider à prendre chaque fois les bonnes décisions et de nous inviter à faire preuve de courage dans ce que nous sommes en train de faire et ses exhortations nous ont énormément aidé à obtenir les résultats que je suis en train de vous livrer. Nous les remercions bien sincèrement et nous souhaitons qu’à l’avenir, ils puissent continuer à nous soutenir, à nous aider et à nous éclairer de leurs sages conseils comme ils l’ont fait tout au long de cette session afin que nos décisions soient des décisions qui permettent clairement de savoir où nous allons. Comme nous l’avons prévu, je vais donner la parole aux différents candidats dont je viens de vous donner le classement.  Après cela, j’inviterai  respectueusement  la Présidente Rosine Vieyra Soglo à nous dire un mot avant que le Président d’honneur, Nicéphore Soglo ne clôture notre entretien avec vous.
Me Adrien Houngbédji, le candiat unique désigné
« J’ai confiance et j’ai le sens de la dimension de la tâche qui m’a été confiée »
Chers amis, je ne dirai ce soir que des mots  de remerciement, d’encouragement et de félicitation. Mes remerciements vont tout d’abord à l’endroit de notre Président d’honneur, son Excellence le Président Nicéphore Dieudonné Soglo. J’ai toujours pensé et dit que cet homme est un homme d’envergure, un homme de vision. Ce qui s’est passé aujourd’hui est la réalisation et la concrétisation de sa vision. La vision qu’il a de notre pays, la vision de son développement et des moyens à mettre en œuvre pour le réaliser. Je voudrais donc le remercier pour sa hauteur d’esprit et pour tout ce qu’il  a déployé  aujourd’hui, de patience et de talents pour que nous aboutissions au résultat heureux de ce matin. Merci monsieur le Président d’honneur. Je voudrais remercier à sa suite parce qu’ils sont inséparables, madame la présidente, madame Rosine Vieyra Soglo dont la ténacité n’est plus à décrire. Les Béninois savent que c’est une femme très combative, une dame très pugnace, mais qui nous a montré aujourd’hui qu’elle a aussi un sens de compromis très développé, je crois qu’on peut le dire sans se tromper, son sens de  compris nous a permis d’aboutir à ce résultat. Merci madame la présidente. Je voudrais remercier ensuite notre Président, le Président Bruno Amoussou  qui est un homme de négociation et un homme de doigté. Ce que nous avons l’habitude de dire nous autres crûment, il s’est le dire et le faire avec des formules ampoulées qui ménagent la susceptibilité des uns et des autres. Et je peux dire que c’est  grâce à cette somme de talents entre les mains d’un homme que nous avons réussi l’exploit que nous avons réussi aujourd’hui. Merci Président Bruno Amousou. Je voudrais remercier le Président Séfou Fagbohoun. Je le remercie tout particulièrement d’abord pour son sens de sacrifice. Comme vous le savez, il n’habite pas à Cotonou, il vit depuis à Adja Wèrè et donc depuis le début de cet après-midi, il est avec nous et il resté jusqu’au bout malgré les contraintes qu’il a. Je voudrais le remercier pour ça. Merci également pour son sens pratique. C’est un homme très pragmatique qui va droit au but et c’est  grâce à  son pragmatisme que nous avons perdu moins de temps. Merci beaucoup Président Séfou Fagbohoun. Je voudrais saluer dans la foulée, notre coordonnateur, le Président Antoine Idji Kolawolé. Il est la cheville ouvrière de l’Union fait la nation. Sans lui, rien n’est possible et son job, il le fait avec beaucoup de dévouement, beaucoup d’abnégation, beaucoup de désintéressement et je voudrais le remercier et le féliciter pour la réussite de cette opération qui n’était pas évidente au départ. Je voudrais ensuite remercier Lazare Sèhouéto, Président de Force Clé. L’homme qui a le goût de disparaître quand il faut disparaître et qui ne réapparaît que lorsque sa présence est déterminante et utile pour aboutir. Il a ce don, ce talent de se faire à la fois   oublier et désirer. Merci