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Le triomphe de la vérité

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FETE NATIONALE: MESSAGE A LA NATION DE SON EXCELLENCE


REPUBLIQUE DU BENINLe Chef de l'Etat béninois Boni Yayi

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
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 MESSAGE A LA NATION DE SON EXCELLENCE,
LE DOCTEUR BONI YAYI
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT,
CHEF DU GOUVERNEMENT A L’OCCASION DE LA FETE DE L’INDEPENDANCE DU 1er AOUT 2009

 
Cotonou, le 31 juillet 2009
Béninoises, Béninois
Mes chers compatriotes,

Demain, 1er août 2009, la ville de Lokossa,  conformément à l’option de la célébration tournante instaurée par mon Gouvernement, accueillera les manifestations officielles prévues dans le cadre de notre fête nationale. Nous allons ainsi, dans l’unité, la ferveur patriotique et la joie, revivre le souvenir vivifiant et exaltant de l’accession de notre cher et beau pays à la souveraineté internationale.

En ce jour béni, je voudrais, par-dessus tout, rendre grâce à Dieu pour les bienfaits dont il ne cesse de combler notre pays, dans un climat social apaisé, malgré les répercussions de la crise financière et économique mondiale. Nous en sommes légitimement fiers. Que toute la gloire lui soit rendue.

J’ai une pensée pieuse pour tous nos compatriotes qui ont été rappelés à Dieu, le Suprême Créateur au cours de cette année.

J’exprime toute mon affection à l’endroit de nos compatriotes éprouvés dans leur chair ou dans leur âme. Je leur souhaite un prompt soulagement, en cette date commémorative de l’avènement de l’indépendance de notre pays.

Je voudrais également souhaiter une bonne fête de l’indépendance aux béninois de la diaspora, absents du territoire national mais dont les pensées convergent inexorablement vers notre chère patrie, le Bénin. Je voudrais saluer particulièrement leur contribution de plus en plus active au développement de notre commune patrie.

Béninoises, Béninois
Mes chers compatriotes,

La date du 1er août doit être pour nous tous un moment d’introspection et de souvenir par excellence, car elle marque une étape importante de la longue marche de notre nation vers la liberté. Cette liberté, nous la devons aux pères fondateurs de la République qui ont permis à notre pays de faire partie du concert des nations libres.

Nous avons le devoir de préserver ces acquis et de continuer d’écrire l’histoire exaltante de notre commune patrie. Je voudrais à cet égard mettre l’accent sur quelques faits marquants de l’histoire récente de notre pays.

Au plan politique

Le renouveau démocratique engagé depuis la conférence des forces vives de la Nation, en février 1990, confirme la fidélité du peuple béninois aux idéaux et aux énormes sacrifices consentis par nos aînés pour laisser un Bénin meilleur aux générations futures.

Mon action et celle du Gouvernement, depuis le 6 avril 2006, s’inscrit dans cette droite ligne. En plus de la préservation des acquis du renouveau démocratique, nous nous employons inlassablement et résolument à promouvoir le renouveau économique susceptible de nous conduire vers la prospérité partagée. Nous voulons une ère nouvelle pour notre nation, parce que nous sommes convaincus que le développement socio-économique et durable de notre pays est la clé de la sauvegarde de notre indépendance dans toutes ses dimensions.

Béninoises, Béninois,
Mes chers compatriotes,
Il est aujourd’hui évident que la démocratie béninoise se consolide, grâce à la qualité des institutions et aux efforts significatifs consentis chaque jour par les acteurs de la vie socio-politique de notre pays, à savoir les partis politiques, les organisations de la société civile et les organisations professionnelles.

Soucieux donc de préserver ces acquis, nous avons entrepris la relecture de la Loi fondamentale de notre pays par une commission ad’hoc. Cette commission a livré les conclusions de ses travaux. Elles seront examinées de façon approfondie par les différentes institutions de la République puis soumises aux procédures de modification prévues par la Constitution. Ce qui permettra, sans nul doute, de renforcer les bases de l’Etat de droit.

Le processus d’établissement de la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI) se poursuit, notamment à travers la mise en place de ses structures. La commission politique de supervision est déjà installée et ses démembrements sont en cours de constitution à l’Assemblée Nationale.

Par ailleurs, le fonctionnement de la CENA, organe chargé de l’organisation des élections, a fait l’objet d’une étude approfondie. Le groupe de personnalités commis à cette tâche a fait des propositions en vue de l’institutionnaliser et de la rendre plus dynamique.

