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Le triomphe de la vérité

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Le Bénin à la Can Ghana 2008: Les dessous d’une débcle


l'Equipe nationale béninoise alignée face au Mali  Le retour sur terre du Onze national a été rapide. Les Ecureuils du Bénin n’ont pas pu réaliser la passe de trois. Les raisons de cet échec sont multiples. Du politique à la fédération en passant par l’affaire Mouri. Tout est bien préparé pour que le Onze national revienne prématurément au bercail.

Les regards sont désormais tournés vers les Eliminatoires de la Can et du Mondial 2010. Les Ecureuils du Bénin jouent dans le groupe de l’Angola, de l’Ouganda et du Niger. Avant d’aborder cette compétition, il est judicieux de revenir sur les causes de la débcle du Onze national en terre ghanéenne et du ridicule dont a fait l’objet la délégation béninoise. Si le Onze national est classé 15ème sur seize nations représentées, c’est parce qu’il a eu des ratées et des choses qu’on aurait pu faire et d’autres qu’on aurait éviter.

L’affaire Mouri : politique ou sport
Le joueur de l’Etoile sportive du Sahel a permis au Bénin d’être bien à la une dans les débats à la Can Ghana 2008. Cette affaire comme une rumeur a scandalisé tout un groupe qui a perdu sa sérénité. Au sein des joueurs deux camps se sont opposés au sujet de la venue ou non du meneur de jeu de la sélection nationale. Ce qui a été à la base des incohérences et du passage à vide du Onze national face au Mali ( 0-1), de la débcle devant les Eléphants (1-4) et de l’humiliation face aux Super Eagles (0-2). Au lieu de se concentrer sur les rencontres qui les attentaient face à des adversaires solides, les Béninois ont focalisé toute leur attention sur une affaire qui ne mérite pas d’être la une de tous les journaux. Un cordon important vient de céder. Les Ecureuils sont montés sur l’aire de jeu sans me et en victime expiatoire pour leurs adversaires.  D’ailleurs le premier responsable du sport national, le ministre Galiou Soglo qui devrait faire en sorte que le dossier Mouri soit mieux géré s’est lancé dans des envolées lyriques et s’est opposé à l’arrivée du joueur. Ce qui n’est pas de son ressort car il y a les membres de la fédération qui sont mieux placés pour donner les directives à suivre dans cette affaire. Son immiscion dans cette affaire étonne plus d’un et fait dire à certaines fines bouches qu’il doit avoir certainement des intérêts à ce que le joueur ne vienne pas à la Can. Vu tout le déploiement  qu’on a mis en branle avant que Mouritala Ogoubiyi ne rejoigne le groupe, il y a mieux à faire. Le ministre des sports aurait fait en sort que l’affaire ne prenne pas cette dimension. Le gouvernement a dû déployer les grands moyens pour que le meneur de jeu des Ecureuils soit à la Can. On a fait appel à l’ancien international Moussa Latoundji et au ministre porte parole du gouvernement. Pourtant le ministre qui est concerné directement est là. Cela montre le désaveu du chef de l’Etat de son ministre des sports. Le Dr Boni Yayi confronté à la fronde sociale a saisi cette occasion pour se rapprocher de son peuple. Même si cette affaire doit amener la démotivation au sein du groupe, pourvu que le chef du gouvernement glane quelques points au sein du public béninois. Dans le même temps la division est plus perspective au sein des joueurs qui ont perdu tout amour de la patrie quelques jours après avoir reçu le drapeau des mains.

Des joueurs mal préparés
« J’ai fait le tour du monde  avec des joueurs. Il me reste seulement l’Asie et l’Océanie que nous n’avons pas visité ». Ces propos de Reinhardt Fabisch résume tout sur la préparation du Onze national. Une équipe qui joue au Ghana va faire sa préparation au Brésil et en Tunisie. Alors que la formation jouera à une température chaude au Ghana. Le public béninois a méconnu son équipe qui a fait les éliminatoires et qui a fait un tournoi des quatre nations à Accra et faisant même douter la redoutable formation des Black Stars du Ghana, un prétendant sérieux au titre continental. La préparation du Onze national en est pour quelque chose dans cette contre performance. Le coach national dès sa prise de fonction avait même voulu boycotter ce plan de préparation. Mais il était confronté à une affaire entre Etats notamment le Brésil et le Bénin. Sur le terrain, des joueurs qui n’ont pas suivi tous les stages ont montré leur limite. Il s’agit de Alian Gaspoz, Oumar Tchomogo, Mouritala Ogoubiyi, seul le Manceaux Sessegnon a montré qu’il peut jouer même sans un seul stage.

Des responsables cupides
L’affairisme a pris d’assaut l’équipe nationale du Bénin. Les dirigeants du football national ne pensent à leur dividende. Pour rien au monde ils ne veulent perdre leur nombreux sous qu’ils négocient à chaque sortie du Onze national. Et ce n’est pas au Ghana que cette règle ne sera pas respectée. Au lieu de prendre soin de ce pourquoi ils se sont déplacés, ils passent leur temps dans les hôtels luxueux à Accra négociant les marchés pour leurs joueurs et faisant leurs affaires sur le dos du contribuable béninois. Ces hommes sont plus intéressés par leur devenir que la prestation du Onze national.
Les Ecureuils savent où ils ont péchés et les dirigeants aussi savent que le football n’est pas un jeu mais un enjeu. Les responsables à charge le football national à divers niveau doivent savoir maintenant qu’ils sont inutiles et qu’ils doivent chercher autre chose à faire. S’ils sont au chômage, ce n’est pas par le biais du football béninois qu’ils pourront faire la courbe. L’histoire est têtue et risque de demander des comptes aux coupables et complices d’aujourd’hui.
José Mathias COMBOU

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