infiniment. Je voudrais ensuite et tout particulièrement remercier mon frère de droite, le Président Léhady Vinagnon Soglo. Aux armes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Mon frère, le Président Léhady Soglo s’est montré depuis bientôt trois ans, un homme de perspectives, un homme de construction, je dirai la foulée de son père, c’est un homme de vision. Je voudrais dire et ceci très haut et très fort que l’Union lui doit beaucoup  aussi bien à sa naissance que  dans le dénouement de ce jour. Je voudrais ensuite remercier le Président Séverin Adjovi. Si quelqu’un a été le premier à configurer ce que nous faisons, je crois qu’on peut le citer parmi ces premiers là. Je ne vais pas  en dire plus. Il sait et nous savons à quoi nous faisons allusion et c’est le plus naturellement du monde qu’il s’est retrouvé dans une maison qui est la sienne. Sois le bienvenu Président Séverin Adjovi et félicitation pour votre contribution. Je voudrais remercier tous nos camarades de l’Union fait la nation, responsables   de partis politiques à différents niveaux, Président de groupes parlementaires, députés, simples militants, chacun à la place qui est la sienne a œuvré et contribué à notre succès de ce jour. Je parle de succès parce qu’il y a deux, qui aurait cru que ce rassemblement hétéroclite de gens dont il dit qu’ils se sont tellement combattus qu’ils ne peuvent jamais rien avoir de positif, gagnera le pari de désigner un seul et unique candidat aux prochaines élections présidentielles. Je vous adresse à vous tous camarades, mes sincères félicitations. Ce vendredi 09 avril 2010,  retenons le, est un jour historique pour notre pays le Bénin. Et si nous au Bénin, nous n’en avons pas suffisamment pris la mesure, hors du Bénin, nos interlocuteurs en ont déjà pris la mesure que ce que nous faisons, si nous réussissons, et bien, que ce serait un événement pour toute l’Afrique entière. Car, c’est la première fois en Afrique que des partis politiques qui s’inscrivent dans une action opposée au gouvernement se rassemblent,  parlent le même langage, décident d’aller vers l’élection présidentielle avec un seul candidat et y parviennent. C’est un grand jour pour  le Bénin, c’est un grand jour pour l’Afrique, c’est un grand jour pour la démocratie africaine. Je tenais à le dire. Mes chers amis, nous l’avons fait malgré les oiseaux de mauvais augure. Nous l’avons fait méthodiquement, patiemment parce que nous étions forts de deux choses. Nous savions que nous étions dans la voie voulue par notre population et nous étions forts de nos convictions et c’est pour cela que nous avons réussi. Je voudrais donc dire merci et félicitation à tous ceux qui de près ou de loin ont cru à cette aventure et qui ont contribué à son succès et nous avons le devoir vis-à-vis d’eux de gagner. Et ce sera mon dernier message. Je voudrais dire à nos compatriotes, aux Béninois, que dès à présent, je me rends disponible pour la nation, je me mets au service de l’Union fait la nation pour rassembler tous les fils et toutes les filles de ce pays, car nous devons ensemble mettre de l’ordre dans la maison Bénin. Cette maison, nous l’avons ensemble construite il y a 20 ans au pris du sacrifice de notre peuple, sur des piliers que sont la paix, la démocratie, la bonne gouvernance et le mieux être des Béninois. Trop de désordre a été instauré. Nous voulons restaurer notre maison, ces fondations, nous sommes déterminés à la renforcer. Voilà le sens de la mission qui nous a été confiée. Je remercie tous ceux qui ont bien voulu me désigner pour être le porte-flambeau de l’Union fait la nation. J’ai confiance et j’ai le sens de la dimension de la tâche qui m’a été confiée pour pouvoir compter sur les uns et les autres et je suis assuré aussi que le flambeau que je tiens aujourd’hui pourra être passé demain entre des mains de personnes capables de le tenir et de le passer aussi. Je veux nommer personne.