Mes chers compatriotes,

La consolidation des acquis démocratiques passe également par le renouvellement à bonne date des institutions de la République. A cet égard, je me réjouis de constater que les nouveaux membres de la Haute Cour de Justice, du Conseil Economique et Social et de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication sont connus et officiellement installés.

De même, la loi instituant le médiateur de la République vient d’être adoptée par l’Assemblée Nationale. La mise en place de cet important organe contribuera certainement à améliorer les rapports entre l’Administration publique et les citoyens, toujours dans la perspective de la consolidation de la démocratie et d’un climat social apaisé.

Dans le cadre de l’approfondissement de notre Démocratie, le Gouvernement a adopté des propositions visant un nouveau découpage territorial de notre pays. Notre Parlement sera bientôt saisi de ces nouvelles propositions.

Par ailleurs, le Gouvernement a procédé  à la prise du décret portant application du statut de l’opposition comme facteur de décrispation de la vie politique.

Il en est de même du décret portant financement des partis politiques.

Toutes ces actions qui concernent le système des partis politiques seront progressivement approfondies.

Je voudrais donner l’assurance, avec la clémence de tous les acteurs de la vie politique, que mon Gouvernement introduira des réformes et améliorations sur notre système partisan dans le but d’une meilleure animation de la vie politique de notre pays. En effet, le nombre de partis politiques enregistrés au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique n’est pas en adéquation avec la réalité socio-politique de notre pays. Je n’en veux pour preuve que le nombre de partis politiques ou alliances de partis politiques qui ont régulièrement pris part aux trois dernières élections législatives. En 1999, seulement 35 sont allés aux élections seul ou en alliance contre 14 en 2003 et 26 en 2007. Depuis le début du renouveau démocratique, la moyenne des partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale n’a jamais dépassé 20. Pourquoi alors ne pas nous inspirer des expériences des grandes démocraties et même de certains pays voisins où la démocratie fonctionne normalement avec un nombre très réduit de partis politiques qui disposent cependant de véritables projets de société ?

Une réflexion sur les textes fondamentaux régissant le fonctionnement de partis politiques dans notre pays me semble opportune.

Béninoises, Béninois,

Au plan économique et social

Le 49e anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance s’inscrit dans un contexte économique international difficile. En effet, le monde fait face à une crise financière et économique, sans précédent depuis les années 1930. Tous les pays au monde, quel que soit leur niveau de développement, s’en trouvent affectés.

Cette crise mondiale constitue donc une véritable menace pour les performances économiques de notre pays. La contraction de la demande mondiale, la chute des cours des matières premières, notamment du coton, le reflux des investissements directs étrangers et de l’aide publique au développement ainsi que la réduction du volume des transferts des travailleurs migrants ont affecté la stabilité du cadre macroéconomique.

A ces causes, il faut ajouter pour le cas particulier de notre pays, le désarmement douanier au Nigéria, la dévaluation du Naïra consécutive à la baisse de la production pétrolière, toutes choses qui ont entraîné le tarissement de la demande nigériane de produits en provenance du Bénin.

Il nous faut donc trouver une réponse appropriée à cette crise afin de maintenir la marche vers la construction d’une économie émergente dans notre pays. Il s’agit donc d’élaborer un modèle de développement permettant d’améliorer le bien-être des béninoises et des béninois, axé notamment sur l’économie de proximité, les infrastructures socio-économiques rurales, le renforcement du capital humain et la valorisation des potentialités du pays.

Dans ce cadre, j’ai installé la Commission nationale paritaire de gestion de l’impact de la crise financière et économique internationale sur le développement économique et social, dont la responsabilité première est de proposer au Gouvernement les mesures appropriées pour faire face aux effets négatifs de la crise dans notre pays.

Les réflexions au sein de la Commission, avec les trois régies financières et les opérateurs économiques directement concernés par la crise, ont permis de proposer au Gouvernement des mesures spécifiques à effets immédiats et des mesures structurelles pour des effets attendus à moyen et long termes.
Je réitère ici la volonté et la détermination de mon gouvernement à œuvrer à la mise en œuvre de toutes ces mesures destinées à atténuer les souffrances de nos compatriotes, notamment les plus démunis et à relancer l’économie nationale.

Je mesure en effet à leur juste dimension les difficultés que vous rencontrez à la suite de la baisse du pouvoir d’achat, provoquée notamment par les répercussions de la crise financière et économique mondiale sur l’économie béninoise de même que par les ajustements des prix de l’électricité, de l’eau et des produits pétroliers. Le Gouvernement, malgré les efforts budgétaires importants consentis depuis près de deux ans pour contenir les pressions inflationnistes, est appelé à instaurer progressivement la vérité des prix des produits essentiels. Ces ajustements de prix traduisent ainsi la nécessité de restructurer les secteurs de l’économie devant fournir les facteurs de production en quantité et en qualité.