Nicéphore Soglo
« Me Houngbédji, nous sommes à tes côtés pour te faire gagner en 2011 »
Madame la présidente, Messieurs les Présidents et responsables des partis politiques de l’Union fait la nation, chers amis. Nous voici au terme du processus dont nous avons convenu il y a quelques mois. Celui de la désignation par consensus, du candidat unique de notre Union pour l’élection présidentielle de 2011. C’est un événement historique. Le Président Zinsou a l’habitude de dire que le Bénin aime s’étonner. En prenant ici la parole, ce jour et en cette circonstance, j’aimerais d’abord dire toute ma joie et tout mon soulagement. Je voudrais  ensuite féliciter tous ceux qui ont contribué à cette œuvre historique. Ensemble et chacun de vous ont la part assumée par les uns et par les autres et en particulier par le Président Bruno Amoussou en vue de l’heureux aboutissement de cette entreprise commune et je voudrais qu’on lui fasse comme on dit aux Etats-Unis, un standing ovation. Cela n’a pas été facile en effet et nous aurons encore à assumer de nombreux défis. Pour arriver à ce stade, il a fallu vaincre des susceptibilités, sacrifier les intérêts partisans immédiats, mettre au dessus, des ambitions individuelles, sans doute légitimes des uns et des autres, l’intérêt supérieur de la nation béninoise en construction. Et parce que vous l’avez fait, il est de mon devoir de vous en être reconnaissant et de vous en féliciter. Madame la présidente, messieurs les présidents, chers amis, en posant l’acte de ce jour, nous avons relevé un défi et fait avancer la cause de développement de notre pays. Il y a quelques 24 mois encore, qui l’y aurait rêvé ? Qui aurait pensé que la Renaissance du Bénin, le Prd,  Psd, Force Clé et le Madep pourraient se mettre ensemble  et parler d’une seule et même voix dans l’objectif d’un événement aussi important, l’élection présidentielle au Bénin ? C’est une première en Afrique. Vous avez eu ce qui s’est passé au Gabon, au Togo. Et pourtant, nous l’avons fait en posant de manière méthodique et résolue, nos pas les uns après les autres dans la même direction. La déclaration du 12 mars 2008 au stade de l’Amitié, séminaire d’Abomey et Bohicon, signature  du protocole d’union, le 1er septembre 2009, adoption de la charte de l’Union et du développement de notre Union à notre convention nationale des 30 et 31 janvier 2010 sont autant de dates qu’il ne faut pas oublier. Des oiseaux de mauvais augure ont prédit  plus d’une fois la fin prochaine de l’expérience que nous avons mise en chantier. Aujourd’hui, tous ceux et toutes celles qui caressaient le secret espoir de voir l’Union n’auront pas assez de larmes pour pleurer la mort de leurs illusions. Alors, souffrez chers amis que je vous en remercie et que je nous en félicite. Madame la présidente, messieurs les présidents, chers amis, nous venons à présent de conforter un peu plus, l’espoir  né dans nos populations à la suite du coup de tonnerre de 2008 au Stade de l’Amitié de Cotonou. Il est aisé de se rendre compte que l’acte que nous venons de poser ce jour répond à une demande pressante de nos bases respectives, de nous voir unies dans  l’action face à une machine dont il est clair qu’elle conduit  hélas le Bénin vers un régime de pensée unique,   la marche forcée pour réaliser une Lépi taillée sur mesure au service d’un seul homme, la décision rendue le 05 avril 2010 par la Cour constitutionnelle, cette nouvelle Cour des miracles pour déclarer contraire à la Constitution, le vote de la loi d’abrogation en sont après tant d’autres dérapages, les signes les plus patents. En cette année du 20ème anniversaire de notre conférence nationale, il est absolument indispensable que notre peuple se mette debout et se mobilise pour permettre à la démocratie béninoise de s’ouvrir à de nouvelles perspectives plus conformes aux idéaux de liberté et de progrès de ladite conférence. Chers amis, par notre décision de ce jour, nous venons de montrer à notre peuple, à l’opinion publique nationale et internationale que ce nous avons entrepris depuis deux années dépasse chacune de nos personnes, chacune de nos formations politiques, pour être désormais une entreprise commune au service d’une ambition collective pour notre pays. Par notre décision de ce jour, nous venons de montrer à notre peuple que nous avons désormais une vision très claire de ce que nos divisions passées basées non pas sur des clivages politiques ou idéologiques ont incontestablement nuit à notre pays et entravé le rayonnement de nos partis respectifs. C’est une entreprise de longue halène, parsemée d’embûche ça, il ne faut se le cacher, avec des moments d’euphorie suivis de période de doute et d’inquiétude : une véritable montagne de ruche donc. Mais  au  bout de ces efforts, de tous ces sacrifices, nous déboucherons inéluctablement sur la terre promise. A présent, je nous demande de nous tenir ferment les uns, les autres, la  main dans la main pour faire un et un seul dans nos hameaux et dans les contrées les plus reculées de notre pays pour annoncer à tout le peuple béninois que l’heure de l’alternance est proche et qu’elle va sonner. Oui, l’heure de l’alternance est proche car notre pays le Bénin mérite une meilleure gestion de ses affaires, une gestion  apaisée, les désespoirs sont à la mesure de notre déception qui est grande et sans réédition. Chers amis, en posant notre acte de ce jour où nous nous sommes donnés des garanties qui confortent aussi les uns et les autres dans leurs ambitions individuelles, car c’est une vérité connue qu’on en mobilise durablement les hommes et les femmes qu’autour de leurs  intérêts bien compris. Nous invitons donc tous nos partenaires à tenir compte de la politique de rotation dans la politique de rotation qui sera désormais la pierre angulaire de l’Union comme cela se fait en Afrique dans l’Anc et même au Nigeria, des sacrifices consentis et ça, c’est le Président d’honneur qui parle pour la dernière fois. Lors des durs combats qui ont rythmé sa longue traversée du désert et du rôle qu’il a joué dans l’avènement de la consolidation de notre Union. Cependant, je suis convaincu que la garantie des garanties pour notre ensemble et pour chacun de nous pris individuellement se trouve dans la force de l’Union fait la nation, dans la force de l’organisation politique que nous sommes en train de construire et c’est à nous de nous atteler consciencieusement à cette tâche que je nous convie instamment. Je voudrais rendre un hommage mérité, parce qu’il faut rendre à César ce qui est César, au 2ème candidat à la candidature qui se trouve être Léhady qui a joué un rôle éminent dans la conception de l’Union d’abord et dans sa réalisation pratique ensuite.  Il a   un entêtement incroyable.  Il  venait sans arrêt à notre siège pour dire qu’il nous réconcilier et là j’étais d’accord avec lui parce que c’est la politique de diviser pour régner qui a été à la base de la traite négrière qui a duré 4 siècles et de la colonisation. Quand il était venu me voir, le Président Houngbédji, je lui ai dit que la politique qui a fait que Toffa a été utilisée contre Béhanzin et ensuite cette politique qui a continué, il est temps de le mettre au tombeau. Je ne saurais oublier évidemment le 3ème candidat, notre frère Séverin Adjovi pour sa contribution inestimable et décisive commencée depuis le séminaire de novembre 2008 à Abomey et Bohicon. Nous sommes heureux de l’accueillir dans la famille. Maintenant, quant à toi, mon cher  Adrien Houngbédji, tu viens d’être désigné par notre collectif de la Conférence des Présidents pour être notre porte-flambeau à l’élection présidentielle de 2011 et donc pour être dans quelques 12 mois, Président de la République du Bénin. Je te félicite de tout mon cœur. Nous t’avons choisi parce que nous sommes convaincus que ton intelligence et ton savoir-faire peuvent nous faire gagner cette bataille. Nous savons que ton savoir-faire et  ton expérience peuvent aider   à relever le défi, celui de sortir le pays de l’impasse dans laquelle on est en train de le conduire. Mais n’oublie jamais lorsque tu seras dans la place, que si tu tiens ton pouvoir du peuple béninois qui aura été porté par l’organisation, l’ardeur et l’abnégation des militantes et militants, des sympathisantes et des sympathisants, bref, des  électrices et des électeurs de l’Union fait la nation, c’est au fond l’enfant de l’Anc. C’est donc avec l’Union fait la nation que devras gérer notre pays, consolider et conforter l’avenir politique de ses militantes et militants, individuellement et collectivement. Je te souhaite du courage et bonne chance. Ta politique sera celle de l’Union. Que Dieu et les mânes de nos ancêtres t’assistent et guident tes pas. Nous sommes à tes côtés pour te faire gagner,  pour nous faire gagner. Je vous remercie de votre attention.