La persévérance dans l’effort de redressement économique et la bonne gestion des réformes structurelles en cours assureront progressivement de nouvelles ressources à l’Etat. C’est pourquoi le Gouvernement s’attache à conquérir, dans les mois à venir, une marge de gestion budgétaire permettant de restaurer la lisibilité de la politique économique. Cette lisibilité est en effet déterminante pour mobiliser les partenaires au développement de notre pays, pour renforcer l’attractivité de la destination Bénin et drainer ainsi les flux d’investissement nationaux et étrangers indispensables à la relance de l’activité économique et au dynamisme du secteur privé.

Béninoises, Béninois,
Mes chers compatriotes,

Dans la perspective de l’édification d’« un pays phare, bien gouverné, uni et de paix, à économie prospère et compétitive, de rayonnement culturel et de bien-être social », conformément à la vision Alafia 2025, mon Gouvernement poursuit la réalisation des infrastructures socio-économiques et la mise en œuvre des réformes structurelles, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’économie maritime, de l’énergie électrique et des télécommunications. Nous nous attachons également à promouvoir dans un climat de bonne gouvernance, l’aménagement du territoire, la réforme administrative, l’amélioration du climat des affaires, l’assainissement du cadre macroéconomique et le renforcement des capacités des différents acteurs de la vie socio-économique nationale.

Le projet de couverture intégrale du territoire par la télévision et la radiodiffusion nationales, dont les travaux s’achèvent, participe également de cet effort, tout en renforçant considérablement les liens de solidarité, de communion et d’unité entre tous les béninoises et béninois.

Mes chers compatriotes,

La construction de ce pays de mieux-être, pays libre et prospère que nous appelons de tous nos vœux, doit être l’œuvre de tous. Voilà pourquoi il me plaît de rappeler que nous avons choisi de bâtir ensemble le Bénin de demain en comptant sur un secteur privé fort et dynamique, sur une Administration publique républicaine, moderne et performante, sur un capital humain de qualité, véritable agent de développement. Je voudrais à ce titre compter sur l’engagement des acteurs clés de notre administration à assurer un service public de qualité et à promouvoir la prospérité. Au-delà d’un vœu, c’est une exhortation républicaine.

Je voudrais en outre continuer à m’appuyer sur toutes les institutions de la République, chacune dans son rôle et sa mission, pour participer à l’approfondissement de notre démocratie ainsi qu’au développement économique et social de notre pays.

Plus particulièrement à l’endroit de la jeunesse béninoise, trait d’union entre le présent et le futur, je tiens à réaffirmer que mon Gouvernement continuera de l’entourer de l’attention requise, afin de lui ouvrir les perspectives meilleures. Cela lui permettra d’accéder à l’excellence dans les domaines économique, social, culturel, sportif, sanitaire et dans la recherche-développement et, d’autre part, d’acquérir le savoir, le savoir-faire ainsi que les qualifications nécessaires à cet effet.

C’est dans ce registre que s’inscrivent les différentes initiatives du Gouvernement en faveur de l’éducation nationale, dans tous les ordres d’enseignement.

A l’endroit des femmes, la microfinance sera améliorée et la gratuité de la césarienne  pérennisée. C’est le lieu d’évoquer la bravoure des femmes béninoises, nos chères  mamans et compagnes, qui, par leurs activités quotidiennes et leur labeur, contribuent directement à l’animation de la vie économique et socio-culturelle nationale.

Avec mon Gouvernement, je renouvelle mon ferme engagement pour leur implication toujours plus visible dans les sphères de décision et pour la mise à leur disposition d’un meilleur cadre de formation et d’expression. A cet égard, la mise en place récente du Comité pour la création de l’Institut de la Femme dans notre pays participe manifestement de cette volonté politique.

Mes Chers compatriotes,
Le Bénin a besoin d’innover et d’inventer afin de faire partie du concert des nations émergentes. J’en appelle donc à la mobilisation de la communauté universitaire et scientifique béninoise, que je sais dynamique et compétente, pour la valorisation intensive et à grande échelle des richesses locales et pour la concrétisation des pôles de développement.

Béninoises, Béninois,

L’avènement du Bénin du futur est au prix de l’effort que nous serons disposés à consentir nous-mêmes. Il passe donc par la persévérance dans l’amour du travail bien fait et l’observation des règles de civisme et de discipline sans lesquelles aucune œuvre de développement n’est possible. C’est là que réside le secret des nations qui avancent.