Léhady Soglo, 2ème à la candidature unique
« Je suis convaincu que Me Houngbédji est le meilleur parmi nous qui a été choisi »
Madame la Présidente, messieurs les présidents et responsables des partis politiques de l’Union fait la nation. Monsieur le Président Séverin Adjovi, redoutable compétiteur, mesdames et messieurs, une nouvelle page de l’histoire politique du Bénin vient d’être écrite de la manière la plus brillante qu’il soit. Nous venons d’atteindre une étape où très peu de gens nous attendaient au départ, celle d’une union renforcée entre des acteurs politiques autrefois tiraillés entre des intérêts divergents. Notre choix est désormais est fait sur l’homme qui portera le flambeau de l’Union fait la nation à la prochaine élection présidentielle. Je suis convaincu que  c’est le meilleur d’entre nous qui a été choisi. Toutes mes félicitations, Président, que dis-je, Monsieur le Président de la République, Me Adrien Houngbédji. Moi, Léhady Vinagnon Soglo, je vous garantis toute mon énergie et tout mon savoir-faire pour le triomphe de nos convictions communes, celles de redonner confiance à notre peuple, de restaurer la crédibilité de nos institutions, de préserver l’avenir des générations futures et de conduire notre pays vers plus de prospérité. L’Union fait la nation toute entière, sort renforcée de cette opération qui exige de nous tous, plus d’engagement, plus de responsabilité et plus d’abnégation. Comme vous le savez, je n’ai mené aucune bataille pour moi-même. Je me suis impliqué dans ce processus à fond, au nom de mon parti d’origine, la Renaissance du Bénin à qui je rends ici un vibrant hommage. Merci à tous ceux qui croient en ma modeste personne. Qu’ils sachent que nous ne laisserons rien des idéaux que nous portons ensemble depuis plusieurs années déjà. C’est maintenant plus que jamais que nous avons besoin d’eux et de tous les autres filles et fils du Bénin. Mes pensées vont justement à toutes ses braves personnalités qui frappent à la porte de l’Union fait la nation depuis quelques mois. Je saisis l’opportunité pour leur présenter toutes nos excuses à celles d’entre elles qui se croient marginalisées. Je vous avoue que le processus est si délicat et l’espoir dont il est porteur est si immense qu’il fallait s’y prendre avec beaucoup de précautions afin de ne pas faire chavirer la barque. L’Union fait la nation est aussi la vôtre. Je rends également hommage à la direction de l’Union fait la nation conduite de main de maître par le Président Bruno Amoussou. Grâce à cette équipe, le projet politique  incarné par le protocole depuis sa signature le 1er septembre 2009 poursuit sa trajectoire sans accros et sans fausse note. Nous espérons  cette même sollicitude pour les moments cruciaux qui nous attendent. Mes hommages également à tous les camarades de l’Union fait la nation qui se sont proposés pour nous conduire à l’élection présidentielle de 2011. Ils constituent aujourd’hui, les porteurs d’espoir pour ces milliers de chômeurs,  pour ces paysans floués par l’absence d’une politique agricole cohérente, pour ces travailleurs démotivés et les femmes qui souffrent avant de trouver de l’eau potable, des médicaments et de la nourriture. Ensemble, nous pourrions y arriver. C’est maintenant qu’il nous faut mener ce combat. Comment pourrais-je me permettre de ne pas rendre un vibrant hommage à la Présidente, cette pure amazone, ma mère, Rosine Vieyra Soglo qui a sacrifié beaucoup de sa santé et de ses ressources pour hisser l’Union au niveau qu’on lui connaît aujourd’hui. Le Président Nicéphore Dieudonné Soglo, Président d’honneur de l’Union fait la nation mérite notre admiration à nous tous présents ici. Son nom demeure e cordon ombilical autour duquel l’Union fait la nation s’est construit peu à peu. Qu’il continue à nous assister et à nous porter toute son influence et ses compétences reconnues et saluées par les Béninois toute tendance confondue. Qu’il nous accompagne et nous aider surtout à reconstruire le Bénin du progrès  et de la prospérité économique. L’Union fait la nation a toujours proclamé n’être dirigée contre aucun Béninois en particulier. Ce que nous combattrons avec toutes nos forces, c’est la politique de division et d’exacerbation de clivages non fondés sur le mérite et la compétence. Nous ne nous associerons jamais à tout projet visant à prôner des discours tendancieux pouvant mettre en péril les équilibres sur lesquels se fondent notre volonté de vie commune au-delà des appartenances ethniques religieuses ou raciales. C’est le message dont je suis porteur mes chers amis. Vive l’Union fait la nation ! Merci beaucoup.
Rosine Vieyra Soglo
« En 2016, ce se sera  le tour de Léhady Soglo sinon, je ne marche pas avec vous »
Le Président Amoussou a beaucoup parlé de Nicéphore Soglo. C’est notre icône et j’aimerais qu’il continue de l’être. Mais à un moment donné aujourd’hui, il s’est impatienté alors qu’il parle de Mandela qui ne s’impatiente jamais.  Je continue en disant que nous avons un florentin, je veux nommer le Président Bruno Amoussou. Je le vois comme un chat, il est là et il s’est apaisé. Bruno, je te remercie énormément pour tout ce que tu as fait aujourd’hui. Je vais me retourner vers quelqu’un qui m’est très cher. Il s’appelle Léhady, Vinagnon Miton. Il a fait d’énormes sacrifices aujourd’hui. Mon fils, je suis  très fière de toi.   Tu ne peux imaginer la joie immense qui m’a comblé aujourd’hui. Oui, cela n’a pas été facile. Ça fait des années que je te suis. Tu as œuvré pour mettre l’Union fait la nation sur les rails. Je n’y croyais. Il a plu à Dieu et aux mânes de nos ancêtres d’être avec nous et nous avons réussi. Les bénédictions, c’est d’abord sur toi. Par contre,  le Président Amoussou n’a pas tout dit. Il a parlé de rotation. La rotation, monsieur le Président, vous devez le dire. En 2016, ce sera le tour de Léhady Soglo. Sinon, je ne marche pas. Je ne veux pas un marché de dupe. Alors, aidez-moi monsieur le Président Adrien Houngbédji et tenez votre parole. Cela dit, nous sommes au bout. Ça y est. Nous avons eu une journée très dure, mais nous y sommes arrivés. Je vous remercie tous pour vous dire que nous devons aller de l’avant et faire de cette nation, une nation forte. Demain on parlera du nouveau parti, l’Union fait la nation. A dieu donc la RB, à dieu le Prd,  Force Clé, le Psd,   Madep et  le   Rdl-Vivoten. Je vous remercie.

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