Je renouvelle mon appel à toutes et à tous pour l’émergence d’une nouvelle conscience nationale indispensable aux changements de comportements et de méthodes qu’exige la marche que nous avons entamée vers le progrès.

Avec mon Gouvernement, je reste aujourd’hui plus que jamais déterminé à consacrer toute mon énergie à relever ce défi.

Je voudrais en cette occasion remercier tous les partenaires au développement du Bénin, bilatéraux et multilatéraux, qui appuient bon nombre d’actions de développement de notre pays dans des domaines variés. Le peuple béninois y est très sensible.

Mes chers compatriotes,

L’actualité nationale récente a été alimentée par des comportements ayant affecté de façon significative la qualité de la gouvernance dans notre pays. Vous l’avez constaté, j’ai demandé que tous ceux qui, par ces faits, ont porté un quelconque préjudice aux finances publiques, répondent des actes qui leur sont reprochés.

En cette occasion solennelle de la célébration de la fête nationale, je voudrais confirmer mon engagement à faire prévaloir, sans complaisance et avec détermination, l’option résolue d’une meilleure gouvernance des affaires publiques dans notre pays. Autant que l’indispensable réforme administrative, la qualité de la gouvernance est en effet un déterminant essentiel pour la construction de l’émergence économique du Bénin et donc pour le développement économique et social.

Je renouvelle donc mon engagement personnel à poursuivre sans faille, la lutte contre l’impunité et la mal gouvernance. C’est à ce prix que nous pourrons léguer aux générations futures un pays bien gouverné, avec des institutions solides et une économie dynamique, créatrice d’emplois et de revenus.

Béninoises, Béninois,

A l’approche de l’échéance des prochaines élections législatives et présidentielle, prévues en 2011, je note une grande effervescence de la classe politique. Je comprends bien la portée de ces enjeux. Je me dois tout de même en appeler au devoir quotidien de chacun de nous. Nous sommes à plus de 18 mois de ces échéances et nous ne devons pas négliger l’action présente, notamment en cette période difficile marquée par les répercussions économiques de la crise financière internationale.

J’appelle donc toute la classe politique à moins de passion, pour éviter tout comportement susceptible de compromettre l’unité et la cohésion nationales.

Mon gouvernement veillera et s’emploiera, avec les forces politiques et les organisations de la société civile, à organiser des élections libres, paisibles et transparentes.

Béninoises, Béninois,

Le 1er août, vous le savez, consacre également la fête de nos anciens combattants, à qui je rends un hommage appuyé. Cette fête est aussi, par-dessus tout, celle de nos vaillantes forces armées.

A ce titre, officiers-généraux, officiers, sous-officiers, hommes du rang, vous qui servez dans la tradition de vos prédécesseurs, avec dévouement dans nos Forces Armées, toujours debout pour défendre notre commune patrie et veiller en permanence à la sécurité de nos paisibles populations, je voudrais vous féliciter et vous réitérer ma confiance pour votre participation active aux tâches de développement de notre pays et aux opérations de maintien de la paix dans plusieurs pays dans le monde.

Mes chers compatriotes,

Dans l’exercice de mes prérogatives constitutionnelles, et conformément aux dispositions de l’article 60, j’ai décidé d’accorder la grâce à certaines catégories de détenus qui en remplissent les conditions. J’invite par la même occasion les braves citoyens de nos villes et campagnes à mener des activités saines pour gagner leur vie et éviter tout comportement contraire aux lois de la République.

Béninoises, Béninois,

Je souhaite à vous tous une excellente fête nationale, sous le regard bienveillant du Tout-Puissant qui éclaire notre chemin. Je vous donne rendez-vous, l’année prochaine à Porto-Novo, notre capitale, pour la célébration du cinquantenaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale.

Dans l’allégresse de la fête et la ferveur du souvenir, continuons résolument notre marche vers des horizons plus radieux pour que vive le Bénin dans un monde de paix et dans une Afrique nouvelle et engagée.

Vive la République !

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One thought on “FETE NATIONALE: MESSAGE A LA NATION DE SON EXCELLENCE

  1. PAQUITA

     »So be do » a toute la population du Mono-Couffo et bonne fete du 49eme anniversaire.
    Sinceres remerciements au Pere de la nation pour la mise a nu de tous les problemes qui minent le peuple beninois. Personne ne viendra construire le Benin a notre place. Alors mon souhait est de nous collectiver autour de nos realites.
    Merci a Evenement Precis.

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